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Europe - Page 2

  • Acharnement

    « La Commission européenne a décidé aujourd'hui de renvoyer la République tchèque, la Hongrie et la Pologne devant la Cour de justice de l'Union européenne pour non-respect des obligations juridiques qui leur incombent en matière de relocalisation. »

    « La Hongrie n'a pris aucune mesure depuis le début du programme de relocalisation et la Pologne n'a procédé à aucune relocalisation ni offert aucune place depuis décembre 2015. La République tchèque n'a procédé à aucune relocalisation depuis août 2016 ni offert aucune nouvelle place depuis plus d'un an. »

    Dans son communiqué de presse, la Commission européenne oublie curieusement de signaler que ce programme de relocalisation des « migrants » est caduc depuis le 27 septembre dernier…

    C'est l'occasion de voir ou revoir la vidéo du ministère polonais de l'Intérieur, qui expliquait les motifs du gouvernement polonais, et qui a fait l'objet d'une censure de Youtube pendant quelque temps. (En polonais, sous-titres anglais faciles à comprendre.)

  • Inattendu

    Le gouvernement italien est composé de personnalités complètement inconnues hors des frontières italiennes (et peut-être bien en Italie même, mais n’est-ce pas le cas aussi chez nous ?), y compris le « président du conseil », Paolo Gentiloni. Il s’agit d’une coalition de je ne sais combien de partis tous centristes et européistes, bref de la pensée unique la plus lisse, inodore et incolore, au service des vrais puissants de ce monde pour faire carrière…

    Or voici que le gouvernement italien « inquiète » la Commission européenne. Parce qu’il a décidé de façon unilatérale, comme une sorte d’insolite gouvernement souverain, qu’à partir de février 2018 les fabricants de pâtes auront l’obligation d’indiquer sur les paquets l’origine du blé dur. Ce qui ne passe pas inaperçu, évidemment, puisqu’il s’agit d’un plat national, et que l’Italie est le premier producteur de pâtes du monde…

    Naturellement, indiquer la provenance du blé dur, c’est inciter les Italiens à acheter des pâtes fabriquées avec leur blé dur…

    L’initiative a été saluée et soutenue par le syndicat des paysans, mais elle a été contestée en justice par les industriels des pâtes, menés par Barilla. Or un tribunal vient de rejeter leur requête, invoquant la primauté de l’intérêt du consommateur.

    Les industriels « se sentent pénalisés par une loi qui renforce les stéréotypes », nous dit Euractiv. On voit que stéréotype est un mot qui sert à tout. En l’occurrence sa signification n’est pas claire. Sans doute veut-on parler de stéréotypes nationaux. Ce qui n’est pas mieux que les stéréotypes sexistes, comme chacun sait.

    Or, en outre, l’Italie n’a même pas prévenu la Commission européenne, alors qu’un gouvernement a l’obligation de faire part à la Commission de projets de ce genre.

    « La Commission s’inquiète et attend de plus amples informations de la part des autorités italiennes sur les nouvelles lois », déclare un porte-parole de Bruxelles, sous pression du lobby des pâtes qui demande à la Commission de sévir…

    Eh oui, les lois. Au pluriel (en fait des décrets du ministère de l’Agriculture). Parce que c’est la deuxième fois que les Italiens font le coup : depuis avril dernier, les producteurs de produits laitiers sont obligés d’indiquer sur les étiquettes la provenance des matières premières. Et depuis l’été dernier il est question de faire la même chose avec les produits à base de tomates.

    Bref, sans le dire, il s’agit de mesures de préférence nationale. A rebours en tout cas de l’idéologie de l’intégration européenne, et ça fait tache…

  • Les gouvernements aussi…

    On sait que l’Union européenne fait voter les peuples jusqu'à ce qu’ils disent oui à ce qu’on veut leur faire avaler. Mais aujourd’hui ce sont les gouvernements que la Commission européenne a eus à l’usure. A force de les faire voter pour la reconduction de l’autorisation du glyphosate, la Commission a enfin obtenu ce qu’elle voulait. Comment a-t-elle fait pour que quatre pays changent d’avis en quelques jours, ça on ne le saura sans doute jamais…

  • Zeman et Poutine

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    Le président tchèque Milos Zeman est en visite officielle en Russie. Il a rencontré hier Vladimir Poutine à Sotchi. Il lui a dit notamment :

    Lors d’un vol vers la France, j’étais accompagné par 14 hommes d’affaires, et en route vers la Russie ils étaient 140. On peut donc en tirer la conclusion que, pour nous, la Russie est dix fois plus importante que la France.

