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Europe - Page 4

  • Leur Europe

    Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, était dimanche à Trieste pour le « Jour du souvenir » des « massacres de Foibe ». Il a conclu son discours par:

    « Vive Trieste, vive l’Istrie italienne, vive la Dalmatie italienne, vive les exilés et vive les enfants de ces exilés. »

    Le propos n’est évidemment pas passé inaperçu et a suscité d’immédiates et très vives réactions des gouvernements slovène et croate. Le Premier ministre slovène a dénoncé « un révisionnisme historique sans précédent », et le président croate a déclaré : « De telles déclarations ne facilitent pas la réconciliation, la coexistence et les valeurs de civilisation sur lesquelles l’Union européenne a été construite. »

    Le Premier ministre croate exigeait des « éclaircissements ». Antonio Tajani s’est contenté de faire « référence à l’histoire et à la Dalmatie italienne » mais que « cette référence n’est pas du tout une revendication territoriale ».

    Il serait temps que le président du Parlement européen apprenne que les mots ont un sens, et que « vive la Dalmatie italienne » exprime très exactement le souhait que la Dalmatie demeure ou redevienne italienne.

    On pourra lui rappeler (mais il le sait bien sûr) que la ville de Trieste, qui est aujourd’hui une enclave italienne dans le territoire de la Slovénie (avec son couloir comme naguère celui de Dantzig), est toujours la plus grande ville slovène.

  • Toujours pire

    Les députés ont adopté hier un amendement (LR) qui impose le drapeau de l’eurocratie dans les salles de classe, et un amendement (LaREM) qui remplace les mentions « père » et « mère » des formulaires scolaires par « parent 1 » et « parent 2 ».

    La destruction de l’identité nationale et familiale se poursuit. A l’école.

  • Oh, Soros…

    Dans un texte publié par l’ONG Project Syndicate, George Soros appelle les citoyens de l’UE à se « réveiller avant qu'il ne soit trop tard » pour faire face à la montée du populisme. « Sinon, l’Union européenne suivra le chemin de l’Union soviétique en 1991 », une de ces périodes de « déséquilibre radical » qu’il a vécues.

    Magnifique aveu. Si l’UE explose ce sera le chaos comme à la fin de l’Union soviétique : l’UE est donc une dictature soviétoïde qui est incapable de se réformer. C’est la tyrannie ou le chaos.

    « Cela s'explique par plusieurs facteurs, notamment [...] l'impossibilité pratique de modifier les traités et le manque d'instruments juridiques permettant de discipliner les Etats membres qui violent les principes sur lesquels l'Union européenne a été fondée. » Au premier rang la Hongrie, évidemment. L'UE ne dispose pas « des capacités suffisantes pour faire respecter les obligations des Etats membres ». (Au premier rang desquelles l’accueil illimité de migrants.)

    Et c’est cette faille dans la dictature qui peut tout faire sauter.

    Dans le même temps, l’European Council on Foreign Relations (ECFR), version européenne du CFR américain, financée notamment par Soros, publie un rapport alarmant sur la perspective que les populistes, qui veulent « démanteler l'état de droit » et mener une attaque globale contre les « valeurs européennes », réussissent à obtenir une minorité de blocage aux prochaines élections. « Leur capacité à paralyser la prise de décision au centre de l'UE désamorcerait l'argument des pro-européens selon lequel le projet est imparfait mais réformable. A ce stade, le temps de l'UE serait compté. » Certes, le Parlement européen n'est « qu'un des organes directeurs de l'Union européenne et, à bien des égards, le moins puissant d'entre eux », mais il ne faut pas sous-estimer l’importance de ces élections, qui pourraient « avoir un coût très élevé pour les internationalistes libéraux ». Car telles sont « les valeurs de l’UE » : l’internationalisme libéral obligatoire.

    Ils ont donc tellement peur ? En voilà une bonne nouvelle !

