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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1985

  • Les cordonniers ne sont pas toujours les plus mal chaussés

    Une enquête du député PS René Dosière, publiée dans le Journal Officiel, fait apparaître que la moyenne des trois plus gros salaires des collaborateurs du ministre du Budget François Baroin est de 15.117 euros par mois. Plus élevée que dans tous les autres ministères, et même que dans le cabinet du Premier ministre (14.086 euros).

    De même, les fonctionnaires de Bercy obtiennent en moyenne des primes de 30 % à 40 % supérieures à d'autres ministères.

  • Le FPÖ fait 27 % à Vienne

    Aux élections du Land de Vienne, en Autriche, les sociaux-démocrates ont chuté de 49 à 41%, les démocrates chrétiens de 19 à 13, les Verts de 14 à 12.

    Et le FPÖ de Heinz-Christian Strache a grimpé de 15 à… 27 %.

    (Il reste à dépouiller les 160.000 votes par correspondance.)

    C’est un événement considérable. Toutefois Jörg Haider avait fait 28% en 1996.

  • « On est encore en Europe, merde ! »

    En découvrant que la soupe du jour, à l’université Miséricorde de Fribourg, comportait du porc, un étudiant, Djibo, s’est indigné : « On n’a respecté ni les végétariens, ni les étudiants de confession musulmane ou juive. J’ai cru rentrer dans un local de l’UDC ou chez Jean Marie Le Pen où on sert souvent ce genre de soupe pendant l’hiver. »

    Le directeur de la cafétéria a réagi : « On est encore en Europe, merde ! Quand je vais dans des pays où on ne mange pas de porc, je m’adapte ! », et il a précisé qu’un large choix de plats, végétariens, à base de viande ou de poissons sont disponibles.

  • La gay pride de Belgrade : les valeurs de l’Europe

    Le chef de la délégation de la Commission européenne en Serbie, le Français Vincent Degert, a ouvert hier la gay pride de Belgrade, qui a réuni un millier de personnes entourées de 5.000 policiers anti-émeute.

    « Nous somme ici pour célébrer cette très importante journée… pour célébrer les valeurs de tolérance, de liberté d’expression et de réunion », a-t-il dit.

    Il y avait là aussi l’ambassadeur des Pays-Bas, le vice-ambassadeur d’Allemagne, et des diplomates des ambassades d’Autriche, d’Espagne, de Suède et du Royaume-Uni, le représentant spécial du secrétaire général du Conseil de l'Europe Constantin Yerocostopoulos, le ministre serbe des Droits de l'Homme et des Minorités, Svetozar Ciplic.

  • Christophe Barbier dans le texte

    h-20-2256226-1286551424.jpgJ’ai toujours trouvé que Christophe Barbier, le rédacteur en chef de L’Express, disait n’importe quoi, beaucoup plus souvent qu’à son tour. Mais il s’est surpassé en déclarant sur Canal Plus, à propos des musulmans qui investissent la rue Myrha chaque vendredi :

    « Pourquoi, dans un geste œcuménique, on ne partagerait pas le Sacré-Cœur qui n’est pas loin et où à certaines heures, notamment le vendredi après-midi dans le culte catholique, il ne se passe pas grand chose ? »

    Ce qui est amusant est que cette sortie a été dénoncée… par les musulmans d’oumma.com, qui parlent de « fausse générosité » et d’« œcuménisme de façade », et la replacent « dans la lignée de ses divagations islamophobes ». Sic. Pourquoi ? Parce le dernier numéro de L’Express porte en titre « L'Occident face à l’islam » (« le retour de la menace terroriste, la poussée des fondamentalistes, l’échec de l’intégration, les forces politiques qui en profitent »), et montre un minaret éclairé, avec en arrière-plan un clocher dans l’ombre…

  • Un Valaisan chez les Flamands

    Le propriétaire de la salle de Schaerbeek où Oskar Freysinger devait tenir une conférence ayant rompu le contrat sous pression de la municipalité, une autre salle avait été trouvée, à l’hôtel Crowne Plaza de Bruxelles. Au dernier moment, l’hôtel a également refusé la conférence, sous pression des autorités municipales de Bruxelles. Philip Dewinter, du Vlaams Belang, a alors proposé une salle du Parlement flamand, où la conférence a pu avoir lieu. En français…

  • Benoît XVI a mis la tiare (sur ses armoiries)

    5070932208_46ed2da17a_o.jpgAu cours de l'Angelus d’hier, on a pu voir pour la première fois le nouveau blason pontifical de Benoît XVI, orné de la tiare.

    Jusqu’ici, on voyait sur son blason une mitre avec trois bandes dorées reliées entre elles (alors qu’il y avait toujours la tiare sur le blason de Jean-Paul II).

