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Europe - Page 5

  • Socialistes

    Syed Kamall est chef de la délégation du parti conservateur britannique au Parlement européen, et président du groupe CRE. En réponse à un propos sur les « extrémistes de droite » dans un débat sur le Brexit, il a fait un rapprochement entre les socialistes et les nazis. Ce qui a suscité un tollé, nous dit-on, et le vice-président de la Commission Frans Timmermans l’a traité d’idiot. Et Syed Kamall s’est excusé.

    Il semble que plus personne ne se souvienne que nazi est la contraction de national-socialiste

    (Une autre remarque au passage : Syed Kamall, chef des représentants britanniques de droite au Parlement européen, est un musulman pratiquant.)

  • Un revers…

    Voici ce que Le Monde a titré en commentaire des élections locales (municipales, cantonales, régionales) en Pologne :

    Screenshot_2018-10-25 Le parti ultraconservateur au pouvoir subit un revers aux élections locales.png

    Maintenant, voici la carte des résultats aux élections régionales en 2010, 2014, 2018 : le « parti ultraconservateur » était arrivé en tête dans 2 régions en 2010, dans 5 régions en 2014, cette année il est arrivé en tête dans 9 régions.

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    En 2014 le « parti ultraconservateur » n’avait pu diriger que l’unique région où il avait obtenu la majorité absolue. Désormais il a la majorité absolue dans 6 régions, et il semble qu’il puisse diriger une coalition dans une 7e région, celle de Basse-Silésie (près de 3 millions d’habitants). (A noter que la coalition de la Plateforme civique - KO- n'a la majorité absolue que dans une seule région et ne peut gouverner les autres qu'avec l'appui du "parti paysan". A noter aussi que les socialistes sont toujours aux abonnés absents.)

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    En ce qui concerne les cantonales, ces cartes se passent de commentaire sur le « revers » subi par le « parti ultraconservateur » (en bleu) :

    cantonales PL 2018-2014.jpeg

    Pour ce qui concerne les grandes villes, le « parti ultraconservateur » n’en avait aucune, et il semble (même s’il faut attendre le second tour) qu’il n’en aura toujours aucune. Ce qui ne constitue pas un « revers », mais tout de même une mauvaise nouvelle, parce que cela montre que se creuse un fossé entre la Pologne rurale catholique et la Pologne urbaine libérale européiste et acquise à la culture de mort. Le nouveau premier adjoint de la ville de Varsovie est un militant LGBT. Parmi les nouveaux élus libéraux de Varsovie il y a aussi Monika Jaruzelska, la fille du général Jaruzelski, qui s’est donné pour mission de défendre la mémoire de son père et les retraités de la police politique qui ont vu leurs retraites privilégiées ramenées au taux commun de la sécurité sociale…

    Un dernier mot sur « le revers du parti ultraconservateur » : il a obtenu 34,2% des voix aux régionales, ce qui est un record absolu, tous partis confondus, depuis la fin du communisme.

  • UE

    C’est une première, nous dit-on : la Commission européenne a rejeté le projet de budget du gouvernement italien et lui a lancé un ultimatum : il a trois semaines pour le revoir. Ce qui est impossible, puisque ce budget est le résultat d’un difficile compromis longuement négocié entre la Ligue et le M5S.

    Juste à la fin du discours du commissaire Moscovici qui lançait l’ultimatum, le député européen italien Angelo Ciocca, de la Ligue, est monté à la tribune, s’est déchaussé et a piétiné le texte du discours :

    « A Strasbourg, j'ai piétiné (avec une semelle made in Italy !!!) la montagne de mensonges que Moscovici a écrite contre notre pays !!! L'Italie mérite le respect, et ces euroimbéciles devront le comprendre : nous ne baisserons plus la tête !!! J’ai bien fait ? »

    Le commissaire a réagi : « Ceux qui écrasent des textes et des décisions à coup de chaussure ne respectent ni les règles, ni les institutions, ni la démocratie. »

    Et ce matin, sur Europe 1, il a traité Angelo Ciocca de « fasciste ». Ben tiens…

    Angelo Ciocca s’est fait connaître en 2010 quand il a été élu conseiller régional de Lombardie avec le plus grand nombre de préférences personnelles jamais vues dans cette région (ce sont des scrutins de liste mais on peut dire qui on préfère sur la liste).

  • Décommunisation !

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    Début octobre, des activistes de gauche se disant « Les Citoyens de la République » ont accroché devant la Cour suprême de Pologne cette banderole avec le mot « Constitution », sous-entendu : Respectez la Constitution.

