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Europe

  • L'UE vue de Moscou

    Extraits d'une communication de Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. On voit qu'à Moscou on est très exactement informé des magouilles bruxelloises.

    Les prochaines élections au Parlement européen auront lieu du 6 au 9 juin. Dans ce contexte, la question de la transparence, de la responsabilité et de l'intégrité de certaines personnalités politiques au sein de la direction de l'UE revêt une importance particulière.

    Il s'agit des accords commerciaux conclus par la Commission européenne avec les principales sociétés pharmaceutiques occidentales, notamment la société américaine Pfizer, qui a mis au point l'un des vaccins COVID-19. Ses revenus ont grimpé en flèche. 

    La Commission européenne a dépensé 71 milliards d'euros pour acheter 4,6 milliards de doses de médicaments.

    En décembre 2023, les pays de l'UE ont détruit au moins 215 millions de doses de vaccins COVID-19, d'une valeur de 4 milliards d'euros, parce qu'elles n'étaient pas nécessaires.

    Ce que cela nous apprend, c'est que personne ne vérifiera jamais combien de doses de ce vaccin seront jetées dans les décharges.

    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a eu une influence directe sur le processus de négociation visant à acheter près de 2 milliards de doses de vaccins "pour les besoins de l'UE". Ursula von der Leyen et Albert Bourla, PDG de Pfizer, ont négocié les termes du plus important contrat de la Commission européenne en personne, par SMS (!) et sans témoin.

    Le nombre de vaccins achetés dépassait de loin les besoins des pays de l'UE (la population de l'UE en 2021 était de 443,2 millions de citoyens). (...)

    Malgré l'absence de demande dans les États membres de l'UE, l'approvisionnement en vaccins de Pfizer se poursuivra (attention !) jusqu'en 2027.

    Ursula von der Leyen a refusé de rendre publique sa correspondance avec le directeur de Pfizer. Je voudrais vous rappeler que la Commission européenne a l'obligation légale de rendre publiques les communications susceptibles de contenir des informations sur les accords conclus par l'Union européenne pour acheter des milliards d'euros de vaccins COVID-19 (...).

    Rien de tout cela n'a empêché Ursula von der Leyen de se présenter à la réélection
     Le 7 mars, le Parti populaire européen a soutenu cette décision en désignant Ursula von der Leyen comme sa candidate officielle... (...)

    Les Occidentaux ont complètement perdu le contact avec la réalité, enseignant sans cesse la démocratie à tout le monde, alors qu'aucune des institutions de cette démocratie ne fonctionne.

  • Langue de plomb

    Le PPE votait jeudi pour sa tête de liste européenne, donc son candidat au poste de président de la Commission européenne. C’est évidemment Ursule qui a été élue, puisqu’il n’y avait pas d’autres candidats.

    Mais il y avait 801 inscrits, et Ursule n’a eu que 400 voix. 89 ont voté contre (dont les députés LR), 10 se sont abstenus, et donc pas moins de 302 délégués ne sont même pas venus…

    Commentaire officiel du PPE :

    « Notre famille politique est plus forte et plus unie que jamais à l'approche de la prochaine campagne électorale européenne. »

    Sic.

  • Europe tiers monde

    En 2022, les cas de gonorrhée ont bondi de 48%, avec 70.881 cas dans l'Union européenne, ceux de syphilis accusent une hausse de 34% (35.391 cas) et ceux de chlamydia de 16% (216.508 cas), selon le rapport annuel du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). « Cette augmentation est aussi stupéfiante qu'inquiétante », a déclaré Andrea Ammon, directrice de l'ECDC, lors d'une conférence de presse.

    Et d’ajouter : « Ces chiffres, bien qu'importants, ne représentent probablement que la partie émergée de l'iceberg. »

  • Bonnet blanc et blanc bonnet

    Valérie Hayer, tête de liste de la macronie pour les européennes :

    « Avec Raphaël Glucksmann, on vote à 90% de la même façon au Parlement européen. Il devrait être avec nous, et il le sait. Il serait beaucoup plus efficace pour porter ses idées et avoir des résultats. »

  • AfD

    Maximilian Krah, député européen depuis 2019, conduira la liste AfD aux prochaines élections au Parlement européen. Breizh Info publie une très intéressante interview de cet homme, né dans la toute petite communauté catholique d’Allemagne de l’Est sous le communisme, pratiquant de la « messe en latin », père de huit enfants.

