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  • Vendredi de la sexagésime

    La lecture des matines est celle du récit de la tour de Babel. Voici une brève homélie du P. Alexandre Siniakov, recteur du séminaire orthodoxe russe en France, prononcée en l’église Saint-Gervais de Paris le 18 janvier 2013 (semaine de l’unité des chrétiens).

    Chers frères et sœurs, la tradition chrétienne orientale considère la tour de Babel comme un film négatif de l’Église : j’utilise ce terme dans le sens des photographes. C’est une image inversée de la Pentecôte. Cette interprétation du récit de la Genèse que nous venons d’entendre est chantée dans le kondakion du dimanche de la Pentecôte : « Quand il a confondu les langues humaines, le Seigneur a dispersé les nations. Mais quand il distribue les langues de feu, il invite tous les hommes à l’unité, pour qu’unanimement nous rendions gloire au très saint Esprit ».

    Saint Maxime le Confesseur pense que la tragédie de la tour de Babel ne vient pas d’abord de l’orgueil et de l’individualisme humain. Ils sont les conséquences malheureuses d’un autre mal : une mauvaise conception de Dieu. Maxime est convaincu que la tour de Babel symbolise la multiplicité des représentations erronées de la divinité : « Les constructeurs de la tour se déplacèrent depuis l’Orient, du pays de la lumière, je veux dire de la connaissance unique et véritable de Dieu, et se rendirent au pays de Sennaar, nom que l’on traduit par ‘dents du blasphème’. Ils tombèrent dans des opinions multiples sur la divinité, et, disposant l’exposé de chaque opinion comme des briques, ils édifièrent, telle une tour, l’impiété aux dieux multiples. Il est normal alors que Dieu réduise à rien la confession née de la mauvaise harmonie des hommes égarés aux opinions innombrables » (Questions à Thalassios, 28).

    Nous voudrions bien pouvoir affirmer que la tour de Babel est une image du passé, qu’elle a été définitivement révolue au moment de la Pentecôte. Mais, hélas, les chrétiens n’ont pas résisté à la tentation. Nous nous sommes divisés en défendant des opinions particulières ; nous nous sommes déchirés pour des expressions divergentes du mystère de la Trinité et de celui de l’incarnation du Fils de Dieu ; nous nous sommes battus pour des visions singulières de l’Église. Certes, l’Église du Christ est une et elle le sera toujours, parce que le Christ est un. Mais on ne peut pas en dire autant de l'ensemble des chrétiens, de tous ceux qui croient que Jésus est le Seigneur et le Sauveur du monde.

    L’image de la tour de Babel a néanmoins une grande utilité : elle nous montre l’unité qui plaît à Dieu. Pour saint Maxime le Confesseur, le cœur de ce récit, c’est le pluriel de l’invitation divine : « Descendons et divisons leur langues ». Comme le célèbre « Faisons l’homme à notre image » (Gn 1, 26), il renvoie au mystère de la trinité des hypostases (ou personnes) de l’unique Dieu. La cause de la division des hommes est la multiplicité de leurs opinions sur Dieu, le polythéisme ; le remède contre cette division est le mystère de l’unité sans confusion des trois Personnes de l’unique Dieu. L’individualisme des hommes est dépassé dans la contemplation de la façon dont les trois Personnes divines partagent la même nature dans l’amour infini et la volonté unique. Le remède contre notre division, c’est notre assimilation à la Trinité. La voie de l’unité est celle de notre divinisation, de la ressemblance toujours croissante de l’image que nous sommes à notre Archétype. De même que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont trois hypostases distinctes, mais une seule nature, une seule essence, un seul Dieu, de même l’humanité est une seule nature, une seule essence, dans la multiplicité des personnes. Le mystère de la Trinité montre ce qu’est la véritable unité qui ne supprime pas les personnes ni leurs propriétés. Cette unité est celle de l’Église, corps vivant du Christ, où il n’y a ni de confusion de Babel ni de division qui a frappé les peuples de la terre. L’unique volonté et l’unique nature de la Trinité désignent l’aspect de l’unité de ceux qui croient dans le même Seigneur, unité qui ne supprime pas les spécificités des personnes, mais qui est fondée sur le renoncement libre à la volonté égoïste, sur le détachement de sa limitation individuelle qui permet de retrouver la nature commune.

