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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1989

  • A force d’y penser très fort…

    Interrogé sur la Radio juive RCJ sur le remaniement gouvernemental annoncé pour novembre et sa présence sur la liste des éventuels remplaçants de François Fillon, Luc Chatel a déclaré : « Ce qui me préoccupe, moi, c'est mon domaine ministériel. Le président de la République il m'a nommé Premier ministre... [et en se reprenant dans un éclat de rire] ministre de l'Education nationale ! »

  • Le procès de Geert Wilders

    Alors que vient de se constituer aux Pays-Bas une coalition, avec le soutien de Geert Wilders, le chef (et unique membre) du parti de la liberté était aujourd’hui devant les juges, pour le premier jour de son procès pour incitation à la haine raciale envers les musulmans.

    A l’ouverture, il a été autorisé par les juges à s'exprimer pendant deux minutes, comme l'avait demandé son avocat qui avait annoncé qu'ensuite son client ne prendrait plus la parole :

    « Je suis poursuivi en justice, mais avec moi, c'est la liberté d'expression de beaucoup de Néerlandais qui est poursuivie en justice. J'ai donné mon opinion dans le cadre du débat public et je peux vous assurer que je continuerai à le faire. La démocratie a besoin d'un débat ouvert et libre, surtout sur des sujets sensibles. J'ai dit tout ce que je voulais dire et n'en retirerai aucun mot... Sur conseil de mon avocat, je fais appel à mon droit au silence. »

    Le président lui a alors dit :

    « Vous semblez être bon pour émettre une opinion mais ensuite vous évitez la discussion. Il semble un peu que vous faites cela aujourd'hui encore. »

    « Avec ce tribunal, un procès équitable n'est selon moi plus possible », a réagi Geert Wilders, qualifiant les propos du magistrat de "déplacés" et de "scandaleux". Son avocat a demandé la récusation des juges. L’audience a été suspendue jusqu’à demain.

  • Une bonne nouvelle

    Le juge Vaughn Walker, qui avait déclaré inconstitutionnel le référendum californien sur la définition du mariage, prend sa retraite. Comme le dit Daniel Hamiche :

    Cela ne met pas un terme définitif à l’activisme judiciaire de certains juges, mais au moins cela en élimine un. Toujours ça de pris.

  • Triste prix Nobel de "médecine"

    Le prix Nobel de Médecine a été décerné au Britannique Robert Edwards, 85 ans, père de la fécondation in vitro. Il est à l'origine de la naissance du premier "bébé-éprouvette", Louise Joy Brown, en 1978.

    Extraits de l’instruction Donum vitæ :

    Un point préliminaire à l'appréciation morale de ces techniques est constitué par la considération des circonstances, et des conséquences qu'elles comportent par rapport au respect dû à l'embryon humain. L'extension de la pratique de la fécondation in vitro a nécessité d'innombrables fécondations et destructions d'embryons humains. Aujourd'hui encore, elle présuppose habituellement une surovulation de la femme : plusieurs ovules sont prélevés, fécondés et cultivés ensuite in vitro pendant quelques jours. Habituellement, tous ne sont pas transférés dans les organes génitaux de la femme ; certains embryons, appelés ordinairement « surnuméraires », sont détruits ou congelés, Parmi les embryons implantés, certains sont sacrifiés pour diverses raisons eugéniques, économiques ou psychologiques. Cette destruction volontaire d'êtres humains ou leur utilisation à diverses fins, au détriment de leur intégrité et de leur vie, est contraire à la doctrine déjà rappelée à propos de l'avortement provoqué.

    Le rapport entre fécondation in vitro et élimination volontaire d'embryons humains se vérifie trop fréquemment. Ceci est significatif avec ces procédés, aux finalités apparemment opposées, la vie et la mort sont soumises aux décisions de l'homme, qui en vient ainsi à se constituer donateur de vie et de mort sur commande. Cette dynamique de violence et de domination peut n'être pas perçue par ceux-mêmes qui, en voulant l'utiliser, s'y assujettissent. Les données de fait rappelées et la froide logique qui les relie doivent être prises en considération pour un jugement moral sur la FIVETE (fécondation in vitro et transfert de l'embryon) : la mentalité abortive qui l'a rendue possible conduit ainsi, qu'on le veuille ou non, à une domination de l'homme sur la vie et sur la mort de ses semblables, qui peut conduire à un eugénisme radical.

