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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1987

  • Quand le Conseil de l’Europe adopte le contraire de la résolution prévue…

    L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe discutait hier d’un projet de résolution visant à restreindre fortement l’objection de conscience dans le domaine de l’avortement.

    Mais elle a voté un texte qui affirme le droit plein et entier à l’objection de conscience :

    « Nul hôpital, établissement ou personne ne peut faire l'objet de pressions, être tenu responsable ou subir des discriminations d'aucune sorte pour son refus de réaliser, d'accueillir ou d'assister un avortement, une fausse couche provoquée ou une euthanasie, ou de s'y soumettre, ni pour son refus d'accomplir toute intervention visant à provoquer la mort d'un fœtus ou d'un embryon humain, quelles qu'en soient les raisons. »

    Contrairement à ce que je lis ici ou là, je ne crois pas une seconde que les pétitions y soient pour quoi que ce soit.

    Le fait est simplement que le groupe PPE est présidé par Luca Volontè (grâce au lobbying efficace du Vatican), et que dans ces domaines on ne peut pas rêver mieux. Il fut secondé, dans le débat, par l’Irlandais Ronan Mullen, qui est aussi pro-vie que lui, ainsi que par l’Italien Renato Farina et le Letton (du groupe libéral) Oskar Kastens.

    Ils avaient proposé 90 amendements, dont les plus importants ont été votés, ce qui a renversé le sens du texte.

    L’amendement cité ci-dessus, qui est en fait la nouvelle version du premier paragraphe, a été proposé par Luca Volontè, Dariusz Lipiński, Valeriu Ghiletchi, Latchezar Toshev, Laurent Béteille, Pavol Kubovič, Martin Fronc, João Bosco Mota Amaral, Francis Agius, Joseph Falzon, Rossana Boldi. Honneur à eux. Le seul Français signataire d’amendements est le sénateur-maire de Brunoy (Essonne), Laurent Béteille, qui est seulement membre suppléant de l’Assemblée. (il n’a pas pris part au débat. Le seul parlementaire français qui ait participé au débat est la socialiste Maryvonne Blandin, dans le sens qu'on imagine, et pire encore: le droit à l'avortement n'est "pas négociable").

    Si je ne crois pas aux pétitions, je crois en revanche (comme Luca Volontè et ses amis) au Rosaire et à la victoire de Lépante, dont nous avons eu ce 7 octobre 2010 une nouvelle version…

  • Défendre l’identité culturelle des nations

    Recevant hier le nouvel ambassadeur du Chili, Benoît XVI a souligné les « fruits de sainteté, de charité et d'humanisme produits par l'Evangile » dans ce pays, et, donc, l'importance de « répondre aux menaces contre l'identité culturelle », en aidant les chrétiens, spécialement les jeunes, à être « fiers » de leur foi, en mettant en valeur leur histoire, leur culture et leur héritage artistique « qui constituent le meilleur du patrimoine culturel chilien ».

  • Mgr Piacenza à la Congrégation pour le clergé

    Benoît XVI a nommé Mgr Mauro Piacenza préfet de la congrégation pour le Clergé. Il fut ordonné prêtre par le cardinal Siri, qui le fit chapelain de l’université de Gênes. Depuis 2007 il était secrétaire de la Congrégation pour le Clergé, et à ce titre il fut une cheville ouvrière de l'Année sacerdotale aux côtés du cardinal Claudio Hummes auquel il succède.

  • Sainte Gertrude

    Dans la série « les femmes du pape », si j’ose dire, ou plutôt les grandes saintes médiévales, après sainte Hildegarde, sainte Claire, sainte Mechtilde, c’est naturellement sainte Gertrude que Benoît XVI a évoqué mercredi. Voici le premier et les derniers paragraphes de sa catéchèse. (NB. L’agence Zenit nous apprend que cette audience a été traduite en langue des signes, pour 70 sourds de Bergame. Du coup elle ne nous donne pas le texte…)

    Sainte Gertrude la Grande, dont je voudrais vous parler aujourd'hui, nous conduit cette semaine encore au monastère de Helfta, où sont nés certains des chefs-d'œuvre de la littérature religieuse féminine latino-allemande. C'est à ce monde que Gertrude appartient, l'une des plus célèbres mystiques, seule femme en Allemagne à recevoir l'épithète de Grande, en raison de sa stature culturelle et évangélique : à travers sa vie et sa pensée, elle a influencé de manière singulière la spiritualité chrétienne. C'est une femme exceptionnelle, dotée de talents naturels particuliers et d'extraordinaires dons de grâce, d'une profonde humilité et d'un zèle ardent pour le salut du prochain, d'une intime communion avec Dieu dans la contemplation et disponible à venir au secours des plus nécessiteux. (...)