    C’est l’invitation que fait, à la lecture du récit de la tour de Babel, saint Maxime le Confesseur (qui fut personnellement un des liens les plus forts entre l’Orient et l’Occident chrétiens) : « Le fait de ne pas polémiquer est aimé de l’Esprit et cher à ceux qui aiment l’Esprit, recevons, en accord les uns avec les autres, la sainte Écriture qui introduit dans le mystère de la très sainte Trinité dans l’unité » (Questions à Thalassios, 28), mystère qui est capable de nous remettre sur la voie de l’unité dans la multiplicité.

  • Une bonne nouvelle

    Via le Salon Beige :

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    Mais la mairie de Paris de Delanoë va-t-elle vraiment laisser mourir ce furieux moribond qui n’a toujours vécu que de perfusions ?

  • Ils veulent faire des Arabes chrétiens des harkis d’Israël

    Le Parlement israélien a adopté par 31 voix contre 6 une loi qui fait passer la Commission nationale sur l'égalité des chances dans l'emploi de 5 à 10 membres. Les cinq nouveaux sièges seront attribués à un représentant des travailleurs chrétiens, des travailleurs musulmans, des druzes, des juifs ultra-orthodoxes et des Falachas.

    C’est la première fois qu’une loi israélienne parle de « chrétiens » et de « musulmans » pour qualifier des Arabes israéliens, sans employer le mot « arabe ». Ce n’est évidemment pas innocent. Et cette loi en annonce d’autres, destinées à faire passer les chrétiens palestiniens du côté israélien, au moment où d’autre part l’armée fait campagne pour recruter des chrétiens. L’auteur de la loi, Yariv Levin, du Likoud, avait expliqué :

    « Ma loi donnera une représentation distincte et accordera une attention distincte à la population chrétienne, détachée des Arabes musulmans (...).C’est une démarche historique importante qui peut aider l’Etat d’Israël à conserver son équilibre et nous lier, nous et les chrétiens. Et je prends soin de ne pas les appeler Arabes car ce ne sont pas des Arabes. Les chrétiens peuvent devenir des directeurs d’entreprises publiques, il auront une représentation séparée dans les pouvoirs locaux et bénéficieront de chances égales pour l’emploi. La première loi que je ferai passer donnera aux chrétiens une représentation au Conseil consultatif de la Commission sur l'égalité des chances dans l'emploi. » Il ajoutait : « Nous et les chrétiens avons beaucoup de choses en commun. Ils sont nos alliés naturels, un contrepoids contre les musulmans qui veulent détruire le pays de l’intérieur. En même temps nous envoyons ce message : nous aurons une main de fer et une tolérance zéro à l’encontre des Arabes susceptibles de s’identifier au terrorisme palestinien. »

    Bref, il s’agit d’une nouvelle application du principe « Diviser pour régner » (en faisant semblant d'oublier que plusieurs des pires terroristes palestiniens ont été des membres de la communauté chrétienne, comme Georges Habbache).

    Le problème est qu’une fois de plus cela va se retourner contre les chrétiens. Car ils ne gagneront rien du côté israélien, où on les méprise comme arabes, quoi qu’en dise mensongèrement Yariv Levin, et ils seront vus comme des traîtres par leurs frères palestiniens musulmans. Et l’on sait ce que cela veut dire.

  • La dictature homosexuelle aux Etats-Unis

    Un juge fédéral a invalidé l’amendement constitutionnel du Texas stipulant que le mariage est seulement l’union d’un homme et d’une femme. Cet amendement avait été adopté par référendum en 2005 par 76,25% des votants. Il avait été précédemment approuvé par les députés de l’Etat par 101 voix contre 29, et par les sénateurs par 21 contre 8.

    Autrement dit, le petit juge fédéral, tout seul, s’oppose à la grande majorité du peuple du Texas et à ses représentants élus. Toujours avec le même faux argument, qui a déjà servi dans plusieurs autres Etats pour faire tomber des amendements analogues, à savoir que cela violerait « l’égalité devant la loi » : la loi inique de Créon qui détruit la loi naturelle.

    Le petit juge a néanmoins différé l’exécution de son jugement dans l’attente d’éventuels appels. Le gouverneur Rick Perry a déclaré qu’il allait « lutter pour le droit du Texas à déterminer ses propres lois ».

  • Elle a cédé

    Jan Brewer, gouverneur de l’Arizona, est considérée comme une femme politique à poigne qui ne se laisse pas intimider, soulignait le correspondant de Présent aux Etats-Unis. Elle vient pourtant d’opposer son veto à la loi votée à une écrasante majorité par les deux chambres de l’Etat, visant à permettre aux commerçants et artisans d’invoquer la liberté religieuse pour refuser un service (en bref pour éviter que se fasse condamner un pâtissier qui refuse de créer un gâteau de « mariage » homosexuel ou un photographe qui refuse de photographier un « mariage » homosexuel).