    Milos Zeman a réitéré son opposition aux sanctions de l’UE contre la Russie, et les deux hommes ont signé pour 20 milliards de dollars de contrats. Il a souligné que le montant des échanges commerciaux bilatéraux a augmenté depuis le début de 2017 de plus de 40% par rapport à la même période de 2016.

  • Bien sûr…

    Je trouvais bizarre toute cette orchestration médiatique autour de prétendues « révélations » sur des ventes d’esclaves en Libye. Comme si ce pouvait être un scoop que dans la Libye rendue à sa barbarie barbaresque et islamiste il y ait des ventes d’esclaves.

    Naïf que je suis…

    Il s’agit simplement de faire pleurer Margot et de lui faire accepter d’accueillir toujours plus de ces pauvres « réfugiés » qui sinon sont vendus comme esclaves…

    On lisait ainsi sur une dépêche Reuters :

    Emmanuel Macron a exhorté aujourd'hui ses partenaires européens à une plus grande coopération dans l'accueil des réfugiés, à l'heure où les rapports se multiplient sur les exactions commises à leurs dépens, notamment en Libye. "Une mission Ofpra/HCR vient de se rendre au Niger après le Tchad pour protéger les réfugiés y compris ceux évacués de Libye. J’appelle nos partenaires à rejoindre la France dans cette mobilisation pour éviter les horribles exactions subies sur les routes migratoires.", a-t-il écrit sur Twitter.

    Et l’on apprenait en même temps :

    Dans le contexte de l'affaire de l'esclavage en Libye, le Haut commissariat aux réfugiés a annoncé que la France accueillerait les premiers migrants retenus dans ce pays. L'arrivée des réfugiés est prévue pour janvier 2018.

  • Tusk la provoc

    Tweet de Donald Tusk, président du Conseil européen, le 19 novembre :

    Alerte ! Une véhémente dispute avec l’Ukraine, l’isolement dans l’Union européenne, l’abandon de l’Etat de droit et de l’indépendance des tribunaux, une attaque du secteur non gouvernemental et des médias libres – est-ce la stratégie du PiS ou un plan du Kremlin ? Trop semblable pour dormir en paix.

    La dispute avec l’Ukraine c’est que le gouvernement polonais reproche aux Ukrainiens de ne pas condamner le massacre de Polonais en Volhynie en 1943 et d’empêcher l’exhumation des victimes. Le reste est bien connu. Accuser le gouvernement polonais, très anti-russe, d’appliquer une politique décidée au Kremlin, c’est l’insulte majeure.

    Beata Szydło a aussitôt répliqué : « Donald Tusk, en tant que président du Conseil européen, n’a rien fait pour la Pologne, il se sert de sa position pour attaquer le gouvernement polonais, il attaque la Pologne. »

    Le ministre des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski, a déclaré à la presse que le propos de Tusk était « une sorte de triste cri de frustration : il ne peut pas rester actif dans la politique européenne, alors il cherche à revenir dans la politique polonaise ».

    Sans aucun doute il lorgne sur la présidentielle polonaise de 2009. Mais on peut douter de l’efficacité de sa démarche auprès des Polonais…

  • Au Parlement européen

    Il y a eu du grabuge à la réunion du groupe PPE, mercredi, à la suite du vote de la résolution contre la Pologne. Parce que les députés hongrois du PPE, qui sont tous du Fidesz, le parti de Viktor Orbán, ont publié sur le site du PPE un texte assez violent contre la résolution, jugeant « inacceptable » que des députés européens se moquent du principe de subsidiarité, et « scandaleux » que l’on attaque les gouvernements polonais et hongrois par des accusations non fondées.

