Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Europe - Page 5

  • Fin de la crise au Conseil de l’Europe

    Logiquement, la Russie devait être exclue du Conseil de l’Europe ce mois-ci. Mais l’Assemblée parlementaire a adopté lundi un texte qui demande au contraire que la Russie reprenne toute sa place dans les instances, et même qu’une telle situation ne puisse plus se reproduire.

    Le clash datait de l’annexion de la Crimée par la Russie. En avril 2014, les 18 délégués russes de l'APCE étaient privés de leur droit de vote. En juin 2017, comme rien ne changeait, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait annoncé que son pays ne contribuerait plus au budget. Selon les règles, deux ans plus tard la Russie devait être exclue.

    Mais déjà le 17 mai dernier le Comité des ministres du Conseil de l'Europe avait déclaré, au grand dam du gouvernement ukrainien : « L'ensemble des Etats membres devraient avoir le droit de participer sur un pied d'égalité au Comité des ministres et à l'Assemblée parlementaire. »

    Dans la résolution adoptée lundi, l’Assemblée « appelle à l’intensification du dialogue entre tous les acteurs concernés afin de préserver la mission paneuropéenne du Conseil de l’Europe et d’éviter une situation dans laquelle le plus grand Etat membre serait invité à, ou choisirait de quitter l’organisation » et elle invite la Russie et la Bosnie-Herzégovine (elle aussi frappée) de « présenter leurs pouvoirs» lors de la prochaine session de l'organisation (le 24 juin). L’APCE ajoute dans un communiqué: « La commission propose également de compléter son règlement pour préciser qu’en cas de contestation ou de réexamen des pouvoirs, les membres ne peuvent être privés du droit de vote, du droit de parole, ni du droit d’être représenté à l’Assemblée et dans ses organes, et que l’exercice de ces droits ne peut être suspendu. »

    Cela peut clairement être vu comme une victoire de la Russie et une défaite de l’Ukraine. C’est en tout cas ainsi que le voit le gouvernement ukrainien, qui se plaint amèrement de ce vote.

  • “Change UK” : le naufrage

    En février dernier, 11 députés du parti conservateur et du parti travailliste ont créé un nouveau parti, “Change UK”, résolument européiste, pour le maintien du Royaume dans l’UE grâce à un nouveau référendum.

    Mais “Change UK” n’a obtenu que 3,5% des voix, et aucun député européen.

    6 des 11 députés viennent de quitter le navire en perdition. « Ce n'est pas le moment de partir mais plutôt de se retrousser les manches », réagit Anne Soubry, qui à la tête de ses troupes (les 4 qui restent avec elle) entend redresser la situation… et obtenir un nouveau référendum.

  • Inévitablement…

    En Pologne, pour les élections européennes, les partis d’opposition (en dehors de celui du sodomite Biedron) s’étaient unis dans une grande coalition dont les sondages prédisaient qu’elle battrait le PiS.

    Encore raté !, comme disait le regretté Garcimore. L’idée était qu’à force de mensonges on réussirait à tromper la majorité des électeurs et donc on enclencherait la machine à battre le PiS aux prochaines élections législatives, à l’automne. Mais le PiS a gagné contre tous les autres réunis, et a même fait le meilleur score de son histoire.

    Alors, forcément, il apparaît que la coalition ne survivra pas jusqu’aux législatives. C’était déjà le mariage de la carpe et du lapin. Mais dans la défaite il est impossible de continuer de faire campagne ensemble - ces partis vont des ex-communistes à la droite du parti paysan - même sous la houlette des puissants libéraux dont le chef est le président du Conseil européen (et qui se fait tout à coup d’une discrétion de violette sur son retour politique en Pologne)…

    Samedi, le parti paysan (de son vrai nom parti populaire polonais), qui a obtenu trois députés européens, a claqué la porte, disant qu’il était prêt à former une alliance avec d’autres forces modérées, sans dire lesquelles. En fait le parti paysan veut continuer à cultiver son (toujours importante) implantation locale, qui est aux antipodes de l’idéologie bobo eurocratique.

  • Heureusement il y a Trump

    La vie politique mondiale serait morose sans lui. Sa visite d’Etat au Royaume-Uni ne pouvait que faire des étincelles, et avant même son arrivée on était servi.

