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Europe - Page 5

  • Seule la Hongrie ?

    A l’approche du conseil européen des 14 et 15 décembre, c’est haro sur la Hongrie, le pays qui refuse obstinément l’ouverture des négociations d’adhésion de l’Ukraine, le seul pays qui s’oppose à la marche inéluctable de l’histoire et à la solidarité contre l’agresseur russe…

    Mais c’est faux. On sait très bien pourquoi la Hongrie d’Orban est le bouc émissaire, mais elle n’est pas le seul pays. La Slovaquie est également contre l’ouverture des négociations.

    Et le chancelier autrichien, Karl Nehammer, rappelle que son pays l’est aussi, et c’est une déclaration officielle devant la commission des affaires de l’Union européenne de la chambre des députés : « L’Autriche n’acceptera pas d’entamer des négociations d’adhésion avec l’Ukraine dans les conditions actuelles. En particulier, il ne devrait pas y avoir de favoritisme à l’égard de l’Ukraine par rapport à la Bosnie-Herzégovine, qui a également entamé des négociations d’adhésion. » « L’Ukraine et la Moldavie devraient se voir offrir la possibilité d’adhérer à l’Union européenne en signe de solidarité », a-t-il ajouté, mais toute « procédure accélérée » doit être exclue.

  • Ingérence

    « L'ambassade des États-Unis s'est immiscée dans les affaires intérieures slovaques », a dénoncé Robert Fico devant le Parlement de son pays. C’est à propos du projet de réforme judiciaire. « C'est inadéquat et je ne souhaite pas qu'il y ait de tension entre le bureau du gouvernement de la République slovaque et l'ambassade des États-Unis à Bratislava. Je ne veux pas que la qualité de ces relations soit la même que celle que nous voyons peut-être à Budapest », a-t-il dit, ajoutant qu’il demanderait à l’ambassadeur de s'abstenir de faire des déclarations similaires et qu’il souhaitait que les États-Unis considèrent la Slovaquie comme un pays souverain.

    Voici le texte intégral de la déclaration de l’ambassade américaine. Il s’agit en effet clairement d’une ingérence dans les affaires d’un pays souverain, et même dans les affaires de l'UE. Ce pourrait être du Soros pur jus.

    Les États-Unis sont d'accord avec la Commission européenne pour dire que la portée étendue des amendements prévus pour le bureau du procureur spécial et les autres réformes proposées nécessitent une analyse approfondie et solide.  Nous soutenons la recommandation de la Commission européenne de ne pas faire avancer les amendements prévus ni de recourir à une procédure accélérée sans une consultation adéquate et approfondie des parties prenantes au niveau national et européen, ainsi que de la Commission de Venise du Conseil de l'Europe.  Les États-Unis restent déterminés à soutenir l'État de droit et à favoriser la transparence de la gouvernance en Slovaquie.  Nous sommes prêts à soutenir la Commission européenne et la République slovaque dans leurs efforts pour renforcer ces valeurs fondamentales dans l'intérêt de tous les citoyens.

  • "Isolée"

    Il n’y a pas que la Russie qui soit « isolée », selon la propagande occidentale. La Turquie l’est aussi, si l’on en croit le rapporteur sur la Turquie au Parlement européen, Nacho Sanchez Amor. (Mais qui croit encore ces gens-là ?)

    Ce monsieur Sanchez Amor (mais non, ce n’est pas un pseudo), a dit cela lors d’une conférence de presse à Istanbul : « Éviter d’utiliser un ton agressif et menaçant est facile, à effet immédiat et gratuit… Vous êtes entièrement isolée. Votre seul véritable ami est l’Azerbaïdjan. Nous attendons un nouveau ton... »

    Ça me fait penser à la fameuse phrase de Borrell sur l’Union européenne qui est un jardin que nous avons réalisé et qui fonctionne harmonieusement, quand tout ce qui est en dehors de l’UE est une jungle menaçante.

    L’idéologie de l’UE a gagné un nouveau concept : tous les pays qui sont en dehors, tous les pays de la jungle, sont « isolés ». C’est une façon de conjurer la menace que fait planer la jungle sur le jardin...

  • Guignols

    Le ministre tchèque de l’Industrie et du Commerce, Jozef Síkela, confirme que Prague va demander une exemption sur la suspension des importations d’acier russe jusqu’en 2028, parce que son pays ne peut pas remplacer la Russie par un autre fournisseur.

