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Europe - Page 5

  • Sans surprise

    L’avocat général de la Cour de justice de l’UE, Yves Bot, « propose » à la Cour de rejeter les recours introduits par la Slovaquie et la Hongrie contre la « relocalisation » forcée des « migrants ».

    En bref, la décision de l’UE est en effet illégale, mais le traité permet de telles décisions…

    « La mission des avocats généraux consiste à proposer à la Cour, en toute indépendance, une solution juridique dans l'affaire dont ils sont chargés », et leurs conclusions « ne lient pas la Cour de justice ». Mais en général la Cour conclut comme a dit l’avocat général. C’est plus pratique.

  • Acharnement

    Mercredi dernier, la Commission européenne avait donné une semaine à la Pologne pour répondre à son exigence de suspension des trois lois réformant la justice.

    Compte tenu du veto présidentiel à deux de ces lois, mais aussi du fait qu'elles vont néanmoins revenir devant le Parlement, la Commission envoie aujourd'hui à la Pologne une nouvelle « recommandation », lui donnant un mois pour répondre.

    En outre, la Commission déclenchera une procédure d’infraction dès la publication officielle de la loi qui n’est pas visée par un veto présidentiel.

    Enfin, si des juges de la Cour suprême sont mis à la retraite ou révoqués, « la Commission est prête à déclencher immédiatement la procédure de l’article 7 ». Celle que les médias appellent bêtement « l’arme nucléaire » alors qu’elle n’a aucune chance d’aboutir.

  • Viktor Orban

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    Traduction de quelques extraits du compte rendu officiel du discours de Viktor Orban en clôture de l’université d’été et camp d’étudiants de Tusnádfürdő, le 21 juillet.

    (…)

    M. Orbán a déclaré que le fait nouveau le plus important au cours des douze derniers mois a été le renforcement de la coopération entre les pays membres du Groupe de Visegrád (V4). Il a déclaré que Varsovie, Prague, Bratislava et Budapest parlent d'une seule voix. C'est quelque chose de très intéressant, a-t-il observé, que « les Polonais enthousiastes, les Tchèques toujours prudents, les Slovaques posés et les Hongrois romantiques » soient capables de parler le même langage.

    Pour illustrer l'ampleur du changement au cours de la dernière année, il a noté que si le premier discours majeur du président américain Barack Obama à l’étranger avait été au Caire en 2009, le premier discours important de Donald Trump à l'étranger a été à Varsovie, où il a demandé que « tous se battent comme les Polonais - pour la famille, pour la liberté, pour le pays et pour Dieu ».

    L'émergence de Trump, a-t-il ajouté, a rendu visible la lutte entre l’élite supranationale ou « globale » - et les dirigeants nationaux patriotes. Dans cette lutte, a déclaré M. Orbán, la Hongrie est du bon côté: celui des patriotes.

    (…)

    Il a souligné qu'un pays pour être fort ne peut pas être en déclin démographique, car seuls les pays qui sont biologiquement capables de se maintenir survivront. Pour que la Hongrie devienne un tel pays, le nombre moyen d'enfants par famille devrait être de 2,1. L’Etat ne peut y aboutir qu’en créant un environnement familial, a-t-il expliqué. L'argent que la Hongrie consacre au soutien à la famille est pris de sociétés multinationales sous la forme d'un certain nombre de taxes, a-t-il souligné. (…) « Nous prenons une partie de leurs gros bénéfices pour le donner à ceux qui travaillent et élèvent des enfants, assurant ainsi l'avenir de la nation », a-t-il expliqué.

    Une autre caractéristique de l’Etat fort mentionnée par M. Orbán est la sécurité publique, qui comprend la défense des frontières et la prévention des attaques terroristes. Il a noté qu'il est tout aussi important de préserver l'identité culturelle et d'organiser la future nation hongroise en une seule communauté.

    (…)

    En ce qui concerne l'avenir de l'Europe, le Premier ministre a déclaré qu'au cours des prochaines décennies, la question principale consistera à savoir si l'Europe pourra rester le continent des Européen - et, dans ce cadre, si la Hongrie restera le pays des Hongrois.

