Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Europe - Page 4

  • Un ministre de la Famille

    205218977-d9da2237-6f1d-49a6-bb76-bbc508d2d58a.jpg

    Dès sa nomination, le nouveau ministre italien de la Famille, Lorenzo Fontana, avait parlé clair pour la… famille. La vraie.

    J’apprends par Rorate Cæli que Lorenzo Fontana, qui est membre de La Ligue depuis 18 ans, est un catholique pratiquant qui assiste à la messe traditionnelle, et s’est marié avec la messe traditionnelle. En 2007 il était conseiller municipal de Vérone et il avait dit à propos du motu proprio Summorum Pontificum : « C'est un événement d'importance historique, qui marque un retour à la tradition. »

    Lorenzo Fontana est connu pour sa participation à la Fête pour la Vie à Vérone et à la Marche pour la Vie à Rome.

    Au début de cette année il a publié un livre co-écrit avec l'ancien président de la Banque du Vatican, Ettore Gotti Tedeschi, préfacé par… Matteo Salvini (le chef de La Ligue, aujourd’hui vice-Premier ministre) : Le berceau vide de la civilisation – Les origines de la crise.

    Dans ce livre, Lorenzo Fontana explique que les Italiens sont en danger d'extinction à la suite de la décision de combler le fossé démographique par un flux continu d'immigrants : « D'une part [nous avons] l'affaiblissement de la famille et le combat pour les unions homosexuelles, la théorie du genre dans les écoles ; d'autre part, l'immigration massive que nous vivons et l'émigration de nos jeunes à l'étranger. Ces problèmes sont tous liés et interdépendants, car ces facteurs signifient l'élimination de notre communauté et de nos traditions. Le danger est l'élimination de notre peuple. »

    Rorate Cæli publie une vidéo d’une brève allocution de Lorenzo Fontana lors du congrès de la Ligue, à Parme, en mai 2017. Voici la traduction de son propos (traduction française du texte anglais traduit de l’italien… mais le sens ne fait aucun doute) :

    Lire la suite

  • Racket belge

    Les journalistes qui couvrent l’actualité de l’UE ont eu la surprise de lire, en réponse à leur demande d’accréditation pour le prochain sommet de l’UE à Bruxelles :

    « Depuis le 1er juin 2018, une nouvelle législation belge prévoit un droit de 50 euros à la charge des employeurs de toute personne faisant l'objet d'un contrôle de sécurité effectué par les autorités belges. Ce contrôle a actuellement une validité de six mois. Une facture sera envoyée à votre employeur par les autorités belges. »

    En bref il faudra payer 100 € par an pour avoir le droit de suivre les sommets de l’UE. Une bonne occasion de les boycotter…

    Le plus ahurissant, ce sont les réactions des eurocrates. Ils devraient hurler contre cette atteinte à la liberté de la presse et patin-couffin, or ils se contentent de grommeler, de façon ridicule. Le Conseil européen fait dire de façon non officielle qu’il est embarrassé (sic) par cette décision qui lui a été imposée… La Commission européenne fait dire par une porte-parole adjointe : « L'idée ne nous plaît pas. » Sic.

    Addendum 27 septembre. Le tollé est tel que la mesure est abandonnée. (Plus exactement les journalistes seront exemptés de la taxe.)

  • Trump et Conte

     

    trump-welcomes-italys-conte-to-white-house.jpg

    1ae9d7d0-9420-11e8-85b1-2756beea5b35_TB4BX1ZX6232-kEVD-U111019937268074NF-1024x576@LaStampa.it.jpg

    Les sites de propagande européiste font aujourd’hui leurs titres sur la rencontre entre Donald Trump et le Premier ministre italien Giuseppe Conte, et ils s’étranglent des propos du président américain.