    « La liberté de religion est une valeur fondamentale pour les Etats-Unis et l'Arizona. Mais la non-discrimination l'est tout autant », dit-elle.

    Où l’on voit que même ceux qui sont considérés comme les meilleurs sont eux aussi à plat ventre devant les pontifes de la nouvelle religion totalitaire de la « non-discrimination ».

    Pontifes dont il faut avouer qu’ils ont de sérieux arguments. Car Jan Brewer ne se trouvait pas seulement confrontée aux lobbies hurleurs et aux médias vengeurs, elle subissait les menaces de délocalisation de nombreuses entreprises, y compris d’une compagnie d’aviation qui envisageait de supprimer son escale de Phoenix, et, pis que tout, de la fédération de football américain qui menaçait d’organiser le Super Bowl ailleurs que dans la capitale de l’Arizona, où il doit se dérouler l’an prochain…

  • Une nouvelle vente sacrilège. Une fois encore de Rouen

    Une nouvelle vente aux enchères d’objets sacrés du culte catholique et de reliques de saints aura lieu, samedi 1er mars, à Alençon.

    Elle est présentée ainsi :

    Art Sacré du Culte Catholique D’une Collection Rouennaise Bel ensemble d’Orfèvrerie Paramentique dont ornements état neuf Rares aubes en dentelle Collection de reliquaires Mobilier et Accessoires de Chapelle

    Il y a de nombreux calices (consacrés) et de nombreux reliquaires avec leurs reliques. Exemple :

    55 Grande chasse reliquaire, XIXème, 26cm x 55cm, contenant plusieurs reliques : Pape Pius IX, St. Jeanne de Chantal, St. Laurent, St. Romain, St François de Sales, St Pie, St. Sépulcre, Sainte Crèche. 450/500

    Le journal local s’en émeut.

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    Mais le clergé s’en fout.

  • L’Eglise d’Angoulême et la fécondité homosexuelle

    Le numéro du 23 février du magazine Eglise d’Angoulême présente un « dossier » de « Préparation du synode de la famille ». Sans surprise, surtout dans le diocèse de ce pauvre Mgr Dagens, il n’y est question que des « divorcés remariés » et des « couples homosexuels », qui sont les uns et les autres victimes de graves injustices y compris et même surtout dans l’Eglise.

    Tout dans ce « dossier » est ouvertement contraire à la doctrine catholique. Mais on atteint assurément un sommet avec la conclusion de l’article (page 8) sur les « unions de personnes de même sexe » :

    « Il faut diffuser largement le travail des moralistes qui, il y a trente ans déjà, travaillaient sur ce sujet. A partir de là, nous pourrons construire un vrai projet pastoral envers les personnes homosexuelles, considérant qu’un amour entre personnes de même sexe est aussi porteur de fécondité pour les personnes concernées et leur entourage. »

    (Via Riposte catholique)

  • Saint Gabriel de la Vierge des douleurs

    On a pris l’habitude de l’appeler Gabriel de l’Addolorata, mais il faudrait choisir entre l’italien : Gabriele dell’Addolorata, ou le français : Gabriel de la Vierge des douleurs (ou de Notre Dame des Sept Douleurs, ou de la Mère des douleurs, comme je le vois dans un missel).

    D’abord il s’appelait François Possenti. François parce que né à Assise. En 1838. Trois ans après, son père est nommé assesseur du tribunal de Spolète. En 1856 François est un brillant étudiant menant une joyeuse vie mondaine. Mais lors d’une procession il voit l’image de la Sainte Vierge lui dire que le monde n’est pas pour lui et qu’il doit se faire religieux. Il entre chez les Passionnistes et reçoit le nom de Gabriel de la Vierge des douleurs, dont il devient un étonnant dévot. Cinq ans après, le 27 février 1862, il meurt de tuberculose au couvent d’Isola del Gran Sasso.

    De très nombreux miracles ont lieu par son intercession. Il est canonisé par Benoît XV en 1920, et Pie XI étend sa fête à toute l’Eglise. Il est un saint patron des étudiants, plus particulièrement des novices et des séminaristes, et de la région des Abruzzes.

    Son couvent est devenu le sanctuaire San Gabriele dell’Addolorata, l’un des 15 lieux de pèlerinage les plus fréquentés du monde : deux millions de visiteurs chaque année.

