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  • Petit à petit…

    François a promulgué un motu proprio intitulé Aperuit illis, par lequel il instaure un « dimanche de la parole de Dieu », qui sera le 3e dimanche du « temps ordinaire », l’an prochain le 26 janvier.

    Les évêques pourront en profiter pour « célébrer le rite du lectorat ». Autrement dit ordonner des lecteurs. La soi-disant réforme liturgique avait supprimé les ordres mineurs, dont le lectorat. Puis Paul VI avait rétabli un ministère du lectorat. En 2008, le synode sur la Parole de Dieu avait demandé l’ouverture du lectorat aux femmes. Benoît XVI ne l’avait pas accepté.

    François ne demande pas ouvertement aux évêques d’ordonner des lecteurs femmes, mais de proposer un ministère « similaire »... qui pourra être confié à des femmes…

  • En Autriche

    En gros, le parti conservateur dirigé par Sebastian Kurz a gagné 5 points à 37%, le FPÖ a perdu 10 points à 16% et les Verts ont gagné 10 points à 14%.

    Ce qui voudrait dire que les électeurs sont tellement influençables que la lamentable histoire de la fausse oligarque russe a fait couler le parti populiste et que la psychose portée par la petite peste suédoise fait grimper les khmers verts.

    Si c’est cela ça devient vraiment inquiétant. Même s’il y a déjà eu une grande vague pastèque il y a des années, mais qu’on croyait terminée pour de bon.

    Le FPÖ, je ne sais pas pourquoi, exclut une nouvelle alliance avec Sebastian Kurz. Alors on évoque une alliance des conservateurs avec les talibans de l’environnement (favorisée par le président qui est Vert et dit qu’il veut agir…). Mais si Sebastian Kurz se lie avec des gens qui symbolisent tout le contraire de ce pour quoi il disait se battre, c’est à désespérer de la démocratie aussi dans ce pays.

  • La saint Migrants

    Ce matin en ouvrant le site du Vatican je tombe sur ces titres :

    Migrants: le Pape dénonce les cœurs anesthésiés face à la misère d’innocents

    Angélus: l’accueil du migrant est un défi évangélique

    Le Pape inaugure un monument aux migrants place saint Pierre

    Journée des migrants: un appel du Pape à se libérer des exclusions

    L’obsession était donc à son comble samedi parce que c’était la « journée mondiale du migrant et du réfugié ». La 105e, paraît-il. Mais oui. En cherchant un peu, on découvre que cette journée était célébrée (?) chaque 2e dimanche après l’Epiphanie jusqu’en… 2019. Et qu’à partir de 2019 c’est le 2e dimanche de septembre. Donc c’était samedi 28 septembre… Par exception. Ah bon.

    Ce fut donc l’occasion de déposer un énorme étron place Saint-Pierre. Avec cette différence que l’étron naturel est biodégradable, alors que celui-ci est un vrai bronze…

    La gigantesque sculpture « en hommage aux migrants », réalisme socialiste pas mort (mais en version misérabiliste) est l’œuvre du Soviétique Timothy Schmalz, euh non, c’est un Canadien, déjà auteur du célèbre Jésus SDF dormant sur un banc, béni par François en 2013. Par pudeur on ne nous dit pas combien coûte cette œuvre sur laquelle l’artiste a travaillé pendant un an…

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    La « journée mondiale du migrant et du réfugié » mise d’office ce samedi, cela permettait de zapper la vraie journée du jour, à savoir la « journée internationale pour le droit à l'avortement ». Et sur le site du Vatican, toujours, il y avait aussi ce titre à propos du chef de gouvernement qui a imposé le droit à l’avortement en France :

    Jacques Chirac, un homme politique attentif à la souffrance humaine

    Sic.

    Addendum

    Mickaël me fait remarquer que la Journée du migrant et du réfugié ce n'était pas samedi mais dimanche. Outre que je suis congénitalement fâché avec les chiffres, j'avais inconsciemment jugé impossible que le pape puisse faire passer la défense des immigrés clandestins avant la fête de saint Michel au point de l'occulter totalement... Totalement ? Mais non ! L'étron a deux ailes...

    Eric me fait remarquer que de toute façon il n'y a pas de célébration de saint Michel dans leur nouvelle "liturgie" quand c'est un dimanche. Donc pas de saint Michel cette année...

  • Saint Jérôme

    Extrait d’une lettre à Rufin :

    Votre ami Bonosus, ou plutôt le mien, et pour parler plus juste notre ami commun, monte maintenant au ciel par cette échelle mystérieuse que Jacob vit en songe durant son sommeil; il porte sa croix sans penser au lendemain et sans regarder en arrière. Il sème avec larmes afin de recueillir avec joie, et il élève dans sa retraite ce serpent mystérieux que Moïse éleva autrefois clans le désert. Après ce bel exemple d'une vertu, non pas imaginaire, mais véritable, que les Grecs et les Latins cessent de nous vanter les vertus chimériques de leurs prétendus héros. Voici un jeune homme élevé avec nous dans les sciences et les arts, distingué parmi ses égaux par son rang et par ses richesses, qui abandonne sa mère, ses sœurs et un frère chéri, pour se retirer dans une île, inhabitée, affreuse par sa solitude, environnée de rochers escarpés et de récifs redoutables aux navigateurs; il y est néanmoins comme un nouvel habitant du paradis. Là, dans ce vaste désert, pas un paysan, pas un moine ; il n'a pas même avec lui le petit Onésime que vous avez connu, qui par ses caresses lui rappelait un frère. C'est là que seul (si toutefois c'est être seul que d'être toujours avec Jésus-Christ) il contemple cette gloire de Dieu que les apôtres même ne purent voir que dans un lieu isolé. Sans doute, il n'y voit point ces grandes villes flanquées de tours, mais aussi il est devenu habitant d'une nouvelle cité. Tout son corps est couvert d'un rude cilice : mais c'est l'état le plus convenable pour aller clans les nuées au-devant de Jésus-Christ. Il ne jouit point de l’agrément des aqueducs, mais il boit dans au flanc même du Seigneur une eau vive et salutaire. Jetez pour un moment les yeux sur son désert, mon cher ami, et tournez de ce côté-là toutes vos pensées; témoin de ses travaux et de ses combats, vous pouvez plus aisément célébrer ses victoires.

