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  • Saint Longin

    Le calendrier byzantin fête aujourd’hui saint Longin, qui n’a pas fait grande carrière en Occident. Il se trouve d’autre part que ce n’est pas la même histoire (même si les deux traditions peuvent éventuellement être jointes, et l’ont été). Dans la Légende dorée et dans l’iconographie occidentale, saint Longin est le soldat romain qui perça le cœur du Christ de sa lance (évangile de saint Jean). Dans la tradition byzantine, saint Longin est le centurion qui s’écria, en voyant les prodiges qui accompagnèrent la crucifixion : « Vraiment celui-ci était le fils de Dieu » (évangile de saint Matthieu). Il était également le centurion chargé de surveiller le tombeau du Christ. Témoin de la résurrection, il refusa le marché de Pilate, de raconter, en échange d’un joli magot, que pendant que les soldats dormaient les disciples étaient venus prendre le corps. De ce fait il quitta l’armée, et retourna chez lui en Cappadoce, où il se mit à prêcher l’évangile. Il fut dénoncé par Pilate à Tibère, qui le fit arrêter et mettre à mort.

    A noter qu'il existe d'autres saint Longin (qui ne sont pas fêtés en ce jour), dont un père du désert, un martyr en Mauritanie, un martyr à Marseille, un évêque de Viviers.

  • A propos des limbes

    Lors de l’assemblée plénière de la Commission théologique internationale, qui s’est tenue au Vatican au début de ce mois, les théologiens catholiques ont poursuivi leur réflexion engagée en 2004 et portant jusqu’en 2008 sur différents thèmes, notamment les limbes.

    Contrairement à ce que l’on a pu lire ici ou là, ils sont arrivés à une première conclusion : « L'idée des limbes, comme lieu auquel sont destinées les âmes des enfants morts sans baptême, peut être abandonnée sans problème de foi », car elle n'est « ni essentielle, ni nécessaire ».

    Ce n’est pas une surprise. Les limbes ne figurent pas dans le Catéchisme de l’Eglise catholique promulgué par Jean-Paul II, et le cardinal Ratzinger, dès 1984, s’était prononcé pour l’abandon de cette « hypothèse théologique » qu’il jugeait « problématique ».

    L’hypothèse des limbes a une longue histoire, mais elle a surtout pris corps au moyen âge, notamment avec saint Thomas d’Aquin, et s’est peu à peu imposée, au point d’être enseignée dans le catéchisme de saint Pie X.

    Mon opinion personnelle (mais je ne suis pas le seul à le penser) est qu’il ne s’agit pas d’une hypothèse mais d’une erreur, due au développement d’une théologie occidentale de plus en plus rationalisante et, en matière eschatologique, judiciaire, qui tente de mettre le mystère en fiches, en diagrammes et en verdicts au lieu de le contempler (rappelons que les orientaux appellent théologie, au sens propre, la contemplation).

    Le Christ est mort et ressuscité pour sauver tous les hommes. Il a déchiré le chirographe de la dette que nous avait légué Adam. Il est la lumière qui illumine tout homme venant en ce monde. Pour être damné, il faut refuser cette lumière. L’enfant qui vient de naître ne le peut pas. Il ne peut donc pas être damné, même à la peine ultra-allégée des limbes. Le baptême confère le salut, mais cela n’implique pas que celui qui n’a pas pu être baptisé soit damné : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. » Le baptême n’apparaît pas dans la deuxième partie de la phrase, alors que le parallélisme entre les deux propositions impliquerait logiquement qu’il y soit. C’est celui qui ne croira pas qui sera condamné, non pas celui qui ne sera pas baptisé. Dieu est amour, Dieu est miséricorde, il ne peut pas laisser dans un « lieu » (quelle drôle d’expression) tel que les « limbes » (en « bordure » de l’enfer !) les âmes d’enfants qui n’ont pas pu refuser sa grâce.

    Les limbes sont une insulte à l’amour de Dieu, à la miséricorde de Dieu, et à la toute-puissance de Dieu, qu’on veut réduire à la mesure de notre petit cerveau. Je me souviens d’avoir entendu Jean-Marie Paupert, pourtant fervent thomiste, traiter d’imbéciles (au sens propre du mot) les partisans des limbes.

