Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Europe - Page 7

  • Ex-Eglise catholique (UE)

    Neuf évêques qui ont renié leurs patries respectives et se disent d’« Euroregio » ont signé un texte par lequel ils demandent instamment aux citoyens européens de voter pour les candidats européistes.

    Soyons fiers des valeurs d’humanisme et de solidarité qui nous unissent et soyons conscients que chacun de nous porte la responsabilité de l’avenir de l’Europe. Engageons-nous pour faire vivre l’âme et l’esprit de l’Europe. Son destin est aujourd’hui entre nos mains.

    Leur chef, Mgr Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg, souligne que c’est un appel à voter pour renforcer l'eurocratie « face à la montée des populismes et des nationalismes ».

    Les autres signataires sont les évêques de Trèves, Liège, Aix la Chapelle, Verdun, Metz, Nancy, Troyes et Namur.

  • « Maastricht Debate »

    Comme il y a cinq ans à l’approche des élections européennes, il y a eu hier soir un grand débat, à Maastricht, entre les « Spitzenkandidaten », les chefs de file des partis européens se disputant le prochain fauteuil de président de la Commission européenne.

    Je gage que vous n’en avez pas entendu parler.

    Et ce n’est pas étonnant.

    Car le chef du premier parti, le PPE, n’était pas là. Non plus que plusieurs autres dirigeants. Ils n’étaient que cinq, dont deux seuls connus, les vieux routiers de l’européisme Frans Timmermans et Guy Verhofstadt. Le socialiste et le libéral. Il paraît que c’est le premier qui l’a emporté. On en est tout remué…

  • Visegrád

    Au cours de sa tournée européenne, le Premier ministre japonais Shinzo Abe était hier en Slovaquie (pour la première fois), où il a rencontré les dirigeants du Groupe de Visegrád. Il a notamment déclaré :

    « Les entreprises japonaises ont très vite réalisé l’énorme potentiel des pays du V4… Une croissance économique stable renforce l’importance des pays de Visegrád en Europe et de nombreuses entreprises japonaises y installent leur siège ou leurs succursales. »

  • Leur Europe

    Cela fait désormais plus de 25 ans qu’on nous a imposé une « citoyenneté européenne », et qu’on nous martèle que le sens de l’histoire implique la disparition des nations et l’engagement de tous dans la construction d’une Europe qui mérite toute notre attention…

    Le Parlement européen a commandé un sondage sur les prochaines élections. Soulignons : c’est une commande du Parlement européen, pas de méchants populistes eurosceptiques.

    Résultat : seulement 38% des Européens (34% des Français) savent qu’il y aura une élection du Parlement européen en mai, et… 5% en connaissent la date.

  • Brexit

    Screenshot_2019-04-17 Brexit Party led by Nigel Farage on course for shock win in EU elections, poll finds.png

    Nigel Farage avait dit qu’il lancerait un nouveau parti si le Brexit était retardé (et s’il risquait donc d’y avoir des élections européennes). Il a lancé son « Parti du Brexit » vendredi dernier. Le sondage Yougov publié aujourd’hui le met en tête des intentions de vote, à… 27%, devant les travaillistes (22%) et les conservateurs (15%). Nigel Farage siphonne son ancien parti, l’Ukip, qui tombe à 7% alors qu’il était à 14 auparavant.

    L’Ukip avait remporté les dernières européennes avec 26,6% des voix. On constate que pour l’heure si on ajoute les intentions de vote de l’Ukip et du parti du Brexit on arrive à 34%. (Sachant aussi que 12% des Britanniques favorables au Brexit ont l’intention de voter pour les conservateurs.)

    Les européistes ne vont pas apprécier…

  • Vrais Finlandais

    Aux législatives finlandaises, les sociaux-démocrates sont arrivés en tête, obtenant 17,7% des voix et 40 sièges. Le parti des Vrais Finlandais arrive juste derrière, avec 17,5% des voix et 39 sièges alors qu’il n’en avait que 17.

    Encore une surprise « populiste »…

  • Macron dit n’importe quoi

    Après le sommet européen sur le Brexit, qui donne au Royaume-Uni jusqu’au 31 octobre pour trouver une solution, Emmanuel Macron a déclaré que la décision des Britanniques de participer ou non aux prochaines élections européennes leur appartenait mais que ce serait « baroque » de le faire tout en organisant le Brexit.