    Les voici intégralement dans la traduction que donne Fdesouche :

    « C’est un grand honneur de recevoir Giuseppe Conte d’Italie. Il fait un boulot fantastique. Je voudrais vraiment vous remercier infiniment d’être ici, nous sommes devenus amis lors du sommet du G7, nous nous sommes appelés … Je suis tout-à-fait d’accord avec ce que vous faites sur la migration, l’immigration illégale et même l’immigration légale. L’Italie a pris une position très ferme sur les frontières, une position que peu de pays ont prise et, franchement, c’est une très bonne chose à mon avis. Beaucoup d’autres pays d’Europe devraient faire pareil. Certains ont pris cette position depuis longtemps et s’en sortent beaucoup mieux. Donc je voudrais juste vous remercier, je suis heureux que vous soyez avec nous, c’est un honneur. Nous avons beaucoup de choses à nous dire sur le commerce, sur notre armée, vous commandez de nombreux avions. Les Etats-Unis ont un très gros déficit commercial comme d’habitude avec l’Italie d’environ 31 milliards de dollars, et je suis sûr que nous redresserons cela très vite, mais nous prenons cela comme un grand honneur de vous avoir ici.»

  • "Nous sommes l’avenir de l’Europe"

    Comme tous les ans, Viktor Orbán a prononcé, samedi, un discours à l’université d’été des Hongrois de Roumanie. voici des extraits du compte rendu publié par les bureaux du Premier ministre.

    DNAND20180728028.jpg

    Il a déclaré que chaque pays européen a le droit de défendre sa culture chrétienne et qu'il a le droit de rejeter l'idéologie du multiculturalisme.

    Chaque pays a le droit de défendre le modèle familial traditionnel et de professer que «chaque enfant a droit à une mère et à un père», a souligné M. Orbán.

    Il a déclaré que les pays d'Europe centrale ont le droit de protéger leurs secteurs économiques et leurs marchés stratégiques à l'échelle nationale.

    Il considère comme un principe fondamental que chaque pays a le droit de défendre ses frontières et de rejeter l'immigration.

    Le Premier ministre a déclaré qu'un autre précepte fondamental est que sur les questions les plus importantes, chaque pays a le droit d'insister sur le principe d'une nation, une voix ; à son avis, cela ne peut pas non plus être refusé au sein de l'UE.

    « Nous, Centre-Européens, affirmons qu'il existe une vie au-delà du mondialisme, que ce n'est pas la seule voie, et que la voie de l'Europe centrale est celle d'une alliance de nations libres », a déclaré le Premier ministre.

    M. Orbán a déclaré que les dirigeants actuels de l'Europe ne sont pas en mesure de faire leur travail: ils ont été incapables de défendre le continent contre l'immigration. Il a dit que l'élite européenne a échoué et que la Commission européenne - dont les jours sont comptés - est un symbole de cet échec.

    Il a souligné que selon les traités fondateurs, la Commission européenne doit être impartiale et loyale, et garantir les quatre libertés fondamentales.

    Au lieu de cela, a-t-il affirmé, la Commission est aujourd'hui partisane, parce qu'elle se range du côté des libéraux; elle n’est pas loyale parce qu'elle œuvre contre l'Europe centrale; et elle n'est pas une amie de la liberté, car au lieu des libertés, elle travaille à la construction d'un socialisme européen.

    Selon M. Orbán, une élite européenne exclusivement libérale a échoué parce qu'elle nie ses racines, et au lieu d'une Europe reposant sur des bases chrétiennes, elle construit une Europe «ouverte».

    Il résume ainsi la divergence d'attitude:

    « Dans l'Europe chrétienne, le travail avait du prestige, l'homme avait de la dignité, les hommes et les femmes étaient égaux, la famille était la base de la nation, la nation était la base de l'Europe et la sécurité garantie. Dans l'Europe ouverte d'aujourd'hui, il n'y a pas de frontières, les Européens peuvent être facilement remplacés par des immigrés, la famille est devenue une cohabitation facultative et fluide, la nation, l'identité nationale et la fierté nationale sont considérées comme des notions négatives et obsolètes, l’Etat ne garantit plus la sécurité. »

    Il a ajouté que, dans l'Europe libérale, l'identité européenne a été réduite à une forme dépourvue de contenu.

    Selon M. Orbán, la démocratie libérale est devenue une «non-démocratie libérale»: il y a le libéralisme, mais sans la démocratie. Il a ajouté qu'un signe de ce manque de démocratie est qu'en Europe occidentale la censure et les restrictions à la liberté de parole sont devenues des phénomènes généraux.