    Cela me fait penser à l’immaculée conception. Saint Thomas d’Aquin, et de nombreux autres théologiens, avaient montré, par un raisonnement impeccable (c’est le cas de le dire) que l’immaculée conception était impossible. Parce que si l’on raisonne selon les catégories de la raison humaine, elle est effectivement impossible : aucune créature humaine ne peut échapper au péché originel. N’empêche que la Mère de Dieu a méchamment taclé saint Thomas d’Aquin lorsqu’elle a dit à Bernadette : Je suis l’Immaculée Conception. En disant cela elle ne confirmait pas seulement le dogme que venait de définir le pape : elle ne disait pas seulement qu’elle avait été conçue sans péché, mais qu’elle est elle-même la Conception immaculée. Ce qui est impossible à « comprendre ». Et pourtant « l’explication » se trouve dans la liturgie de la sainte Vierge, qui fait de Marie comme une incarnation de la Sagesse éternelle. Elle se trouve dans le mystère d’une femme dont la conception se situe hors du temps, donc « en amont » du péché originel, et qui est elle-même cette Conception, dans le Saint-Esprit.

    Il y a des domaines où il faut arrêter de raisonner. Et passer à la vitesse supérieure : l’adoration. Et cela, c’est la vie éternelle. Il n’y a pas de « lieu » qui s’appelle les limbes, mais le paradis n’est pas non plus un « lieu » « après la mort », le paradis c’est connaître et aimer Dieu dans la prière et la contemplation, vivre en Dieu. Ici et maintenant. (Cela se trouve noir sur blanc dans l’Evangile.) Le paradis n’est pas plus un lieu que l’éternité n’est une durée. Il faut se dégager de l’espace-temps pour comprendre quelque chose au mystère divin. C’est très difficile, mais nous avons des outils extrêmement performants pour cela : la prière et les sacrements, et d’abord la messe qui nous met en contact direct avec « l’au-delà ».

  • Le dimanche des saints pères

    Dans le calendrier byzantin, ce dimanche célèbre les 350 pères du deuxième concile de Nicée, septième concile œcuménique, tenu en 787 contre les iconoclastes. Ce concile définit la légitimité et décréta l’obligation d’exposer des images du Christ, de la Mère de Dieu, des anges et des saints dans les églises, dans les maisons et sur les chemins, et de leur rendre un culte d’honneur.

    On sait que l’iconoclasme était devenu la doctrine officielle avec le décret de l’empereur Léon l’Isaurien ordonnant la destruction des images, et déposant le patriarche Germain qui s’y opposait.

    Mais il est intéressant aujourd’hui de se souvenir qu’il ne s’agit pas seulement d’une dispute (extrêmement violente, et sanglante) entre chrétiens orientaux (Rome rejeta le décret avec vigueur). A Nicée, plusieurs pères accusèrent les iconoclastes de penser comme les musulmans.

    L’empereur était né à l’est de la Turquie actuelle, donc dans une région soumise à l’islam. Son décret, en 730, faisait suite à celui qu’avait pris, en 723, le calife de Damas, Yazid II. Le plus grand défenseur des images sera saint Jean Damascène, qui était (comme son père) haut fonctionnaire à la cour du calife, et qui se fera moine en Palestine lorsque Yazid II, qui avait été son compagnon d’enfance, décidera non seulement d’interdire les images mais de chasser les chrétiens de son gouvernement.

    Au VIIIe siècle, l’empereur de Constantinople, qui était en guerre contre l’empire musulman, interdit toutes les images. De nos jours, confronté à la montée de l’islam, le gouvernement interdit tous les signes religieux à l’école, dans les administrations, etc.

    L’empereur de Constantinople était en guerre contre le calife, et il fit comme lui. Notre gouvernement est confronté à l’islam, et il favorise l’islam. Car l’interdiction des signes religieux porte d’abord préjudice à la religion majoritaire, et en obligeant à cacher les manifestations d’appartenance à l’islam il fait croire que les musulmans sont des citoyens comme les autres, fondus dans la masse « laïque », ce qu’ils ne sont en aucune manière.

    On sait comment a fini l’empire de Constantinople.