    La Tchéquie est l’un des pays les plus hystériquement russophobes. Son président multiplie les déclarations incendiaires, et son gouvernement fait tout ce qu’il peut pour aider militairement l’Ukraine conte « les envahisseurs ». Et il vote avec enthousiasme toutes les sanctions contre les Russes, qui ne sont jamais assez sévères.

    — Mais, s’il vous plaît, on voudrait la poursuite de la dérogation déjà obtenue sur l’acier, parce qu’on a toujours besoin de l’acier russe…

    Auparavant, on avait appris que les Tchèques auront importé de Russie cette année 65% de leur pétrole, contre 56% l’année précédente.  Là encore c’est une dérogation aux sanctions qui le permet, parce que l’oléoduc traverse l’Ukraine et que l’Ukraine gagne beaucoup d’argent à faire transiter le pétrole russe…

  • Ursule

    Déclaration d’Ursule de la Hyène hier lors d’une conférence organisée par Politico :

    « Je suis très impressionnée par les réformes profondes et structurelles que l'Ukraine entreprend tout en menant une guerre existentielle. Ils ont rempli toutes les conditions nécessaires pour la quasi-totalité des sept exigences que nous leur avons demandées lorsqu'ils sont devenus un pays candidat. »

    Certes. L’Ukraine a interdit les partis d’opposition, les médias d’opposition, la langue que parle la majorité de la population. L’Ukraine est en voie d’interdire la religion de la majorité de la population, et en attendant favorise la persécution des croyants, des prêtres et des évêques. L’Ukraine se vante d’avoir détruit dix millions de livres pour le seul motif qu’ils étaient écrits en russe. L’Ukraine détruit méthodiquement son passé russe et supprime la culture russe, y compris dans ses universités. La corruption continue à tous les étages, et la cocaïne est un produit de consommation courante dans les cercles dirigeants. L’économie est en ruine, et le pays ne survit que par l’injection de milliards de dollars américains.

    En effet, l’Ukraine est donc en pointe dans la mise en œuvre des valeurs européennes. Peut-être manque-t-il encore le mariage des personnes de même sexe, mais la propagande LGBT est telle que ça ne devrait pas tarder.

  • Leur Europe

    Le Parlement européen a adopté mercredi une résolution contenant ses propositions de réforme des traités de l’UE.

    C’est sans surprise : chaque réforme accroît les domaines de compétence de Bruxelles et diminue symétriquement la souveraineté des Etats. Et bien sûr on nous fait comprendre qu’il faudra bien en arriver au vote à la majorité qualifiée dans presque tous les domaines dans une UE à 35 ou 37 membres…

    Le Parlement européen demande les compétences partagées dans ces nouveaux domaines : « les menaces sanitaires transfrontalières, y compris la santé et les droits sexuels et génésiques, la protection civile, l’industrie et l’éducation  ».

    Compétences partagées veut dire que les Etats peuvent décider… si Bruxelles ne se saisit pas de la question… On voit, dans ce que demande le Parlement, que Bruxelles pourrait établir la dictature sanitaire (ce qui ne changerait pas grand-chose, d’autant que la Commission d’Ursule a déjà largement anticipé la chose pour ce qui a été du marché des injections anti-covid, mais on voit ici que c’était donc alors véritablement illégal) ; on voit aussi que Bruxelles pourra imposer le « droit à l’avortement » (car cela fait partie des « droits génésiques ») ainsi que le « mariage » des personnes de même sexe (ce sont les « droits sexuel »), afin d’en finir avec les rares Etats qui continueraient de ne pas célébrer la culture de mort.

     Il s’agit aussi de « développer davantage les compétences partagées dans les domaines de l’énergie, des affaires étrangères, de la sécurité extérieure et de la défense, de la politique des frontières extérieures et des infrastructures transfrontières ». Autrement dit dans les domaines régaliens : il ne reste quasiment plus rien des souverainetés nationales.

    Et pour parachever la dictature, la Commission européenne s’appellera officiellement « exécutif européen » (comme elle est définie dans les traités actuels), et son président sera appelé « président de l’Union européenne ». Et c’est ce « président de l’UE » (mais il sera « démocratiquement élu » par le Parlement européen) qui nommera lui-même les commissaires européens « en fonction de ses préférences politiques »… Donc ce sera un président de l’UE avec son gouvernement politicien. Qui décidera de tout.