    Les libéraux du PPE (dont les députés européens de l’opposition polonaise) ont tempêté que les Hongrois avaient « franchi toutes les lignes rouges de la loyauté », « insulté les Polonais » (sic) et les membres du groupe. Car si on savait que les Hongrois voteraient contre la résolution, ils devaient au moins le faire en silence…

    Or en fait le communiqué en question figure uniquement en hongrois, sur la page des députés hongrois. Où il est précisé, comme sur les pages des autres nationalités, que « les points de vue exprimés sont ceux de la délégation nationale et ne reflètent pas la position du Groupe ».

    On peut mesurer la mauvaise foi des libéraux – notamment des Polonais, et nommément de Janusz Lewandowski et ses lignes rouges de la loyauté.

    Le plus amusant est que, trois jours avant, le président du groupe PPE, Manfred Weber, félicitait Viktor Orbán pour sa réélection à la tête du Fidesz, en ajoutant : « Poursuivons notre coopération pour une Hongrie forte dans une Europe forte. »

  • Le scandale Verhofstadt

    Lors du « débat » hier sur l’état de droit en Pologne au Parlement européen, Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre belge, européiste libéral extrémiste, reprenant et concentrant les pires calomnies de la presse internationale, a déclaré à propos de la marche patriotique du 11 novembre à Varsovie :

    « 60 000 fascistes ont marché samedi à Varsovie, des néo-nazis, des suprémacistes blancs et je ne parle pas de Charlottesville en Amérique, je parle de Varsovie, Pologne, à 300 kilomètres environ d'Auschwitz-Birkenau. »

    La Ligue polonaise contre les diffamations a annoncé aujourd’hui le dépôt d’une plainte contre Verhofstadt. « Nous ne sommes pas d'accord avec de telles accusations. Ces mensonges sont inspirés par des "fake news" des médias occidentaux», a déclaré dans un communiqué Mira Wszelaka, la présidente de la Ligue. « J'ai participé à la marche avec un groupe de sympathisants de la Ligue. Je ne suis ni fasciste, ni néo-nazie. »

    Elle a ajouté : « L'attaque de Guy Verhofstadt est une attaque diffamatoire non étayée par des preuves. Nous allons essayer de lever l'immunité de l'eurodéputé. »

    De leur côté, les députés européens Marek Jurek et Zdzislaw Krasnodebski ont écrit au président du Parlement européen Antonio Tajani pour lui demander de sanctionner l'ancien Premier ministre belge pour ses propos.

  • Rengaine

    Le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans a de nouveau prononcé un discours véhément contre la Pologne hier devant le Parlement européen, en prélude à un « débat » sur le problème polonais. « Débat » strictement à charge, puisque de toute façon les députés polonais de droite sont sortis…

    Ensuite le Parlement européen a voté une résolution, par 438 voix contre 152 et 71 abstentions, condamnant les « violations sérieuses » de l’état de droit en Pologne, et appelant sa commission des libertés civiles à élaborer un rapport qui soit une base pour un vote ultérieur en séance plénière pour appeler le Conseil à activer la procédure de l’article 7…

    Ça les occupe…

  • Europe sociale

    Vendredi prochain, les dirigeants des Etats membres de l’UE et les dirigeants des institutions européennes se réuniront à Göteborg en Suède pour le « premier sommet social en 20 ans », un sommet « unique en son genre » parce qu’il « rassemblera les chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’UE, les dirigeants des institutions de l’Union, ainsi que les partenaires sociaux et la société civile ».

    Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, le président du Parlement européen Antonio Tajani et le Premier ministre estonien Juri Ratas dont le pays assure la présidence tournante de l'Union signeront au nom de tous les autres une déclaration solennelle intitulée "Socle européen des droits sociaux", sur laquelle se sont mis d’accord la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil.

    Un texte évidemment non contraignant, dépourvu de toute valeur juridique.

    Mais qui a pour but de mettre fin à la montée des populismes, de la xénophobie et de l’extrême droite.

    Mais oui.

    (On ne rigole pas.)