  • Une bonne nouvelle

    medium_Mirosław_Orzechowski.jpgEt comme de bien entendu, cette bonne nouvelle vient de Pologne. Le vice-ministre polonais de l'Education Miroslaw Orzechowski a déclaré au quotidien Gazeta Wyborcza que « la théorie de l'évolution est un mensonge, une erreur que l'on a légalisée comme une vérité courante ». La théorie de l'évolution est « une conception lâche d'un vieil homme non-croyant ». « Nous n'allons pas la retirer des manuels scolaires, mais il faut commencer à en discuter. Il ne faut pas enseigner les mensonges, tout comme il ne faut pas enseigner le mal à la place du bien et la laideur à la place de la beauté. » Voilà qui est bien dit.

    Miroslaw Orzechowski est membre de la Ligue des Familles polonaises, dirigée par Roman Giertych, lui-même ministre de l'Education.

    La semaine dernière, le père du ministre, député européen de la Ligue des Familles polonaises, Maciej Giertych, avait organisé au Parlement européen une rencontre consacrée à la théorie de Darwin. « Elle n'est pas soutenue par des preuves », avait-il souligné, réclamant son retrait des manuels scolaires. Rappelons que Maciej Giertych, membre de l’Académie des sciences de Pologne, est un généticien inernationalement reconnu, spécialiste de dendrologie, auteur de plus de 200 communications scientifiques.

    Voici quelques autres précisions sur le vice-ministre. 

    Lorsque le ministre de l’Education Roman Giertych a suspendu la mise en œuvre du programme de scolarisation des enfants de moins de 5 ans, au motif que les parents doivent avoir le droit de décider si leurs enfants sont prêts à être scolarisés, Miroslaw Orzechowski a carrément déclaré que les enfants en bas âge devraient rester à la maison.

    Miroslaw Orzechowski a défrayé la chronique homosexuelle il y a quelques mois en accusant le groupuscule Campagne contre l'homophobie (KPH) et plus précisément son chef, Robert Biedron, le plus connu des militants homosexuels polonais, d'encourager « la dépravation des jeunes ».

    Il est aussi partie prenante dans l’affaire du limogeage du responsable de la formation continue des enseignants qui avait édité une brochure du Conseil de l'Europe contre l’homophobie. Ce limogeage, a clairement indiqué le vice-ministre, « est lié à la publication du manuel Kompas ("Repères") qui donne essentiellement des consignes de collaboration entre élèves et les milieux homosexuels ». Brochure qui en outre, comme le soulignait le ministre Roman Giertych, « critique sévèrement la Pologne et les autres pays qui refusent les mariages homosexuels ».

    C’est à cause de cette affaire que le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Terry Davis, menace de porter devant le comité des ministres « l’homophobie » du gouvernement polonais.

    Vive la Pologne !

    (source de la photographie : chancellerie de la Diète polonaise)

  • Je me lèverai et je chanterai des psaumes

    Paratum cor meum, Deus, paratum cor meum : cantabo, et psallam in gloria mea.

    Exsurge, gloria mea, exsurge, psalterium et cithara, exsurgam diluculo.

    Confitebor tibi in populis, Domine, et psallam tibi in nationibus.

    (Psaume 107)

    Mon cœur est prêt, mon Dieu, mon cœur est prêt : je vais chanter, je vais chanter des psaumes dans ma gloire. Lève-toi, ma gloire, levez-vous, psaltérion et cithare, je me lèverai au petit matin. Je te confesserai devant les peuples, Seigneur, je te chanterai des psaumes au milieu des nations.
  • Juppé maire à 25%

    Alain Juppé a été élu sans surprise maire de Bordeaux, par ses 49 conseillers UMP-UDF-DVD. Dimanche, sa liste avait obtenu 56 % des voix, mais l'abstention avait été de 55 %. Commentaire de Jean-Marie Le Pen :

    « Alain Juppé a retrouvé son fauteuil de maire grâce à une manœuvre qui n’honore ni la démocratie ni l’ancien Premier ministre.

    « Son retour, qu’il affecte de montrer comme triomphal, a été voulu par un quart seulement des électeurs.