    Or c’est écrit en toutes lettres dans le texte de l’accord que si le Brexit n’a pas lieu avant le 22 mai le Royaume-Uni « sera dans l'obligation de procéder aux élections au Parlement européen ».

    Macron devrait quand même lire ce qu’il signe et qu’il est censé avoir négocié.

  • Salvini

    Matteo Salvini a lancé un appel, à Milan, pour une union de tous les souverainistes, afin de constituer « le groupe le plus important » au Parlement européen. Salvini voit grand, lui qui aura sans (aucun) doute le groupe le plus important… en Italie. Mais il est quasiment impossible que tous les souverainistes, même ensemble ce qui est improbable, puissent constituer le plus grand groupe. Aujourd’hui à Milan il a néanmoins marqué un nouveau point, puisqu’il était entouré de représentants de l’AfD, des Vrais Finlandais et du Parti du peuple danois, trois partis dont les élus siègent aujourd’hui dans un autre groupe que ceux de la Ligue (où il a comme alliés le Rassemblement national, le FPÖ et le Vlaams Belang – et l’Ukip).

  • Le passeport du Brexit

    1187881.jpg

    Le Brexit devait à l’origine avoir lieu le 29 mars. Il est reporté, mais les passeports délivrés depuis le 30 mars n’ont déjà plus la mention « Union européenne ».

    Ils sont cependant toujours bordeaux, comme les passeports de l’UE. Mais à terme ils devraient redevenir bleus.

  • La morgue et le mensonge

    « Les Français, ils en ont un peu soupé des acteurs, des comédiens de la politique. Je veux bien que les autres partis mettent des apprentis, des stagiaires, des gens qui se font un nom dans leur parti politique en passant par l'Europe, moi je défends l'intérêt des Français en Europe, c'est un peu différent. »

    Propos de Nathalie Loiseau, hier. Ce mépris affiché de ses concurrents aux européennes était aussi une boulette, puisqu’elle parlait devant… des apprentis. Précisément des compagnons du devoir, en Seine-Saint-Denis.

    Certes, on sait qu’elle est quant à elle une vieille routière de l’eurocratie, mais on ne voit pas en quoi cela permettrait de lui faire confiance. Car le propre de l’eurocratie est de mentir. Et Nathalie Loiseau en apporte un bel exemple… dans la même phrase.

    En effet, elle fait campagne pour être élue au Parlement européen. Et ce n’est évidemment pas pour « défendre l'intérêt des Français en Europe ». Car le Parlement européen a été créé essentiellement pour tenter d’imposer l’idée d’une Europe politique. C’est une création idéologique (comme le souligne le fait qu’il n’a quasiment aucun pouvoir). Et les députés sont membres de groupes européens. En tant que membres d’un groupe, ils défendent les positions arrêtées par le groupe, et non des intérêts nationaux.

    Devant le même auditoire, elle a déclaré que dans son programme il y avait la demande de triplement du budget du programme d'échange étudiant Erasmus. Une promesse facile à tenir, puisque… c’est déjà fait : c’est dans la résolution adoptée par le Parlement européen le 28 mars dernier.

    Et dans son premier meeting de campagne, le 30 mars, elle s’est vantée d’avoir été (avec quelques autres étudiants de l’Association des états généraux des étudiants de l’Europe - AEGEE, créée en 1985) à l’origine, en 1987, de Erasmus. La vérité est que Erasmus a été créé par Domenico Lenarduzzi, haut fonctionnaire de la Commission européenne à partir de 1965 et directeur adjoint de la direction de l’éducation et de la culture à partir de 1981. Il reconnaît que l’AEGEE l’a aidé à populariser son idée, mais cela ne va pas plus loin. La photo ci-dessous montre les étudiants de l’AEGEE à la sortie d’un déjeuner avec François Mitterrand à l’Elysée. Mais c'était en mars 1987, alors que François Mitterrand avait exigé l’année précédente que le gouvernement de Jacques Chirac apporte « un financement digne de ce nom » au programme Erasmus qui avait été défini par le Conseil des ministres de l’Education en 1983 et relancé en 1985 par Jacques Delors devenu président de la Commission européenne.

    Mitterand-with-Chritophe.jpg