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Europe - Page 3

  • Morawiecki à Bruxelles

    Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a rencontré hier le président la Commission européenne Jean-Claude Juncker et lui a remis un « livre blanc sur les réformes judiciaires polonaises », expliquant pourquoi et en quoi ces réformes sont nécessaires et conformes à ce que l’on voit dans d’autres Etats membres, ce qui rend injuste la procédure inédite engagée contre la Pologne, qui ne peut qu’attiser des sentiments anti-UE.

    Mateusz Morawiecki a précisé que ce document serait remis également aux gouvernements des Etats membres et aux députés européens.

    La porte-parole de la Commission à front de bœuf Margaritas Schinas a déclaré que la date limite (le 20 mars) donnée à la Pologne pour modifier ses lois n’avait pas changé.

  • Aux Pays-Bas

    Malgré le ferme avis contraire du ministre de l’Intérieur, une large majorité de députés néerlandais ont voté une résolution demandant au gouvernement de faire en sorte que soit supprimé le site de chasse aux « fausses nouvelles » « EU versus Disinformation ». Ce site officiel de l’UE a récemment dénoncé des articles de quatre publications néerlandaises qui en fait donnaient de vraies informations. Les publications ont porté plainte contre le site.

  • Italie

    Deux surprises aux élections italiennes : au sein de la coalition de droite, c’est la Ligue du Nord qui a emporté le plus de voix (17,6% contre 14% pour Forza Italia). On pouvait l’imaginer, mais il y a quelques semaines, et même au vu des premiers résultats partiels, cela paraissait improbable. Comme la coalition de Berlusconi est en tête avec 37% des voix, ce devrait être, comme convenu, le chef de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, qui devrait devenir Premier ministre. Mais la grande surprise est que le Mouvement 5 étoiles, qui paraissait (vu de loin en tout cas) en perte de vitesse, a obtenu 32,5% des voix. Un record. De ce fait la coalition de droite n’a pas la majorité absolue. Les négociations risquent d’être très longues, voire même d’aboutir à une impasse. Matteo Salvini vient de dire qu’il a « le droit et le devoir de gouverner », mais il rejette toujours tout accord avec le Mouvement 5 étoiles, et cela est réciproque.

    Quoi qu’il en soit les Italiens ont clairement manifesté leur mécontentement face à l’invasion de leur pays et à la soumission à l’européisme.

    Ce qui est une bonne nouvelle. L’autre bonne nouvelle est la déconfiture de l’amie du pape, celle qui fait partie des « grands de l'Italie », comme il dit. « Pour la Bonino, c’est l’euthanasie », titre Libero, soulignant que « l’énorme visibilité médiatique n’a pas payé » : sa liste européiste et immigrationniste n’est pas seulement en dessous des 3% qui permettent d’avoir des élus, mais en dessous de 1%. Pschitt…

    Screenshot-2018-3-5 Libero esagera ancora La Bonino si fa l'eutanasia .png

  • Au Parlement européen

    Ryszard Czarnecki ayant été honteusement viré de son fauteuil de vice-président (l’un des… 14) du Parlement européen pour avoir dit la vérité et défendu son pays, il fallait le remplacer. C’est un autre Polonais qui a été élu, du même groupe eurosceptique des Conservateurs et réformistes européens : Zdzisław Krasnodębski a obtenu 276 votes contre 193 au candidat écologiste Indrek Tarand ; il y a eu… 282 abstentions. On remarquera que les députés du PPE ont tout de même voté pour le conservateur polonais plutôt que pour le Vert estonien.

    On ne peut évidemment s’empêcher de remarquer que Zdzisław Krasnodębski, universitaire qui vit à Brême depuis 1998, a fait partie du comité chargé d’élaborer le programme de gouvernement du PiS, programme dont la mise en œuvre a provoqué la campagne que l’on sait contre la Pologne.

    Et si Ryszard Czarnecki a été viré pour des propos considérés comme incorrects envers un député européen, on peut rappeler que, de son côté, Zdzisław Krasnodębski a dit que le président du Conseil européen Donald Tusk (et chef de l’opposition polonaise) devrait prendre la nationalité allemande pour que la situation soit plus claire…

    On lit ici ou là qu’en outre Zdzisław Krasnodębski a appelé à un référendum pour la sortie de la Pologne de l’UE. C’est semble-t-il exagéré. En 2016, lorsque la campagne contre les réformes polonaises est devenue aiguë, il avait émis un tweet disant que « si les politiciens de l'UE continuent à agir avec un tel tact politique et une telle connaissance des choses, nous serons bientôt confrontés à un référendum en Pologne ». En 2017 il a évoqué la perspective de demande d’un référendum de façon plus précise, mais c’était pour répondre à l’exigence de recevoir des « migrants ».

  • La meute contre la Pologne

    Les députés européens ont approuvé la procédure de la Commission européenne contre la Pologne déclenchée sur la base de l’article 7.

    Ce qui était prévisible et n’a en soi strictement aucune importance.

    Mais ce qui est grave est qu’il y a eu une énorme majorité pour soutenir l’absurde, injuste et vaine tentative de persécution de la Pologne : 422 députés, contre 147 et 48 abstentions.

  • Kurz et Poutine

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    Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a rencontré Vladimir Poutine aujourd’hui à Moscou en visite officielle. Auparavant il avait donné un entretien à la presse russe, où il avait notamment déclaré :

    Je suis persuadé que la paix à long terme en Europe n'est possible qu'avec la Russie, et non contre elle.

    La Russie est un voisin important pour l'Union européenne. Le développement du dialogue entre la Russie et l'Union européenne sur différentes questions, allant de la politique extérieure aux droits de l'homme en passant par la société civile, constitue notre intérêt commun.