    Le Premier ministre a déclaré qu'il pensait que nous devions nous concentrer sur les élections du Parlement européen de 2019, et que les élections ne pouvaient porter que sur un seul problème européen commun sérieux: la question de l'immigration.

    Il a dit que si l'Europe décidait de l'immigration, elle déciderait aussi de l'élite européenne et si elle a bien géré la question de l'immigration.

    Selon lui, l'élite européenne est nerveuse parce que le résultat positif des élections en Hongrie pourrait conduire au déraillement de la transformation à grande échelle de l'Europe: le plan Soros. Il pense qu'aux élections européennes, le grand objectif de transformer l'Europe et de la transformer en une ère post-chrétienne et post-nationale pourrait être bloqué.

    Il existe une alternative à la démocratie libérale: la démocratie chrétienne. Il a dit trompeuse l'approche qui prétend que la démocratie chrétienne peut aussi être libérale. Il a déclaré que la démocratie chrétienne peut être qualifiée d’illibérale. La démocratie libérale est du côté du multiculturalisme, elle est pro-immigration et promeut un modèle fluide de la famille, a-t-il dit. En revanche, a souligné M. Orbán, la démocratie chrétienne accorde la priorité à la culture chrétienne, est anti-immigration et promeut le modèle de la famille chrétienne.

    Aux élections européennes, nous pourrons faire nos adieux à la démocratie libérale et à l'élite de 1968. Selon le Premier ministre, aux élections du Parlement européen de l'année prochaine nous pourrons dire adieu non seulement à la démocratie libérale mais aussi à l'élite de 1968. Il a déclaré qu'au lieu de la génération de 1968, le moment est venu pour la génération anti-communiste, chrétienne et engagée au niveau national qui a émergé dans les années 1990. En concluant son discours à Tusnádfürdő, M. Orbán a déclaré: « Il y a trente ans, nous pensions que l'Europe était notre avenir. Aujourd'hui, nous croyons que nous sommes l'avenir de l'Europe ».

  • La petite phrase

    Matteo Salvini a donné une interview au Times. Il déclare notamment : « Mon expérience au Parlement européen me dit que soit vous vous imposez ou soit vous vous faites avoir. » Theresa May doit se préparer à un Brexit sans accord. « Sur certains principes on n’a pas besoin de faire preuve de souplesse et l’on ne doit pas revenir en arrière. » « Il n’y a ni objectivité ni bonne foi du côté européen ». Et…

    « J’espère que les négociations se termineront bien, pour que le Royaume-Uni serve d’exemple à ceux qui quittent l’Union européenne. »

    On notera aussi : « Un pays qui ne fait pas d'enfants est destiné à mourir. Nous avons créé un ministère de la famille pour travailler sur la fertilité, les crèches, sur un système fiscal qui prenne en compte les familles nombreuses. À la fin de ce mandat, le gouvernement sera évalué sur le nombre de nouveau-nés plus que sur la dette publique. » L'enjeu est « la tradition, notre histoire, notre identité »- la gauche utilisait la crise de fertilité comme excuse pour importer des immigrants. »

  • Steve Bannon en Europe

    Steve Bannon, ancien directeur de campagne de Donald Trump et ancien directeur de Breitbart News, crée une organisation politique intitulée « Le Mouvement », basée à Bruxelles, dans la perspective de la prochaine campagne pour les élections au Parlement européen.

    L’apparition de Steve Bannon en Italie lors des dernières élections dans ce pays n’était pas passée inaperçue et certains pensent qu’il n’est pas pour rien dans l’alliance entre la Ligue et le M5S. Il voit Matteo Salvini comme un modèle et déclare : « L’Italie est le cœur battant de la politique moderne. Si ça marche là-bas, ça peut réussir n’importe où. »

    On l’a vu auparavant avec Marine Le Pen, et il dit que c’est à ce moment-là, lors d’un meeting à Lille, qu’il a compris ce qu’il devait faire.

    Il aurait rencontré plusieurs cadres de divers partis « populistes » ou « nationalistes » d’Europe au cours de ce mois de juillet.