    Deux petits extraits :

    Je me souviens d’une anecdote qui remonte à l’époque où j’étais étudiant en droit. J’ai rencontré un professeur de droit – Il était de gauche – qui m’a dit : « M. Krah, je ne voterai jamais pour les chrétiens-démocrates. Mais savez-vous pourquoi je les aime ? ». J’ai dit non, et il m’a répondu : « Parce qu’ils neutralisent les gens comme vous. » Cette déclaration m’a mis en colère, mais malheureusement, il avait tout à fait raison. Les centristes, les chrétiens-démocrates, ont toujours neutralisé les vrais conservateurs, les Européens de droite. Les personnes qui les ont rejoints voulaient ce qu’il y avait de mieux pour leur pays, mais en fin de compte, elles ont participé au processus qui nous a amenés à la situation misérable dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.

    Si vous suivez les États-Unis actuels et leur approche de la politique mondiale, vous suivez le drapeau arc-en-ciel. Vous aurez alors le mois des fiertés. Vous aurez des frontières ouvertes. Vous aurez l’immigration. Puis vous aurez le vaudou climatique. Tout cela fait partie de cette approche politique occidentale universelle qui découle de ce que nous appelons aujourd’hui les « valeurs occidentales ». Les valeurs occidentales en 2024, c’est le drapeau arc-en-ciel.

  • Bla bla bla

    Les gazettes ont beaucoup parlé de l’obligation de visite médicale qui serait imposée aux vieux conducteurs, via une directive votée par le Parlement européen. De fait, la commission ad hoc du Parlement européen avait ajouté au texte un amendement en ce sens. Mais le Parlement, ce jour, a rejeté son propre amendement.

    De toute façon, c’était un vote en première lecture. La seconde lecture n’aura lieu qu’après les prochaines élections. Donc par un Parlement renouvelé, et le texte sera revu par une autre commission… Le vote d’aujourd’hui ne servait donc à rien, sinon à faire avancer le schmilblick sans savoir où il va.

    Curieusement, les gazettes se focalisaient sur les vieux, alors que le texte évoque d’abord et surtout les jeunes, s’inquiétant du nombre croissant d’accidents qu’ils provoquent. Au point que le Parlement a supprimé les articles imposant la possibilité de passer le permis à 17 ans, et a voté le texte de la Commission européenne instaurant pour les jeunes conducteurs une « période probatoire de deux ans ».

  • Les masochistes du boomerang

    Les ambassadeurs des États membres de l’UE se sont mis d’accord hier sur le… 13e paquet de sanctions contre la Russie, afin qu’il soit officialisé pour le 24, jour anniversaire du début de l’opération militaire russe.

    Les nouvelles sanctions visent des entreprises chinoises, indiennes et turques accusées de fournir des armes ou divers composants à l’armée russe. Elles visent aussi le ministre nord-coréen de la Défense et quelque 200 autres personnes ou entités. (Ce qui porte le total à 2.000 personnes…)

    Et les ministres ajoutent qu’ils vont aussitôt commencer à préparer le 14e paquet.

    Ce sont des masochistes du boomerang. Et le ministre allemand de l’Economie ose tonner que si l’économie allemande est dans un état dramatique c’est de la faute de Poutine…

    Il n’y a guère que le ministre hongrois pour rappeler : « Il a été prouvé que ces paquets de sanctions impactent bien davantage l’Europe que l’économie russe. » En fait les chiffres de l’économie russe prouvent désormais que les sanctions nuisent uniquement à l’Europe, parce que la Russie a rapidement trouvé les parades.

    Mais ce n’est jamais assez. L’Italie, qui préside le G7 cette année, veut des sanctions plus sévères, c’est ce que la Meloni va dire au sommet de samedi, jour anniversaire de l’offensive russe. Et l’on sait déjà qu’à l’issue du sommet une déclaration commune sera publiée pour contrer le « faux récit selon lequel l’Occident est las » des répercussions « du conflit », à savoir des sanctions et des milliards versés dans le trou noir ukrainien.

