Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 9

  • Acathiste

    Vendredi soir de carême, le temps de l'Acathiste chez les byzantins. Voici l'hymne "Invincible chef d'armée", par Giorgios Theodoridis, protopsalte de l'église Sainte-Sophie de... Washington.

    Τῇ ὑπερμάχῳ Στρατηγῷ τὰ νικητήρια,
    Ὡς λυτρωθεῖσα τῶν δεινῶν εὐχαριστήρια,
    Ἀναγράφω σοι ἡ Πόλις σου Θεοτόκε.
    Ἀλλ᾿ὡς ἔχουσα τὸ κράτος ἀπροσμάχητον,
    Ἐκ παντοίων με κινδύνων ἐλευθέρωσον,
    Ἵνα κράζω σοι· Χαῖρε, Νύμφη ἀνύμφευτε.

    Invincible chef d’armée, à toi les accents de victoire ! Libérée du danger, ta ville, ô Mère de Dieu, t'offre des hymnes de reconnaissance. Toi dont la puissance est irrésistible, de tout péril délivre-moi, pour que nous puissions t'acclamer : Salut à Toi, Epouse inépousée !

  • Retraite (très) dorée

    Les comptes de l’archidiocèse de Washington font apparaître que l’ancien archevêque, le cardinal Donald Wuerl, émérite depuis 2018, a reçu plus de 2 millions de dollars l’an dernier (2.012.639) pour les « activités de ministère qu’il poursuit ». C’est deux fois plus que ce que le diocèse dépense pour la formation des prêtres.

    Il avait reçu 1,5 million en 2019.

    Le cardinal Wuerl était le successeur de l’ex-cardinal McCarrick à Washington. Il avait effrontément menti en prétendant ne rien savoir des activités criminelles de McCarrick, et il avait ouvertement désobéi à Benoît XVI en permettant à McCarrick de résider dans un séminaire. Le cardinal Wuerl avait donné sa démission en 2015 pour limite d’âge, mais François l’avait prolongé jusqu’en 2018. Cette année-là fut publié un rapport sur les crimes sexuels du clergé américain, où Wuerl était cité 200 fois. Il reçut une chaleureuse lettre de soutien de François.

    On voit que Donald Wuerl, qui réside dans un luxueux appartement d’Embassy Row (le quartier des ambassades) de Washington, peut continuer de vivre selon le standing d’un prince de la Renaissance, comme dirait François. Et qu’il lui reste encore un peu d’argent de poche.

  • Petite récréation

  • Vendredi de la deuxième semaine de carême

    Dom Pius Parsch :

    La messe d’aujourd’hui est encore dominée tout entière par le thème de la Passion. Les antiennes du matin et du soir ont aussi pour objet la Passion.

    « Il fera périr misérablement ces misérables, et il donnera sa vigne à d’autres vignerons qui lui rapporteront du fruit en leur temps » (Ant. Bened.).

    « Ils cherchaient à l’arrêter, mais ils craignaient le peuple, parce que le peuple le considérait comme un prophète » (Ant. Magn.).

    Nous devons ressentir, aujourd’hui, la tragédie du peuple juif qui, après avoir été le peuple élu, fit mourir son Messie.

    Screenshot_2021-03-04 GregoBase - Malos male perdet.png

    L’antienne de Benedictus est complexe et sinueuse, comme si elle voulait embrasser toute l’histoire du peuple élu qui se trouve dépossédé de sa vigne au profit d’autres cultivateurs. C’est ce mot de cultivateurs qui domine, au milieu de l’antienne, tout en haut du mode. Du moins si l’on admet que nous sommes en 3e mode avant la toute fin de l’antienne, car on se dirait bien en 8e mode, et si tel est le cas les cultivateurs crèvent le plafond. Et le mot suivant, qui, est encore au-dessus, puisque ce qui importe est que les nouveaux vignerons produisent du fruit.

    Screenshot_2021-03-04 GregoBase - Quaerentes eum tenere.png

    L’antienne de Magnificat est en revanche très simple, mais elle met discrètement en valeur les mots importants : eum tenere, pour l’action, et prophetam, pour le personnage, ce qui souligne que celui que la foule « tenait pour un prophète » était bel et bien Le Prophète annoncé par Moïse.