    Il crée Le Mouvement avec Raheem Kassam, ancien conseiller de Nigel Farage. Raheem Kassam déclare :

    Le Mouvement sera notre bureau central pour un mouvement populiste et nationaliste en Europe. Nous allons concentrer notre attention sur les individus et les groupes de soutien intéressés par les questions de souveraineté, de contrôle des frontières et d'emploi entre autres choses. Nous avons décidé de nous installer à Bruxelles parce que c'est le cœur de l'Union européenne, la force la plus pernicieuse contre la démocratie de l'Etat nation en Occident aujourd'hui. L'organisation est déjà une fondation structurée avec un budget annuel significatif et nous avons commencé le recrutement.

    En vue des élections, Steve Bannon veut embaucher une dizaine de personnes à plein temps. Et compte pérenniser l’organisation, visant plus de 25 personnes après 2019 si ça fonctionne.

    C’est sans doute une bonne idée que quelqu’un de l’extérieur vienne tenter d’unir les « populistes » européens.

    Contrairement à ce que certains continuent de penser, le problème n’est pas entre des mouvements nationalistes incompatibles (Grande Hongrie contre Grande Roumanie, par exemple). Les rancœurs nées des découpages d’après les guerres mondiales se sont estompées. Il est significatif que Viktor Orbán, qui fait chaque été un discours à l’université d’été des Hongrois de Roumanie, ne fasse jamais la moindre allusion au fait que cette province devrait revenir à la Hongrie. (Sans parler du fait qu’aucun dirigeant hongrois n’aurait l’idée de revendiquer la Slovaquie…)

    Le problème est hélas au sein des divers pays. Il s’agit de rivalités personnelles, de querelles de coqs et de boutiques, qui ont d’ailleurs découragé de nombreux militants au cours des décennies. Et ces divisions, qui divisent parfois des gens qui ne sont divisés sur absolument rien, sont aggravées par l’influence du politiquement correct, du qu’en dira-t-on, sur tel ou tel. Ce n’est pas pour des raisons de choc de nationalismes que les populistes sont divisés en QUATRE groupes au Parlement européen.

    Si Steve Bannon peut remédier au moins en partie à cet état de fait il aura rendu un grand service à la cause des peuples. Mais qu’il ne croie pas que l’exemple italien soit facile à reproduire : l’alliance, pendant la campagne, entre Salvini, la représentante du parti post-MSI, et Berlusconi, est du domaine du rêve dans nombre de pays, et d’abord en France.

  • En Ecosse

    L’Ecosse est en proie à une nouvelle vague anticatholique. Cette fois ce n’est plus le calvinisme (aujourd’hui moribond) qui en est la cause, mais l’idéologie de l’inclusion, qui exclut ceux qui ne sont pas assez inclusifs. En attendant la charia.

    fr_morris_810_500_75_s_c1.jpgLe P. Mark Morris a été viré de son poste d’aumônier de l’Université calédonienne de Glasgow pour avoir organisé un rosaire de réparation de la gay pride. Non pas à l’université, mais… dans sa paroisse.

    Le P. Morris est curé de la paroisse du Cœur Immaculée de Marie de Balornock. Il avait annoncé sur internet un rosaire dans son église « en réparation de la grave offense à Dieu qu’est la gay pride de Glasgow ». Rosaire qui a eu lieu effectivement lundi dernier. Les médias s’en sont immédiatement fait l’écho, sur le thème : comment peut-on être assez borné pour critiquer la gay pride ? et soulignant que le pire est que le P. Morris est l'aumônier de telle université…

    Jeudi, la direction de l’université a fait part au P. Morris de sa « vive déception », ajoutant qu’il ne serait plus l’aumônier catholique à la prochaine rentrée.

    La « communauté catholique » de l’université a publié un texte de « plein soutien et solidarité » envers le prêtre qui depuis des années s’occupe des étudiants catholiques « avec joie, dignité, et avec le sourire ». Ils ajoutent : « Il est proprement aberrant qu’un prêtre catholique soit renvoyé de son poste d’aumônier catholique pour avoir simplement réaffirmé l’enseignement de la foi catholique. » Et ils accusent les dirigeants de l’université d’avoir « une conception très déformée de l’égalité et de la diversité » puisqu’ils « ne permettent absolument aucune diversité d’opinion » sur la gay pride de Glasgow.