    Il convient toutefois de remarquer que la résolution a été adoptée à une faible majorité relative : 291 voix, contre 274 et 44 abstentions. En grande partie parce que beaucoup de députés PPE ont renâclé. Mais pas assez…

  • Tchèque fou

    Propos du président tchèque Petr Pavel :

    « Tout le monde perçoit la Russie comme la menace numéro un en Europe. Nous en concluons que nous devons vraiment nous préparer à répondre à cette menace. Toutes les armées prennent cette menace au sérieux. Toutes les armées se préparent à l'éventualité d'un conflit de haute intensité en Europe. »

    Réponse de Dmitry Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine :

    « Nous avons entendu de nombreuses déclarations hystériques en provenance de Prague au cours des dernières années. Cela ne donne pas une bonne image des dirigeants de la République tchèque, mais c'est la génération d'hommes politiques qu'ils ont, et c'est plutôt leur problème. La Russie n'est pas une menace pour l'Europe, c'est l'Europe qui est une menace pour la Russie. Et l'Europe, qui est un continent contrôlé par les États-Unis, je veux dire l'UE, est celle qui participe à l'OTAN, qui se rapproche de nos frontières avec toute sa puissance militaire. C'est un fait évident. C'est ce qui constitue une menace pour nous et ce qui nous pousse à faire ce que nous faisons maintenant. »

  • Pays-Bas

    Alors qu’on ne parlait plus de Geert Wilders depuis longtemps, du moins chez nous, voilà que son parti a remporté les législatives anticipées, avec 37 sièges. Horreur et damnation. Geert Wilders est contre l’immigration, contre l’islamisation, europhobe, climatosceptique, etc. il est même contre l’aide militaire à l’Ukraine, c’est dire…

    L’alliance gaucho-écolo du grand ex-commissaire européen Frans Timmermans, donneur de leçons planétaire, n’a que 25 sièges, et le parti du Premier ministre Rutte (du parti européen macroniste Renew) seulement 24, 10 de moins que dans l’hémicycle précédent.

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    Euractiv a réactivé le vieux réflexe des couleurs expressives. Les partis de gauche sont ornés de jolies couleurs pastel et printanières, mais plus on va vers la droite plus c’est sombre, et ça devient carrément noir avec le parti de Geert Wilders…

    Le titre de l’article c’est : « Les “mini-Trumps” de l’UE se réjouissent de la victoire de Geert Wilders aux Pays-Bas. » Sic. Les “mini-Trumps”, selon le site européiste, c’est l’AfD, Viktor Orban, Santiago Abascal (Vox), Matteo Salvini, et « la dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen du Rassemblement national ».

  • Obscène Ursule

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    Dix ans de dignité.

    De fierté.

    De combat pour la liberté.

    Les froides nuits d’hiver d’Euromaïdan ont changé l’Europe à jamais.

    Aujourd’hui, c’est plus clair que jamais.

    L’avenir de l’Ukraine est dans l’Union européenne.

    L’avenir pour lequel le Maïdan s’est battu a enfin commencé.

  • Orban attaque

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    Le 23 octobre, jour anniversaire du soulèvement de 1956, Viktor Orban avait dit dans son discours que l’Union européenne était comme une « mauvaise parodie contemporaine » de l’Union soviétique, et il avait ajouté : « Il fallait danser sur l’air que Moscou sifflait. Même si Bruxelles siffle, nous dansons comme nous le voulons et, si nous ne le voulons pas, nous ne dansons pas. »

    Vendredi, le gouvernement hongrois a lancé une nouvelle « consultation » populaire sur ce thème. « Ne dansons pas sur l’air qu’ils sifflent », dit l’affiche qui montre Ursule et Soros junior.

    11 questions sont posées au citoyen « sur la défense de notre souveraineté ». Les premières concernent des mesures de sauvegarde des revenus et du pouvoir d’achat des familles, qui sont menacées par Bruxelles. Une autre concerne les « ghettos de migrants » que « Bruxelles veut créer aussi en Hongrie ». Plusieurs questions concernent l’Ukraine : s’il faut y envoyer davantage d’armes et d’argent, et accepter le pays dans l’UE, et accepter ses céréales transgéniques. Les deux dernières questions sont plus liées à la figure de Soros : « Bruxelles veut abolir la loi de protection des enfants » (notamment contre la propagande LGBT), et « Ils veulent influencer la politique hongroise en utilisant de l’argent de Bruxelles et de l’étranger ».