  • Dans le monde

    L’Indonésie (170 millions d'habitants) est le premier Etat à rendre la vaccination anti-covid obligatoire, sous peine de forte amende et de suppression des aides sociales. Cette mesure coercitive est présentée comme un « encouragement » à se faire vacciner… Pour l’heure la mesure est officielle dans la région de la capitale Jakarta (10 millions d’habitants). Les provinces ne l’ont pas encore ratifiée.

    *

    Le 20 février, le directeur général de l’OMS a publié une déclaration sur la Tanzanie, pressant son gouvernement de prendre des mesures contre le coronavirus et de se préparer pour la vaccination. La ministre tanzanienne de la Santé, Dorothy Gwajima, a répondu que son pays n’a aucun programme vaccinal et refuse qu’on lui envoie des vaccins. La Tanzanie n’a plus envoyé de données sur la maladie depuis le 29 avril 2020 (509 cas et 21 morts). En juin, le président Magufuli avait déclaré que le virus était éradiqué grâce au jeûne et à la prière. Le 21 février, il a précisé que contrairement à ce qui avait été avancé il n’a pas dit que les gens ne devaient pas porter de masque, mais que si vous devez en porter un, que ce soit un masque fabriqué localement…

    *

    Le gouverneur du Texas, Gregg Abbott, bien connu pour son combat pro-vie, a supprimé toutes les restrictions. Il a été suivi par le gouverneur du Mississippi. Réaction de Jo Bidon : « La dernière chose dont nous avons besoin est une pensée à la Néandertal. » Sic.

    *

    En Espagne, mercredi, le bureau du procureur de la Cour suprême a rendu un avis négatif sur la loi de Galice rendant la vaccination obligatoire : « Du moment que la loi (nationale) n’établit pas une obligation de se faire vacciner, il n’est pas possible d’invoquer des raisons génériques de santé publique ou spécifiquement fondées sur la vulnérabilité particulière de certains groupes de personnes pour justifier l’administration forcée du vaccin. » Il est donc probable que la Cour suprême annule la loi galicienne.

  • Il y a un an

    Olivier Véran au Sénat, le 4 mars 2020 :

    « Le port du masque, dans la population générale, n’est pas utile. De fait, aucune recommandation, nationale ou internationale, ne concerne le port du masque. »

  • Jeudi de la deuxième semaine de carême

    Precátus est Móyses in conspéctu Dómini, Dei sui, et dixit : Quare, Dómine, irascéris in pópulo tuo ? parce iræ ánimæ tuæ : meménto Abraham, Isaac et Iacob, quibus iurásti dare terram fluéntem lac et mel. Et placátus est Dóminus de malignitáte, quam dixit fácere pópulo suo

    Il n’y avait pas de messe les jeudis de carême à Rome jusqu’à Grégoire II (715-731). Les chants sont pris d’autres messes.

    Cardinal Schuster :

    L’antienne de l’offertoire est celle du XIIe dimanche après la Pentecôte ; mais le texte seul, quelque sublime qu’il soit, ne dit pas tout et il faut l’entendre, revêtu des mélodies de la Schola grégorienne : « Moïse se tenant devant son Dieu, se mit a le conjurer : « Pourquoi, Seigneur, êtes-vous irrité contre votre peuple ? Retenez votre colère et souvenez-vous d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, auxquels vous avez promis avec serment de leur accorder une terre sur laquelle couleraient le lait et le miel. » Et l’indignation du Seigneur s’apaisa, alors qu’elle était prête à se décharger sur son peuple... » Ce texte (Exod. XXXII) est très important, même au point de vue théologique, puisqu’il démontre contre les protestants avec quelle efficacité sont invoqués par les fidèles les mérites des saints, pour se rendre propice la miséricorde divine.

    L’Évangile avait rappelé au mauvais riche Moïse et les prophètes à qui il convient de prêter foi, sans attendre de nouveaux prodiges de morts venant nous apporter des nouvelles de l’enfer ; et voici que Grégoire II trouve un gracieux moyen d’introduire également le souvenir de ces anciens patriarches dans l’offertoire.

