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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1894

  • Lundi de la deuxième semaine de Carême

    « En ce temps-là, Jésus dit à la foule des Juifs : Je m’en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où je vais, vous ne pouvez venir. (…) Je Suis le Principe, moi qui vous parle. (…) Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous saurez que Je Suis, et je ne fais rien de moi-même, mais comme le Père me l’a enseigné je dis tout cela. »

    La journée d’aujourd’hui nous permet de signaler une petite évolution dans la liturgie du Carême. Assurément, on ne peut pas parler d’une construction systématique des messes du Carême, car elles ne datent pas de la même époque. Nous découvrons cependant, dans les grandes lignes, un mouvement en avant. Les quatre premiers jours forment une unité ; ils veulent nous conduire à une pratique du jeûne agréable à Dieu. La première semaine, elle aussi, peut être considérée comme formant un tout. La pensée directrice est celle-ci : Le Christ, Moïse, Élie nous enseignent à voir, dans le jeûne de quarante jours, une arme contre le diable et le chemin qui nous mènera à la transfiguration pascale. Aujourd’hui, nous voyons apparaître au premier plan le thème de la Passion. Le Seigneur se dispose à mourir.

    Dom Pius Parsch

  • Deuxième dimanche de Carême

    Jésus apparaît transfiguré, sur la montagne, entre Moïse et Elie, devant Pierre, Jacques et Jean. Moïse et Elie ont tous deux jeûné 40 jours avant de rencontrer Dieu, ou plutôt une manifestation de Dieu. Jésus lui-même a jeûné 40 jours avant d’entamer sa mission parmi les hommes (premier dimanche de Carême), sa marche vers la Croix.

    La Transfiguration est symétrique de cette autre apparition de Jésus, défiguré par l’angoisse, sur une autre montagne (des oliviers), devant les mêmes apôtres, de même atterrés mais pour une autre raison. Le Vendredi Saint, il n’y a plus Moïse et Elie, puisque Jésus accomplit la Loi et les Prophètes en son propre corps.

    La Transfiguration est la face glorieuse, l’Agonie la face ténébreuse d’une même manifestation. Mais le paradoxe est que la vraie face glorieuse est celle de Gethsémani, car c’est par la Passion que nous avons accès à la Lumière.

  • Juste comme ça en passant

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  • « Photo de famille »

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    La "photo de famille" à l’issue du sommet où le super-héros Sarkozy a pris la tête de la guerre mondiale contre Kadhafi.

    L’Union européenne, c’est la dame qui est tout au bout, toute seule, à gauche. On ne lui a rien demandé, et elle n’a rien dit.

  • Le mystère de l’UFM

    L’UMP publiait hier un communiqué annonçant la création de l’« Union des Français musulmans ». Il s’agissait de la nouvelle courroie de transmission musulmane du parti de Sarkozy, créée après le clash avec Abderrahmane Dahmane, qui était le président du « Conseil des démocrates musulmans de France ». Dahmane ayant traité Copé de « peste pour les musulmans », et dénoncé la « poignée de néo-nazis » de l’UMP qui a eu l’idée d’organiser un débat sur la laïcité, il a été limogé par Sarkozy de son poste de conseiller chargé de l’intégration. Le « Conseil des démocrates musulmans de France » passait donc à la trappe avec lui, et il fallait créer une nouvelle pseudo-structure musulmane de l’UMP.

    Mais, très curieusement, le communiqué (ici en cache) a disparu au bout de quelques heures…

    Peut-être à cause de ce commentaire du Monde (journal qui exerce comme chacun sait un magistère absolu :

    « Le texte n’échappe pas à certaines maladresses. Outre le terme de “monde musulman” pour décrire les Français de confession musulmane, qui est opposé à la “communauté nationale“, on peut également relever l’emploi de “personnalités franco-musulmanes“, terme sémantiquement douteux : l’usage de “franco-” est généralement employé pour définir une double nationalité, pas une religion. Parle-t-on en effet de “franco-catholiques” ou de “franco-juifs” ? »

    (Via François Desouche)

  • Ils sont « Monseigneur »

    Les trois anciens évêques anglicans qui ont été les pionniers de l’Ordinariat Notre-Dame de Walsingham, et qui sont prêtres catholiques depuis le 15 janvier, ont le titre de « Monseigneur » dans l’Eglise catholique depuis jeudi. Le pape a en effet élevé l’ordinaire, Keith Newton, au titre de « protonotaire apostolique », et John Broadhurst et Andrew Burnham au titre de prélat d’honneur de Sa Sainteté.

