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Europe - Page 2

  • Orbán et Salvini

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    Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a envoyé une lettre à Matteo Salvini, ainsi libellée :

    Cher Secrétaire fédéral,

    Salut Matteo !

    Permettez-moi de vous exprimer mes remerciements et ma gratitude pour le travail que vous avez accompli depuis un an en Italie et dans toute l'Europe, y compris pour la Hongrie.

    Je vous assure que nous, Hongrois, n’oublierons jamais que vous avez été le premier dirigeant de l’Europe de l’Ouest à empêcher l’afflux de migrants clandestins en Europe par la Méditerranée.

    Indépendamment de l'évolution future de la politique intérieure italienne et de notre appartenance à différentes familles de partis européens, nous vous considérons comme un compagnon de combat dans la lutte pour la préservation de l'héritage chrétien de l'Europe et la lutte contre l’immigration.

    Je vous souhaite plein succès et une bonne santé.

    *

    Matteo Salvini appelle pour sa part à une grande manifestation à Rome le 19 octobre, et donne rendez-vous aux Italiens pour les prochaines élections régionales en Ombrie. Ceux qui enterrent déjà Salvini semblent oublier que la Ligue a remporté TOUTES les élections régionales qui ont eu lieu depuis un an. Et surtout que les deux partenaires du nouveau gouvernement, qui ont toujours été d’irréductibles adversaires, sont d’une part le PD de gauche qui a perdu TOUTES les élections nationales de ces dernières années, et le M5S qui s’est effondré dans TOUTES les élections régionales.

  • Le coup de Boris

    Boris Johnson a décidé de suspendre le Parlement (« prorogue », en anglais) jusqu’au 14 octobre (et il y aura ce jour-là un discours de la reine), pour avoir les mains libres pour organiser le Brexit.

    Cette décision vient d’être formellement approuvée par la reine à son « privy Council » tenu en sa résidence écossaise de Balmoral. Le « privy Council » (de 700 membres) était représenté par son « lord président » (et leader de la Chambre des communes) Jacob Rees-Mogg (nommé par Boris Johnson), la baronne Natalie Evans de Bowes-Park, leader de la Chambre des Lords, et Mark Spencer, « chief whip » du parti conservateur aux Communes.

    L’opposition hurle que cette décision est scandaleuse, antidémocratique, anticonstitutionnelle, etc., et qu’on va la faire annuler par la justice. Mais il est impossible de faire annuler par la justice une décision prise par la reine. Et même le Times fait remarquer l’« ironie » qu’il y a à accuser le Premier ministre d’une démarche anticonstitutionnelle (un « outrage constitutionnel », dit le président de la Chambre des communes) quand il utilise un des éléments les plus anciens de la Constitution, remontant aux rois normands…

  • Européisme macronien

    Le gouvernement français « propose » Sylvie Goulard comme commissaire européen. Autrement dit l’extrémisme européiste. L’archéo-européisme idéologique.

    Macron avait voulu faire de Sylvie Goulard un ministre de la Défense. Sans doute pour récompenser l’activisme européiste de la dame, et préparer la fameuse et fumeuse armée européenne. Cela dura un mois, parce que Médiapart avait décidé de virer Bayrou (pour faire court), et qu’elle fut une victime collatérale.

    Macron l’avait recasée comme « second sous-gouverneur » de la soi-disant « Banque de France ».

    Sylvie Goulard fut entre 2001 et 2004 « conseillère politique » du président de la Commission européenne Romano Prodi au moment de la préparation de « Constitution européenne ».

    Elle était un pilier du « Mouvement européen », dont elle sera présidente de la branche « française » entre 2006 et 2010, alors qu’elle est devenue député européen (2009-2017).

    Le Mouvement européen n’est rien d’autre qu’une marionnette de l’ACUE. L’ACUE est l’American Committee for a United Europe : Comité américain pour une Europe unie. L’ACUE fut fondé en 1949 pour recueillir des fonds secrets de la CIA et de fondations comme l’Institut Rockefeller pour financer le fédéralisme européen, en relation avec le Département d’Etat. Pour financer au premier chef le Mouvement européen.

    Dès 1950 l’ACUE appelait ses employés du Mouvement européen à créer un Parlement européen. En 1965 il poussait déjà à l’union monétaire mais demandait à ses agents du Parlement européen de ne pas en parler.