    Car le G7 se fait aussi ministère de la vérité orwellienne. Au même moment paraît un sondage montrant que 40% des Italiens estiment que l’UE a joué un « rôle négatif » dans la guerre, contre seulement 21% qui pensent que son action a été positive, et que seulement 11% pensent que l’Europe doit accroître son soutien à l’Ukraine si les Etats-Unis sont défaillants. Si l’on se souvient de l’enthousiasme ukrainophile de 2022, ce n’est même plus de la lassitude, c’est carrément du rejet…

    Cela correspond aussi à ce qui s’étale désormais dans la presse américaine, et qui va finir par arriver en Europe. Les journalistes, manifestement dépités par l’échec de la « contre-offensive », et surtout vexés de s’être fait rouler dans la farine par la propagande ukrainienne, ont renversé la vapeur. Au point que le New York Times lui-même est désormais accusé par Kiev de « répandre la propagande russe » pour avoir écrit que des centaines de soldats ukrainiens, peut-être un millier, ont été faits prisonniers par les Russes lors de la débâcle chaotique d’Avdeïevka.

    Et ce n’est pas la dernière déclaration d’Ursule qui va arranger le climat en la matière, quand elle annonce que les négociations sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE sont suspendues sans doute jusqu’à l’été, parce qu’elle « ne s'attend pas à ce que la base nécessaire pour discuter de cette question soit créée avant les élections du Parlement européen en juin »...

  • Orwellien

    Matteo Salvini a osé dire que s'il est légitime de vouloir «faire la lumière» sur la mort de Navalny, «cela revient aux médecins et aux juges» russes.

    Le porte-parole de Borrell a sèchement rappelé que les Etats membres de l'Union européenne avaient adopté une déclaration commune imputant la responsabilité de la mort de Navalny «au président Poutine et aux autorités russes» et que «c'est une déclaration approuvée par l'Italie». Il revient aux aux «membres des gouvernements de simplement lire ce que leurs gouvernements approuvent et adoptent»…

  • Routine

    La Commission européenne lance une procédure d’infraction contre la Hongrie, à propos de la loi instaurant une autorité de surveillance chargée d’empêcher les « interférences étrangères » dans le processus électoral et de « protéger la souveraineté » du pays.

    Il est évidemment insupportable à la dictature bruxelloise qu’un pays ose vouloir empêcher le financement étranger (par Soros et autres) de basses manœuvres électorales, et ose vouloir ainsi défendre sa démocratie, en utilisant en outre le gros mot de « souveraineté », qui est une atteinte au droit souverain de la dictature.

  • Scandale à Bruxelles…

    Radio Free Europe/Radio Liberty dénonce un énorme scandale : deux ans après leur interdiction, les médias RT et Sputnik peuvent être consultés sans problème en Europe, jusque dans les locaux mêmes de la Commission européenne. Le sinistre petit dictateur Thierry Breton roulait des mécaniques, mais en réalité il a été incapable de faire respecter sur la durée l’interdiction des médias russes…

    Au cœur de l'Union européenne, dans les bâtiments imposants du "quartier européen" de la capitale belge, on trouve des preuves flagrantes de la faiblesse de l'Union.

    Sans utiliser de VPN ou d'autres outils de contournement, un correspondant du service balkanique de RFE/RL a pu accéder aux sites web et aux services de streaming de RT - anciennement connu sous le nom de Russia Today - et de Sputnik depuis les bâtiments de l'organe exécutif de l'UE, la Commission européenne. Les sites web étaient accessibles dans plusieurs langues malgré la "suspension urgente" par le Conseil européen dans les premières semaines de l'invasion totale (sic) de l'Ukraine par la Russie en 2022.

    Près de deux ans après l'imposition de sanctions à l'échelle de l'Union européenne afin d'endiguer la propagande russe soutenant la guerre du Kremlin contre l'Ukraine, les sites web des médias RT et Sputnik, soutenus par le Kremlin, sont toujours facilement accessibles dans de nombreux pays de l'Union européenne, y compris dans les institutions mêmes qui ont rédigé les règlements les concernant.

    À Bruxelles, les vidéos, textes et autres contenus de RT et Sputnik sont disponibles en anglais, français, allemand, serbe, espagnol et arabe.

    (…)

    On notera l’ironie si typique de notre époque, qui voit un organisme censé défendre la liberté d’expression dénoncer le fait qu’une autorité n’ait pas réussi à supprimer la liberté d’expression… (Rappelons une fois de plus que ni RT ni Sputnik n’a fait l’objet d’une quelconque condamnation judiciaire, ni n’a été accusé de violer une quelconque règle de diffusion. Il s’agit d’une atteinte grave et arbitraire à la liberté d’expression, et Radio Free Europe/Radio Liberty – qui il est vrai n’a plus aucune légitimité ni raison d’existence depuis longtemps - ne s’honore pas à jouer les hargneux supplétifs de la censure.)