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Europe - Page 4

  • En Autriche

    Sebastian Kurz, dont le parti populaire (ÖVP) est arrivé en tête aux législatives du 15 octobre, a invité ce jour le FPÖ (les vilains d’« extrême droite ») à ouvrir des discussions pour la formation d’un gouvernement de coalition.

    Cela paraît naturel, tant l’ÖVP avait pompé dans la thématique (notamment anti-immigration) du FPÖ pendant la campagne. Mais il ne faut pas oublier que Sebastian Kurz était (est toujours, d’ailleurs) ministre dans une coalition avec les sociaux-démocrates.

    Et que la dernière fois que le FPÖ a participé à un gouvernement l’Autriche s’est retrouvée au ban de l’Union européenne…

    (Le résultat final confirme que les Verts sont éliminés du Parlement, avec 3,8% des voix… et le président de la République.)

  • Et hop, 20 milliards…

    L’Assemblée nationale a voté hier soir l’augmentation de la contribution française au budget de l’Union européenne, à hauteur de 20,2 milliards d’euros en 2018. C’est un record absolu.

    Le texte a été adopté par 80 voix contre 8.

    Il y avait donc… 489 absents. Qui n’en ont rien à foutre que l’argent des contribuables français aille encore davantage se perdre dans les méandres bruxellois…

  • En Tchéquie

    Les listes du parti ANO d’Andrej Babiš (créé en 2011) sont arrivées en tête dans toutes les provinces tchèques et ont remporté un succès plus important encore que ce que prévoyaient les sondages. Avec près de 30% des voix, ANO obtient 78 sièges de députés (sur 200).

    Le parti social-démocrate s’effondre à 7,27%, perdant 35 sièges sur 50, le parti démocratique civique qui fut parti de gouvernement et va peut-être le redevenir… dans l’ombre de Babiš, remonte à 11,3%, juste devant le… parti pirate et le tout nouveau… parti « d’extrême droite » « Liberté et démocratie directe », qui obtiennent tous deux 22 sièges (à noter que le nouveau parti nationaliste est dirigé par Tomio Okamura, qui a aussi la nationalité japonaise…).

    Le président de la République Milos Zeman a annoncé hier qu’il allait confier la formation du gouvernement à Andrej Babiš. Cet homme d’affaires, qui est un peu plus riche que Donald Trump selon le classement Forbes, est catégoriquement contre l’euro et pour une Union européenne qui respecte les Etats membres.

    Le site européiste EUobserver se désole que « les partis anti-establishment aient remporté une écrasante majorité », et que ces élections se soldent par « la plus grande victoire populiste depuis le Brexit », dans un pays « où la croissance économique est solide, où il n’y a pas de chômage, et où les salaires sont en hausse ». Il oublie d’ajouter que les citoyens ont voté pour des partis anti-immigration, grand thème de la campagne, dans un pays où il n’y a pas de migrants.

  • Macron et son drapeau

    Comme il l’avait annoncé, Emmanuel Macron a officiellement reconnu le drapeau européen, en marge du sommet européen à Bruxelles.

    Concrètement, il a signé la déclaration 52 annexée au Traité de Lisbonne sur les « symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union ».

    La France devient ainsi le 17e pays à signer cette déclaration. Par un diktat du prince qui ne reconnaît pas le vote populaire.

    Si les symboles de l’Union avaient été relégués dans une déclaration annexe, c’est parce que les citoyens français avaient rejeté par référendum la Constitution européenne, qui proclamait ces symboles antinationaux dans son article IV-1.

    Les citoyens ont dit non. Macron dit : Je m’en tape.

    C’est la nouvelle démocratie. Enfin, pas si nouvelle que ça. Mais là c’est d’une évidence brutale.

    Et tout ça pour quoi ?

    Pour rien.

    Macron voulait répondre à Mélenchon qui ne veut pas voir le drapeau européen à l’Assemblée nationale.

    Mais que la déclaration soit signée ou pas ne change strictement rien à la situation. Les déclarations annexées aux traités n’ont (comme leur nom l’indique) aucune valeur juridique contraignante. En outre il n’existe aucun texte sur la présence de drapeaux dans l’hémicycle. La présence du drapeau européen est due à une décision du bureau de l’Assemblée en 2008 (sous la présidence de Bernard Accoyer). Le drapeau tricolore avait été installé l’année précédente par Jean-Louis Debré.

  • Islande

    Selon le dernier sondage Gallup, 59,8% des islandais ne veulent pas que leur pays s’intègre à l’Union européenne.

  • Après le bâton, la carotte

    Au Parlement européen, la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) a adopté ce matin par 43 voix contre 16 une proposition de réforme des règles d’acceuil des demandeurs d’asile qui prévoit un « mécanisme permanent et automatique » de répartition de tous les « réfugiés » qui arrivent, instaurant des quotas non seulement obligatoires mais permanents.

    Le 27 septembre, le système des quotas obligatoires a pris fin (sans que le pays de Visegrad l’appliquent), et le même jour la Commission européenne a proposé un nouveau programme reposant sur le volontariat…

    Hier, dans une interview à l’agence… polonaise PAP, le président du Conseil européen Donald Tusk déclarait que les quotas obligatoires de migrants n’ont pas d’avenir : « Je ne vois pas d’avenir particulier pour ce projet, mais il est important de trouver une entente qui ne sépare pas la Pologne et les autres pays du groupe de Visegrad du reste de l’Europe. »

    Hier soir, Jean-Claude Juncker avait invité à dîner les Premiers ministres des pays du groupe de Visegrad, avant le sommet qui a commencé aujourd’hui.