    En particulier, deux faveurs lui sont plus chères que toutes les autres, comme Gertrude l'écrit elle-même : « La première est l'empreinte que vous avez formée sur mon cœur, par les splendides joyaux de vos plaies sacrées. La seconde est cette blessure d'amour si profonde et si efficace que, (dussé-je vivre mille ans dans le plus complet délaissement), je goûterais sans cesse un bonheur ineffable au souvenir de ces deux bienfaits. Ils me seraient à chaque heure une source suffisante de consolation, de lumière et de gratitude. Pour ajouter à ces faveurs, vous m'avez encore admise à l'incomparable familiarité de votre tendresse, en m'offrant l'arche très noble de votre divinité, c'est-à-dire votre Cœur sacré, pour que j'y trouve mes délices [...]. Enfin vous m'avez donné pour avocate votre très douce Mère la bienheureuse Vierge Marie, me recommandant plusieurs fois à elle avec autant de tendresse qu'en mettrait un époux à confier à sa propre mère l'épouse qu'il s'est choisie. »

    Tendue vers la communion sans fin, elle conclut sa vie terrestre le 17 novembre 1301 ou 1302 à l'âge d'environ 46 ans. Dans le septième Exercice, celui de la préparation à la mort, sainte Gertrude écrit : « O Jésus, toi qui m'es immensément cher, sois toujours avec moi, pour que mon cœur demeure avec toi et que ton amour persévère avec moi sans possibilité de division et que mon trépas soit béni par toi, de manière à ce que mon esprit, libéré des liens de la chair, puisse immédiatement trouver le repos en toi. Amen. »

    Il me semble évident que ces choses ne sont pas seulement des choses du passé, historiques, mais l'existence de sainte Gertrude reste une école de vie chrétienne, de voie droite, et nous montre que le cœur d'une vie heureuse, d'une vie véritable, est l'amitié avec Jésus, le Seigneur. Et cette amitié s'apprend dans l'amour pour l'Ecriture Sainte, dans l'amour pour la liturgie, dans la foi profonde, dans l'amour pour Marie, de manière à connaître toujours plus réellement Dieu et le bonheur véritable, but de notre vie.

  • Sainte Brigitte

    « Mais leur foi est malade et titubante, puisqu'ils ont foi seulement quand la tribulation ne les assaille pas. Ils se désespèrent, à peine sont-ils contrariés par quelque chose. Leur espérance est présomptueuse, car ils espèrent que le péché échappera à la justice et au vrai jugement. Ils espèrent obtenir le Royaume des cieux pour rien et désirent la miséricorde sans la sévérité de la justice. Et leur amour envers Moi, le Christ, est complètement froid, car ils ne brûlent jamais du désir de Me chercher, sauf s'ils y sont contraints par les afflictions. Comment pourraient être réchauffés de tels hommes qui n'ont pas une juste foi, ni une ferme espérance, ni un amour ardent envers Moi? C'est pourquoi lorsqu'ils M'invoquent: "Ayez pitié de moi, ô mon Dieu"; ils ne méritent pas d'être exaucés et pas davantage d'entrer dans ma gloire. Puisqu'ils ne veulent pas accompagner leur Seigneur au martyre, ils ne l'accompagneront pas non plus dans la gloire. »

    (Extrait des Révélations)

  • Daoudal Hebdo N° 98

    N°98 - Semaine 40.jpg

    Daoudal Hebdo N° 98

    Dans ce numéro

     Page 2
    A propos d’une polémique « culturelle »

     Page 3
    Le Texas se rebiffe contre les manuels scolaires pro-islam

     Page 4
    Triste prix Nobel, et triste réaction de Mgr Carrasco

     Page 5
    Un Observatoire de l'intolérance et de la discrimination…

     Page 6
    Déclaration sur la démographie et la famille

     Page 7
    La « veillée de prière pour la vie naissante »

     Page 8
    La famille et la foi
    Dimanche prochain…

     

    Daoudal Hebdo, BP 16023, 56160 Guémené-sur-Scorff

    abonnement un an 180 € (papier), 100 € (par courriel)

    Abonnement 6 mois noir et blanc : 70 €

    Spécimen gratuit sur simple demande

  • Notre Dame du Rosaire

    Te gestientem gaudiis,
    Te sauciam doloribus,
    Te jugi amictam gloria,
    O Virgo Mater, pangimus.

