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Europe - Page 8

  • Leur Europe

    Un règlement européen va empêcher quelque 110 rames de trains de banlieue d'être mises en service dans la région parisienne. Ces trains sont exactement les mêmes que plus de 200 qui circulent déjà. Mais à partir du 16 juin ce règlement interdira leur mise en service. Alors que les trains identiques déjà en service pourront continuer de circuler.

    Il y en a pour un milliard d’euros. Et cela arrive au moment de la campagne pour les européennes… La Pécresse est très colère…

  • Routine

    La Commission européenne a lancé aujourd'hui une nouvelle procédure d'infraction contre le gouvernement polonais concernant ses réformes judiciaires.

    Cette fois il s’agit du régime disciplinaire des juges qui « n'offre pas les garanties nécessaires pour les protéger du contrôle politique ».

    Les deux premières procédures sur le sujet sont devant la Cour de Justice de l’UE. Ce sera aussi le sort de celle-ci si la réponse de Varsovie n’est pas jugée satisfaisante.

  • Leur mépris

    Chaque jour, le site européiste Euractiv fait le tour des « capitales » pour donner les dernières nouvelles ayant trait à l’UE dans chaque pays. Voici un paragraphe de l’édition de ce jour. C’est un exemple parfait de l’arrogance des petits marquis de la pensée unique et de leur mépris pour ceux qui ne sacrifient pas aux idoles. Le dogme est que l’on doit s’inquiéter de la Russie et du réchauffement climatique. Et ces imbéciles de Tchèques s’inquiètent de l’immigration et de l’islam, alors qu’ils n’ont même pas de musulmans…

    Menace islamiste : Un sondage réalisé par le Conseil européen des relations extérieures (ECFR) a montré qu’un quart des Tchèques pensent que l’islamisme radical et les migrations sont les plus grandes menaces pour l’Europe. Selon les chiffres de 2016, les musulmans représentent moins de 0.2 % de la population du pays. Ils inquiètent pourtant plus les Tchèques que la Russie et le changement climatique.

    (L’un des principaux fondateurs du ECFR est George Soros.)

  • En Slovaquie

    La nouvelle présidente de Slovaquie, Zuzana Caputova, est non seulement eurobéate mais favorable à l’avortement, au « mariage » des personnes de même sexe, etc.

    Cela dit son principal concurrent était un… commissaire européen, du parti social-démocrate au pouvoir.

    Et le président slovaque n’a guère de pouvoir. Et la participation a été spécialement faible : 41,8%, du jamais vu pour un second tour de présidentielle. Et elle a surtout été élue comme candidate anti-corruption.

    Mais quand même…

  • Renforcer la dictature

    Manfred Weber, « Spitzenkandidat » du PPE et donc a priori futur président de la Commission européenne, a déclaré à Die Welt : « Les partis européens dont le but est de détruire l’UE, comme les extrémistes de droite de Le Pen ou encore de vastes secteurs de l’AfD, ne devraient plus à l’avenir recevoir d’argent des fonds européens… Il n’y a aucune institution au monde qui soit assez naïve pour financer ses propres adversaires. Ces partis hostiles à l’Europe paient avec l’argent européen des contribuables leurs campagnes, leurs actions et leurs affiches dont le but est de faire disparaître l’UE. »

    On verra comment il va s’y prendre. Car la menace n’est pas nouvelle. Mais les partis européens reconnus et financés par Bruxelles le sont parce qu’ils correspondent aux critères fixés par Bruxelles, et on imagine mal qu’il y ait eu jusqu’ici un passe-droit pour les partis jugés « europhobes ». Il faudra donc, si ce n’est pas une menace en l’air, qu’il invente de nouvelles règles. Dont tout le monde verra qu’elles sont contraires aux plus élémentaires libertés démocratiques.

  • En Italie

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    Screenshot_2019-03-26 Basilicate - Recherche Google.pngLa coalition de la Ligue de Matteo Salvini et de Forza Italia de Berlusconi a remporté les élections régionales en Basilicate, fief du centre gauche, avec 42,2% des voix (19,5 pour la Ligue, 9,15 pour Forza Italia).

    C’est la 7e victoire électorale consécutive de la coalition.

    Réaction de Matteo Salvini :

    Merci ! La Ligue en un an a triplé ses voix, victoire aussi en Basilicate ! 7 à 0, salut à la gauche, et maintenant on change l’Europe !

  • Vox et PiS

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    Le président de Vox, Santiago Abascal, a rencontré mercredi dernier à Varsovie Jaroslaw Kaczynski, le président du PiS. Trois députés européens du PiS ont participé à la rencontre.

    L’un d’eux a ensuite déclaré que son parti et Vox s’accordaient sur le fait que « l’Europe devrait être une union d’États souverains, et non une fédération ».

    Selon la porte-parole du PiS, « la discussion a été productive et peut être considérée comme un signe avant-coureur d’une coopération substantielle après les élections ». Les deux parties veulent « que les États jouent un rôle plus important et que la compétence de Bruxelles en matière d’immigration de masse soit limitée ». « Vox est aussi un parti qui met l’accent sur les racines chrétiennes de l’UE et qui veut protéger la famille traditionnelle, ce qui est conforme aux positions du PiS », a-t-elle ajouté.