    *

    Le précédent incident universitaire en date avait été quand le City of Glasgow College avait interdit à son aumônier catholique, le P. Antony Connelly, de célébrer la messe du jeudi de l’Ascension. La messe avait pourtant été approuvée, dans un premier temps, par l’autorité idéologique du « college », à savoir le département pour l’égalité, la diversité et l’inclusion (EDI). Mais, deux jours avant, l’EDI fit savoir par courriel qu’il n’y avait « pas de politique appropriée au sein de l’établissement » permettant un tel projet. C’est ce qui fut dit aussi à l’aumônier, de vive voix, lors de la réunion organisée avec le secrétariat et l’EDI. « J’ai voulu savoir ce que cela voulait dire, mais je n’ai pas eu de réponse », dit l’aumônier. Puis il a commenté : « Je ne suggère pas une seconde que cette décision soit personnelle ou anti-catholique. Cependant, la laïcité a été institutionnalisée à un point tel que la religion peut être exclue ou que l'on tente de la domestiquer. C’est ici un excellent exemple de cela. L'EDI vise à faire en sorte que le collège soit un phare d'équité, de diversité et d'égalité, indépendamment de la race, du sexe, des capacités, de la religion et des croyances. Le jeudi de l'Ascension est une fête d'obligation pour les catholiques, et c’est un besoin qui n'est pas satisfait. Il me semble que le collège est heureux d'avoir un service d'aumônerie et de belles pages sur l'égalité, la diversité et l'inclusion sur son site web, mais qu’il est réticent à ce que cela sorte du cyberespace et vienne dans la réalité de la vie religieuse des gens. »

    *

    On note aussi que le 13 juillet un prêtre catholique, le chanoine Tom White, a été agressé lors d’un défilé de l’Ordre d’Orange. Alors qu’il sortait de son église, il a été copieusement insulté, on lui a craché dessus, on l’a menacé avec un bâton. Cela nous ramène a priori aux vieilles traditions anti-papistes. Sauf que cela faisait des années qu’il n’y avait pas eu d’incident de ce genre.

    *

    Au fait, vous savez comment s’appelle le ministre de la Justice d’Ecosse ?

    Humza Yousaf. De parents pakistanais. Il s’est d’abord fait connaître comme porte-parole de l’organisation islamiste Islamic Relief, puis il a été assistant parlementaire du premier député musulman, puis il a été, à 25 ans, le plus jeune député « écossais »… et indépendantiste ; il a prêté serment de ministre en ourdou, vêtu d’un haut de costume traditionnel pakistanais avec un kilt et un tartan sur l’épaule…

    humzayousafswearingin.png

    On appréciera particulièrement le sourire ravi de l’homme à gauche, le beau-père, devant l’invasion. Enfin, l'ex-beau-père, parce que depuis lors la sémillante militante du parti national écossais a été répudiée...

  • En Pologne

    a43da384-4844-4e2c-96a7-3b0449ada908.jpg

    Le président de la République Andrzej Duda a présenté son projet de référendum constitutionnel, qu’il entend soumettre aux citoyens les 10 et 11 novembre prochains, à l’occasion du centenaire de la nouvelle indépendance du pays. Il avait prévu 15 questions, il les a réduites à 10. Les deux questions sur l’Europe évoquées le mois dernier sont désormais dans la même question, ce qui souligne l’aspect provocateur de la deuxième : voulez-vous que soit inscrit dans la Constitution l’appartenance de la Pologne à l’UE… dans le respect des principes de la souveraineté de l’Etat et de la suprématie de la Constitution de la République de Pologne ? (C’est contraire au traité européen et à la jurisprudence de la Cour de Justice de l’UE.)

    Le Sénat doit maintenant se prononcer sur cette proposition du président. Les observateurs notent que le PiS s’est contenté de remarquer qu’il était difficile d’organiser un référendum le jour de la fête nationale, ce qui laisse penser qu’il n’y est guère favorable…

    Voici les dix questions :

