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Religion - Page 3

  • Ces religieuses qui ne veulent plus être servantes…

    Le supplément "Femmes, Eglise, Monde" de l’Osservatore Romano publie un article qui « dénonce l’exploitation des religieuses au sein de l’Eglise, enjoignant à la hiérarchie masculine du clergé de cesser de les traiter comme des servantes », nous dit l’agence Reuters.

    L’article

    décrit le quotidien de ces religieuses affectées au service d'hommes d'Eglise, chargées de leur faire à manger, de les servir à table, de faire le ménage. Basé sur des témoignages anonymes de religieuses, il souligne que leurs rémunérations sont "aléatoires et souvent modestes" et évoque même du travail forcé, les religieuses, pour nombre d'entre elles, faisant vœu de pauvreté.

    Les bras m’en tombent.

    Et le pire évidement est que cet article qui nie toute la tradition religieuse de l'Eglise est publié par le quotidien du Saint-Siège...

  • Bonne nouvelle

    La congrégation pour la doctrine de la foi est encore catholique. Elle publie un bon document, bref et bien écrit, « sur certains aspects du salut chrétien ». Le dessein est de rappeler la doctrine catholique du salut (notamment le sens de l’incarnation) contre les tentations néo-pélagiennes et néo-gnostiques. (Dans le vrai sens de ces mots et non selon leur emploi extravagant par François.)

  • Ça continue…

    Le cardinal Reinhard Marx annonce que la conférence des évêques allemands va publier un document pastoral qui va permettre aux conjoints protestants de catholiques de recevoir la communion. « Dans des cas individuels et sous certaines conditions ». Car comme pour toutes les transgressions en cours, il s’agit toujours de prendre en compte les « situations concrètes ».

    Et concrètement : « dans des cas individuels, la faim spirituelle de recevoir la communion ensemble, dans les couples interconfessionnels, peut être si forte qu'elle pourrait compromettre le mariage et la foi du conjoint ».

    Sic. Le conjoint devient tellement frustré de ne pas recevoir la communion que cela met le mariage en péril…

    La seule condition, en fait, est que le protestant « affirme la foi catholique dans l’eucharistie ».

    Mais comment un protestant peut-il manifester la foi catholique en l'eucharistie tout en restant en communion avec sa communauté qui ne croit pas en l'eucharistie ? On parle de communion. De communion à quoi ?

    L’eucharistie est ce qui fonde l’Eglise, qui édifie l'Eglise, la communion de l’Eglise. Communier au Corps du Christ c'est participer à la communion de l'Eglise... qui est le Corps du Christ. Tout cela est UN. Comment peut-on prétendre communier au Corps du Christ tout en rejetant l’Eglise qui est le Corps du Christ ?

    Il faut ne plus savoir ce qu’est l’eucharistie ni ce qu’est l’Eglise pour permettre un tel sacrilège et exprimer une telle absurdité théologique.

    Addendum. A la lecture de l'article de Jeanne Smits je m'aperçois que j'ai oublié un élément important. Pour pouvoir communier, le protestant doit non seulement confesser qu'il croit en l'eucharistie mais aussi confesser ses péchés. Comment un protestant qui ne croit pas au sacrement de pénitence peut-il se confesser ? Et s'il croit aux sacrements de pénitence et d'eucharistie comment peut-il rester protestant ? Au point où en est on peut craindre qu'en fait on ne demande pas au protestant de se confesser. Ce qui fait de sa communion un double sacrilège.

  • Cinq chrétiennes tuées au Daguestan

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    A la fin de la messe, hier, à l’église orthodoxe russe Saint-Georges de Kizliar, au Daguestan, un homme barbu a couru vers les fidèles qui sortaient en criant Allah Akbar et en tirant avec une carabine de chasse. Quatre femmes ont été tuées sur le coup, une autre est morte à l’hôpital. L’assaillant a été abattu par la police. Il était sûr qu’il y aurait du monde ; c’était le « dimanche gras », clôture de la semaine de ce que nous appelons le carnaval.

    L’attentat a été aussitôt revendiqué par l’Etat islamique :

    « Mettant sa confiance en Allah, un des zélés soldats de l’islam, Khalil al-Daghestani (qu’Allah l’accueille), a attaqué le temple chrétien de Georges dans la ville de Kisliar au Daguestan. Il a visé les croisés avec son fusil, en tuant 5 et blessant 4 autres, et à Allah appartient tout honneur, et à Son Messager, et aux croyants, mais les hypocrites ne savent pas, et toute louange est due à Allah. »

    Il n’y a guère qu’environ 3,2% de chrétiens au Daguestan (2,4% d’orthodoxes russes), contre près de 83% de musulmans, mais près de la moitié des habitants de Kisliar sont russes, donc au moins sociologiquement orthodoxes.

