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Religion - Page 4

  • Padre Pio

    Couv-HS3031.jpegLe nouveau hors série de L’Homme nouveau est consacré au Padre Pio, pour le 50e anniversaire de sa bienheureuse mort. C’est un superbe album, dans une belle mise en pages, avec une iconographie somptueuse. Il y a certes des redites dans les textes, mais cela est dû au fait que plusieurs articles thématiques, fatalement, se recoupent. Les amateurs d’art regretteront qu’il manque des légendes indiquant ce qu’est tel ou tel tableau. Il aurait été bon surtout qu’il y ait la mention du Père Rupnik sur l’une ou l’autre des mosaïques reproduites, parce que la crypte de l’église de San Giovanni Rotundo et le couloir qui y conduit sont une gigantesque cascade de mosaïques du P. Rupnik, et parce qu’on a là un rare exemple de véritable art sacré contemporain (nonobstant le fait que le P Rupnik soit par ailleurs l’un des 11 appelés à la rescousse pour célébrer la théologie de François – c’est une autre question…)

    J’ai lu ce hors série avec d’autant plus d’intérêt que je ne connaissais à peu près rien de Padre Pio, hormis qu’il était stigmatisé et qu’il avait été lourdement persécuté par la hiérarchie ecclésiastique. Mais il ne figurait pas parmi mes priorités. Ce qui m’apparaît maintenant est qu’il a clôturé un temps qui avait commencé avec saint François d’Assise. Le temps du dolorisme dans l’Eglise latine, ouvert et fermé par les deux seuls hommes stigmatisés reconnus par l’Eglise, le second étant un disciple du premier.

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  • Les évêques à plat ventre devant les imams et les rabbins

    Dans un communiqué véritablement ahurissant, les évêques d’Europe prennent fait et cause pour les juifs et les musulmans qui dénoncent le projet du Parlement islandais d’interdire spécifiquement la circoncision.

    C’est un communiqué commun du Conseil des conférences épiscopales d’Europe et de la « Conférence des Eglises européennes » (dont ne fait pas partie l’Eglise catholique).

    Le titre en est :

    Les chrétiens, les juifs et les musulmans inquiets par le projet islandais sur la circoncision.

    Le texte justifie la circoncision et prévient les Islandais que s’ils mettent leur menace à exécution ils donneront de leur pays une « image xénophobe », et que « dans un climat d'antisémitisme croissant et d'islamophobie, cela pourrait encourager de telles tendances ailleurs, augmentant ainsi la pression sur des communautés souvent déjà vulnérables »…

    Il y aurait bien des commentaires à faire de ce long texte, dont je donne la traduction ci-après (il n'est même pas publié en français), mais l’essentiel est qu’on n’y trouve pas un seul mot de doctrine chrétienne. Pas un seul mot sur l’enseignement de l’Eglise catholique (sinon un propos inepte du cardinal Bagnasco prétendant que selon l’Eglise les parents peuvent faire ce qu’ils veulent de leurs enfants selon leur religion…).

    Et l’on parle de la « circoncision légale », alors qu’elle ne l’est pas, et que c’est sous le couvert hypocrite d’une nécessité médicale inexistante que les juifs la pratiquent.

    Il n’y aura donc pas un seul évêque pour rappeler que le Christ a aboli la circoncision ?

    Il n’y aura donc pas un seul évêque pour rappeler que la circoncision est interdite par le droit français et international grâce aux bienfaits du christianisme parce que c’est une mutilation (avec la circonstance aggravante qu’elle blesse une personne qui ne peut pas donner son consentement) ?

    Pas un seul évêque ?

    Pas un seul ?

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  • Toujours pas…

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    Selon CNews-Matin, le Christ est mort le dimanche de Pâques et ressuscité à la Pentecôte.

    En 2012, quand il s’appelait Direct Matin, il disait :

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    On remarquera qu’avec le temps ça empire. Car en 2012 on précisait quand même dans le texte que c’était le lundi qui était devenu férié, alors qu’aujourd’hui on voudrait nous faire croire que c’est le dimanche… En 2012 il y avait deux erreurs, en 2018 il y en a quatre. On ne félicitera pas le stagiaire (ou le journaliste confirmé ?) qui a cru raccourcir opportunément l’article de 2012 (il n’y en a pas eu entre 2013 et 2017).

    Addendum 9 mars

    CNews-Matin a publié ce matin un erratum. On suppose qu'il vaut aussi pour 2012, avec 6 ans de retard. Il reste que l'erreur des dimanches fériés n'est pas rectifiée. Or c'est la première "information" (fake news...)  de l'articulet. Encore un effort...

