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Europe - Page 3

  • Crétin de Bruxelles

    Le commissaire Moscovici, qui est commissaire aux questions économiques, et qui en tant que tel n’est censé rien devoir dire sur la situation politique française, a cru bon de donner son grain de sel sur les démêlés de Mélenchon avec la justice et avec les médias. Il a dit hier sur France Inter :

    « Il se comporte comme tous ces populistes dans les démocraties illibérales, c’est-à-dire qu’il pense qu’on arrive au pouvoir par les urnes, mais qu’ensuite il va combattre les libertés. Ce qu’il a fait sur la presse, ce qu’il a fait sur la justice, c’est pas très différent de ce qui se passe avec Orban et Kaszynski. »

    J’ai lu et relu ce propos. Il n’a strictement aucun sens, quel que soit le côté par lequel on le prenne. C’est de la pure diffamation des uns et des autres, par un commissaire qui jouit de l’immunité et peut donc dire n’importe quoi jusqu’à insulter des dirigeants politiques de l’Union européenne.

    Ou alors il n’y a pas que Juncker qui force sur la bouteille…

  • En Pologne

    Il y avait des élections locales hier en Pologne. Les résultats officiels ne seront connus que demain. On sait toutefois que le PiS a conforté sa majorité dans les régions rurales, et que les libéraux ont conforté la leur dans la majorité des grandes villes, notamment à Varsovie où le maire sortant a été réélu dès le premier tour. « L’ampleur de notre victoire n’est pas celle que nous attendions, dit un député européen du PiS à Reuters : il y a eu une extraordinaire mobilisation de l’autre côté, à cause de la polarisation » de la société.

    Vendredi, la Cour de Justice de l’Union européenne a pris une ordonnance par laquelle elle « fait provisoirement droit à toutes les demandes de la Commission » européenne sur la loi concernant les juges de la Cour suprême « avant que la Pologne n’ait présenté ses observations ». A cause de « l’urgence »… Concrètement elle exige la suspension de l’application de la loi sur le départ à la retraite des juges de la Cour suprême. Le gouvernement polonais a déclaré aussitôt qu’il se conformerait à cette exigence. Ainsi, ce matin, six juges de la Cour suprême sont triomphalement revenus dans leurs bureaux. 6 sur les 23 qui avaient dû prendre leur retraite en juillet dernier.

    Addendum

    L'ancienne présidente de la Cour suprême demande aux autres juges de revenir à leurs bureaux...

  • En Suisse

    Il y aura un référendum en Suisse le 25 novembre prochain sur une initiative populaire intitulée « Le droit suisse au lieu de juges étrangers (initiative pour l'autodétermination) ».

    Elle vise à modifier la Constitution afin d’y inscrire la primauté du droit constitutionnel suisse sur les traités internationaux.

    Le Conseil fédéral (gouvernement) et le Parlement sont contre l’initiative pour diverses raisons qui ne tiennent pas debout, sauf la… dernière invoquée qui est que l’initiative « affaiblit la CEDH ». Car la Cour européenne des droits de l’homme fait partie des dieux de notre temps et vouloir « l’affaiblir » ressortit du blasphème…

    Christophe Blocher, 78 ans, qui n’est plus à la tête de l’UDC, mais qui est très présent dans la campagne, explique en quoi les premiers arguments du Conseil fédéral sont ineptes (à une exception près), et ne cache pas qu’en effet l’initiative vise à ce que la Cour européenne des droits de l’homme ne puisse plus imposer ses diktats à la Suisse. Tous les droits de l’homme sont dans la Constitution, souligne-t-il. Mais « je ne comprends pas que cette Cour des droits de l’homme puisse par exemple s’immiscer dans notre droit sur les assurances et décider qu’une caisse maladie devrait prendre en charge une opération de chirurgie esthétique ».

    Les autorités politiques et économiques prétendent que l’initiative met en péril des centaines d’accords internationaux, puisqu’ils devraient tous être revus selon le principe de la supériorité de la Constitution suisse. Christophe Blocher montre que c’est faux, à l’exception d’un seul : celui sur la libre circulation des personnes. Or il doit être renégocié, puisqu’il y a eu un référendum qui l’exige. Il s’agit ici, bien sûr, du contrôle de l’immigration.

    Toutes les institutions et tous les partis, en dehors de l’UDC, appellent à voter contre l’initiative. Mais Christophe Blocher rappelle qu’en 1992 c’était déjà le cas pour le référendum sur l’adhésion de la Suisse à l’Espace économique européen ; l’accord avait déjà été signé, mais les Suisses l’ont rejeté.

    La prochaine bataille pourrait être sur l’accord institutionnel avec l’UE, qui est bloqué pour l’instant. Christophe Blocher commente : « Nous sommes prêts pour cette bataille. C’est la mission de ma vie que d’empêcher l’adhésion rampante de la Suisse à l’UE. »

  • Petit à petit…

    Le procureur général de Pologne, Zbigniew Ziobro, qui est aussi le ministre de la Justice, a demandé à la Cour constitutionnelle si l’article 267 du traité de l’UE est compatible avec la loi fondamentale de la Pologne.