    1. Êtes-vous en faveur de l’adoption d’une nouvelle Constitution, ou de changements dans l’actuelle Constitution (de 1997), ou pour le statu quo ?
    2. Êtes-vous favorable à ce que soit inscrit dans la Constitution l’obligation d’organiser un référendum sur demande d’un million de citoyens, et que le résultat soit contraignant si la participation est d’au moins 30% ?
    3. Êtes-vous favorable à un régime plus présidentiel, à un régime plus gouvernemental, ou au statu quo ?
    4. Êtes-vous favorable à l’élection des députés selon un système majoritaire, un système proportionnel, ou à la combinaison des deux ?
    5. Doit-on souligner dans la Constitution l’importance des racines chrétiennes de l’Etat polonais et de la culture et de l’identité de la nation polonaise ?
    6. Êtes-vous favorable à l’inscription dans la Constitution de l’adhésion de la Pologne à l’UE et à l’OTAN, dans le respect des principes de la souveraineté de l’Etat et de la suprématie de la Constitution de la République de Pologne ? [C’est contraire au droit de l’UE.]
    7. Êtes-vous favorable à ce que soient inscrites dans la Constitution la protection de l’agriculture polonaise et la sécurité alimentaire de la Pologne ?
    8. Êtes-vous favorable à une protection constitutionnelle de la protection de la famille, de la paternité et de la maternité, de l’inviolabilité des droits familiaux et des droits particuliers pour les femmes enceintes, les enfants, les handicapés, les personnes âgées ?
    9. Êtes-vous favorable à une protection constitutionnelle du travail comme fondement d’une économie de marché sociale et du droit à une pension acquis à un âge légal (60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes) ? [Ce qui est considéré comme discriminatoire par Bruxelles.]
    10. Êtes-vous favorable à l’inscription dans la Constitution de la répartition des collectivités locales en communes, powiats (districts) et voïvodies (régions) ?
  • Haro sur la Hongrie (routine)

    La Commission européenne a décidé aujourd’hui de renvoyer une nouvelle fois la Hongrie devant la Cour de Justice de l’UE, cette fois « pour non-conformité avec la législation de l’UE de sa législation en matière d’asile et de retour ». La Commission a également envoyé aujourd'hui une lettre de mise en demeure à la Hongrie concernant la nouvelle législation hongroise (“Stop Soros”) qui criminalise les activités qui soutiennent les demandes d'asile et de résidence et limite davantage le droit de demander l'asile.

    On ne compte plus les procédures des commissaires et de leur ivrogne de chef contre la Hongrie. Mais deux en une seule journée, c’est un record…

    (Le document est ici, uniquement en anglais bien sûr.)

    *

    A propos des « migrants », la Hongrie a déclaré hier qu’elle refusait de signer le « pacte » de l’ONU sur la gestion des migrations, déjà rejeté par les Etats-Unis comme incompatible avec la politique de Donald Trump. Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a souligné que ce texte peut inciter des millions de personnes à venir en Europe. « Son principal postulat est que la migration est un phénomène bon et inévitable, or nous considérons la migration comme un mauvais processus, qui a des implications extrêmement graves quant à la sécurité. » La Hongrie ne croit pas au « caractère non contraignant » du texte, et avait déjà exprimé, lors de la négociation, sa préoccupation que l’accord puisse à terme forcer les gouvernements à ouvrir leurs frontières aux migrants.

  • Trump

    Lors de sa conférence de presse à l’issue de son entretien avec Theresa May, Donald Trump a déclaré à propos de l’immigration :

    « Je pense qu'elle est en train de changer la culture, c'est une chose très négative pour l'Europe. Je sais que, politiquement, ce n'est pas forcément correct de dire cela mais je le clame haut et fort. »

    Les pays européens, a-t-il poursuivi, feraient mieux de « prendre garde à eux ». « Vous changez de culture, la sécurité aussi est en train de changer, voyez ce qui se passe dans des pays qui n'avaient jamais eu aucune difficulté, aucun problème. C'est très triste, c'est vraiment dommage, et je ne pense pas que ce soit bon pour l'Europe, ni que ce soit bon pour notre pays. »

    C’est ce qu’il disait aussi hier dans son interview au Sun : « Permettre l'immigration en Europe est une honte. Je pense que cela change le tissu de l'Europe, et à moins que vous n'agissiez très rapidement, cela ne sera plus jamais ce que c'était, et je ne dis pas cela d'une manière positive. Je pense que vous perdez votre culture. Regardez autour de vous. Certains endroits n'existaient pas il y a 10 ou 15 ans. »