    (…)

    Selon le Premier ministre, l’immigration n'est pas la réponse aux problèmes économiques. Tenter de résoudre les pénuries de main-d'œuvre par l'immigration c’est comme un naufragé qui boit de l'eau de mer, a-t-il déclaré: « C'est aussi de l'eau, mais cela ne fait qu’ajouter au problème. » Il a souligné que les cultures des immigrants contrastent fortement avec la culture européenne; il a cité l'exemple de l’objectif de la culture européenne d'égalité entre les hommes et les femmes, par opposition à la position subordonnée des femmes dans la culture islamique. Le Premier ministre a ajouté que les communautés musulmanes considèrent leur propre culture comme étant plus forte que la culture chrétienne, et une culture plus forte n'améliorera jamais les coutumes de la société plus faible. Par conséquent, la rééducation et l'intégration basée sur la rééducation ne peuvent jamais être couronnées de succès, a déclaré M. Orbán.

    « Il nous est impossible de faire preuve de solidarité avec les idéologies, les personnes et les groupes ethniques qui se proposent de changer la culture européenne [...] Nous ne devons pas faire preuve de solidarité avec les groupes et les idéologies qui vont à l'encontre des objectifs de La vie et de la culture de l’Europe, car cela ne peut que conduire à la ruine », a déclaré M. Orbán.

    (…)

    Il a observé qu'à Bruxelles a été nouée une alliance entre l'élite de la bureaucratie de l’UE et l'empire de George Soros, contraire à la volonté du peuple européen. Il a ajouté qu'il existe un plan Soros qui comprend quatre points: chaque année, un million de migrants doivent être amenés en Europe; chacun d'entre eux doit recevoir une somme en euros équivalant à 4,5 millions de forints [15.000 €]; les immigrants doivent être répartis entre les pays de l'UE; et une agence d'immigration européenne doit être mise en place, ce qui priverait les États-nations de leurs pouvoirs de décision sur les questions liées aux migrants. Le Premier ministre a déclaré que pour que l'Europe survive et reste le continent européen, elle doit recouvrer sa souveraineté de l'empire de George Soros et doit alors réformer l'UE.

    (…)

    M. Orbán a déclaré que les partis démocratiques chrétiens en Europe « sont devenus non chrétiens », satisfaisant simplement aux attentes des médias libéraux et de l'intelligentsia; Il a ajouté que les politiques de gauche ont également perdu du terrain.

    "L'Europe est en train d'être préparée pour que son territoire soit donné à une Europe nouvelle, mixte, islamisée », a déclaré le Premier ministre. Afin de rendre le continent « prêt pour le transfert », a-t-il dit, l'Europe est actuellement déchristianisée, les identités de groupe prennent la priorité sur les identités nationales et des efforts sont faits pour remplacer la gouvernance politique par la bureaucratie.

    C'est pourquoi les élections générales en Hongrie l'année prochaine peuvent être particulières, a-t-il noté, car la Hongrie est le pays qui, avec l'aide du V4, a arrêté l'invasion des migrants qui inondait l'Europe. M. Orbán a déclaré que, tant qu'il serait le Premier ministre de Hongrie, la clôture de la frontière restera et protégera les frontières. Il a souligné que l'opposition hongroise, cependant, déclare ouvertement que si elle arrive au pouvoir elle démembrera la clôture, acceptera l'admission et la relocalisation obligatoire des migrants et sera prête à donner à l'Europe un nouvel avenir avec un mélange de population.

    Une autre question en jeu dans les élections, a-t-il dit, est le pouvoir cédé à Bruxelles: l'opposition donnerait à Bruxelles plus de pouvoir, tandis que l'alliance gouvernementale Fidesz-KDNP cherchera à rapatrier les « pouvoirs qui nous ont été dérobés furtivement et illégalement ». Les bureaucrates de Bruxelles et George Soros ont également un intérêt particulier à affaiblir l'Europe centrale, a-t-il déclaré, car ils le considèrent comme un obstacle à la mise en œuvre du plan Soros. Il y a des forces en Europe qui veulent qu'un nouveau gouvernement soit installé en Hongrie, a-t-il noté, car il serait ainsi possible d'affaiblir le V4.