  • L’Institut du Pays Libre et les municipales

    Logo+Institut+Pays+Libre.jpgPour les élections municipales, l’Institut du Pays Libre, organe de réflexion et d’orientation de la   résistance nationale et chrétienne, invite tous les Français qui refusent la politique d’idéologie génocidaire de la gauche à voter et faire voter partout pour assurer sa défaite.

    L’Institut du Pays Libre les convie à faire élire partout dans les bourgs et les villages les candidats qui ne sont pas de gauche connus pour leur honnête dévouement au bien commun. Dans les villes, il faut voter et faire voter pour les listes des candidats les plus proches des valeurs de la droite de conviction, appliquée à la gestion municipale, ce que doit clairement manifester leurs programmes.

    - Ils doivent ainsi signifier leur refus de subventions aux associations de quadrillage idéologique gauchiste ou islamiste du territoire.

    - Ils ont à manifester leur volonté d’une action culturelle authentique à rebours des œuvres et spectacles de décréation et de déni d’humanité de la néo-barbarie nihiliste contemporaine.

    - Il faut qu’ils s’engagent à apporter toute l’aide possible aux initiatives de défense de la vie, de la famille et des libertés de l’éducation.

    - Les économies faites par ailleurs, on attend d’eux de fermes engagements d’action pour la sécurité de tous.

    L’Institut du Pays Libre invite donc à voter partout où ils s’en présentent pour les candidats du Front National ou de droite nationale explicitement défenseurs des valeurs de la culture de vie, si évidemment ils donnent toutes les garanties non seulement d’honnêteté mais aussi d’intelligence et de créativité politique.

    Au premier tour, on votera pour les plus proches de nos exigences.

    Au second tour, faute de mieux, pour faire échec à la nomenklature du régime, quelquefois mais sans illusion pour les candidats du « moindre mal ».

  • Allemagne : fin du seuil des 3%

    La Cour constitutionnelle allemande a jugé anticonstitutionnel le seuil des 3% des suffrages exprimés exigé pour obtenir un élu aux élections européennes.

    En 2011, la Cour avait déjà jugé inconstitutionnel le seuil de 5%, qui avait donc été abaissé.

    Désormais il n’y aura donc plus de seuil pour les européennes.

    L’argument de la Cour est que la loi enfreignait deux principes de la Constitution allemande : l'égalité des citoyens devant le droit de vote et l'égalité des chances entre partis : « La voix de chaque électeur doit en principe avoir le même pouvoir. » Le seuil de 5% pour les élections au Bundestag est néanmoins justifié par la nécessité du « fonctionnement » du Parlement, autrement dit par la nécessité d’obtenir une majorité stable. Or cet impératif ne joue pas pour les élections au Parlement européen, où les députés allemands à eux seuls ne peuvent pas garantir ou empêcher une majorité.

    La nouvelle règle va permettre à un certain nombre de partis d’avoir (au moins) un député européen. Si elle avait été appliquée en 2009, pas moins de neuf partis auraient eu un député, au détriment de la CDU et du SPD.

    Le parti anti-euro Alternative est donc assuré d’être représenté ; de même que, vraisemblablement, les Republikaner, ce qui pourrait faciliter la constitution d’un groupe des droites nationales (il faut des représentants de sept pays).

  • En Egypte : avant, c’est maintenant

    L’Egypte a un nouveau Premier ministre : Ibrahim Mahlab, qui était ministre du logement dans le gouvernement démissionnaire.

    Ibrahim Mahlab était sénateur sous Moubarak : il était un cadre du parti politique du président d’avant la révolution, et il fut le patron de l’entreprise d’Etat de BTP Arab Contractors…

    En attendant l’élection du chef de l’armée comme président de la République…

  • Les progrès de la dictature « antiraciste »

    Un étudiant de l’université McGill (Montréal) a envoyé un courriel avec une photo d’Obama ouvrant une porte à coup de pied, avec ce commentaire : « Ils craquent tous à mi-mandat. »

    Ce courriel a été dénoncé comme raciste, et l’étudiant a dû déclarer qu’il était « profondément désolé » : « Cette image est raciste parce qu’elle incitait à penser que les gens de couleur seraient violents, et j’ai utilisé un média universitaire pour véhiculer une image négative sur une minorité. »

  • La phrase la plus grotesque du jour

    Elle est de Dorothée Delaunay, d'Amnesty International France :

    « Le VIH est encore catalogué - à tort évidemment - comme une maladie véhiculée par les homosexuels. »

  • L’église Saint-Paterne d’Orléans pillée et profanée

    L’église Saint-Paterne, à Orléans, a été pillée dans la nuit du 11 au 12 février. Puis le vendredi 14 c’est la porte du tabernacle qui a été forcée, les hosties jetées au sol et le couvercle du ciboire volé, une œuvre de 1930 en plaqué argent sans aucune valeur marchande. Il y a trois semaines c’était l’église Notre-Dame des Miracles, en plein centre-ville, qui avait été frappée et deux troncs forcés. Dans l’indifférence générale.