    La FIVETE homologue est opérée en dehors du corps des conjoints, par des gestes de tierces personnes dont la compétence et l'activité technique déterminent le succès de l'intervention ; elle remet la vie et l'identité de l'embryon au pouvoir des médecins et des biologistes, et instaure une domination de la technique sur l'origine et la destinée de la personne humaine. Une telle relation de domination est de soi contraire à la dignité et à l'égalité qui doivent être communes aux parents et aux enfants.

    Idem d’un point de vue « laïque » :

    Dans un article du Quotidien du médecin, le 27 septembre dernier, le Dr Sylvie Epelboin, gynécologue responsable du centre AMP de l'hôpital Bichat-Claude-Bernard de Paris, explique que "l'implication d'un tiers médical dans la procréation introduit une notion de limite éthique, qui pourtant n'existe pas en cas de grossesse naturelle". En effet, "de par leur nature, les consultations d'AMP introduisent un tiers médical dans le couple et s'immiscent dans leur relation".

  • Mohamed-Amine

    Le prénom composé le plus donné en France est Mohamed-Amine. En 5e position on trouve Mohamed-Ali. Chez les filles, derrière Lou-Anne, Lily-Rose, et Marie-Lou, on trouve Fatima-Zahra.

    NB. Il va falloir apprendre aux musulmans que Mohammed s’écrit avec un double m…

  • Mgr Cattenoz, la mosquée, et le FN

    Émile Cavasino, secrétaire départemental FN du Vaucluse, a été reçu par Mgr Cattenoz. Il écrit :

    Suite à certains articles parus sur internet relatant la participation de Monseigneur Cattenoz, archevêque d’Avignon, à l’inauguration de la mosquée de cette ville, j’ai sollicité une entrevue auprès de ce dernier. J’ai été reçu le mercredi  29 septembre 2010, accompagné de Monsieur Gérard Marcaggi, militant du Thor. Très vite, nous avons constaté que Monseigneur a  été victime d’une cabale et qu’en aucun cas il n’a participé à cette inauguration. Au contraire pour avoir vécu 15 ans en Afrique dans des pays à religion musulmane, il est un farouche défenseur de l’Église catholique, contrairement à certains évêques qui prônent le rapprochement entre le Christianisme et l’Islam, au nom de l’œcuménisme. Il est apparu en parfaite osmose avec nous.

  • La famille et la foi

    Extrait du discours de Benoît XVI aux jeunes Siciliens, hier à Palerme :

    La relation entre parents et enfants - vous le savez - est fondamentale; mais pas seulement à cause d'une juste tradition - je sais que c'est très ressenti par les Siciliens. C'est quelque chose de plus, que Jésus lui-même nous a enseigné : c'est le flambeau de la foi qui est transmis de génération en génération, cette flamme qui est également présente dans le rite du baptême, quand le prêtre dit: « Recevez la lumière du Christ ... signe pascal ...flamme que vous devez toujours alimenter. »

    La famille est fondamentale parce que c'est là que germe dans l'âme humaine la première perception du sens de la vie. Elle germe dans la relation avec la mère et le père, qui ne sont pas maîtres de la vie des enfants, mais sont les premiers collaborateurs de Dieu pour la transmission de la vie et la foi. Cela s'est produit de manière exemplaire et unique dans la famille de la Sainte Chiara Badano, mais cela se produit dans de nombreuses familles. En Sicile aussi, il y a de magnifiques exemples de jeunes, grandis comme plantes belles, riches, après avoir germé dans la famille, avec la grâce du Seigneur et la collaboration de l'homme. (…)

    L'image de l'arbre est très significative pour représenter l'homme. La Bible l'utilise, par exemple, dans les Psaumes. Le Psaume 1 dit : Béni soit l'homme qui médite la loi du Seigneur, « il est comme un arbre planté le long des cours d'eau, qui donne des fruits en son temps ». Ces « cours d'eau » peuvent être le « fleuve » de la tradition, le « fleuve » de la foi dont on tire la sève vitale.

    Chers jeunes de la Sicile, soyez des arbres qui sont enracinés dans le « fleuve » du bien ! N'ayez pas peur de combattre le mal ! Ensemble, vous serez comme une forêt qui croît, peut-être en silence, mais capable de porter des fruits, de porter la vie et de renouveler de manière profonde votre terre !