    (…)

    Au début de son discours, le Premier ministre avait observé que, il y a 27 ans, tout le monde pensait qu'il était évident que les Hongrois devraient s’assimiler et s'adapter à tous les égards au monde occidental qui s'ouvrait à eux, et peu de gens pensaient que « les combattants de la liberté de ce côté-ci du Rideau de fer » pourraient avoir quelque chose à dire à l'Occident. En conclusion de son discours, M. Orbán a relativisé cela en disant: « Il y a vingt-sept ans, en Europe de l'Est, nous croyions que l'Europe était notre avenir. Maintenant, nous estimons que nous sommes l'avenir de l'Europe. »

  • Une lettre de Viktor Orban

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    A Son Excellence Beata Szydło
    Président du Conseil des Ministres de la République de Pologne
    Varsovie

    Chère Madame le Premier ministre !

    N'étant pas surpris, après ce qui s'est déjà produit par le passé, mais néanmoins choqué, j'apprends que la Pologne a été à nouveau insultée et attaquée par la Commission Européenne.

    Ce cas met en évidence un vieux problème. La Commission Européenne issue des dernières élections, sous la direction de Jean-Claude Junker, s'est éloignée du rôle qui lui est assigné par le Traité de l'Union Européenne. Selon le Traité, la Commission est le gardien et le défenseur du Traité et par conséquent, elle n'est pas un organe politique et ne peut pas diriger son travail vers des solutions politiques. Le Traité prévoit que cette tâche est de la compétence d'un organe composé des présidents et des Premiers ministres des pays membres - Le Conseil de l'Union européenne.

    Au nom du gouvernement hongrois, je désire vous assurer, Madame, que la campagne de la Commission Européenne contre la Pologne est profondément contraire aux idées sur lesquelles la Hongrie est fondée, et qui devraient aussi être à la base de l'Union Européenne. Par votre intermédiaire, je souhaite une nouvelle fois assurer la Pologne de l’amitié, de la sympathie et de la solidarité de la Hongrie.

    Budapest, le 20 juillet 2017

    Avec l'expression de mon respect,

    Viktor Orban

    Cette lettre fait suite à la conférence de presse de Frans Timmermans, mercredi, à l’issue de la réunion de la Commission européenne sur la Pologne. Les commissaires ont reporté à la semaine prochaine leur éventuelle décision de sévir contre la Pologne. Mais dans sa conférence de presse, le vice-président de la Commission Frans Timmermmans a une fois de plus tonné contre les lois polonaises qui menacent l’Etat de droit, et « aboliraient ce qui reste de l’indépendance de la justice » dans ce pays si elles devaient être définitivement adoptées et appliquées. « Nous sommes maintenant très près d’activer l’article 7 » du traité européen, a-t-il ajouté, soulignant que cela entraîne la suspension du droit de vote de l’Etat puni au sein du Conseil européen. Il pensait ainsi faire pression sur les députés polonais qui s’apprêtaient à voter la « pire » des lois dont parle Timmermans. Jeudi, les députés polonais ont adopté cette loi, par laquelle c’est le gouvernement qui est habilité à nommer les juges de la Cour suprême (en s’assurant d’un large consensus au Parlement) – ce qui se fait dans de nombreux pays, dont celui de M. Timmermans, comme le lui a fait remarquer une journaliste polonaise.

    Ce même jeudi, Viktor Orban a donc envoyé une lettre de soutien au gouvernement polonais. Par cette lettre, Viktor Orban rappelle en fait (une fois de plus, mais cette fois de façon spectaculaire) que la Hongrie ne votera pas la mise en œuvre de l’article 7.

