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  • Marché du ramadan

    Polémique à Vaulx-en-Velin. On a vu le maire, Hélène Geoffroy, au marché du ramadan, samedi à 19h 16. Une vidéo en fait foi.

    Le scandale est que la personnalité socialiste locale fasse du clientélisme après l’heure du couvre-feu…

    (Précision, si nécessaire: il s'agit d'un marché quotidien tous les soirs de ramadan.)

  • Dhimmi d’honneur

    Le premier dhimmi d’honneur de ce ramadan, en l’état actuel de mes informations, est Mgr Alain Guellec, évêque auxiliaire de Montpellier, qui a participé à la première « prière du vendredi » à la grande mosquée de la ville.

    Il s’agit hélas, mais hélas sans surprise, d’un compatriote, un Bigouden né à Saint-Gué…

  • De ore prudentis

    ℟. De ore prudéntis procédit mel, allelúia : dulcédo mellis est sub língua ejus, allelúia : * Favus distíllans lábia ejus, allelúia, allelúia.
    . Sapiéntia requiéscit in corde ejus, et prudéntia in sermóne oris illíus.
    ℟. Favus distíllans lábia ejus, allelúia, allelúia.

    De la bouche du sage sort le miel, alléluia ; la douceur du miel est sous sa langue, alléluia : rayon de miel perlant que ses lèvres, alléluia, alléluia.
    La sagesse se repose dans son cœur, et la prudence dans la parole de sa bouche.

    Répons des matines. Le corps du répons s’inspire du Cantique des cantiques (4, 11) et le début du verset de Proverbes 14, 33. Mais aucune expression ne se trouve telle quelle dans la Bible. On trouve presque « Favus distillans labia… », mais c’est « tua », et non « ejus » : il s’agit des lèvres de la bien-aimée, non du Seigneur… (Mais il est vrai que nombre des expressions du Cantique des cantiques sont ambivalentes, puisqu'il s'agit d'un chant d'union, où tout ce qui est à moi est à toi...)

  • 2e dimanche après Pâques

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    (Graduel de Johannes von Johannes von Valkenburg, 1299, Cologne)

    L’antienne d’offertoire

    Deus, Deus meus, ad te de luce vígilo : et in nómine tuo levábo manus meas, allelúia.

    O Dieu, mon Dieu, je veille aspirant à vous dès l’aurore et je lève mes mains en votre nom, alléluia.

    Solesmes, 1959 :

    Le Christ est le berger et l'évêque de nos âmes, comme l'appelle l'épître de cette messe. Il veille fidèlement sur ses brebis, sans jamais se reposer, sans jamais sommeiller. Il convient donc que ma première pensée éveillée soit dirigée vers Lui, que mon cœur se tourne vers Lui dès les premières lueurs de l'aube (de luce). D'autant plus qu'en ce matin, Il désire à nouveau être entièrement à moi, et veut me faire participer à sa vie divine dans le banquet eucharistique. De même qu'à l'Offertoire le prêtre lève les mains avec les dons sacrificiels du pain et du vin, de même je lèverai les mains et je m'offrirai en oblation, en chantant mon Alléluia dans la joie de l'Esprit Saint et en me confiant à la toute-puissance de sa grâce (in nomine tuo). Dans les temps anciens, ces sentiments étaient exprimés par ces versets : « Je me présente devant toi, pour voir ta puissance et ta gloire. Tu as été mon aide. Et je me réjouis sous le couvert de tes ailes. »* A l'Offertoire, le divin Rédempteur prie son Père céleste et proteste de sa disponibilité à être sacrifié. Il devient ici et maintenant l'Agneau qui est offert pour nous sur l'autel.

    Dans la première phrase, tranquille, luce est le seul mot qui prend un peu plus d'importance. Peut-être est-ce pour nous rappeler l'éclat soudain de la lumière ? La séquence tonale sur la deuxième syllabe est entendue à différents moments : dans le Vidi aquam, où il est question d'eau qui coule avec aqua ista ; dans l'offertoire Inveni David, où il est question d'huile qui coule avec les mots oleo sancto. Presque toutes les pièces du mode 2 ferment la première phrase sur do. Mais ici les secondes, sans pressus, n'ont pas cette forte puissance modulatoire que nous trouvons, par exemple, dans l'introït Mihi autem pour les Apôtres. Dans sa première moitié, la deuxième phrase est un peu plus vivante, se plaçant immédiatement sur la dominante et prenant une mélodie plus ornée avec in nomine tuo, sur laquelle est placée une quarte en antithèse de celle de la première phrase. La deuxième partie revient au style pastoral simple de la première phrase, sentiment renforcé par la tierce mineure ré-fa, combinaison habituelle de la dominante et de la tonique dans les pièces en mode 2.