  • Le Hongrois se rebiffe

    Dans son discours d’ouverture de la session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, à Genève, le Haut Commissaire Zeid Ra'ad Al Hussein a déclaré que les « xénophobes et les racistes étaient dépourvus de tout sentiment de gêne, comme Viktor Orban » dans une Europe où « l'oppression est à la mode, l'Etat sécuritaire est de retour et les libertés fondamentales sont aux abois ».

    Le ministre hongrois des Affaires étrangères Péter Szijjártó, non sans s’étonner que le Haut Commissaire se soit éclipsé et ne soit donc pas là pour entendre la réponse de ceux qu’il met en cause, a jugé « inacceptable » de comparer son pays « aux pires dictatures du siècle passé », a souligné que « la migration est quelque chose de dangereux » et que celle, « massive », de 2015, avait « donné l'occasion aux organisations terroristes d'envoyer leurs activistes, leurs terroristes, leurs combattants en Europe ».

    Il a ajouté : « Il est très inapproprié que des responsables de l'ONU accusent des Etats membres et des dirigeants élus démocratiquement. Il est évident que Zeid Ra'ad Al Hussein doit démissionner. »

  • Dans leur bulle

    Il y a eu un sommet européen hier à Bruxelles. Personne n’en a parlé.

    « Je sais que les Européens ne s’intéressent pas trop aux questions institutionnelles – en fait, ils ne veulent pas être dérangés par elles – mais dans la bulle bruxelloise ces choses-là jouent un rôle majeur », a dit Jean-Claude Juncker. Et Donald Tusk de répéter que le débat sur les institutions de l’UE est « un sujet de la bulle bruxelloise ».

    Il y a avait trois questions au programme de la bulle.

    - Les Spitzenkandidaten. Ou les Spitzenkandidatinnen, a cru bon d’ajouter Tusk pour faire genre. Il s’agit des candidats (ou des candidates !) qui sont les chefs des partis européens pour les listes aux élections européennes. Le Parlement européen veut que le vainqueur soit automatiquement président de la Commission européenne, comme cela a eu lieu la dernière fois. Mais le Conseil européen a dit non. Il entend conserver la prérogative que lui donne le traité. Cela n’a aucune importance (et le traité non plus). Le Parlement européen a dit qu’il n’accepterait pas de président de la Commission qui ne soit pas Spitzenkandidat. Donc le Conseil européen choisira en toute indépendance le Spitzenkandidat…

    - Les listes transnationales à la Macron. Le Parlement européen a déjà dit non. Le Conseil européen n’en veut pas non plus.

    - Le superprésident de l’UE. C’est l’idée de Juncker, qui souhaite qu’après lui les fonctions de président du Conseil et président de la Commission soient fusionnées. Là encore ce n’est pas dans le traité mais on s’en fout. De toute façon personne n’en veut (ça ferait un juteux fromage de moins). On remarquera le propos de Juncker : « Le débat sur les questions institutionnelles a été amical, sauf lorsque j'ai soulevé l'idée de fusionner les fonctions de président du Conseil européen et de président de la Commission »… Plus laconique, et pensant sans doute au fromage, Tusk a dit : « Il n'y avait pas d'appétit pour aller de l'avant. »

    Et après avoir appris tout cela aux journalistes qui n’allaient rien en dire, ils sont retournés dans leur bulle.

  • Brexit

    Le président exécutif du groupe Airbus, Tom Enders, promet dans une lettre au ministre britannique du Commerce Greg Clark que l’entreprise à l’intention de conserver ses activités au Royaume-Uni à l’avenir et à long terme, et que Airbus continue de voir le Royaume-Uni comme « son pays et un lieu d’investissement compétitif ».

  • La revoilà…

    Screenshot-2018-2-22 +Europa — Più Europa, per un’Italia più libera e democratica.pngOn croyait qu’elle était en train de mourir de son cancer des poumons, mais elle est au contraire complètement guérie et elle a décidé de revenir sur le devant de la scène politique italienne, et même européenne : Emma Bonino, présidente des Radicaux depuis que son alter ego Marco Pannella est mort de son cancer au moment où elle-même en guérissait, a monté une coalition intitulée +Europa avec le groupuscule « Forza Europa », rejointe par le Centre démocratique puis par le groupuscule « Area progressista », coalition qui fait elle-même partie de la coalition montée par Matteo Renzi.

    Son objectif est d’éviter que « ce bloc souverainiste, anti-européen et xénophobe représenté par Berlusconi, Salvini et Meloni ne gagne », et de faire campagne pour « une Europe fédérale et fédéraliste ».

    Ensuite elle a l’intention de briguer l’un des plus hauts postes institutionnels de l’Union européenne. On parle d’elle aussi pour la présidence de la République italienne…

    Celle que François a reçue deux fois officiellement au Vatican et qui est pour lui « parmi les grands de l’Italie d’aujourd’hui » n’a donc pas fini de polluer l’espace politique.

    Rappelons seulement que la grande Italienne de François s’est vantée d’avoir réalisé elle-même 10.141 avortements clandestins, qu’elle a toujours fait campagne pour toutes les subversions : divorce, contraception, avortement, euthanasie (avec un bémol, en pensant à elle…), droits LGBT, idéologie du genre, PMA, GPA (l’un de ses combats prioritaires d’aujourd’hui)… Et elle est surtout devenue l’amie du pape en faisant campagne (y compris dans les églises) pour un accueil sans limite et sans condition des migrants. Car « il n’y a pas de problème d’immigration ».

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