    Pour déclencher la procédure de l’article 7, il faut déjà une majorité des quatre cinquièmes. Et si l’on en parle tant depuis longtemps sans qu’il ne se passe rien (notamment contre la Hongrie, mais il y a plusieurs années contre l’Autriche), c’est que jusqu’à maintenant il était impossible de réunir une majorité des quatre cinquièmes contre un Etat membre. Quand bien même la Commission réussirait à convaincre assez de gouvernements que la Pologne met en place une effroyable dictature, la deuxième phase de la procédure de l’article 7 est impossible à mettre en œuvre : il y faut l’unanimité des Etats membres. Viktor Orban vient de rappeler que ce n’est pas la peine d’y songer…

    • Un grand merci à Bertrand pour la lettre et sa traduction.

    Addendum

    Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto souligne dans un communiqué (pour les commissaires qui ne voudraient pas comprendre) :

    « Nous sommes aux côtés de la Pologne et nous demandons à la Commission européenne de ne pas outrepasser son autorité. »

    Addendum 2

    Viktor Orban, samedi 22, dans un discours retransmis par la télévision :

    "L'offensive inquisitoriale contre la Pologne ne réussira jamais parce que la Hongrie utilisera tous les moyens légaux dans l'Union européenne pour montrer sa solidarité avec les Polonais"

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  • Feu continu sur la Pologne

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    Dans le cadre de son combat quotidien contre la Pologne, le site européiste Euractiv publie aujourd’hui un article qui donne la mesure de l’ignorance des rédacteurs du « Journal de l’environnement » (climato-apocalyptique) et des chefs d’Euractiv : les uns et les autres croient que la capitale de la Pologne est Cracovie. Ce n’est plus le cas depuis 1596…

    J’ai évoqué cette question de Białowieża ici. Il n’y a rien de nouveau, et « Bruxelles impose des mesures provisoires » est une invention.

    N.B. Aujourd’hui Euractiv est dépassé par son ami et concurrent anglophone UEobserver qui publie deux articles contre la Pologne…

  • Réunion de commissaires

    Les 28 commissaires européens se sont penchés ce matin sur le cas dramatique de la Pologne. Une fois de plus. Pour étudier les quatre lois de réorganisation de la Justice, qui, si elles étaient appliquées, mettraient gravement en péril la notion même d’Etat de droit dans ce pauvre pays soumis à une odieuse dictature nationale-catholique.

    Bon. Mais cela on le sait déjà, c’est ce qu’on répète à Bruxelles tous les jours. Qu’y a-t-il de nouveau ? Quelle nouvelle procédure a-t-on décidé de déclencher pour contraindre les dirigeants polonais à se prosterner devant la Commission ?

    Car on nous annonçait une décision ferme, éventuellement sanglante…

    Euh… Les commissaires ont décidé… euh… de demander à leurs services une analyse juridique des moyens de pression à leur disposition. Sic. Comme s’ils ne les connaissaient pas par cœur, à force de brandir des menaces devenues quasiment mensuelles (voire même hebdomadaires) contre la Pologne ou la Hongrie…

    Mais attention, la semaine prochaine on va sévir pour de bon… Ah, quand même…

  • Ils osent tout...

    Les européistes sont capables de tout. Voici un titre d’Euractiv :

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    Tenez-vous bien, la conclusion de l’article est que… c’est déjà le cas !

    Doit-on craindre un retour de la faim, outre-Manche? À la vérité, celle-ci y est déjà bien présente. En 2009, le Trussel Trust gérait 30 banques alimentaires qu’utilisaient 60 000 personnes environ. En sept ans, le Trust a ouvert plus de 400 établissements et pourvoit aux besoins alimentaires vitaux de près de 1,2 million de malheureux. Pour ne pas revivre la grande famine irlandaise de 1847, les rapporteurs appellent le gouvernement May à mettre en œuvre une politique de sécurisation des approvisionnements alimentaires, compatible avec l’accord de Paris sur le climat. Une politique qui garantisse aussi la qualité sanitaire des produits et le revenu des agriculteurs.