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  • Ça devient étouffant

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    Après la crèche LGBT de la place Saint-Pierre, à Noël dernier, saluée comme telle par le lobby, voici le timbre que publie le Saint-Siège pour Pâques.

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  • Ces religieuses qui ne veulent plus être servantes…

    Le supplément "Femmes, Eglise, Monde" de l’Osservatore Romano publie un article qui « dénonce l’exploitation des religieuses au sein de l’Eglise, enjoignant à la hiérarchie masculine du clergé de cesser de les traiter comme des servantes », nous dit l’agence Reuters.

    L’article

    décrit le quotidien de ces religieuses affectées au service d'hommes d'Eglise, chargées de leur faire à manger, de les servir à table, de faire le ménage. Basé sur des témoignages anonymes de religieuses, il souligne que leurs rémunérations sont "aléatoires et souvent modestes" et évoque même du travail forcé, les religieuses, pour nombre d'entre elles, faisant vœu de pauvreté.

    Les bras m’en tombent.

    Et le pire évidement est que cet article qui nie toute la tradition religieuse de l'Eglise est publié par le quotidien du Saint-Siège...

  • Bonne nouvelle

    La congrégation pour la doctrine de la foi est encore catholique. Elle publie un bon document, bref et bien écrit, « sur certains aspects du salut chrétien ». Le dessein est de rappeler la doctrine catholique du salut (notamment le sens de l’incarnation) contre les tentations néo-pélagiennes et néo-gnostiques. (Dans le vrai sens de ces mots et non selon leur emploi extravagant par François.)

  • Ça continue…

    Le cardinal Reinhard Marx annonce que la conférence des évêques allemands va publier un document pastoral qui va permettre aux conjoints protestants de catholiques de recevoir la communion. « Dans des cas individuels et sous certaines conditions ». Car comme pour toutes les transgressions en cours, il s’agit toujours de prendre en compte les « situations concrètes ».

    Et concrètement : « dans des cas individuels, la faim spirituelle de recevoir la communion ensemble, dans les couples interconfessionnels, peut être si forte qu'elle pourrait compromettre le mariage et la foi du conjoint ».

    Sic. Le conjoint devient tellement frustré de ne pas recevoir la communion que cela met le mariage en péril…

    La seule condition, en fait, est que le protestant « affirme la foi catholique dans l’eucharistie ».

    Mais comment un protestant peut-il manifester la foi catholique en l'eucharistie tout en restant en communion avec sa communauté qui ne croit pas en l'eucharistie ? On parle de communion. De communion à quoi ?

    L’eucharistie est ce qui fonde l’Eglise, qui édifie l'Eglise, la communion de l’Eglise. Communier au Corps du Christ c'est participer à la communion de l'Eglise... qui est le Corps du Christ. Tout cela est UN. Comment peut-on prétendre communier au Corps du Christ tout en rejetant l’Eglise qui est le Corps du Christ ?

    Il faut ne plus savoir ce qu’est l’eucharistie ni ce qu’est l’Eglise pour permettre un tel sacrilège et exprimer une telle absurdité théologique.

    Addendum. A la lecture de l'article de Jeanne Smits je m'aperçois que j'ai oublié un élément important. Pour pouvoir communier, le protestant doit non seulement confesser qu'il croit en l'eucharistie mais aussi confesser ses péchés. Comment un protestant qui ne croit pas au sacrement de pénitence peut-il se confesser ? Et s'il croit aux sacrements de pénitence et d'eucharistie comment peut-il rester protestant ? Au point où en est on peut craindre qu'en fait on ne demande pas au protestant de se confesser. Ce qui fait de sa communion un double sacrilège.

  • Cinq chrétiennes tuées au Daguestan

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    A la fin de la messe, hier, à l’église orthodoxe russe Saint-Georges de Kizliar, au Daguestan, un homme barbu a couru vers les fidèles qui sortaient en criant Allah Akbar et en tirant avec une carabine de chasse. Quatre femmes ont été tuées sur le coup, une autre est morte à l’hôpital. L’assaillant a été abattu par la police. Il était sûr qu’il y aurait du monde ; c’était le « dimanche gras », clôture de la semaine de ce que nous appelons le carnaval.

    L’attentat a été aussitôt revendiqué par l’Etat islamique :

    « Mettant sa confiance en Allah, un des zélés soldats de l’islam, Khalil al-Daghestani (qu’Allah l’accueille), a attaqué le temple chrétien de Georges dans la ville de Kisliar au Daguestan. Il a visé les croisés avec son fusil, en tuant 5 et blessant 4 autres, et à Allah appartient tout honneur, et à Son Messager, et aux croyants, mais les hypocrites ne savent pas, et toute louange est due à Allah. »

    Il n’y a guère qu’environ 3,2% de chrétiens au Daguestan (2,4% d’orthodoxes russes), contre près de 83% de musulmans, mais près de la moitié des habitants de Kisliar sont russes, donc au moins sociologiquement orthodoxes.