    Cela voudrait donc dire que le PiS a l’intention de continuer à faire vivre le groupe CRE (Conservateurs et réformistes européens) après le Brexit (s’il a lieu avant les élections). Car si ce groupe est le troisième du Parlement en nombre, il n’a en réalité que deux partis importants : le PiS et les Conservateurs britanniques.

    Le nouveau venu Vox, qui a fait une percée spectaculaire sur la scène politique espagnole, pourrait obtenir 8 sièges selon les sondages actuels, ce qui en ferait le deuxième parti du groupe CRE.

  • Dumpfbacken ?

    Manfred Weber, le Spitzenkandidat du PPE, censé devenir président de la Commission européenne après les élections (ce qui n’est pas conforme au traité, mais le traité on s’en fout, sauf pour persécuter les méchants eurosceptiques), a donné une interview au Süddeutsche Zeitung, dans laquelle il insulte carrément les partis qui sont à droite du PPE.

    Il explique d’abord que sa majorité sera « au centre » (et non à droite) et que pour cela son « offre de participation » s’adresse « à tous ceux qui souhaitent promouvoir l’Europe (sic, il veut dire l’européisme), y compris les sociaux-démocrates, les libéraux et les verts » (sic). On sent là la panique du chef du PPE face aux élections qui s’approchent (panique qui a conduit à garder le Fidesz).

    Le journaliste lui demandant si cela exclut toute coopération « avec Matteo Salvini ou le PiS de Pologne », il répond :

    C’est parfaitement clair. De même, je me bats pour que les Dumpfbacken  comme l’AfD ou le parti de Le Pen n’aient aucune responsabilité politique.

    Dumpfbacken ? Un petit tour des dictionnaires nous donne : crétins, imbéciles, tarés, abrutis, débiles, racailles…

    Voilà comment parle de ses adversaires politiques le candidat au poste de direction suprême de l’Union européenne. La panique n’excuse pas tout.

    (Le plus étonnant est que Manfred Weber est membre de la CSU, le parti de la droite bavaroise, plus à droite que la CDU, et avec en son sein des gens qui sont assez proches des Dumpfbacken… Sans doute s’agit-il de donner des gages…)

  • Etonnants Pays-Bas !

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    Le Forum pour la démocratie, parti « populiste », anti-UE, anti-immigation, anti-islam, climatosceptique, dont le slogan est « Néerlandais d’abord », et qui n’existait pas encore il y a trois ans, fait jeu égal aux sénatoriales avec le parti du Premier ministre Mark Rutte, remportant 12 sièges dans la chambre haute.

    Le parti de Thierry Baudet s’était présenté pour la première fois aux élections législatives de 2017. Il était alors arrivé en 13e position, avec… 1,8% des voix (ce qui avait suffi à lui donner deux députés).

  • Le Fidesz "suspendu"

    L’assemblée politique du PPE a voté par 190 voix contre 3 la suspension du Fidesz, le parti de Viktor Orbán. Joseph Daul a twitté :

    Le Fidesz est suspendu avec effet immédiat et jusqu’à nouvel ordre après le vote aujourd’hui des membres du PPE (190 pour, 3 contre). La suspension implique de ne plus participer à quelque réunion du parti que ce soit, de ne plus avoir de droit de vote, de ne plus avoir le droit de proposer des candidats aux postes.

    C’est un compromis obtenu à l’issue d’un long débat entre « les partis opposés à toute sanction à l’égard du Fidesz, les partis favorables à une suspension en espérant en réalité sauvegarder le statu quo, et les partis favorables à une suspension en espérant le départ volontaire des Hongrois », explique le Courrier d’Europe centrale.

    En début d’après-midi, le porte-parole de Viktor Orbán avait déclaré que « le Fidesz quittera immédiatement le PPE s’il en était suspendu », car cela relève de la « dignité du Fidesz et du pays ».

    Ce matin, Magyar Nemzet avait une fois encore demandé au Fidesz de quitter le PPE. C’est le journal qui le 7 mars avait appelé Viktor Orbán à s’allier avec la Ligue, le FPÖ et le PiS.

    Mais Viktor Orban a tenu une conférence de presse pour dire qu’il ne quittait pas le PPE : « L’unité du PPE a été préservée. (…) Nous allons mettre toute notre énergie pour que ce parti reste la principale force européenne, sans se perdre en spéculations sur ce qui se passera après », c’est-à-dire après les élections européennes, où les débats pourront reprendre au sein du PPE…

    Addendum

    La décision comporte la création d’un « conseil de trois sages » du PPE et la création d’un conseil de trois sages du Fidesz qui devront discuter. Le premier fera un rapport dans trois mois et l’activité du Fidesz au PPE est gelée jusque-là. (C’est-à-dire jusqu’aux élections euopéennes…) Le Fidesz a voté pour ce plan. (Les trois votes contre sont sans doute ceux des plus excités de l’exclusion).