  • Délire eurocratique

    Tweet de Donald Tusk, président du Conseil de l’UE :

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    « Je me demande à quoi ressemble la place spéciale en enfer réservée à ceux qui ont promu le Brexit, sans même une ébauche de plan pour le réaliser en toute sécurité. »

    Réaction de Nigel Farage :

    « Après le Brexit, nous serons libérés des petites frappes arrogantes et non élues comme vous et nous dirigerons nous-mêmes notre pays. Pour moi, ça ressemble plutôt au paradis. »

    (En attendant, la seule perspective du Brexit devait plomber à mort l’économie britannique : le taux de chômage de 2018 a été de 4,0%, le plus bas depuis… 1975 – en France il est à plus de 9%.)

  • Grain de sable

    Hier à Bruxelles a eu lieu un sommet entre les ministres des Affaires étrangères de l’UE, chapeautés par Federica Mogherini, et des représentants de la Ligue arabe, afin de préparer un sommet prévu à Charm el-Cheikh les 24 et 25 février prochains. Une des multiples occasions de passer un week end dans un palace au soleil et au bord de la mer aux frais des gilets jaunes, sous prétexte d’élaborer un texte commun, évidemment déjà rédigé. Par le Service européen pour l’action extérieure (SEAE). Ce texte évoque le terrorisme, le changement climatique, les droits de l’homme… et l’immigration… Sur ce dernier point, il souligne la validité du droit international de la migration… et du pacte mondial de l’ONU sur la migration, dit pacte de Marrakech (le fameux pacte non contraignant et patin couffin).

    Mais le sommet de Bruxelles n’a servi à rien, du moins pour ce qui est du « droit » de la migration. Car trois jours avant, vendredi 1er février, la Hongrie, qui haussait le ton depuis plusieurs semaines, a fait savoir qu’elle opposerait son veto à un tel texte…

  • Leur « Union »…

    Les eurocrates se comportent en permanence comme si l’UE était une entité qui parlait d’une seule voix sur la scène internationale, notamment par d’innombrables prises de position du Conseil européen (que personne ne lit parce qu’elles n’ont aucun intérêt), et par l’action diplomatique du « haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité » qui a rang de vice-président de la Commission européenne.

    Mais chaque fois qu’il y a un vrai problème international on peut constater que la belle unanimité vole en éclats, ce qui est seulement normal, car, que les eurocrates le veuillent ou non, chaque pays a toujours ses propres intérêts, ses liens particuliers dus à l’histoire, et il y a aussi des désaccords idéologiques qui peuvent se manifester.

    Ainsi après avoir follement espéré une position unie sur le Venezuela, les eurocrates doivent admettre ce soir qu’il n’y en aura pas. Parce que plusieurs Etats de l’UE refusent de prendre position, et parce que l’un au moins, l’Italie, ne veut pas soutenir Guaido contre Maduro.

    Et ceux qui soutiennent Guaido ne le formulent pas de la même façon. Pour Macron Guaido est le « président en charge pour mettre en œuvre un processus électoral », pour le Royaume-Uni et l’Espagne il est le « président par intérim », pour d’autres il est le « président légitime », etc.

    Ce qui m’étonne en tout cela est que ces gens qui n’ont à la bouche que le respect de l’état de droit, et qui hurlent à la mort chaque fois que la Hongrie ou la Pologne résiste à leurs diktats ou prend une décision qui ne leur plaît pas, se permettent tranquillement de déclarer qu’un président élu n’est plus le président et que le vrai président est quelqu’un qui n’a pas été élu président. Je n’ai vraiment aucune sympathie pour Maduro, qui affame son peuple et le pousse à l’exil, mais je ne vois pas du tout comment un chef d’Etat étranger au Venezuela, et qui se dit respectueux de l’état de droit, peut décréter que Maduro n’est plus président. Et pourquoi Maduro et pas tant d’autres dictateurs, qui ont bien moins de garanties « démocratiques » et qui sont au moins aussi malfaisants que lui ? Qu’est-ce que c’est que cette mascarade ?

  • Immonde propagande

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  • BHL et la démocratie

    Dans le cadre de sa « croisade » (sic) pour une Union européenne fédérale et débarrassée des populismes, Bernard Henri Lévy a écrit une « pièce de théâtre » qu’il joue tout seul et qu’il va interpréter partout où il peut.