    En outre, elle a reconnu avoir travaillé entre 2013 et 2016 (pour 10.000 € par mois alors qu’elle était député européen) au Council for the future of Europe de l’Institut Berggruen en Californie.

    En 2013 elle fut l’invitée vedette de l’assemblée plénière des évêques à Lourdes, et « tous ont été sensibles aux élans volontaristes de l’intervention de Sylvie Goulard, en forme de plaidoyer pour la construction européenne », rapportait La Croix.

    En 2014 elle disait : « On ne peut pas avoir une Commission de vieux messieurs blancs ! »

    Mais elle peut difficilement passer pour une jeune noire…

  • Brexit

    Selon le dernier sondage ComRes pour le Telegraph, 54% des Britanniques qui ont une opinion sur la question se disent d’accord avec cette phrase :

    Boris doit réaliser le Brexit par tous les moyens, y compris en suspendant le Parlement si nécessaire afin d’empêcher les députés de le bloquer.

    Le soutien au parti conservateur est passé de 6 à 31% depuis la promesse formelle de Boris Johnson que le Brexit aurait lieu le 31 octobre.

  • Pressions

    EUobserver publie un podcast intitulé Bianca’s story. Présenté ainsi : « Les femmes en Roumanie ont le droit légal à l’avortement depuis 1990. Mais beaucoup de celles qui cherchent un soin se retrouvent dans un piège kafkaïen. » Et encore : « Le travail réalisé par la journaliste d’investigations Lina Vdvîi à Bucarest montre comment les élus et les prêtres, et même les médecins, cherchent à interdire aux femmes leur droit à choisir. »

    Leur droit à choisir la mort de l’enfant. On connaît. Mais il y a maintenant aussi l’avortement présenté comme un « soin de santé ». Je vais me faire soigner : je vais tuer mon bébé. Toute femme a le droit aux « soins ».

    Et ce qui est insupportable est bien sûr que certains osent mettre en doute ce droit au soin qui tue.

    Et ce n’est pas propre à la Roumanie, ajoute EUobserver. C’est la même chose en Croatie, et même en Italie. Or « le monde compte de plus en plus sur les Européens pour donner l’exemple en matière de droits civils et d'égalité des sexes. Alors, comment cela peut-il encore se passer ? »

    C’est bien sûr parce qu’il n’y a pas assez d’Europe.

    Et l’on nous rappelle cette anomalie que « les soins de santé maternelle » (sic) et l’avortement ne sont pas explicitement mentionnés dans le traité européen. Voilà pourquoi il y a ces disparités…

    En bref, l’histoire de Bianca vise à faire pression de nouveau pour que la culture de mort soit explicitement une politique européenne garantie par le traité et obligatoire dans tous les Etats membres.

    C’est pourquoi EUobserver, notamment, mène une campagne permanente pour le « droit à l’avortement » (et les « droits LGBT »). Le podcast précédent, le 21 juillet, était intitulé « Abortion wars », les guerres de l’avortement : « Les pressions exercées sur les femmes pour qu’elles évitent de mettre fin à une grossesse non désirée s’intensifient dans des pays comme la Croatie, la Pologne et la Roumanie. » Il faut que l’UE réagisse…

  • Nuisance

    Titre de EUobserver

    EU experts agree pesticide may damage unborn children

    Les experts de l'UE s'accordent à dire que les pesticides peuvent nuire aux enfants à naître.

    « Il n’y a pas de niveau d’exposition aux pesticides chlorpyrifos et chlorpyrifos-méthyl qui soit sans risque, déclarent des experts de l’UE dans une étude préliminaire sur le pesticide – suggérant qu’une interdiction à l’échelle européenne serait un pas en avant. »

    Sans doute.

    On attend aussi que les experts de l’UE s’accordent à dire que l’avortement nuit gravement aux enfants à naître. Au point que la mortalité est de 100%, et que l’interdire serait donc un grand pas en avant.