  • A Zanzibar

    Une bombe a explosé lundi devant la cathédrale anglicane de Zanzibar, Christ Church.

    Une autre bombe visait un restaurant touristique.

    Il n’y a eu ni dégâts importants ni victimes.

    Une grenade artisanale avait été lancée, dimanche, dans une église évangélique pendant la prière.

  • Familles : les cardinaux se foutent de vous

    Le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, a raconté au micro de Radio Vatican ce qui s’est passé au consistoire qui se tenait à huis clos…

    Il a dit ceci :

    « C’était 80-90% des interventions qui touchaient la question des divorcés remariés. »

    Les cardinaux sont invités à parler de la pastorale du mariage et de la famille, et presque tous ne parlent que du soi-disant drame des « divorcés remariés », c’est-à-dire des adultères qui revendiquent leur fierté adultère (la "divorcés-remariés pride") et les sacrements qui vont avec.

    Chez nous on disait le « mariage pour tous », à Rome on dit la « communion pour tous ». De même que le « mariage pour tous » c’est le mariage accordé aux quelques homosexuels qui le revendiquent, de même la communion pour tous c’est la communion accordée aux quelques adultères qui la réclament.

    Dans les deux cas il s’agit de phénomènes marginaux érigés en problèmes majeurs et universels.

    Et c’en est au point que même chez un Sandro Magister on en arrive à lire que « la famille à l'ancienne n’existe plus », que Rome en a pris conscience et qu’il faut donc prendre en compte toutes les nouvelles formes de famille. Toutes, c’est-à-dire… les divorcés remariés. Pour commencer. Après on passera aux homosexuels.

    Mais c’est un mensonge de citadins vivant dans les milieux pourris. Ce n’est pas vrai que la famille traditionnelle n’existe plus. Moi j’en vois tous les jours autour de moi. De tous âges. Et je ne parle pas des catholiques pratiquants (pas encore divorcés remariés), je parle de gens qui sont plus ou moins sociologiquement chrétiens, ou qui n’ont (pour les plus jeunes, hélas) aucune attache spirituelle.

    Au gouvernement français on se préoccupe de légitimer les relations homosexuelles, au Vatican on se préoccupe pour le moment de justifier les adultères.

    Partout on se fout de la famille. Qu’on ne s’étonne pas des conséquences.

  • La "lettre de Benoît XVI" à Andrea Tornielli

    « Ratzinger », que François appelle « Sa Sainteté le Pape Benoît XVI », et qui lui-même signe « Benoît XVI », a écrit au grand pontife vaticaniste Andrea Tornielli. C’est ce Tornielli qui dit que « Ratzinger » lui a écrit.

    Or donc « Ratzinger » lui a écrit, dit-il, pour dénoncer les rumeurs sur sa renonciation (comme pape, pas comme Ratzinger) :

    « Il n’y a pas le moindre doute sur la validité de ma renonciation au ministère pétrinien. L’unique condition de la validité est la pleine liberté de la décision. Les spéculations sur l’invalidité de la renonciation sont simplement absurdes. »

    Le problème est que tous les indices sont contraires à une « pleine liberté de décision », donc à la liberté même du propos actuel. L’indice visible le plus spectaculaire restant le fait que les paiements par carte bancaire étaient bloqués au Vatican, et furent débloqués le lendemain même de la renonciation, sans que soit donnée la moindre raison. (Et à propos du ministère pétrinien on rappellera le « pour toujours ».)

    Andrea Tornielli cite une autre phrase de la lettre de « Ratzinger », et là on a quand même l’impression qu’il s’agit d’un gag (ce qui étend comme un nuage de doute sur le propos précédent destiné à évacuer tous les doutes...).