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    En réponse, l’équipe de Tysol, l’hebdomadaire du syndicat Solidarność, a déployé sur la façade de ses locaux une banderole similaire mais avec le mot : « Décommunisation ». En reprenant le graphisme du Konstytucja devenu image de ralliement des opposants, avec le blanc et le rouge du drapeau polonais. Le slogan dit que la Constitution concerne toi (ty) et moi (ja), donc tout le monde. La réponse de Solidarność dit que la décommunisation, moi (ja) je suis pour (za) :

    Screenshot_2018-10-23 Jak powstał plakat protestu 'Konstytucja' .png

    Commentaire de notre ami Bertrand qui m’envoie le lien sur ces photos :

    En voulant saboter une réforme parfaitement conforme au texte de la Constitution polonaise, votée par une majorité démocratiquement élue et reprenant des solutions existant dans d'autres pays de l'UE, la Commission de Bruxelles prend le parti d'une opposition qui prétend défendre la Constitution (écrite par les communistes) mais en vérité veut protéger les petits et grands arrangements ainsi que les postes des bénéficiaires d'un système d'un autre âge. Le syndicat Solidarnosc, dont il est inutile de rappeler les mérites dans la lutte contre le communisme, défend la réforme et demande – symboliquement - la "décommunisation" du tribunal. C'est à dire le respect de la loi et le départ à la retraite des juges qui ont dépassé 65 ans... Assistons-nous à la naissance d'un nouveau combat de "Solidarité" contre un autre totalitarisme ?

  • Crétin de Bruxelles

    Le commissaire Moscovici, qui est commissaire aux questions économiques, et qui en tant que tel n’est censé rien devoir dire sur la situation politique française, a cru bon de donner son grain de sel sur les démêlés de Mélenchon avec la justice et avec les médias. Il a dit hier sur France Inter :

    « Il se comporte comme tous ces populistes dans les démocraties illibérales, c’est-à-dire qu’il pense qu’on arrive au pouvoir par les urnes, mais qu’ensuite il va combattre les libertés. Ce qu’il a fait sur la presse, ce qu’il a fait sur la justice, c’est pas très différent de ce qui se passe avec Orban et Kaszynski. »

    J’ai lu et relu ce propos. Il n’a strictement aucun sens, quel que soit le côté par lequel on le prenne. C’est de la pure diffamation des uns et des autres, par un commissaire qui jouit de l’immunité et peut donc dire n’importe quoi jusqu’à insulter des dirigeants politiques de l’Union européenne.

    Ou alors il n’y a pas que Juncker qui force sur la bouteille…

  • En Pologne

    Il y avait des élections locales hier en Pologne. Les résultats officiels ne seront connus que demain. On sait toutefois que le PiS a conforté sa majorité dans les régions rurales, et que les libéraux ont conforté la leur dans la majorité des grandes villes, notamment à Varsovie où le maire sortant a été réélu dès le premier tour. « L’ampleur de notre victoire n’est pas celle que nous attendions, dit un député européen du PiS à Reuters : il y a eu une extraordinaire mobilisation de l’autre côté, à cause de la polarisation » de la société.

    Vendredi, la Cour de Justice de l’Union européenne a pris une ordonnance par laquelle elle « fait provisoirement droit à toutes les demandes de la Commission » européenne sur la loi concernant les juges de la Cour suprême « avant que la Pologne n’ait présenté ses observations ». A cause de « l’urgence »… Concrètement elle exige la suspension de l’application de la loi sur le départ à la retraite des juges de la Cour suprême. Le gouvernement polonais a déclaré aussitôt qu’il se conformerait à cette exigence. Ainsi, ce matin, six juges de la Cour suprême sont triomphalement revenus dans leurs bureaux. 6 sur les 23 qui avaient dû prendre leur retraite en juillet dernier.

    Addendum

    L'ancienne présidente de la Cour suprême demande aux autres juges de revenir à leurs bureaux...

  • En Suisse

    Il y aura un référendum en Suisse le 25 novembre prochain sur une initiative populaire intitulée « Le droit suisse au lieu de juges étrangers (initiative pour l'autodétermination) ».

    Elle vise à modifier la Constitution afin d’y inscrire la primauté du droit constitutionnel suisse sur les traités internationaux.

    Le Conseil fédéral (gouvernement) et le Parlement sont contre l’initiative pour diverses raisons qui ne tiennent pas debout, sauf la… dernière invoquée qui est que l’initiative « affaiblit la CEDH ». Car la Cour européenne des droits de l’homme fait partie des dieux de notre temps et vouloir « l’affaiblir » ressortit du blasphème…

    Christophe Blocher, 78 ans, qui n’est plus à la tête de l’UDC, mais qui est très présent dans la campagne, explique en quoi les premiers arguments du Conseil fédéral sont ineptes (à une exception près), et ne cache pas qu’en effet l’initiative vise à ce que la Cour européenne des droits de l’homme ne puisse plus imposer ses diktats à la Suisse. Tous les droits de l’homme sont dans la Constitution, souligne-t-il. Mais « je ne comprends pas que cette Cour des droits de l’homme puisse par exemple s’immiscer dans notre droit sur les assurances et décider qu’une caisse maladie devrait prendre en charge une opération de chirurgie esthétique ».

