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  • Nous y voilà

     

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    Une école de Leeds, en Angleterre, l’« école de la Ville de Leeds », 350 élèves, a décidé d’instituer l’anglais comme… première langue étrangère.

    « Ensemble tout est possible », dit la pancarte. En effet…

    Les élèves sont de 55 nationalités différentes, et la moitié d’entre eux sont en Angleterre depuis moins de quatre ans. Non seulement ils ne parlent pas l’anglais, dit la directrice, mais ils sont illettrés dans leur langue d’origine, et c’est la première fois qu’on leur met un stylo dans les mains.

    Il y a quand même un quart des élèves qui sont anglais. Eh bien ils amélioreront leur prononciation et feront des progrès en grammaire, dit la directrice…

    En octobre dernier, une étude avait conclu qu’il y avait en Angleterre cinq écoles où il n’y avait aucun enfant anglais, et 240 où 90% des élèves avaient une autre langue maternelle que l’anglais.

    Parmi les réactions les plus critiques, celle de Amjad Bashir, un entrepreneur célèbre à Leeds, arrivé du Pendjab avec ses parents en 1959 : « Je suis vraiment désolé pour les 25% d’élèves anglais nés dans des foyers anglais, dit-il. C’est injuste qu’ils soient ainsi désavantagés et handicapés. »

    Amjad Bashir explique que ses parents le poussaient constamment à apprendre l’anglais à l’école et en dehors de l’école. « Mon père m’envoyait jouer avec les gamins du lieu. Il avait l’habitude de fermer la porte derrière moi en disant : “Tu rentreras quand tu connaîtras la langue.” »

    (Au fait… Amjad Bashir est le porte-parole de l’Ukip pour les petites entreprises, et il est candidat de l’Ukip - le parti pour l'indépendance du Royaume Uni - aux prochaines élections européennes… Il est à la tête de restaurants... halal...)

    (Express, via Novopress)

  • En Turquie

    Une église grecque orthodoxe d’Istanbul, Agia Paraskevi (Sainte Parascève), a été vandalisée dimanche par des individus brandissant des drapeaux du parti démocratique du peuple (parti kurde de gauche). Après avoir forcé la porte, ils ont tout mis sens dessus dessous, déchiré des livres liturgiques, volé le stock de cierges… et la cloche. Puis d’autres militants sont arrivés, et ils furent environ 150 dans la cour.

    Le gardien s’est précipité au poste de police proche de l’église, mais les policiers ont refusé d’intervenir, au motif que ça ne ferait qu’empirer les choses…

  • Jeudi de la troisième semaine de carême

    La messe de ce jour commence par « salus » : à la fois santé et salut. Elle commence ainsi clairement à dessein, car cet introït n’est pas un verset de psaume, c’est une création ecclésiastique. Et toute la messe est centrée sur la guérison des corps et des âmes, sur la santé recouvrée comme signe du salut éternel. L’évangile nous montre Jésus guérir tous les malades qu’on lui apporte. Et les trois collectes de la messe sont curieusement celles d’une fête, la fête des martyrs Côme et Damien, qui sont les patrons de l’église de la station romaine. Aujourd’hui c’est la mi-carême, et l’on vient consulter les médecins Côme et Damien pour qu’ils nous donnent les remèdes qui nous permettront de poursuivre notre route jusqu’à Pâques. Ils nous les donnent gratuitement, puisqu’ils sont les anargyres (« pas d’argent »), et qu’il s’agit de la grâce.

    La liturgie mozarabe a cette belle prière de la mi-carême, toute tendue du désir de la Pâque, publiée et traduite par dom Guéranger :

    Exspectantes beatam illam spem passionis ac resurrectionis Filii Dei, fratres charissimi : et manifestationem gloriæ beati et Salvatoris nostri Jesu Christi, resumite virium fortitudinem : et non quasi futuro terreamini de labore : qui ad Paschalis Dominicæ cupitis anhelando pervenire celebritatem. Sacratæ etenim Quadragesimæ tempore mediante arripite de futuro labore fiduciam : qui præteriti jejunii jam transegistis ærumnas. Dabit Jesus lassis fortitudinem : qui pro nobis dignatus est infirmari. Tribuet perfectionem futuri : qui initia donavit præteriti. Aderit in auxilio, filii : qui suæ nos cupit præstolari gloriam Passionis. Amen.

    Dans l’attente de l’heureux espoir que nous avons, Frères très chers, de célébrer la Passion et la Résurrection du Fils de Dieu, et de voir la manifestation de la gloire de notre bienheureux Sauveur Jésus-Christ, ranimez vos forces et votre courage. Ne vous effrayez pas des fatigues qui restent encore à subir, vous qui désirez avec tant d’ardeur arriver à la solennité de la Pâque du Seigneur. En ce milieu de la sainte Quarantaine, vous qui déjà avez traversé une partie des labeurs du jeûne, prenez confiance pour ceux qui restent à accomplir. Jésus, qui a daigné se faire infirme pour nous, donnera le courage à ceux qui sont fatigués ; il nous a donné de fournir le commencement de la carrière, il en accordera la continuation. Il vous viendra en aide, très chers fils, lui qui veut que nous vivions dans l’attente de sa glorieuse Passion. Amen.

