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Europe - Page 5

  • A la CJUE

    La première audience de la procédure lancée par la Hongrie et la Slovaquie contre l’Union européenne s’est tenue hier à la Cour de Justice de l'UE. Comme prévu, ces deux pays n’ont reçu le soutien que de la Pologne.

    La Hongrie et la Slovaquie ont fait valoir que la décision d’instaurer des quotas de « migrants » était illégale car contraire à un engagement pris auparavant par le Conseil européen, et prise sans l’aval du Parlement européen alors qu’il y aurait dû y avoir co-décision.

    L’argument principal de l’Union européenne est qu’il s’agit d’une affaire de « solidarité ».

    Une solidarité extrêmement ténue, quand on sait que seulement 18.000 « migrants » (sic : dix-huit mille) ont été répartis selon les quotas.

    D’autre part la Hongrie était censée en accueillir 1.294, et la Slovaquie 802. Ce qui n’est pas vraiment une submersion.

    Il ne s’agit donc pas d’une question de migrants ou de réfugiés, mais d’une question de principe : l’Union européenne peut-elle imposer de telles décisions aux Etats membres ?

    La réponse ne sera pas donnée avant la fin de l’année. Il est probable que la CJUE donne raison aux instances de l’UE, ce qui serait dans la logique de la « construction » européenne d’une « union toujours plus étroite ».

    Un jugement en sens contraire serait un véritable séisme.

  • Dhimmi de compétition

    Le tordu vert-glauque que les Autrichiens ont finalement élu président, Alexander Van der Bellen, a déclaré :

    « Si ça continue comme ça … avec l’islamophobie rampante actuelle, viendra le jour où nous devrons demander à toutes les femmes de porter un foulard – toutes – par solidarité envers celles qui le font pour des raisons religieuses. »

  • Ridicule

    L’avocat du Parlement européen prétend que les salaires versés à des assistants parlementaires FN « fictifs » entre 2012 et 2017 ont coûté « 4.978.122 euros » au Parlement.

    C’est tout simplement absurde. Quoi qu’il en soit du caractère fictif ou non des emplois en question, de toute façon c’est de l’argent qui est donné par le Parlement européen aux députés. En plus de leurs salaires de députés. En plus de ce qui leur est donné pour ceci ou cela, leurs déplacements ou leurs frais de secrétariat. Le député en fait ce qu’il veut. Et personne ne conteste que le salaire est versé à quelqu’un qui travaille pour le député…

    Le seul problème est que cet argent n’est pas dépensé pour la propagande européiste, n’est-ce pas ?

  • Contre la Hongrie

    La Commission européenne annonce qu’elle lance une « procédure d’infraction » contre la Hongrie. Ce doit être la 66e ou la 67e, on ne sait plus trop, et ça n’empêche personne de dormir. Cette fois c’est à cause de la menace que fait peser la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur contre l’« université » de Georges Soros à Budapest. Une lettre de mise en demeure a été envoyée au gouvernement hongrois. Cette loi, dit-elle, « n’est pas compatible avec les libertés fondamentales du marché intérieur ».

    Tiens donc. On attend aussi la lettre de mise en demeure de la Commission au gouvernement français, et à nombre d’autres, sur le même sujet : la loi française interdit à un quelconque Soros de créer une université étrangère sans contrôle à Paris et d’en donner la direction à un étranger.

  • Impressionnant

    Les évêques polonais ont organisé, avec le président de la République Andrzej Duda, un colloque sur « le concept d'Etat dans la perspective de l'enseignement du Cardinal Joseph Ratzinger - Benoît XVI », à l’occasion du 90e anniversaire du pape émérite.

    Benoît XVI a envoyé une lettre aux participants. Une lettre brève, mais qui est impressionnante de lucidité dans sa concision. Il parle de l’Europe :

    La confrontation entre des conceptions radicalement athées de l'Etat et l'émergence d'un Etat radicalement religieux dans les mouvements islamistes, conduit notre époque dans une situation explosive, dont nous expérimentons chaque jour les conséquences.

    La lettre serait également impressionnante d’humilité, si l’on ne savait pas déjà que celle-ci est aussi profonde que délicate, quand pour connaître le chemin il renvoie les Polonais au cardinal Wyzsynski et à saint Jean-Paul II…

  • Fake news

    Hier je parcourais sur EUobserver un article sur une étude réalisée par une très sérieuse (évidemment) entreprise britannique, Bakamo, qui, ayant épluché pas moins de 800 sites internet et près de 8 millions de liens, conclut que près d’un lien sur quatre, en ce qui concerne la campagne présidentielle française, est « lié à de fausses nouvelles » (fake news), dont la majorité est en faveur des candidats anti-UE (bien sûr) et montre des traces d’influence russe (naturellement)…

    C’est ce qu’affirme sans rire ce site eurofanatique, et il ajoute que 19,2% des liens (exactement 19,2, c’est scientifique) sont liés à des médias qui « n’adhèrent pas aux normes journalistiques » et qui expriment des « opinions radicales afin de réaliser un récit perturbateur ».