    C’est le maire de Londres (du Londonistan et des bobos) Sadiq Khan qui a ouvert le feu par une tribune grotesque que le Guardian se déshonore de publier. Extrait :

    Donald Trump est un des exemples les plus flagrants d’une menace mondiale croissante : l’extrême droite progresse dans le monde entier, menaçant nos droits et libertés durement gagnés et les valeurs qui définissent nos sociétés libérales et démocratiques depuis plus de soixante-dix ans.

    Viktor Orbán en Hongrie, Matteo Salvini en Italie, Marine Le Pen en France et Nigel Farage ici au Royaume-Uni utilisent les mêmes ficelles que les fascistes du XXe siècle et gagnent du terrain et de l’influence auprès de populations qu’il était impensable de séduire avec de tels messages il y a quelques années.

    Ils dressent intentionnellement leurs propres citoyens les uns contre les autres, au mépris des souffrances de nos communautés. Ils s’en prennent aux minorités pour fabriquer un ennemi, et encouragent les autres à faire de même. Et ils construisent des mensonges pour attiser la peur et attaquer les piliers fondamentaux d’une démocratie saine : l’égalité devant la loi, la liberté de la presse et un système judiciaire indépendant.

    Réponse de Donald Trump :

    « Sadiq Khan, qui de l’avis général a fait un travail épouvantable en tant que maire de Londres, a été bêtement méchant envers le Président des Etats-Unis en visite. Les États-Unis sont, de loin, l’allié le plus important du Royaume-Uni. C’est un total loser qui devrait se concentrer sur le crime à Londres, pas sur moi… Khan me rappelle beaucoup notre stupide et incompétent maire de New-York de Blasio, qui a aussi fait un épouvantable travail – mais seulement la moitié de l’autre. Quoi qu’il en soit, j’ai hâte d’être un grand ami du Royaume-Uni et j’attends avec impatience ma visite. Atterrissage immédiat ! »

    Inutile de dire que toute la grande presse accuse Donald Trump d’insulter le maire de Londres…

    D’autre part, dans un entretien avec le Sunday Times, Donald Trump a conseillé à propos du Brexit : « Si vous n’obtenez pas l’accord que vous voulez, je quitterais la table des négociations. » Et à propos de ce que devrait payer le Royaume-Uni : « Si j’étais eux, je ne paierais pas 50 milliards de dollars. » Le gouvernement, dit-il aussi, a eu tort de ne pas impliquer Nigel Farage dans les négociations avec Bruxelles : « J’aime beaucoup Nigel. Il a beaucoup à offrir » Et il a promis un accord de libre-échange dès que le Brexit sera fait.

  • Elle débarque…

    Manon Aubry, qui ne devrait pas trop faire la fière vu le flop de sa liste, fanfaronne à l’occasion de son premier voyage à Bruxelles. Elle prétend qu’on lui a demandé si elle était une nouvelle assistante parlementaire, et qu’elle a dû remettre l’importun à sa place et lui signifier qu’elle était « députée européenne ».

    Arrivée au parlement européen à Bruxelles qui a manifestement bien besoin d'être bousculé dans ses habitudes – prévenez ces messieurs qu'on peut être une jeune femme & être élue.

    Pauvre petite. Elle s’imagine être la première jeune femme à être élue au Parlement européen. En 2004 il y avait eu notamment Marine Le Pen, qui n'avait que 5 ans de plus que toi, et en 2009 Radvile Morkunaite, 26 ans, Emilie Turunen, 26 ans, Elena Basescu, 29 ans… C’était il y a dix ans, Manon. Quasiment au moyen âge…

  • Sebastian Kurz renversé

    Il était le plus jeune dirigeant européen. Il est le premier chancelier autrichien à être renversé par une motion de censure.

    Le petit parti JETZT (gauche écolo-européiste, 8 députés avec 4,4% des voix) avait lancé cette motion de censure à la suite de ce que les journalistes appellent l’Ibizagate. L’issue du vote ne faisait aucun doute depuis que les sociaux-démocrates avaient décidé de la soutenir, et surtout que s’y était joint le FPÖ. (Les chiffres n’ont pas été donnés.)

    En fait c’est une conclusion logique. A la suite de la démission du vice-chancelier Hans-Christian Strache et du limogeage du ministre de l’Intérieur, puis de la démission des autres ministres FPÖ, Sebastian Kurz ne pouvait plus gouverner.