  • Islamophile frénétique

    Les musulmans de Växjö, en Suède, ont demandé aux autorités le droit de diffuser l’appel à la prière, le vendredi, depuis la moquée.

    Réaction du soi-disant « évêque » de Växjö :

    Je me réjouis de cette demande et j’ai hâte d’entendre dans notre ville à la fois les cloches de l’église et l’appel à la prière.

    Ci-dessous le soi-disant évêque, avec la grande archevêquesse de la soi-disant Eglise de Suède qui l’a soi-disant consacré, en 2015 :

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    Le grand argument de la pensée unique suédoise (comme partout) est évidemment que si les chrétiens ont le droit de sonner les cloches les musulmans ont le droit de faire l’appel à la prière. Toujours ce faux parallèle, comme si l’islam était, ou était d’abord, une religion. Cela dit, puisque les Suédois ont accepté ce minaret, manifestement prévu pour le soi-disant appel à la prière (qui est un appel au jihad : « les minarets sont nos baïonnettes »)…

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  • L’euthanasie macronienne

    Mardi dernier avait lieu à l’Elysée le premier des trois dîners organisés par Emmanuel Macron dans le cadre de la révision des lois de bioéthique : sur l’euthanasie, sur la PMA, sur l’intelligence artificielle.

    Extraits du récit de La Vie :

    Comme le Président l’avait promis lors de ses vœux aux autorités religieuses, les cultes aussi ont eu leur place. Le président de la Fédération protestante de France François Clavairoly, le président du Conseil Français du culte musulman (CFCM) Ahmet Ogras, ainsi que le grand rabbin Haïm Korsia étaient présents. Pour l’Église catholique, c’est finalement Michel Aupetit qui a participé. L’archevêque de Paris remplaçait Georges Pontier, président de la conférence des évêques, initialement invité. En revanche, aucun représentant de la franc-maçonnerie n’avait été convié… 

    « Cela m’inquiète, assure Philippe Foussier, grand maître du Grand Orient de France. Les cultes sont en décalage avec les aspirations profondes de la société, il y a un risque de radicalisation du débat sur ces sujets sensibles, convier les cultes en priorité c’est prendre le risque d’un débat qui monte en tension. » Et de déplorer « une grande confusion entre le temporel et le spirituel, un retour à l’esprit concordataire. » Si Philippe Foussier n’a pas reçu de bristol, plusieurs convives partageant la même ligne étaient présents comme l’un de ses amis, le député LREM et président du groupe d’études sur la fin de vie à l’Assemblée Jean-Louis Touraine, franc-maçon assumé. Il était placé à côté du Président et choyé : Emmanuel Macron l’a immédiatement tutoyé et a échangé avec lui quelques clins d’œil complices. Assis à la gauche de la ministre Agnès Buzyn dînait le militant pro-euthanasie Jean-Luc Romero, président de l’association pour le droit à mourir dans la dignité. 

    Noëlle Châtelet, dont la présence avait été suggérée à Emmanuel Macron par Jean-Louis Touraine, a longuement témoigné sur le cas de sa mère qui avait choisi de se suicider. Présente aussi, Christiane Vienne, ministre wallonne de la santé de 2004 à 2007 fit part de son expérience sur l’aide active à mourir dans son pays.

    Michel Aupetit en est resté à son expérience de médecin, de ce qu’il a pu observer des soins palliatifs, insuffisamment développés, pour faire valoir le point de vue de l’Église catholique. Pourtant ce n'est pas l'archevêque de Paris mais le Grand rabbin de France qui a mis les pieds dans le tartare mi-cuit de langoustines aux agrumes, le filet de daurade au curry et la douceur citron praliné. Haïm Korsia est monté au créneau en rappelant son opposition totale à l’euthanasie : « Toute l'éthique médicale est basée sur le refus absolu de ce qui s'est passé dans les camps de la mort et plus particulièrement à Auschwitz. » En évoquant le code de Nüremberg, il a rappelé le contexte historique et les fondements qui sous-tendent l’appréciation de l’éthique médicale d’aujourd’hui. Et il n’a pas hésité à lâcher le mot « assassinat », feignant un lapsus, mais provoquant des remous indignés autour des verres de Corton grand cru 1999.