  • Islamophile frénétique

    Les musulmans de Växjö, en Suède, ont demandé aux autorités le droit de diffuser l’appel à la prière, le vendredi, depuis la moquée.

    Réaction du soi-disant « évêque » de Växjö :

    Je me réjouis de cette demande et j’ai hâte d’entendre dans notre ville à la fois les cloches de l’église et l’appel à la prière.

    Ci-dessous le soi-disant évêque, avec la grande archevêquesse de la soi-disant Eglise de Suède qui l’a soi-disant consacré, en 2015 :

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    Le grand argument de la pensée unique suédoise (comme partout) est évidemment que si les chrétiens ont le droit de sonner les cloches les musulmans ont le droit de faire l’appel à la prière. Toujours ce faux parallèle, comme si l’islam était, ou était d’abord, une religion. Cela dit, puisque les Suédois ont accepté ce minaret, manifestement prévu pour le soi-disant appel à la prière (qui est un appel au jihad : « les minarets sont nos baïonnettes »)…

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  • L’euthanasie macronienne

    Mardi dernier avait lieu à l’Elysée le premier des trois dîners organisés par Emmanuel Macron dans le cadre de la révision des lois de bioéthique : sur l’euthanasie, sur la PMA, sur l’intelligence artificielle.

    Extraits du récit de La Vie :

    Comme le Président l’avait promis lors de ses vœux aux autorités religieuses, les cultes aussi ont eu leur place. Le président de la Fédération protestante de France François Clavairoly, le président du Conseil Français du culte musulman (CFCM) Ahmet Ogras, ainsi que le grand rabbin Haïm Korsia étaient présents. Pour l’Église catholique, c’est finalement Michel Aupetit qui a participé. L’archevêque de Paris remplaçait Georges Pontier, président de la conférence des évêques, initialement invité. En revanche, aucun représentant de la franc-maçonnerie n’avait été convié… 

    « Cela m’inquiète, assure Philippe Foussier, grand maître du Grand Orient de France. Les cultes sont en décalage avec les aspirations profondes de la société, il y a un risque de radicalisation du débat sur ces sujets sensibles, convier les cultes en priorité c’est prendre le risque d’un débat qui monte en tension. » Et de déplorer « une grande confusion entre le temporel et le spirituel, un retour à l’esprit concordataire. » Si Philippe Foussier n’a pas reçu de bristol, plusieurs convives partageant la même ligne étaient présents comme l’un de ses amis, le député LREM et président du groupe d’études sur la fin de vie à l’Assemblée Jean-Louis Touraine, franc-maçon assumé. Il était placé à côté du Président et choyé : Emmanuel Macron l’a immédiatement tutoyé et a échangé avec lui quelques clins d’œil complices. Assis à la gauche de la ministre Agnès Buzyn dînait le militant pro-euthanasie Jean-Luc Romero, président de l’association pour le droit à mourir dans la dignité. 

    Noëlle Châtelet, dont la présence avait été suggérée à Emmanuel Macron par Jean-Louis Touraine, a longuement témoigné sur le cas de sa mère qui avait choisi de se suicider. Présente aussi, Christiane Vienne, ministre wallonne de la santé de 2004 à 2007 fit part de son expérience sur l’aide active à mourir dans son pays.

    Michel Aupetit en est resté à son expérience de médecin, de ce qu’il a pu observer des soins palliatifs, insuffisamment développés, pour faire valoir le point de vue de l’Église catholique. Pourtant ce n'est pas l'archevêque de Paris mais le Grand rabbin de France qui a mis les pieds dans le tartare mi-cuit de langoustines aux agrumes, le filet de daurade au curry et la douceur citron praliné. Haïm Korsia est monté au créneau en rappelant son opposition totale à l’euthanasie : « Toute l'éthique médicale est basée sur le refus absolu de ce qui s'est passé dans les camps de la mort et plus particulièrement à Auschwitz. » En évoquant le code de Nüremberg, il a rappelé le contexte historique et les fondements qui sous-tendent l’appréciation de l’éthique médicale d’aujourd’hui. Et il n’a pas hésité à lâcher le mot « assassinat », feignant un lapsus, mais provoquant des remous indignés autour des verres de Corton grand cru 1999.