    Ave, redundans gaudio
    Dum concipis, dum visitas,
    Et edis, offers, invenis,
    Mater beata, Filium,

    Ave, dolens, et intimo
    In corde agonem, verbera,
    Spinas, crucemque Filii
    Perpessa, princeps martyrum.

    Ave, in triumphis Filii,
    In ignibus Paracliti,
    In regni honore et lumine,
    Regina fulgens gloria.

    Venite gentes, carpite
    Ex his rosas mysteriis,
    Et pulchri amoris inclytæ
    Matri coronas nectite.

    Jesu tibi sit gloria,
    Qui natus est de Virgine,
    Cum Patre et almo Spiritu
    In sempiterna sæcula. Amen.

    O Vierge Mère, nous vous chantons dans la douceur de vos joies, dans les blessures de vos douleurs, dans les splendeurs de votre gloire sans fin.

    Nous vous saluons débordante d'allégresse, ô Mère bienheureuse qui concevez, portez en la Visitation, mettez au monde, offrez, retrouvez votre Fils.

    Nous vous saluons saturée d'amertume, ô première des Martyrs, qui par le cœur endurez l'agonie, la flagellation, les épines, la croix de votre Fils.

    Nous vous saluons resplendissante, ô Reine glorieuse, dans les triomphes de votre Fils, dans l'embrasement du Paraclet, dans l'honneur et l'éclat de votre couronne.

    Peuples, venez : sur ces mystères cueillez des roses ; tressez des couronnes à l'auguste Mère du bel amour.

    O Jésus, qui êtes né de la Vierge, gloire à vous, avec le Père et  l'Esprit-Saint, dans les siècles éternels. Amen.

    (Hymne des vêpres, traduction de L’Année liturgique)

  • Gonflés, les Philippins !

    La police saoudienne est intervenue au cours d'une messe catholique qui se tenait secrètement vendredi dans un hôtel de Ryad, à laquelle assistaient 150 Philippins. Elle en a arrêté 12, ainsi que le prêtre.

    Ils ont été inculpés de « prosélytisme » (sic), et libérés dimanche après des garanties données par leur ambassade.

    Il y a plus d’un million de Philippins en Arabie saoudite.

  • Kouchner et sa démission

    Dans son édition de demain, Le Nouvel Observateur affirme avoir vu une lettre de démission remise le 25 août par Bernard Kouchner à Nicolas Sarkozy. Dans cette lettre, le ministre des Affaires étrangères (ou du placard des Affaires étrangères) critique « l’inflexion sécuritaire », prend acte de la « fin de l’ouverture », et se plaint des « humiliations » venues des conseillers du président. Il remercie aussi Nicolas Sarkozy de lui avoir proposé le poste bientôt à pourvoir de "Défenseur des droits", et dit y réfléchir...

  • Adoption: le partage de l'autorité parentale reste réservé aux couples mariés

    Le Conseil constitutionnel était saisi d’une « question prioritaire de constitutionnalité » par une paire homosexuelle sur l’article 365 du code civil stipulant que l’autorité parentale, en cas d’adoption, ne peut être partagée par deux adultes que s'ils sont mariés.

    Le Conseil constitutionnel a refusé de suivre la paire, considérant que la différence de traitement entre couples mariés et ceux qui ne le sont pas peut se justifier "dans l'intérêt de l'enfant".

    Il déclare explicitement qu’il se refuse à aborder la question d'"un traitement discriminatoire fondé sur l'orientation sexuelle". Cela aurait consisté "à prendre position dans un débat éthique, scientifique et, en définitive, politique sur l'homoparentalité" : "trancher cette question eût consisté à se substituer au Parlement".

    (Le texte complet est ici.)