    Or voici qu’il découvre les limites de la démocratie si le peuple ne vote pas comme il faut et si la populace à gilet jaune se met en travers du mouvement de l’histoire :

    Le populisme est d’abord une forme de découragement démocratique. Nos démocraties sont devenues folles et beaucoup de gens sont déboussolés. Mais arrêtons de sacraliser le peuple. En Europe, le peuple ne doit pas être le seul souverain ! Ou, s’il l’est, il doit l’être comme tous les autres souverains: avec des limites, des bornes à sa toute-puissance. La démocratie a besoin de transcendance.

    L’athée que je suis croit à la force des religions, à la force de l’inspiration, à ce qui dépasse les hommes. Si l’on répète: le peuple, le peuple, le peuple… on va tout droit vers une crise de civilisation. Le peuple a aussi ses caprices et les leaders démagogues flattent son bon plaisir.

    Le peuple ne doit pas être le seul souverain, la démocratie a besoin de transcendance. En effet. Et voici BHL qui parle comme Jean-Paul II ? Hélas non. Car l’athée qu’il est ne fait aucunement appel à une véritable transcendance, pas même à la loi naturelle qui transcende la démocratie (Antigone). Sa seule référence soi-disant transcendante est idéologique. Pauvre « transcendance » qui n’est que le diktat du politiquement correct européiste…

  • En Autriche

    Le ministre autrichien de l'Intérieur, Herbert Kickl, du FPÖ, est au centre d’une intense polémique parce qu’il a déclaré avant-hier soir à la télévision :

    « Je crois au principe selon lequel la loi doit suivre la politique et non la politique la loi. Or il existe des constructions juridiques étranges, certaines très anciennes, nées dans des contextes très différents et qui nous empêchent de faire ce qu'il faut. »

    Et il a ajouté qu’il souhaitait « mener un débat » sur le sujet.

    L’opposition libérale et sociale-démocrate a vu dans ces propos une attaque contre la Convention européenne des droits de l'homme. Le chef de l'Etat Alexander Van der Bellen lui-même s’est fendu d’un tweet vengeur : « La Convention européenne des droits de l'homme occupe depuis 59 ans un rang constitutionnel en Autriche. La mettre en cause serait mettre fin au consensus fondamental de la Deuxième République. »

    « Le ministre de l'Intérieur a gravement porté atteinte à l'Etat de droit en Autriche », déclare le SPÖ, alors que Herbert Kickl avait pris soin de préciser que son propos s’inscrivait naturellement dans le respect de l’état de droit.

    Aujourd’hui, le président du Tyrol, Markus Abwerzger (FPÖ), a pris la défense du ministre : «  Si vous souhaitez que les demandeurs d’asile ayant un casier judiciaire avec voies de fait, harcèlement sexuel, infraction aux stupéfiants, restent en Autriche, vous pouvez tranquillement prendre le train de l’horreur. Trois récents assassins présumés étaient des demandeurs d’asile avec un tel casier judiciaire. »

  • Politicaillerie

    Le Parlement européen a adopté mercredi une liste de recommandations pour la réforme des procédures d’autorisation des pesticides. Le rapport a été adopté à une très large majorité (526 contre 66 et 72 abstentions), pour la bonne raison qu’il a fait l’objet d’un accord entre les groupes des deux rapporteurs (PPE et Verts) et les sociaux-démocrates sur le rejet des 148 amendements proposés par le groupe d’extrême gauche et les eurosceptiques de droite.

    L’accord comportait que les Verts abandonnent la recommandation d’interdiction du glyphosate. (Non, ce n’est pas une blague.)

    Or le rapport fait précisément suite à la controverse sur le glyphosate, et sa principale origine est donc la (juste) exigence des Verts d’interdire ce poison.

    Non seulement les Verts se sont reniés, mais le rapport ne sert à rien puisqu’il avait pour mission première de traiter du problème du glyphosate.

    Ainsi va le Parlement européen, et ses profiteurs qui n’ont ni convictions ni même reste de conscience.