    « Il est manifeste que les Bordelais ont singulièrement manqué d’enthousiasme envers l’homme des emplois fictifs du RPR. »

  • Le général rentre dans le rang

    Il n’aura fallu que quelques heures pour que le général Dannatt démente ses propos et rentre dans le rang. Après une déclaration du porte-parole de Tony Blair affirmant que « le général a le soutien total du Premier ministre » et qu’il « dit ce qu’est la politique du gouvernement », il a obtempéré : « j’ai dit que quand la mission sera accomplie, nous devrons partir. Le commentaire a été placé hors de son contexte. » Et comme si cela ne suffisait pas, il a ajouté dans un communiqué : « Je suis un soldat. On ne se rend pas, on ne hisse pas le drapeau blanc. Nous resterons en Irak jusqu’à ce que le travail soit fait. On ira jusqu’au bout. ». Bien reçu. Terminé.

  • Shocking

    Le général Richard Dannatt, commandant en chef de l’Armée britannique, a déclaré sur le site internet du Daily Mail que les soldats de Sa Majesté devraient « se retirer rapidement » d’Irak, car « notre présence exacerbe les problèmes de sécurité » de la Grande-Bretagne. « Je ne dis pas que les difficultés que nous rencontrons dans le monde sont causées par notre présence en Irak, mais il ne fait aucun doute que notre présence en Irak les exacerbe », précise-t-il. Et d’ajouter : « Nous sommes dans un pays musulman et l’opinion des musulmans vis-à-vis des étrangers dans leur pays est très claire : en tant qu’étranger, vous êtes le bienvenu si vous êtes invité, mais nous n’avons certainement pas été invités en Irak. »

    « Il est important que les gens se souviennent que nous sommes en Irak à la demande expresse du gouvernement irakien démocratiquement élu, afin de le soutenir dans le cadre du mandat défini par une résolution de l'Onu », ont sèchement répondu les services du Premier ministre.

    Le problème est que le général Dannatt disait aussi ce qu’il pense de la « démocratie » irakienne, en termes mesurés mais sans illusions : « L'intention initiale était de mettre en place une démocratie libérale qui serve d'exemple pour la région, qui soit pro-occidentale et qui puisse avoir un effet bénéfique sur l'équilibre au Proche-Orient. C'était notre espoir, et quant à savoir si c'était un espoir raisonnable ou naïf, l'Histoire en jugera. Je ne crois pas que nous soyons en train de réaliser ça. Je crois que nous devrions réviser à la baisse notre ambition. »

  • National Hebdo n° 1160

    Cette semaine, National Hebdo titre : Sarkozy l’impuissant : la preuve par Cachan. Ce qui est en rapport avec mon éditorial, où je reprends mes diverses réflexions sur l’affaire du squat.

    A noter dans ce numéro, des reportages sur Le Pen en Corse et à Palavas, le portrait de François Rebsamen par Michel Limier (il se dit que Rebsamen serait le ministre de l’Intérieur de la Présidente Ségolène), un entretien avec Thibaut de la Tocnaye, nouveau directeur des Affaires étrangères au Front national et coordinateur des comités d’action présidentielle CAP Le Pen 2007.

    Dans ses Réminiscences à bâtons rompus, Jean Bourdier évoque Hubert Saint-Julien (alias Hubert Lambert, l’homme de l’héritage…).

  • Filières d’immigration

    On apprend de source policière qu’une filière pakistanaise d’immigration clandestine, « extrêmement organisée », a été démantelée dans le Val-de-Marne. Les huit principaux membres présumés du réseau et sept Pakistanais en situation irrégulière ont été interpellés, et les perquisitions ont permis de trouver de nombreux documents contrefaits (dont de fausses cartes de résident françaises et… portugaises).

    Les auditions ont permis d’identifier plusieurs des routes empruntées par la filière. Et c’est ici que les informations policières deviennent intéressantes : la France était le principal lieu de transit avant les destinations finales, déterminées « au gré des opportunités de régularisation offertes par différents pays d’Europe occidentale » (ce qui n’exclut évidemment pas la France elle-même).

    Voilà une confirmation du fait que toute régularisation, même limitée, même exceptionnelle (parents d’enfants scolarisés, squatteurs de Cachan, etc., etc.) est un appel à l’immigration clandestine.