  • La musique et le silence : Benoît XVI inspiré par Arvo Pärt

    Le pape a assisté samedi à un concert qui lui était offert par le groupe pétrolier ENI (qui participe comme sponsor aux travaux de rénovation des murs latéraux extérieurs de la Basilique Saint-Pierre). Il a notamment déclaré, à propos de Cecilia vergine romana d’Arvo Pärt :

    Le texte du martyre de la sainte, et le style particulier qui en donne une clé d'interprétation musicale, semblent représenter la place et le rôle de la foi dans l'univers : au milieu des forces vitales de la nature, qui sont autour de l'homme, et aussi en lui , la foi est une force différente, qui répond à une parole profonde , "sortie du silence " , comme disait saint Ignace d'Antioche. La parole de la foi a besoin d'un grand silence intérieur, pour écouter et obéir à une voix qui est au-delà du visible et du tangible. Cette voix parle aussi à travers les phénomènes de la nature, parce que c'est la puissance qui a créé et régit l'univers; mais pour la reconnaître, il faut un cœur humble et obéissant - comme nous l'enseigne aussi la sainte dont nous faisons aujourd'hui mémoire : Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus. La foi suit cette voix profonde, là où l'art à lui seul ne peut pas atteindre : elle la suit dans le chemin du témoignage , de l'offrande de soi-même par amour , comme l'a fait Cécile . Alors, l'œuvre d'art la plus belle, le chef-d'œuvre de l'être humain, est chacun de ses actes d'amour vrai, du plus petit - dans le martyre quotidien - au sacrifice suprême. Ici, la vie elle-même se fait chant : une anticipation de cette symphonie que nous chanterons ensemble au paradis.

  • Saint François d'Assise

    Le Poverello d'Assise avait compris que tout charisme donné par l'Esprit Saint doit être placé au service du Corps du Christ, qui est l'Eglise ; c'est pourquoi, il agit toujours en pleine communion avec l'autorité ecclésiastique. Dans la vie des saints, il n'y a pas d'opposition entre charisme prophétique et charisme de gouvernement, et si des tensions apparaissent, ils savent attendre avec patience les temps de l'Esprit Saint.

    En réalité, certains historiens du XIXe siècle et même du siècle dernier ont essayé de créer derrière le François de la tradition, un soi-disant François historique, de même que l'on essaie de créer derrière le Jésus des Evangiles, un soi-disant Jésus historique. Ce François historique n'aurait pas été un homme d'Eglise, mais un homme lié immédiatement et uniquement au Christ, un homme qui voulait créer un renouveau du peuple de Dieu, sans formes canoniques et sans hiérarchie. La vérité est que saint François a réellement eu une relation très directe avec Jésus et avec la parole de Dieu, qu'il voulait suivre sine glossa, telle quelle, dans toute sa radicalité et sa vérité. Et il est aussi vrai qu'initialement il n'avait pas l'intention de créer un Ordre avec les formes canoniques nécessaires, mais simplement, avec la parole de Dieu et la présence du Seigneur, il voulait renouveler le peuple de Dieu, le convoquer de nouveau à l'écoute de la parole et de l'obéissance verbale avec le Christ. En outre, il savait que le Christ n'est jamais « mien », mais qu'il est toujours « nôtre », que le Christ je ne peux pas l'avoir « moi » et reconstruire « moi » contre l'Eglise, sa volonté et son enseignement, mais uniquement dans la communion de l'Eglise construite sur la succession des Apôtres qui se renouvelle également dans l'obéissance à la parole de Dieu.

    Et il est également vrai qu'il n'avait pas l'intention de créer un nouvel ordre, mais uniquement de renouveler le peuple de Dieu pour le Seigneur qui vient. Mais il comprit avec souffrance et avec douleur que tout doit avoir son ordre, que le droit de l'Eglise lui aussi est nécessaire pour donner forme au renouveau et ainsi il s'inscrivit réellement de manière totale, avec le cœur, dans la communion de l'Eglise, avec le Pape et avec les évêques. Il savait toujours que le centre de l'Eglise est l'Eucharistie, où le Corps du Christ et son Sang deviennent présents. A travers le Sacerdoce, l'Eucharistie est l'Eglise. Là où le Sacerdoce, le Christ et la communion de l'Eglise vont de pair, là seul habite aussi la parole de Dieu. Le vrai François historique est le François de l'Eglise et précisément de cette manière, il parle aussi aux non-croyants, aux croyants d'autres confessions et religions.

    Benoît XVI, catéchèse du 27 janvier 2010.