  • Ce n’est pas la peine de mort qui pose problème

    Le secrétaire général du parti communiste chinois et président de la République populaire de Chine Xi Jinping est reçu en France avec tous les honneurs. Et ce matin je voyais les salariés des laboratoires Mérieux l’applaudir chaleureusement…

    Car il y a les dictateurs honnis et les dictateurs encensés.

    Puisque le premier responsable du communisme chinois vient en France pour que la France fasse des affaires avec la Chine, il n’est pas question, de toute façon il n’est jamais question, de dire quoi que ce soit qui fâche notre ami du laogai. Donc on ne parle pas des « droits de l’homme », comme disent benoîtement les gazettes.

    Quand même, on pourrait lui parler de la peine de mort, ronchonne-t-on çà et là, notamment dans la presse de gauche – et le Nouvel Observateur en fait un titre.

    Comme si le problème était celui de la peine de mort…

    En Chine il n’y a aucune liberté religieuse, aucune liberté politique, aucune liberté sociale, aucune liberté familiale (enfant unique, avortements et stérilisations forcés). Les journalistes de gauche pourraient au moins dénoncer l’absence de liberté de la presse, et les syndicalistes dénoncer l’interdiction des syndicats. Comme chacun sait, il n’y a pas de syndicats libres en Chine parce que les ouvriers sont au pouvoir (ils sont tous affiliés au syndicat qui dépend du parti). Et comme règne en Chine, d’autre part, un capitalisme sauvage, les ouvriers sont exploités comme nulle part ailleurs sur la planète. Notamment ceux que l’on fait venir des campagnes pour construire les mégalopoles, et qui sont quasiment des esclaves, entassés dans des cages. Mais le savent-ils, nos journaleux, que pour circuler en Chine les Chinois doivent avoir un passeport, et que le passeport octroyé aux ouvriers venus des campagnes ne leur donne pas le droit d’aller dans les boutiques de la ville où on les fait venir pour travailler ?

    Qu’on soit pour ou contre la peine de mort, ce n’est pas le premier problème des Chinois, loin de là. Mais les journalistes de gauche (pardon pour le pléonasme) gardent toujours une sympathie pour un régime de gauche, aussi totalitaire qu’il soit, surtout quand dans leur jeunesse ils ont été maoïstes…

  • Le recteur du séminaire tué par des prêtres ?

    La police de Bangalore au Karnataka (Inde) a arrêté deux prêtres et un ancien séminariste, qui auraient avoué (sous sérum de vérité) avoir assassiné le P. K.J. Thomas, recteur du séminaire Saint-Pierre de Bangalore, le 31 mars 2013.

    Depuis le début, des rumeurs circulaient selon lesquelles les meurtriers pourraient être des ennemis intérieurs et non des militants antichrétiens.

    Mais les conclusions de la police font naître de sérieux doutes.

    L’un des prêtres arrêté est le directeur d’une école dans le nord de l’Etat. L’autre est le curé d’une paroisse dans la banlieue de Bangalore.

    Ces deux prêtres et l’ancien séminariste, agissant pour la faction qui réclame que le séminaire soit exclusivement réservé aux étudiants de souche du Karnataka (parlant kannada) se seraient introduits avec des barres de fer dans les locaux du séminaire pour chercher des documents attestant que le séminaire appartient aux évêques du Karnataka, auraient été surpris par le recteur, l’auraient sauvagement frappé et seraient repartis sans laisser le moindre indice. Ces derniers mois, l’enquête était au point mort. Et tout à coup on sort trois assassins. Dont le mobile est absurde, car les documents en question sont disponibles, et ne permettent pas d’affirmer que le séminaire doive être réservé aux étudiants de langue kannada.

    La police avance toutefois un autre mobile, mais pour le moins fragile : les trois hommes « n’étaient pas contents » du P. Thomas, « ils éprouvaient un fort ressentiment du fait qu’ils estimaient être systématiquement tenus à l’écart des postes importants [au sein du séminaire] et que seul un petit nombre de personnes, dont ils n’étaient pas, occupaient les postes importants »...

    Ce qui est certain est qu’il semble qu’il y ait davantage de tensions à l’intérieur du séminaire qu’entre les diverses communautés religieuses de Bangalore…

  • Ce n’était pas ça du tout !

    Il y a un mois, je reproduisais un propos du cardinal Barbarin sur le consistoire autour du cardinal Kasper :

    « C’était 80-90% des interventions qui touchaient la question des divorcés remariés. »

    Je pensais que dans l’ambiance ultra-papolâtrique du moment, l’immense majorité des cardinaux avait salué comme il convient les positions novatrices (et médiatiquement correctes) du cardinal chouchou de François.