    *

    Il est intéressant de noter que Hans-Christian Strache, l'homme par qui le scandale est arrivé, a été élu député européen alors que, chef du parti, il figurait en dernière place sur la liste. En Autriche on peut procéder à un vote direct en cochant un nom.

  • Européennes

    Les bonnes nouvelles :

    - En France, le Rassemblement national est devant le parti présidentiel.

    - En Pologne, malgré une campagne particulièrement intense et immonde contre le parti au pouvoir (et contre l’Eglise), le PiS obtient le meilleur résultat de son histoire, avec 43%. Heureusement, parce que la grande coalition hétéroclite de centre et de gauche montée par Donald Tusk fait 38,4%.

    - Au Royaume-Uni, le « Parti du Brexit » de Nigel Farage, à 32%, est loin devant les libéraux qui font une étrange percée à 20% (alors qu’ils n’ont que 12 députés).

    - En Hongrie, le parti de Viktor Orban, avec 52,3% des voix, devance de… 35 points le premier parti d’opposition.

    - En Italie, la Ligue triomphe avec 34,5% des voix. Le deuxième est le parti démocratique, à 23%.

    - En Belgique, la Vlaams Belang passe de 7,7 à 12% et retrouve un deuxième siège. (Mais surtout il passe de 3 à 18 sièges à la Chambre des députés, et de 6 à 23 au Parlement régional de Flandre. La Belgique n’est pas près d’avoir un nouveau gouvernement…)

    Les mauvaises nouvelles :

    - La péninsule ibérique est archéo-socialiste… (et les Néerlandais aussi…)

    - La propagande de la fausse écologie fait une remontée spectaculaire dans la partie occidentale de l’UE.

  • Finlandaises

    Finnish women at a Syrian refugee camp.jpg

    Trois des cinq Finlandaises de l’Etat islamique, internées au camp d’Al-Hol en Syrie, qui veulent retourner dans leur pays avec leurs enfants. Il y aurait en tout 11 mères finlandaises et leurs 33 enfants dans le camp.

    « Nous sommes Finlandaises et nous ne comprenons pas pourquoi nous ne pouvons pas retourner en Finlande avec nos enfants. »

    Mais le gouvernement finlandais fait la sourde oreille. Par pure islamophobie, apparemment…

  • Drôle de socialiste

    Interrogé sur le rassemblement de nombreux partis « d’extrême droite » à Milan samedi dernier autour de Matteo Salvini, et le « danger » d’une telle alliance au Parlement européen, Liviu Dragnea, président du parti social-démocrate roumain et président de la chambre des députés de Roumanie, a répondu :

    « Ce que j’ai vu, c’est un groupe de partis qui soutiennent un rôle accru de leurs pays par rapport aux institutions de l’UE. Certains dirigeants de l’UE doivent comprendre les motifs de cette position. Et les citoyens de l’UE doivent se demander si les bureaucrates européens grassement payés travaillent vraiment pour eux, ou pour l’institution. »

    On comprend un peu mieux quand on sait que Liviu Dragnea est un dirigeant « controversé »™, et que les relations de son parti avec le Parti socialiste européen sont gelées, en attente du congrès de juin où il pourrait être expulsé. Quand on lui demande si alors il pourrait rejoindre cette alliance « d’extrême droite », il ne répond pas…

  • Salvini

    Vers la fin du discours de Matteo Salvini, sur la place de la cathédrale de Milan, samedi dernier - chapelet à la main :

    « Nous comptons sur les femmes et les hommes de bonne volonté. Nous nous confions aux six patrons de l’Europe: à saint Benoît de Nursie, à sainte Brigitte de Suède, à sainte Catherine de Sienne, aux saints Cyrille et Méthode, à sainte Thérèse Benedicte de la Croix. Nous comptons sur eux. Et nous leur confions le destin, l'avenir, la paix et la prospérité de nos peuples. Je confie personnellement l'Italie, ma vie et la vôtre au Cœur Immaculé de Marie qui, j'en suis sûr, nous mènera à la victoire, car cette Italie, cette place, cette Europe sont le symbole des mères, des pères, des hommes et des femmes qui avec le sourire, avec courage, avec détermination, veulent une coexistence pacifique, ont du respect mais demandent le respect. »