  • Brexit

    Les nominations de Boris Johnson ne passent pas inaperçues… D’abord il a fait de Dominic Cummings l’un des ses principaux conseillers officiels. Dominic Cummings fut le stratège de la campagne du référendum. Il misa tout sur une technique nouvelle (par rapport aux meetings traditionnels), avec l’aide de la société canadienne AggregateIQ : analyser les réseaux sociaux, recueillir un maximum de données, notamment sur les citoyens qui habituellement ne votent pas, et inonder les réseaux sociaux de messages ciblés. Il fut aussi l’inventeur du slogan génial : « Take back control » : reprenez le contrôle. Son personnage – complexe - est devenu le héros de l’excellent téléfilm Brexit : the uncivil war qui dévoilait les dessous de la campagne.

    Il a nommé ministre des Affaires étrangères Dominic Raab, qui était ministre du Brexit et avait démissionné pour protester contre l’attitude de Theresa May qu’il jugeait trop conciliante avec Bruxelles. Il est partisan de suspendre le Parlement, s’il le faut, afin de sortir de l’UE sans accord.

    Il a nommé ministre de l’Intérieur Priti Patel, étiquetée comme « ultraconservatrice » parce qu’elle « a voté contre le mariage pour les personnes de même sexe et a un temps soutenu la peine de mort ». Le bandeau de son compte twitter est une photo de Ronald Reagan et Margaret Thatcher.

    Dominic Raab est fils d’un juif tchèque réfugié, et Priti Patel est fille d’immigrés de l’Inde. Selon les réflexes d’aujourd’hui, on ne peut pas les critiquer trop durement sans être taxé d’antisémitisme et de racisme…

    La nomination la plus étonnante est sans doute celle de Jacob Rees-Mogg comme « leader de la Chambre des communes », à savoir ministre des relations avec la chambre des députés (remplaçant éventuellement le Premier ministre lors des séances de questions au Premier ministre), et « lord président du conseil privé de Sa Majesté ». Car Jacob Rees-Moog est un catholique militant, et il martèle très ouvertement et très calmement qu’il est contre tout avortement et contre le « mariage » des paires sexuelles, et plus généralement qu’il se tient à l’enseignement de l’Eglise catholique sur les questions de foi et de mœurs… Il a six enfants. Un chroniqueur du Guardian écrit : « Jacob Rees-Moog, qui s’oppose à l’avortement en cas de viol, et qui s’oppose ardemment aux droits LGBTQ, est maintenant l’un des plus puissants hommes politiques de Grande-Bretagne. »

  • Routine eurocratique

    La Commission européenne (c’est toujours celle de Juncker jusqu’au 31 octobre) a décidé de saisir la Cour de Justice de l’UE contre la Hongrie, à propos de la loi dite « Stop Soros », qui « restreint le droit des demandeurs d'asile de communiquer avec les organisations nationales, internationales et non gouvernementales concernées et d'être assistés par elles ». La procédure vient après deux « avertissements » qui n’ont pas été suivis du rétropédalage exigé.

    Pour faire bonne mesure, la Commission européenne, toujours généreuse, ouvre une nouvelle procédure d’infraction contre la Hongrie, avec un premier avertissement (l’ultimatum est d’un mois), sur les conditions de rétention des clandestins dans les zones de transit.

  • Boris et le hareng

    Screenshot_2019-07-18 Brexit Boris Johnson brandit un hareng fumé de l’île de Man sur la scène du dernier débat.png

    « Je veux que vous regardiez ce hareng qui m’a été remis il y a quelques instants par le rédacteur en chef d’un quotidien national, qui l’avait lui-même reçu d’un saurisseur de l’île de Mann qui était furieux parce qu’après avoir pu envoyer pendant des décennies des poissons comme ça par le courrier, ses coûts ont augmenté à cause de la bureaucratie de Bruxelles qui a décidé que chaque hareng doit être accompagné d’un pain de glace. »

  • Au Parlement européen

    Finalement le groupe CRE a proposé la candidature de la Slovaque Lucia Ďuriš Nicholsonová à la présidence de la commission emploi et affaires sociales, et elle a été élue, puisqu’elle n’est pas polonaise…

    Pour la petite histoire, il est curieux de constater que Lucia Ďuriš Nicholsonová, née Kubovičová, porte les noms de ses deux maris successifs…

    Il est curieux aussi de constater que si les élus macroniens ont été les seuls députés français à voter pour Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne, les grands ennemis que pourfend Macron, le PiS et le Fidesz soulignent à juste titre que c’est grâce à eux qu’elle a été élue (avec 8 voix de majorité seulement), selon le principe du « tout sauf Timmermans ».