    La collecte sur les offrandes a toujours en vue le but de sacrifice stationnal, qui est celui de consacrer le jeûne. Aussi à Rome dès l’antiquité, le principe prévalut-il, qu’il n’y eût pas de jeûne sans que sa cessation en fût sanctifiée par l’oblation eucharistique. Messe et jeûne sont comme deux termes corrélatifs. La messe indique toujours la cessation du jeûne — aussi durant le jeûne ne célèbre-t-on pas le banquet eucharistique — mais on ne conçoit pas un jeûne ne se terminant pas par la Messe.

  • Une bonne chose

    Le groupe PPE du Parlement européen a adopté de nouvelles règles ce matin. Jusqu’ici des députés pouvaient être individuellement exclus du groupe. Désormais on peut exclure aussi un parti. Suivez mon regard… Mais Viktor Orbán avait prévenu que son parti quitterait le PPE si une telle disposition était prise. Et le Fidesz a immédiatement quitté le PPE.

    C'est plus clair...

  • Désinformation obligatoire

    Lundi, Twitter a décidé de renforcer sa lutte contre les informations « trompeuses » sur les vaccins. A partir du deuxième avertissement le compte sera bloqué pendant 12 heures. Au troisième avertissement pendant 7 jours, au cinquième, ce sera le bannissement.

    Dès le lendemain, donc hier, un compte Twitter de LifeSite a été bloqué pendant 12 heures, et le tweet coupable supprimé.

    Il s’agissait d’un résumé d’un rapport concluant d’après les chiffres officiels du gouvernement israélien que le vaccin avait tué en Israël 40 fois plus de vieux et 260 fois plus de jeunes que n’aurait tué la maladie pendant la même période.

    De son côté, Facebook a supprimé un texte de LifeSite (le 8e depuis un mois) avertissant du risque des vaccins sur les femmes enceintes. C’était textuellement une étude de Children’s Health Defense montrant qu’au 12 février aux Etats-Unis 34 femmes vaccinées depuis moins de cinq jours avaient fait une fausse couche, nombre montant à 47 le 18. (Par ailleurs au 12 février on en était à 929 morts et 5.923 malades du vaccin.)

  • Chronique des cinglé·e·s

    Il paraît que la jeune noire Amanda Gorman avait bouleversé la planète en disant un de ses poèmes lors de l’investiture de Jo Bidon. Par conséquent son poème est traduit dans le monde entier. Aux Pays-Bas il devait l’être par Marieke Rijeneveld, une jeune femme qui a remporté l’an dernier un prix international pour un roman.

    Mais cela a suscité un tollé. Parce que Marieke Rijeneveld est blanche.

    Pourtant elle avait l’accord de « l’équipe » d’Amanda Gorman (je ne savais pas que les poètes avaient désormais des « équipes » derrière eux). Mais la polémique a été trop forte : Marieke Rijeneveld a jeté l’éponge.

    Il convient d’ajouter que Marieke Rijeneveld n’est pas seulement blanche (et blonde), elle se dit « non binaire ». Elle s’est donnée un deuxième prénom : Lucas, et on doit l’appeler par le pronom « iel ». Les magazines bien-pensants la qualifient donc d’« écrivain·e ».

    Dans notre monde de détraqués, c’est pourtant très bien d’être « non binaire » : c’est montrer qu’on fait partie, de façon relativement originale, de la communauté LGBTQI+ (etc.), qu’on est concrètement un adepte de l’idéologie du genre. Mais là c’est dirimant. Parce que Amanda Gorman est une femme du genre féminin. Et qu’elle ne peut donc être traduite que par une femme du genre féminin.

    Qu’on se rassure, nous n’avons pas ce problème pour la version française du poème. Elle a été réalisée par une noire (gabono-belge) qui dit être une femme.

    (On remarque au passage que tout cela est strictement à sens unique. De même qu’au cinéma un personnage noir ne peut plus être interprété que par un noir mais qu’un noir peut interpréter un personnage blanc, même quand c’est un personnage historique ou légendaire manifestement blanc, de même une traductrice noire peut évidemment traduire un auteur blanc…)