    Techniquement, l’article 267 permet aux juges de demander à la Cour de Justice de l’UE de statuer sur des questions qui relèvent de l’interprétation des actes de l’UE.

    Concrètement, des juges polonais (pas seulement ceux de la Cour suprême visés par la nouvelle loi sur leur retraite) ont saisi la Cour de Justice de l’UE sur les nouvelles lois polonaises concernant la Justice.

    En fait, Zbigniew Ziobro demande à la Cour constitutionnelle si le traité de Lisbonne viole la souveraineté de la Pologne.

    Or c’est une question taboue. A tel point que l’opposition l’accuse de vouloir quitter l’UE.

    Zbigniew Ziobro répond que la Cour constitutionnelle allemande a statué sur la question en 2009 et que la Pologne veut seulement que son statut ne soit pas inférieur à celui de l’Allemagne.

    Intéressante référence. En effet, en 2009, la Cour constitutionnelle allemande, dans un arrêt passé sous silence, avait déclaré que le traité de Lisbonne était contraire à la Constitution allemande en ce qu’elle méconnaissait les droits du Parlement allemand. Et donc que l’Allemagne ne pouvait pas ratifier le traité avant d’avoir promulgué une loi affirmant les droits du Parlement dans les affaires de l’UE.

    Personne n’a entendu parler de l’arrêt de 2009, et personne n’a fait attention à la loi qui a été effectivement votée, qui est très en retrait par rapport à ce que disait la Cour constitutionnelle.

    En bref, l’Allemagne s’est discrètement soumise. Mais il est intéressant de voir que le gouvernement polonais exhume cet épisode pour contester à son tour la primauté des institutions européennes sur la Constitution des Etats.

  • Logique

    La Cour européenne des droits de l'Homme a jugé irrecevable la requête introduite en 2015 par 146 maires et adjoints qui dénonçaient l'atteinte à leur "liberté de conscience" que constituait l'obligation de "marier" des invertis.

    Ils invoquaient l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'Homme qui proclame le "droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion".

    La CEDH n’a délégué qu’un seul juge pour répondre aux 146 maires que leur recours était irrecevable puisqu’ils exercent leurs fonctions au nom de l'Etat français et n'agissent donc pas en tant que particuliers.

    La CEDH juge selon les lois existantes : en tant que représentant de l’Etat, vous n’avez pas d’autre droit que d’appliquer la loi.

    C’est d’ailleurs ce que font ces maires après leur « baroud d’honneur ».

  • Un milliard

    Il y a une multitude de réunions en tout genre au Parlement européen, chaque jour de session, et l’on ne nous en dit rien en général. Mais EUobserver croit nécessaire de nous informer que hier a eu lieu, parmi les 11 débats (sic) de la seule Commision des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures, l’examen d’un projet de rapport de Bodil Valero (Suédoise Verte) relatif au programme Droits et valeurs et son financement dans le budget à long terme qui doit commencer en 2021.

    Bodil Valero propose dans son rapport que le programme de promotion des valeurs démocratiques et de la société civile soit presque doublé, à hauteur de 1 milliard d’euros.

    Vous avez bien lu : 1 MILLIARD d’euros pour faire, sous couvert des « valeurs démocratiques », la propagande pour l’européisme et les droits LGBT (c’est devenu indissociable), et contre les méchants populistes.

  • En Pologne

    Le président polonais Andrzej Duda a nommé hier 27 nouveaux juges à la Cour suprême pour remplacer ceux qui partent à la retraite conformément à la nouvelle loi. Alors que la Commission européenne a déféré la Pologne devant la Cour de Justice de l’UE à propos de cette loi.

    La Commission européenne est tellement sous le choc qu’elle n’a pas encore réagi…

  • Parce que l’islam est islamophobe…

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    Le Parlement européen a installé devant ses locaux de Strasbourg et de Bruxelles une exposition de gigantesques panneaux destinés à inciter les citoyens à voter aux prochaines élections européennes. A voter pour les candidats européistes, cela va sans dire. Donc l’exposition vante la politique européiste qu’il convient de poursuivre.

    Mais il y a un panneau qui a choqué le député pakistanais anglais Sajjad Karim, qui est vice-président de l’intergroupe Antiracisme et Diversité. Il a déclaré en ouverture de la session plénière :

    « La semaine dernière, alors que nous lancions sur la plate-forme de l'intergroupe du Parlement européen contre le racisme, à Bruxelles, une “boîte à outils” conçue pour aider les États membres à éviter tout contenu islamophobe dans leurs messages, une énorme affiche islamophobe a été affichée devant le Parlement européen, parrainée officiellement par le Parlement et diffusant un message sur l'immigration. Monsieur le Président, cette affiche va de toutes les manières possibles à l'encontre de la “boîte à outils” que nous promouvons. Je demande et réclame qu'elle soit immédiatement supprimée. »

    Dans un premier temps, le président du Parlement, Antonio Tajani, ne voyant manifestement pas de quoi il s’agit, a répondu : « Nous allons prendre en compte vos commentaires et voir si nos règles ont bien été enfreintes. »

    Et il est allé voir. Et il a vu l’insoutenable horreur islamophobe : un groupe de « migrants » face au slogan : (« Cette fois je vote ») « Parce que nous devons travailler ensemble pour gérer la migration ».