    Dans son allocution, le pape a demandé de prier pour le synode sur le Proche-Orient (voir aussi son homélie de la messe d’ouverture, où l’évangile a été proclamé en latin et en grec) :

    "Cette assise synodale extraordinaire, qui durera deux semaines, voit réunis au Vatican les pasteurs de l'Eglise qui vit dans la région du Moyen Orient, une réalité très variée : dans ces terres en effet, l'unique Eglise du Christ s'exprime dans toute la richesse de ses traditions antiques. Le thème sur lequel nous réfléchirons est le suivant : « L'Eglise catholique au Moyen Orient : communion et témoignage ». En effet, dans ces pays, hélas marqués par des divisions profondes et déchirés par des conflits anciens, l'Eglise est appelée à être signe et instrument d'unité et de réconciliation sur le modèle de la première communauté de Jérusalem, dans laquelle « la multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul coeur et une seule âme » (Actes 4, 32). Cette tâche est ardue étant donné que les chrétiens du Moyen Orient se trouvent souvent à (devoir) supporter des conditions de vie difficiles, au niveau personnel et familial. Mais cela ne doit pas décourager : c'est justement dans ce contexte que résonne le message permanent du Christ, encore plus nécessaire et urgent : « Convertissez-vous et croyez à l'Evangile » (Marc 1, 15). Lors de ma récente visite à Chypre, j'ai publié l'Instrument de Travail de cette assemblée synodale ; maintenant qu'elle a commencé, je vous invite tous à prier en demandant à Dieu une abondante effusion des dons de l'Esprit Saint."

    Et il a évoqué le Rosaire :

    "C'est une prière du cœur, où la répétition des « Ave Maria » oriente la pensée et l'affection vers le Christ, et donc, se fait supplication confiante vers sa Mère et notre Mère. C'est une prière qui aide à méditer la Parole de Dieu et à assimiler la communion eucharistique, à l'exemple de Marie, qui gardait dans son cœur tout ce que Jésus disait et faisait, et sa présence même."

  • Maternité de la Vierge Marie

    R/. Felix es sacra Virgo Maria, et omni laude dignissima
    * Ex qua ortus est Sol justitiæ Christus Deus noster, per quem salvati et redempti sumus.
    V/. Maternitatem Beatæ Mariæ Virginis cum gaudio celebremus
    R/. Ex qua ortus est Sol justitiæ Christus Deus noster, per quem salvati et Redempti sumus

    Vous êtes heureuse, sainte Vierge Marie, et digne de toute louange, car par vous s’est levé le soleil de justice, le Christ notre Seigneur, par qui nous sommes sauvés et rachetés. Célébrons dans la joie la maternité de la sainte Vierge Marie.

  • 20e dimanche après la Pentecôte

    A Cana, Jésus guérit, d’une parole, le fils d’un officier royal. J’ai signalé l’an dernier que ce second miracle de Cana commence et finit comme le premier. Ce qui incite à chercher d’autres correspondances.

    Jésus dit à l’officier royal : « Ton fils vit. » Toutes les autres fois où saint Jean emploie le mot « vie » (ou « vivre »), dans son évangile, c’est pour parler (explicitement) de la vie éternelle. Saint Jean veut suggérer que l’enseignement du miracle dépasse de loin l’anecdote : il s’agit de l’humanité malade, à l’agonie, qui par la foi au Fils de l’homme, à sa Parole, reçoit la vie éternelle.

    Or c’est bien ce que signifiait aussi le vin inattendu et si excellent du premier miracle. L’eau nécessaire à la vie est devenue le vin de la vie éternelle, et ce vin est le « Saint Sang répandu pour la vie du monde » (liturgie de saint Basile).

  • Giscard et la peine de mort

    Dans un entretien qui sera diffusé mardi soir sur France 2, Valéry Giscard d'Estaing estime toujours avoir eu raison de refuser la grâce présidentielle à Christian Ranucci :

    "Il était coupable, il était condamné, il devait être sanctionné,.. Je ne regrette pas ma décision, parce qu'à la lecture des dossiers (...) et des procès qui avaient eu lieu, il était coupable."

    Interrogé pour savoir s'il aurait aboli la peine de mort durant un éventuel second mandat, il "pense" qu'il n'aurait pas pris cette décision :

    "Pour moi, son sens c'était son effet dissuasif. Et je suis du côté des victimes, pour une raison simple, c'est que les victimes ne parlent pas. Et lorsque les victimes sont des enfants ou des femmes faibles, maltraitées, torturées, je considère que c'est inacceptable et qu'à ce moment-là, la dissuasion doit s'appliquer. Donc je l'aurais probablement maintenue."

    La peine de mort justifiée "lorsque les victimes sont des enfants" ? Mais alors, quid quand il s’agit du Président qui a fait exploser le nombre de meurtres d’enfants ?