  • Papy Dobry est mort

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    Celui que tout le monde en Bulgarie appelait "Papy Dobry" est mort. Il avait 103 ans. Son prénom veut dire « bon », et son nom aussi : il s’appelait Dobry Dobrev. Et il passait son temps à mendier, et il donnait tous ses gains pour la rénovation des églises et des monastères. Le plus souvent il faisait 20 kilomètres à pied pour mendier à la porte de la cathédrale Saint-Alexandre-Newski de Sofia. En 2009 il donna 35.000 lev, soit près de 18.000 €, à la cathédrale. Le plus gros don qu’elle ait jamais reçu. En petites pièces déposées dans une banque… Des fidèles, avec un prêtre, allèrent le voir dans sa très humble demeure, une dépendance d’une église à Bajvolo, pour lui offrir quelques fournitures élémentaires. Il refusa tout net.

    Dans un pays où règne la corruption, Papy Dobry, qui en outre ne parlait que de Dieu, était un saint. Il y a même un site internet dont le nom est « Saint Dobry ».

    Et l’on peut voir son portrait sur un immeuble de Sofia, avec les pigeons qui venaient dans ses bras. (De l’« art de rue » comme ça, on en redemande…)

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  • Une nouvelle victoire de l’AGRIF

    La cour d’appel de Nancy infirme la décision du tribunal de Briey sur la profanation du cimetière de Labry en Meurthe-et-Moselle en 2015.

    En mars 2017, le tribunal de Briey avait rejeté la demande de l’AGRIF que les « dégradations » soient requalifiées avec la circonstance aggravante d’avoir été commises en raison de la religion chrétienne. Le tribunal suivait ainsi le procureur, qui avait déclaré d’emblée, avant l’enquête, qu’il s’agissait de dégradations et non d’une profanation.

    Or la profanation antichrétienne ne faisait aucun doute. L’un des deux coupables avait expliqué que mettre des croix à l’envers et inscrire 666 était « un truc du diable » et qu’il s’agissait de « l’antichrist ». Ajoutant : « Cela correspond à ce que je pense. Le diable, c’est bien. On veut exprimer nos idées. » L’autre avait dit que retourner des croix, « c’est s’opposer à Dieu et à Jésus ». Aux enquêteurs qui lui demandaient s’il y croyait vraiment, il avait répondu par l’affirmative.

    Aujourd’hui, la cour d’appel constate qu’elle trouve « dans les faits mêmes des éléments suffisants pour estimer que le comportement, que les mineurs admettent avoir eu, porte objectivement atteinte au respect de l’identité chrétienne et sont dès lors constitutifs d’une faute civile vis-à-vis de l’AGRIF dont l’objet statutaire est précisément de lutter contre le racisme anti-chrétien ».

  • Montmartre sans croix

    Screenshot-2018-1-6 Quand la RATP efface la croix du Sacré-Cœur à Montmartre.png

    La croix surmontant le grand dôme du Sacré-Cœur a été effacée sur les nouveaux écrans des cabines rénovées du funiculaire. Comme un vulgaire pot de yaourt grec de Lidl…

    Mais on a ajouté une colombe…

    Comme si la colombe était le symbole de la guerre contre la croix…

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  • « SOS Villages d’enfants », avec mosquée

    Deux prêtres orthodoxes œuvrant en Ethiopie, les Pères Freu et Ephrem, tirent la sonnette d’alarme au sujet de SOS Villages d’enfants international de Gode, dans la région « somalienne » de l’Ethiopie.

    Le village est constitué de 12 maisons d’accueil, et depuis que le directeur chrétien a été remplacé par un musulman une mosquée a été construite (par l’organisation qui se dit non confessionnelle). Désormais tous les enfants doivent aller cinq fois par jour à la mosquée, qui sert également d’école coranique. Une trentaine d’enfants chrétiens ont déjà été convertis de force à l’islam, et 120 autres, confiés à deux femmes musulmanes (« mères SOS »), vont l’être aussi.

    Le Père Freu déclare à Fides : « Je sais que les bienfaiteurs de SOS Villages d’enfants international sont en majorité des chrétiens mais peut-être ne savent-ils pas que leur argent est utilisé pour endoctriner les enfants dans l’islam. »

    Il va de soi que les sites qui incitent à donner au Village d’enfants de Gode (ici ou ) ne signalent pas l’existence d’une mosquée ni de la conversion forcée des enfants.