    On appréciera la logique du journaliste : « Pour ne pas revivre la grande famine irlandaise » en Grande-Bretagne…

    On appréciera aussi la légende de la photo illustrant l’article :

    En faisant augmenter le prix des aliments, importés ou non, et en annulant les règles sur la qualité des aliments, le Brexit exposera les Britanniques à une alimentation moins saine.

    On se demande comment les Norvégiens ne sont pas tous morts de faim et de maladie…

  • Le grand remplacement est un mythe

    Photo des bacheliers du lycée Theodor-König de Duisbourg-Beeck (Rhénanie du Nord Westphalie).

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    Puisque

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  • 28,5 %

    En ouverture d’une réunion de ministres des Affaires étrangères à Abidjan, le 10 juillet, Youssef Al-Othaimeen, secrétaire général de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI) et ancien ministre saoudien, a déclaré que 28,5% des jeunes de 15 à 29 ans dans le monde vivent dans des pays de l’OCI, ce qui représente « des opportunités et des défis », parce que ces jeunes sont d’importantes « ressources pour leurs pays et pour le monde », mais qu’il faut combattre des défis comme « la privation économique, l’exclusion politique, la marginalisation sociale », et la désintégration des familles qui crée un terreau fertile pour les organisations extrémistes et terroristes qui recrutent des jeunes pour leurs « déplorables desseins » (sic). Dans un monde de « médias sociaux et d’interconnectivité mondiale », il y a besoin d’un « discours contre l’extrémisme violent ».

    Sic. Il faut un discours (« a narrative », littéralement un récit) contre l’extrémisme violent. Contre l’extrémisme non violent ce n’est pas la peine, semble-t-il.

    On ne nous dit pas si Youssef A. Al-Othaimeen a évoqué les dizaines de milliers de jeunes hommes musulmans qui ont commencé à quitter des pays de l’OCI pour s’installer en Europe occidentale. Mais sans nul doute ils représentent une opportunité pour que ces pays qui accueillent à bras ouverts les phalanges de l’islam deviennent des pays de l’OCI…

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  • Les nains trépignent

    La Commission européenne a décidé aujourd’hui d’ouvrir une procédure d’infraction à l’encontre de la Hongrie, concernant la loi sur les ONG financées par l’étranger. Cette loi, qui a été adoptée le 13 juin par 130 voix contre 44 et 24 abstentions, porte atteinte à la liberté d’association, la… libre circulation des capitaux et la protection de la vie privée. En bref elle empêche George Soros et autres pourrisseurs de financer des chevaux de Troie contre le régime hongrois, et ce n’est pas bien. La Commission devrait donner le numéro, car on ne sait plus très bien si c’est la 67e ou 68e procédure d’infraction lancée contre la Hongrie…

    La Commission européenne, ce même jour, a décidé d’envoyer au gouvernement hongrois un « avis motivé » concernant la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur. C’est la deuxième étape de la procédure d’infraction lancée en avril. Le gouvernement hongrois a un mois pour modifier la loi, faute de quoi il sera déféré devant la Cour de Justice. Là encore, le gouvernement hongrois veut empêcher l’ingérence de Soros et de sa clique. La nouvelle loi interdit à un étranger de diriger une université en Hongrie. La Commission européenne ne sait pas que c’est le cas en France…

    Et un coup sur la Pologne. La Commission européenne, ce même jour, a annoncé qu’elle déférait la Pologne devant la Cour de Justice de l’UE parce qu’elle… continue d’abattre des arbres dans la forêt de Bialoweza, ce qui est une « menace majeure pour l’intégrité de ce site Natura 2000 ». Pour les experts polonais il y a au contraire urgence à abattre les épicéas (30% de la forêt) attaqués par les scolytes : un sur cinq.

    *

    Et le Conseil de l’Europe, qui ne veut pas être à la traîne, dénonce la loi adoptée hier par les députés polonais qui donne aux législateurs un rôle dans le choix des membres du Conseil national de la magistrature. C’est « un revers majeur pour l’indépendance de la justice », tonne le commissaire aux droits de l’homme…