    Dom Johner

    * Les versets étaient, soigneusement découpés du même psaume 62 :

    1. Sitivit in te anima mea, quam multipliciter et caro mea, ut viderem virtutem tuam et gloriam tuam.

    Mon âme a soif de vous ; comme encore et encore aussi ma chair, pour que je contemple votre puissance et votre gloire.

    2. In matutinis, Domine, meditabor in te. Quia factus es adjutor meus et in velamento alarum tuarum exsultabo.

    Aux matines, Seigneur, je méditerai sur vous. Car vous vous êtes fait mon secours, et sous le couvert de vos ailes je tressaillirai d’allégresse.

  • De la Sainte Vierge le samedi

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    Ave stella maris, karismata lucida prolis

    Ave Spiritui Sancto templum reservatum

    Ave porta Dei post partum clausa per evum.

    Evangéliaire de Bernwald d’Hildesheim, 1015, miniature de la « Vierge portière ».

    Porta hæc clausa erit, et non aperiétur. Pulchre quidam, portam clausam per quam solus Dóminus Deus Isræl ingréditur, et dux, cui porta clausa est, Maríam Vírginem intéllegunt, quæ et ante partum virgo permánsit. Etenim témpore, quo Angelus loquebátur: Spíritus Sanctus véniet super te, et virtus Altíssimi obumbrábit te; quod autem nascétur ex te Sanctum, vocábitur Fílius Dei; et quando natus est, virgo permánsit ætérna; ad confundéndos eos, qui arbitrántur eam post nativitátem Salvatóris habuísse de Ioseph fílios, ex occasióne fratrum eius, qui vocántur in Evangélio.

    « Cette porte sera fermé. On ne l’ouvrira pas. » Certains comprennent, et c’est beau, que la Vierge Marie, demeurée vierge avant l’enfantement, est cette porte fermée par où seul entre le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui est aussi le prince, pour qui la porte est fermée. En effet, au moment où l’ange proférait : « L’Esprit-Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre, c’est pourquoi l’être saint qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu » et aussi lorsqu’il est né, elle est demeurée éternellement vierge. Ceci pour confondre ceux qui tirent occasion de l’Evangile où l’on cite ses frères pour supposer qu’après la naissance du Sauveur Marie enfanta des fils à Joseph.

    Saint Jérôme, sur Ezéchiel, 13, 44, lecture des matines.

  • Le démenti qui insiste

    Screenshot_2021-04-16 (2) Préfet du Tarn Facebook.png

    Les commissariats et gendarmeries avaient bel et bien reçu un courriel (quelque peu commenté) leur demandant de fermer les yeux entre 19h et 22h et entre 5 et 6h, si le couvre-feu était violé par des musulmans « pratiquants ». Parce que la préfecture est experte en pratique musulmane.

    Mais les consignes islamiques de la préfecture ont été « mal comprises », et surtout ébruitées…

  • Le Dr Knock enfoncé

    Certes, cela a déjà été dit, et depuis le début de la soi-disant pandémie : on a convaincu des gens qui n’avaient rien qu’ils étaient malades, des centaines de milliers de personnes, et cela continue. On est plus fort que le Dr Knock, qui avait inventé la chose mais pas le mot : « asymptomatique » : le malade qui n’a rien.

    Mais cela s’aggrave. Aux « informations » (sic) de 13h sur la 2, il n’était question que des « patients » qui vont se faire vacciner. Des patients qui ne souffrent de rien. Qui ne sont même pas « positifs ». Qui ne sont même pas « asymptomatiques ». Des gens parfaitement normaux sur le plan biologique. Mais qui sont des « patients » pour les piqueurs et les journalistes. Tout Français est désormais un « patient ».

    Et le PDG de Pfizer nous « informe » qu’il faudra se faire injecter une troisième dose au bout de six mois, puis se faire vacciner tous les ans.

    Non seulement chacun est un « patient », mais il est désormais « patient » à vie. Jusqu’à ce que le vaccin ou un effet secondaire le fasse mourir.

    Or il va de soi qu’une société qui accepte de se faire traiter ainsi ne mérite pas de vivre.

  • Ad cœnam Agni providi

    L’hymne des vêpres au temps pascal, chanté au Concert des Maîtres de Chœur à l’Abbaye de Fontevraud le 23 juillet 1989 sous la direction de Dom le Feuvre.


    podcast

    Ad cœnam Agni próvidi, .
    Et stolis albis cándidi,
    Post tránsitum maris Rubri
    Christo canámus Príncipi.