    Ce matin j’ai vu que, à propos de l’attentat d’hier soir, l’AFP avait d’abord évoqué un « vol », Reuters une « tentative de vol à main armée », 20 Minutes un « vol de sac à main qui a mal tourné ».

    Quand à Christophe Girard, le maire LGBT-PS du 4e arrondissement de Paris, il accusait… Poutine…

  • "Ultranationalistes" bulgares

    Suite aux dernières élections, le GERB, parti de centre-droit européiste de Boyko Borissov, arrivé en tête, s’allie avec le « Front patrotique » arrivé en troisième position, pour constituer une majorité.

    Le « Front patriotique » est essentiellement constitué du parti Ataka, étiqueté par les ligues de vertu comme « ultranationaliste », « xénophobe », « militant contre les musulmans, les roms et les homosexuels ».

    Les négociations pour la constitution du gouvernement s’engagent cette semaine.

    Ce gouvernement sera également soutenu par les 12 députés du parti Volya de l’homme d’affaires Veselin Mareshki, le « Donald Trump bulgare ».

  • 12 ça suffit

    D’après les quotas décidés par la Commission européenne, la Tchéquie doit accueillir 1.600 « réfugiés ».

    Pour l’heure, elle en a accueilli… 12, et a décidé qu’il n’y en aurait pas davantage.

    Le ministre de l’Intérieur, Milan Chovanec, a déclaré (sur un site ouvertement anti-immigration, anti-UE et anti-islam) : « Je pense qu’il n’est plus possible d'en accueillir. » Et il se dit prêt à encourir les sanctions : « C’est au gouvernement d’évaluer si cela vaut la peine d'être sanctionné ou non. A mon avis, c'est le cas. On ne peut pas laisser des gens entrer ici sans contrôle. »

    On sait que c’est aussi la position du vice-Premier ministre Andrej Babis et du Président Milos Zeman.

  • Hongrie : l’UE verra plus tard

    Comme prévu, la Commission européenne s’est penchée hier sur le cas du méchant gouvernement hongrois. On allait voir ce qu’on allait voir… Et finalement on verra plus tard…

    Les commissaires ont abordé « un large éventail de questions juridiques relatives à la Hongrie », a déclaré Frans Timmermans. Au premier chef la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur, qui « trouble beaucoup de gens en Europe » et qui est « perçue par beaucoup comme une tentative de fermer la Central European University ». Mais… euh… bon… il faut prendre le temps d’examiner le texte de la loi, et d’en parler avec le gouvernement hongrois. La Commission prendra une décision le 27 avril, mais… euh… bon… engager une procédure d’infraction est « une chose compliquée à faire », « nous devons être absolument convaincus, avant de commencer à contester l’action d’un Etat membre quand nous croyons qu’il n’est pas en phase avec la législation européenne »…

    Timmermans a lourdement souligné la différence entre le méchant Hongrois qui nous fait des misères et le très très méchant Polonais auquel on fait la guerre. « Il n’y a pas de menace systémique à l’état de droit » en Hongrie, contrairement à ce qui se passe en Pologne, et le gouvernement hongrois parle toujours avec Bruxelles. « Cela fait une claire différence avec les autorités polonaises, qui ont refusé d’entrer en dialogue avec nous sur l’état de droit ».

    Bref, on ne sait déjà pas comment se dépatouiller avec ce qu’on a lancé contre la Pologne, alors pour la Hongrie on met la pédale douce…

    Au grand désappointement des inquisiteurs des « droits de l’homme ».

  • En Hongrie

    Le président hongrois Janos Ader a signé hier les amendements à la loi sur l’enseignement supérieur qui devrait obliger l’« université Soros » à fermer.

    Dimanche, quelque 70.000 personnes (dont bon nombre payées par Soros comme d’habitude) ont manifesté à Budapest pour défendre la « liberté académique ».

    Vera Jourova, commissaire européen à la Justice, s’est félicitée de cette mobilisation et a demandé aux Hongrois de résister au gouvernement Orban.

    La Commission européenne doit débattre demain 12 avril des amendements hongrois. Selon Vera Jourova le texte ne cible qu’une seule université et donc sa base juridique est bancale.

    Vera Jourova ment, comme c’est son métier d’eurocrate. Certes, l’objectif politique immédiat est d’expulser l’université Soros, mais la loi édicte des principes qui s’appliquent à toutes les universités étrangères, après une inspection qui a montré des dysfonctionnements dans la plupart d’entre elles.

    La loi exige désormais que l’université étrangère ait un campus dans son pays d’origine. Le fait que l’université américaine Soros n’ait aucune activité aux Etats-Unis est bien la preuve qu’il s’agit d’abord d’une ingérence de Soros dans son pays natal.

    Vera Jourova devrait aussi vérifier si un Soros a le droit d’ouvrir une université chez elle à Prague. Car en France, n’en déplaise à nos inquisiteurs « démocrates » qui s’en prennent au gouvernement hongrois, c’est interdit. Le directeur d’une université doit être de nationalité française. Or le président et recteur de la Central European University est un Canadien, Michael Ignatieff (ancien président du parti libéral).