    « Ratzinger » écrit en effet à Tornielli :

    « Le fait de garder l’habit blanc et le nom de Benoît est une question simplement pratique. Au moment de la renonciation je ne disposais pas d’autres vêtements. »

    Entre le 11 et le 28 février, le pape ne pouvait pas se procurer de vêtements… Ni d’ailleurs se trouver un autre nom que Benoît…

    Ben voyons…

  • L’Eglise entre-t-elle en dhimmitude face aux pouvoirs mondains ?

    La fin cinglante d’un article de Sandro Magister :

    Pendant une courte période, les évêques de France, lorsqu’ils avaient pour président André Vingt-Trois, l'archevêque de Paris, s’étaient engagés avec vigueur dans le combat contre la révolution sexuelle voulue par le président François Hollande. Et Benoît XVI leur avait apporté son plein appui dans le discours incisif par lequel il avait, pour la dernière fois, présenté ses vœux à la curie romaine, le 21 décembre 2012.

    Mais ensuite, une fois que le mariage homosexuel est devenu légal, les évêques français se sont retirés de la scène publique, en dépit du fait que les rues continuent à être pleines de gens, catholiques, juifs, musulmans, agnostiques, qui sont opposés à cette loi et à d’autres du même genre.

    Les évêques de France ont remplacé la mentalité de minorité créative et combative par une mentalité de minorité de pur témoignage, satisfaite des "éléments positifs contenus dans les raisons des autres" et étrangère aux condamnations : "Qui suis-je pour juger ?".

    Voilà pourquoi ils ont reçu les applaudissements des jésuites de Rome, qui les ont choisis comme modèle pour l’Église universelle, avec l'imprimatur des autorités vaticanes et, en définitive, du pape.

    Avec le risque, si l’on s’en tient à ce modèle, de voir s’instaurer entre l’Église et les pouvoirs mondains un rapport non pas de dialogue mais de soumission, comme c’est le cas pour les "dhimmis" dans une société musulmane.

  • Mercredi de la sexagésime

    La première chose que fait Noé en sortant de l’arche, c’est édifier un autel et y offrir un sacrifice. Dieu premier servi. Nihil operi Dei præponatur.

    Un sacrifice sanglant. Comme celui d’Abel, le premier juste. Car Noé aussi est qualifié de juste, et il sait quel est le sacrifice qui plaît à Dieu, le seul sacrifice efficace : celui qui se fait avec effusion de sang. Celui qui annonce le sacrifice du Fils de Dieu.

    Alors Dieu bénit Noé et ses fils. C’est la deuxième fois que Dieu bénit. La première fois, c’est quand il avait béni Adam et Eve. Et il dit la même chose : croissez et multipliez, et remplissez la terre.

    Cette bénédiction est définitive. Puisque Dieu dit qu’il ne prononcera plus de malédiction, alors même qu’il sait qu’après comme avant le Déluge, « l'esprit de l'homme et toutes les pensées de son cœur sont portées au mal dès sa jeunesse ».

    Une différence avec la bénédiction d’Adam et Eve : au paradis terrestre, l’homme, comme l’animal, devait se nourrir des plantes et des fruits du jardin. Dans le monde d’après le Déluge, l’homme se nourrira aussi de viande. Mais il a interdiction de manger « la chair avec le sang ». « Car je vengerai votre sang de toutes les bêtes qui l'auront répandu, et je vengerai la vie de l'homme, de la main de l'homme, et de la main de son frère. Quiconque aura répandu le sang de l'homme, sera puni par l'effusion de son propre sang : car l'homme a été créé à l'image de Dieu. »

    Ainsi se termine la lecture de ce jour : par une autre mention de l’effusion de sang, et cette fois de l’effusion du sang humain. Le sang de Celui qui viendra prendre la place de l’homme coupable pour le recréer à l’image de Dieu.

  • Interdire l’avortement selon le sexe

    Les députés du Dakota du Sud ont adopté par 60 voix contre 10 un texte visant à interdire les avortements en raison du sexe de l’enfant. L’Illinois, la Pennsylvanie, l’Oklahoma, l’Arizona, le Dakota du Nord, le Kansas et la Caroline du Nord ont déjà adopté une telle loi.

    Je sais bien que l’intention est de trouver n’importe quoi qui permette de diminuer le nombre des avortements, et c’est très bien.

    N’empêche, c’est une loi qui dit seulement qu’il est injuste de tuer plus de filles que de garçons…

    Au fait, on n’entend pas les tenants de l’idéologie du genre. Ils devraient être favorables à ces lois, puisqu’il faut préserver la possibilité que la fille devienne un homme, mais en même temps ils sont pour la culture de mort sans limites…