    Or il y a au premier plan une femme voilée…

    Pour le Réseau européen contre le racisme, il est clair que le message assimile la « gestion de la migration » à la limitation de l’entrée des musulmans en Europe. La responsable du Réseau Julie Pascoet a déclaré qu'elle était « outrée » de voir le Parlement soutenir des « propos islamophobes ».

    Antonio Tajani s’est renseigné, et il a écrit une lettre d’excuses au député pakistanais anglais :

    « J'ai pris bonne note de vos préoccupations et en ai discuté avec la direction générale qui gère la communication institutionnelle du Parlement et qui était en particulier responsable de l'affiche. Les services du Parlement s’excusent pour toute offense commise et m’ont assuré que ce n’était pas délibéré. J'ai demandé que les affiches soient retirées à Bruxelles et à Strasbourg dès que possible. »

    Un porte-parole du Parlement a précisé :

    « L'idée derrière la campagne était simplement de représenter un groupe de migrants, en l'occurrence de Syrie, car c'est de là que venait la plupart d'entre eux, sur une affiche et disant que l'UE partage la question de comment la gérer, comment les répartir et comment traiter collectivement les différentes demandes d’asile. C'était l'intention derrière l'affiche. Mais il est évident qu’elle a été mal lue, mal interprétée ou mal comprise. »

    Bref, il ne faut pas mettre une musulmane sur une affiche qui évoque l’immigration musulmane, parce que c’est islamophobe. Et qu’alors « gérer l’immigration » veut dire arrêter l’immigration musulmane… ce qui est hélas tout à fait contraire à l’évidence.

    Au fait, personne ne remarque que cet Anglais si sourcilleux de la défense des migrants islamistes ne sera plus député dans la prochaine assemblée issue du vote auxquelles les affiches invitent à participer. Il n’aura donc aucun rôle dans la définition de la « gestion des migrants » dans l’UE dont son pays ne fera plus partie.

    Mais quand on pris l’habitude de marcher sur la tête on ne peut plus s’arrêter…

  • Les Tchèques soutiennent les Hongrois

    Le Parlement tchèque a voté mardi, par 97 voix contre 24, une motion du député Jan Skopeček (ODS : droite libérale) affirmant que le vote du Parlement européen pour engager la procédure de l’article 7 contre la Hongrie est une erreur parce que c'est une ingérence dans la souveraineté hongroise.

     

  • La Macédoine pédale dans la choucroute

    Les gazettes bien-pensantes saluent le référendum macédonien par lequel, comme dit Euronews, les Macédoniens ont voté à plus de 90% pour le changement de nom de leur pays, ce qui ouvre la voie à son adhésion à l’UE et à l’OTAN.

    De fait, l’UE et l’OTAN – et le Département d’Etat américain - ont chaleureusement salué le résultat de ce référendum et ont appelé toutes les parties à respecter la démocratie qui s’est exprimée.

    On constate toutefois des fausses notes, même chez les européistes. Par exemple EUoberver a titré : « L’avenir de la Macédoine dans l’UE incertain après le flop du référendum ».

    En effet, pour qu’un référendum soit contraignant, il faut 50% de participation. Or la participation a été de 36,5%. C’est d’ailleurs devenu le gros problème de ces consultations, comme on l’a déjà vu en Hongrie sur l’immigration et comme on risque de le voir prochainement en Roumanie sur le mariage : comme la victoire écrasante du oui ne fait aucun doute, l’opposition appelle au boycott, qui ajouté à la faible participation habituelle à ces scrutins le fait capoter.

    Donc les 91% de oui ne changent rien dans l’immédiat. (On notera au passage le très curieux intitulé de la question, qui ne portait pas directement sur le nom du pays : « Etes-vous en faveur de l’adhésion à l’UE et à l’OTAN en acceptant l’accord entre la République de Macédoine et la République de Grèce ? »)

    La question est donc renvoyée au Parlement, où il faudra une majorité des deux tiers. Or le gouvernement n’a pas une majorité des deux tiers…

    Pour ce qui est du fond de l’affaire, je n’ai aucune opinion sur le nom du pays. Sauf que c’est évidemment absurde de l’appeler « Ancienne République yougoslave de Macédoine », selon l’acronyme anglais FYROM. Et que les Grecs ont évidemment tort de refuser absolument que le pays s’appelle Macédoine. Quant à « Macédoine du Nord » c’est idiot tant qu’il n’y a pas une « Macédoine du Sud ».