    On annonce désormais l’entrée de quelque 900 laïcs et 61 pasteurs anglicans dans l’ordinariat à Pâques. (Et en tout 4.700 conversions en Angleterre et pays de Galles. On en annonce aussi 1.100 à Washington, 3.400 à Hong Kong…)

    Selon Damian Thompson, les évêques anglais auraient l’intention de faire de l’église Sainte-Anne de Laxton Street à Londres l’église centrale de l’Ordinariat. On espère que c’est une mauvaise blague de Damian Thompson, toujours très remonté (hélas non sans raisons) contre l’épiscopat britannique. Car voici de quoi il s’agit :

     

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  • Saint Joseph

    Te, Joseph, celebrent agmina cælitum,
    Te cuncti resonent Christiadum chori,
    Qui, clarus meritis, junctus es inclitæ,
    Casto fœdere Virgini.

    Almo cum tumidam germine coniugem
    Admirans, dubio tangeris anxius,
    Afflatu superi Flaminis angelus
    Conceptum puerum docet.

    Tu natum Dominum stringis, ad exteras
    Ægypti profugum tu sequeris plagas;
    Amissum Solymis quæris et invenis,
    Miscens gaudia fletibus.

    Post mortem reliquos sors pia consecrat
    Palmamque emeritos gloria suscipit;
    Tu vivens, superis par, frueris Deo,
    Mira sorte beatior.

    Nobis, summa Trias, parce precantibus;
    Da Joseph meritis sidera scandere,
    Ut tandem liceat nos tibi perpetim
    Gratum promere canticum. Amen.

    Que les chœurs célestes chantent ta gloire, ô Joseph ! Que l'assemblée des chrétiens fasse résonner tes louanges ; tout rayonnant de mérites, une chaste alliance t'unit à l'auguste Vierge.

    Ton Epouse porte les traces d'une prochaine maternité; l'étonnement et l'inquiétude ont saisi ton âme incertaine ; un Ange vient t'apprendre que le fruit qu’elle porte est l'œuvre de l’Esprit divin.

    Le Seigneur est né; tu l'enlèves,  et tu l'accompagnes dans sa fuite jusqu'aux lointaines plages de l'Egypte; dans Jérusalem, tu le perds et le retrouves: ainsi tes joies sont mêlées d'alarmes.

    Une mort sainte fixe le sort des autres hommes, et la palme glorieuse vient couronner leurs mérites: plus heureux, tu vis encore, et tu jouis d'un Dieu, égal dans ton bonheur aux bienheureux.

    Trinité souveraine, exaucez nos prières, donnez-nous le pardon ; que les mérites de Joseph nous aident à monter dans les cieux, et qu'il nous soit donné de chanter à jamais le cantique de la félicité. Amen.

    (Hymne des vêpres. Traduction dom Guéranger. Les trois hymnes de la fête de saint Joseph sont du XVIe siècle. Celle des matines est ici.)

     

  • Condamner ceux qui tuent des civils

    Le secrétaire général de l’ONU a répété une fois de plus, à propos de la Libye, que ceux qui tuent des civils non armés violent les droits de l’homme et seront traduits en justice. La CPI dit la même chose.

    Cela fait dix ans que les Américains tuent des civils non armés en Afghanistan (ou au Pakistan) : chaque semaine il y a des dépêches d’agences qui le relatent. Sans parler de ce qu’ils ont fait en Irak, en moins de temps mais sur une plus grande échelle.

    Il y en a qui ont donc le droit de tuer des civils non armés : quand c’est au nom des droits de l’homme et de la démocratie.

  • Crucifix : l’Italie a gagné !

    La grande chambre a infirmé l’arrêt précédent :

    « Dans l’affaire Lautsi et autres c. Italie, qui concernait la présence de crucifix dans les salles de classe des écoles publiques en Italie, la Cour a conclu à la non-violation de la Convention. Elle a estimé en particulier que la question de la présence de symboles religieux dans les salles de classes relève en principe de la marge d’appréciation de l’Etat – d’autant plus en l’absence de consensus européen sur cette question – dans la mesure toutefois où les choix dans ce domaine ne conduisent pas à une forme d’endoctrinement. »