    J’apprends que c’est le contraire. A en croire du moins Marco Tosatti, qui toutefois cite beaucoup des propos tenus dans cette réunion qui était censée se tenir à huis clos, si 85% des cardinaux se sont exprimés sur la question des divorcés remariés, c’était contre les positions défendues par le cardinal Kasper…

    Divine surprise…

  • Messe de saint Pie V : le témoignage du P. Roberto Spataro

    Le père Roberto Spataro est professeur de littérature chrétienne ancienne à l’Université salésienne de Rome. Samedi prochain, il donnera une conférence sur le thème « Summorum Pontificum et la redécouverte de la liturgie traditionnelle : les raisons de connaître et d’aimer la messe tridentine ». A cette occasion il a donné une interview, dont voici un extrait :

    Depuis ma jeunesse, j’ai été intrigué par l’histoire de la Fraternité Saint-Pie X. L’amour de cette communauté pour l’ancienne messe me frappait. Au lendemain du Motu Proprio Summorum Pontificum, j’ai approfondi le sujet et compris la richesse doctrinale de ce rite.

 En 2010, alors que je vivais à Jérusalem, une communauté religieuse féminine m’a invité à célébrer la Sainte Messe de saint Pie V. Depuis, chaque fois que s’en présente l’occasion, je célèbre avec joie avec le missel de 1962, qui est un trésor de théologie authentique et de profonde spiritualité. Cela m’aide à devenir meilleur et Dieu sait si j’en ai besoin ! En outre, et surtout, elle constitue un aliment très solide pour augmenter l’action de la grâce dans la vie des fidèles. N’est-ce pas là l’action pastorale fondamentale à laquelle nous sommes appelés ?

  • Mercredi de la troisième semaine de carême

    La première lecture (Exode 20, 12-24) nous enseigne le grand respect que nous devons avoir pour les commandements de Dieu ; ils sont, en effet, la volonté expressément déclarée de la divine majesté. Le respect est le pivot du monde, dit Shakespeare ; le respect de Dieu est la base de toute morale. C’est la grande faiblesse de notre temps de ne plus avoir ce profond respect de la majesté divine et, par suite, de ne plus prendre les commandements autant au sérieux. L’histoire du salut nous montre pourtant quelle importance Dieu attribue à l’observation des commandements. Nous le voyons au paradis terrestre, après la transgression du premier commandement ; la malédiction de l’humanité, l’océan de misères qui découla du péché originel nous l’attestent ; ce qui nous le montre encore plus, c’est la mort du Christ sur la Croix, car cette mort est, en somme, le jugement et le châtiment du péché.

    L’Évangile (Matthieu 15, 1-20) nous fait entrer dans un autre ordre de pensées : nous chrétiens, nous devons accomplir les commandements en esprit et de tout cœur. Pour nous, ce ne sont pas, à proprement parler, des commandements ; pour nous, la volonté de Dieu est une joie : nous sommes comme de bons enfants qui accomplissent avec joie la volonté de leurs parents et qui, au lieu d’y voir un joug pénible, font, de leur obéissance, une preuve et une expression de leur amour. C’est pourquoi nous ne devons pas seulement accomplir la lettre de la loi, mais encore en comprendre et en observer l’esprit. L’esprit de la loi est l’amour, l’amour de Dieu et du prochain.

    Dom Pius Parsch

  • Les Verts à la rescousse du maire bolchevique

    A Villejuif, les listes UMP, UDI, divers gauche et EELV  avaient réussi à s’unir pour faire tomber le maire communiste, Claudine Codillot, héritière et continuatrice du stalinisme municipal (stade Gagarine, cité Maurice Thorez, crèche Aubrac, médiathèque Elsa Triolet, structure multi-accueil Nelson Mandela..).

    Mais la direction d’EELV-les Verts a dénoncé l’accord, mis son groupe local sous tutelle (c’est celui d’Alain Lipietz…), et apporté son soutien, et le logo du parti, à la candidate communiste...

     

    Addendum

    Et à Billy-Montigny, dans le Pas-de-Calais, le candidat UMP se rallie au maire communiste sortant pour contrecarrer le Front national.

     

  • Des fœtus pour le chauffage

    Grande émotion en Angleterre, où une émission de télévision a révélé que plus de 15.000 fœtus avaient été utilisés ces deux dernières années, dans 27 hôpitaux publics, comme des déchets servant à produire de l’énergie pour le chauffage.

    Il s’agit de programmes écologiques, de développement durable et tout et tout, de recyclage des déchets pour que rien ne se perde.

    Mais là le programme écolo n’est pas considéré comme citoyen du tout. Le ministère de la Santé a immédiatement réagi en condamnant  cette pratique « totalement inacceptable » et en interdisant que cela se poursuive.

    On voit que l’hypocrisie est à son zénith. Non seulement le gouvernement était évidemment au courant, mais surtout, à partir du moment où le fœtus, comme on nous le martèle à longueur de temps, n’est pas un être humain mais un amas de cellules, il n’y a aucune raison de ne pas le « recycler ».

    En quoi est-ce choquant ?

    Parce que, finalement, ce n’est pas seulement un amas de cellules ? Parce que, comme le dit le Telegraph dès son titre, ce sont des « bébé avortés » ? Ah oui ? Et l’on ne s’émeut pas de tuer des bébés par milliers ? Et le gouvernement n’interdit pas le massacre des bébés ?

    Mais la cohérence n’est pas pour demain.