  • Fumées toxiques

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    Le sommet de l’UE de demain et vendredi ne se tiendra pas dans le nouveau bâtiment Europa mais dans l’ancien bâtiment, parce que pour la deuxième fois en une semaine des fumées toxiques ont été détectées et les employés ont été évacués…

    Mais c’est au Conseil européen, où qu’il se tienne, que naissent et se répandent des fumées toxiques, bien plus toxiques que celles du bâtiment Europa.

    Les fumées toxiques du sommet, voilà encore un joli symbole de l’UE.

    Europa, le nouveau bâtiment soviétoïde du Conseil européen, aussi bancal que m'as-tu-vu, a été inauguré en décembre 2016. Il a coûté 320 millions d’euros.

  • Białowieża à Luxembourg

    La Cour européenne de Justice, qui a interdit en juillet l’abattage d’arbres dans la forêt polonaise de Białowieża, a entendu hier le ministre polonais de l’Environnement, Jan Szyszko. Après avoir dénoncé le parti-pris du président de la Cour lors de l’audience précédente, Jan Szyszko avait obtenu que se tienne une audience supplémentaire. Et il n’y est pas allé par quatre chemins, accusant la Commission européenne de « propager des mensonges » et de « manipuler les faits » à partir de photos truquées par les militants soi-disant écologistes.

    La Cour, semble-t-il ébranlée par ses arguments, a décidé que l’affaire serait portée devant l’assemblée plénière des juges de la CJUE, y compris son président et vice-président, avant la fin de l’année. Une telle session impliquant les 15 juges de l’institution est rare, et n’est convoquée que dans des cas d’une grande importance, nous dit-on. Mais l’affaire des arbres de Białowieża n’est pas du tout d’une grande importance. C’est seulement l’illustration de la persécution acharnée de la Pologne par les instances de l’UE.

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    Oui, il y a une attaque à grande échelle de scolytes sur les épicéas de Białowieża.

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    Non, la forêt de Białowieża n’est pas partout une « forêt primaire » qui interdirait l’intervention de l’homme.

  • Tchéquie

    Les élections législatives tchèques auront lieu vendredi prochain 20 octobre. Le site européiste EUobserver a publié un grand article sur le sujet, pour déplorer qu’aucun parti politique tchèque ne soit favorable à ce que le pays adopte l’euro, ce à quoi il s’est théoriquement engagé puisque tout pays qui entre dans l’UE (depuis le traité de Maastricht) doit adopter la monnaie de l’UE.

    Tous les grands partis ont néanmoins dans leur programme l’adhésion à l’euro, mais pour plus tard… Quand on aura comblé le fossé entre les salaires tchèques et les salaires allemands, selon les sociaux-démocrates. Seulement si des réformes drastiques de l’euro sont entreprises, selon ANO (« Action des citoyens mécontents »), parti fondé en 2011 par le millionnaire Andrej Babiš, qui est en tête des sondages. Quelles réformes ? Ah ça on n’en a pas encore discuté…

    Or c’est le fondateur d’ANO (le sigle veut dire oui en tchèque) qui a les plus grandes chances de devenir Premier ministre, alors que, député européen, il siège dans le groupe libéral qui est européiste… « Nous ne voulons pas de l’euro ici. Tout le monde sait qu’il est en faillite. Je ne veux pas d’un autre sujet d’ingérence pour Bruxelles », dit-il.

    Quant au grand parti de droite ODS, dont les élus européens sont dans le groupe eurosceptique ECR, il se demande si la Tchéquie ne devrait pas négocier une exemption de l’euro pour prévenir des menaces qui risquent fort d’arriver…

    Selon le dernier sondage, 72% des Tchèques sont contre l’euro.

    EUobserver se délecte du fait que Babiš a été mis en examen pour une fraude qu’il aurait commise il y a dix ans, et que cela entache sa campagne. Mais Babiš ou pas ça ne change pas grand chose à la situation quant à l’euro, et EUobserver doit déplorer aussi qu’il y a en Tchéquie un consensus encore plus fort que celui contre l’euro : c’est contre les plans de relocalisation des « migrants ». Les Tchèques, tous partis confondus, ne veulent aucun « réfugié »…

  • Autriche

    Selon les dernières estimations, le parti populaire de Sebastian Kurz (ÖVP) a remporté les législatives autrichiennes avec 31,6%. Contrairement à ce qu’il espérait, le FPÖ n’a semble-t-il pas réussi à prendre la deuxième place aux sociaux-démocrates (26 et 26,9%). Mais il devrait passer de 38 à 50 députés, et devenir le partenaire de l’ÖVP au gouvernement. Comme cela avait déjà été le cas entre 2000 et 2007. Ce qui avait provoqué un séisme chez les eurocrates, et même des sanctions contre ce pays qui osait mettre « l’extrême droite » au gouvernement. Il n’est pas certain que cela se reproduise, car aujourd’hui la politique prônée par les partis de droite en Autriche est aussi celle que prônent les pays du groupe de Visegrad, et il y a déjà assez de difficultés avec ces pays, que l’Autriche pourrait rejoindre… La victoire de l’ÖVP a d’ailleurs été chaudement saluée chez les voisins tchèques et hongrois…

    Pour l'anecdote, on remarquera aussi que les Verts, qui ont perdu entre 8 et 9 points, devraient se retrouver en dessous de 4% et donc ne plus avoir de députés, alors que c'est un des leurs qui a récemment été élu président du pays...