    Les autorités politiques et économiques prétendent que l’initiative met en péril des centaines d’accords internationaux, puisqu’ils devraient tous être revus selon le principe de la supériorité de la Constitution suisse. Christophe Blocher montre que c’est faux, à l’exception d’un seul : celui sur la libre circulation des personnes. Or il doit être renégocié, puisqu’il y a eu un référendum qui l’exige. Il s’agit ici, bien sûr, du contrôle de l’immigration.

    Toutes les institutions et tous les partis, en dehors de l’UDC, appellent à voter contre l’initiative. Mais Christophe Blocher rappelle qu’en 1992 c’était déjà le cas pour le référendum sur l’adhésion de la Suisse à l’Espace économique européen ; l’accord avait déjà été signé, mais les Suisses l’ont rejeté.

    La prochaine bataille pourrait être sur l’accord institutionnel avec l’UE, qui est bloqué pour l’instant. Christophe Blocher commente : « Nous sommes prêts pour cette bataille. C’est la mission de ma vie que d’empêcher l’adhésion rampante de la Suisse à l’UE. »

  • Petit à petit…

    Le procureur général de Pologne, Zbigniew Ziobro, qui est aussi le ministre de la Justice, a demandé à la Cour constitutionnelle si l’article 267 du traité de l’UE est compatible avec la loi fondamentale de la Pologne.

    Techniquement, l’article 267 permet aux juges de demander à la Cour de Justice de l’UE de statuer sur des questions qui relèvent de l’interprétation des actes de l’UE.

    Concrètement, des juges polonais (pas seulement ceux de la Cour suprême visés par la nouvelle loi sur leur retraite) ont saisi la Cour de Justice de l’UE sur les nouvelles lois polonaises concernant la Justice.

    En fait, Zbigniew Ziobro demande à la Cour constitutionnelle si le traité de Lisbonne viole la souveraineté de la Pologne.

    Or c’est une question taboue. A tel point que l’opposition l’accuse de vouloir quitter l’UE.

    Zbigniew Ziobro répond que la Cour constitutionnelle allemande a statué sur la question en 2009 et que la Pologne veut seulement que son statut ne soit pas inférieur à celui de l’Allemagne.

    Intéressante référence. En effet, en 2009, la Cour constitutionnelle allemande, dans un arrêt passé sous silence, avait déclaré que le traité de Lisbonne était contraire à la Constitution allemande en ce qu’elle méconnaissait les droits du Parlement allemand. Et donc que l’Allemagne ne pouvait pas ratifier le traité avant d’avoir promulgué une loi affirmant les droits du Parlement dans les affaires de l’UE.

    Personne n’a entendu parler de l’arrêt de 2009, et personne n’a fait attention à la loi qui a été effectivement votée, qui est très en retrait par rapport à ce que disait la Cour constitutionnelle.

    En bref, l’Allemagne s’est discrètement soumise. Mais il est intéressant de voir que le gouvernement polonais exhume cet épisode pour contester à son tour la primauté des institutions européennes sur la Constitution des Etats.

  • Logique

    La Cour européenne des droits de l'Homme a jugé irrecevable la requête introduite en 2015 par 146 maires et adjoints qui dénonçaient l'atteinte à leur "liberté de conscience" que constituait l'obligation de "marier" des invertis.

    Ils invoquaient l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'Homme qui proclame le "droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion".

    La CEDH n’a délégué qu’un seul juge pour répondre aux 146 maires que leur recours était irrecevable puisqu’ils exercent leurs fonctions au nom de l'Etat français et n'agissent donc pas en tant que particuliers.

    La CEDH juge selon les lois existantes : en tant que représentant de l’Etat, vous n’avez pas d’autre droit que d’appliquer la loi.

    C’est d’ailleurs ce que font ces maires après leur « baroud d’honneur ».

  • Un milliard

    Il y a une multitude de réunions en tout genre au Parlement européen, chaque jour de session, et l’on ne nous en dit rien en général. Mais EUobserver croit nécessaire de nous informer que hier a eu lieu, parmi les 11 débats (sic) de la seule Commision des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, l’examen d’un projet de rapport de Bodil Valero (Suédoise Verte) relatif au programme Droits et valeurs et son financement dans le budget à long terme qui doit commencer en 2021.

    Bodil Valero propose dans son rapport que le programme de promotion des valeurs démocratiques et de la société civile soit presque doublé, à hauteur de 1 milliard d’euros.

    Vous avez bien lu : 1 MILLIARD d’euros pour faire, sous couvert des « valeurs démocratiques », la propagande pour l’européisme et les droits LGBT (c’est devenu indissociable), et contre les méchants populistes.