    Invités au repas de l’Agneau,
    revêtus de nos robes blanches,
    après avoir passé la mer rouge,
    chantons au Christ notre Chef.

    Cujus corpus sanctíssimum
    In ara crucis tórridum,
    Cruóre ejus róseo
    Gustándo vívimus Deo.

    En goûtant sa chair toute sainte
    brulée sur l’autel de la Croix,
    en goûtant le vin de son sang,
    nous vivons de la vie de Dieu.

    Protécti Paschæ véspere
    A devastánte Angelo,
    Erépti de duríssimo
    Pharaónis império.

    Protégés au soir de la Pâque
    contre l’Ange exterminateur,
    nous avons été arrachés
    au dur pouvoir de Pharaon.

    Jam pascha nostrum Christus est,
    Qui immolátus agnus est :
    Sinceritátis ázyma
    Caro eius obláta est.

    C’est le Christ qui est notre Pâque,
    qui est l’agneau immolé ;
    azyme de sincérité,
    c’est sa chair qui est livrée.

    O vere digna hóstia,
    Per quam fracta sunt tártara,
    Redémpta plebs captiváta,
    Réddita vitæ prǽmia.

    O victime vraiment digne
    brisant la porte des enfers :
    le peuple captif est racheté,
    les biens de la vie sont rendus.

    Consúrgit Christus túmulo,
    Victor redit de bárathro,
    Tyránnum trudens vínculo
    Et Paradísum réserans.

    Le Christ se lève de la tombe ;
    il revient de l’abîme en vainqueur,
    poussant le tyran enchaîné,
    rouvrant l’entrée du Paradis.

    [Quǽsumus, Auctor ómnium,
    In hoc pascháli gáudio,
    Ab omni mortis ímpetu
    Tuum defénde pópulum.

    Nous vous prions, Auteur de toute chose,
    en cette joie pascale
    de tout assaut de la mort
    défendez votre peuple.]

    Glória tibi Dómine,
    Qui surrexísti a mórtuis,
    Cum Patre et almo Spíritu,
    In sempitérna sǽcula. Amen.

    Gloire à Vous, Seigneur,
    ressuscité d’entre les morts ;
    avec le Père et l’Esprit bienfaisant,
    dans les siècles éternels.
    Ainsi soit-il.

  • Une première ?

     

    Screenshot_2021-04-15 Easter Mass with Bishop Schneider in the Cathedral of His Diocese.png

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    Mgr Athanasius Schneider a célébré la messe traditionnelle en la cathédrale d’Astana (officiellement Nur-Sultan), capitale du Kazakhstan, le mercredi de Pâques, en présence de l’archevêque Mgr Tomasz Peta.

    New Liturgical Movement souligne que c’est la première fois qu’une messe traditionnelle est célébrée comme messe normale de la cathédrale en présence de l’ordinaire en Asie centrale. Mais je me demande si ce n’est pas une première mondiale, car je ne vois pas d’autre exemple d’un évêque (même auxiliaire) célébrant dans sa cathédrale une messe selon la forme extraordinaire. (Ceci est un appel à la mémoire de mes lecteurs…) C’était aussi le jour du 60e anniversaire de Mgr Schneider. "Sto lat !", comme on dit dans le pays natal de Mgr Peta…

     

    Addendum. Voir les commentaires.

  • La semaine de saint Thomas

    Dans la liturgie byzantine, l’incrédulité paradoxale de saint Thomas (« Ô merveille inouïe : le manque de foi rend plus ferme la foi »), est si importante que le premier dimanche après Pâques est le « dimanche de saint Thomas » et que toute la semaine est la « semaine de saint Thomas ».

    Si l’office souligne à l’envi l’invitation du Seigneur et surtout la réponse de Thomas qui « explore les plaies », la divine liturgie de ce dimanche n’y fait pas allusion (en dehors de l’évangile, naturellement) car elle reste fixée sur la Résurrection. Il y a toutefois un tropaire qui dit : « De sa main avide d’expérience, Thomas scruta ton côté vivifiant, ô Christ Dieu… » Mais il est réservé aux liturgies de la semaine.

    Quant au chant de communion, il est spécifique à cette semaine, bien que le texte, le premier verset du psaume 147, soit un simple appel à louer Dieu. Mais c’est bien sûr ce que chante saint Thomas.

    A Mezzojuso (Sicile), dimanche dernier :

    Ἐπαίνει Ἱερουσαλὴμ τὸν Κύριον, αἴνει τὸν Θεόν σου Σιών. Ἀλληλούϊα.

    Fête le Seigneur, Jérusalem, loue ton Dieu Sion, alléluia.