    Autour de cette île mugit une mer toujours furieuse, et les flots se brisent contre les rochers avec un bruit épouvantable qui retentit au loin. La terre stérile et nue n'y montre aucune verdure, et la campagne desséchée et sans arbres n'y offre point d'ombre. Partout ce ne sont que des rochers escarpés, qui forment une espèce de prison qu'on ne saurait envisager sans horreur. Là, Bonosus, tranquille, intrépide et muni des armes de l'Apôtre, tantôt écoute Dieu dans de saintes lectures, et tantôt lui parle dans de ferventes prières ; peut-être même qu'enfermé dans son île il voit une partie de ce que saint Jean vit dans celle de Patmos.

    De quels artifices pensez-vous que le démon se sert pour le séduire? Combien de pièges ne lui tend-il pas pour le surprendre? Peut-être qu'employant contre lui les mêmes ruses dont il se servit autrefois contre le Fils de Dieu, il tâchera de lui persuader de rompre son jeûne; mais on lui a déjà répondu que « l'homme ne vit pas seulement de pain. » Peut-être étalera-t-il à ses yeux les richesses et la gloire du siècle; mais on lui dira : « Ceux qui veulent devenir riches tombent dans les tentations. » Et avec saint Paul : « Je mets toute ma gloire en Jésus-Christ. » Il accablera par les maladies un corps déjà épuisé par le jeûne ; mais on le repoussera avec ces paroles de l'Apôtre : « Lorsque je suis faible, c'est alors que je suis plus fort. » Et ailleurs : « La vertu se perfectionne dans la faiblesse. » Il le menacera de le faire mourir, mais on lui répondra: « Je souhaite de me voir dégagé des liens du corps et d'être avec Jésus-Christ. » Il lancera contre lui des traits enflammés; mais on les recevra avec le bouclier de la foi. Enfin le démon fera tous ses efforts pour le vaincre; mais Jésus-Christ le prendra sous sa protection.

    Je vous remercie, Seigneur Jésus, de m'avoir donné un homme qui puisse prier pour moi au grand jour du jugement. Vous savez (car vous pénétrez les secrets de nos cœurs, et avec ces yeux qui virent autrefois un prophète enfermé dans le ventre de cette bête, vous découvrez tout ce qui s'y passe), vous savez, dis-je, que nous avons été, lui et moi, nourris du même lait, et élevés ensemble depuis nos plus tendres années jusqu'à l’âge adulte; que les mêmes personnes nous ont portés dans leurs bras; qu'après avoir fini nos études à Rome, et lorsque sur les bords à demis barbares du Rhin nous n'avions qu'une même table et un même toit, je commençai le premier à m'attacher à votre service. Souvenez-vous, je vous prie, que ce guerrier qui combat aujourd'hui si vaillamment pour votre gloire a commencé avec moi à porter les armes. Vous nous avez promis, Seigneur, et je compte sur votre parole, que « celui qui enseignera les autres, mais qui ne pratiquera pas, sera le dernier dans le royaume du ciel; mais que celui qui enseignera, et qui pratiquera, sera très grand dans le royaume du ciel. » Que Bonosus jouisse de la récompense due à sa vertu; que, revêtu de cette robe précieuse qu'il a méritée par un continuel martyre, il marche à la suite de l'Agneau (car il y a plusieurs demeures dans la maison du Père céleste, et parmi les étoiles l'une est plus éclatante que l'autre). Quant à moi, Seigneur, je vous demande de pouvoir être aux pieds de vos saints. S'il a accompli ce que j'ai seulement souhaité de faire, accordez-moi le pardon que mérite ma faiblesse, et à lui la récompense due à son zèle.

  • Dédicace de saint Michel archange

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    Graduel dit des Séquences de Notker, Einsiedeln, Xe siècle.

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    Benedícite Dóminum, omnes Angeli ejus : poténtes virtúte, qui fácitis verbum ejus, ad audiéndam vocem sermónum ejus.
    Benedic, ánima mea. Dómino : et ómnia, quæ intra me sunt, nómini sancto ejus.

    Bénissez le Seigneur, tous ses Anges, qui êtes puissants et forts ; qui exécutez sa parole, pour obéir à la voix de ses dispositions.
    Mon âme, bénis le Seigneur, et que tout ce qui est au dedans de moi bénisse son saint Nom.

    Il n’y a pas grand chose à dire de l’introït de cette fête, qui est d’une joie claire et déliée. Il a toutefois une particularité, c’est qu’il commence comme l’intonation d’un psaume, et tous les morceaux de phrases commencent ainsi, avec quelques variations, jusqu’à l’épanouissement de « vocem sermonum ejus » : la voix des paroles de Dieu, que les anges psalmodient avec les hommes.

    Par les moines de Saint-Wandrille en 1966:


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    Graduel d'Albi, XIe siècle.

  • La fête du massacre

    Il paraît qu’aujourd’hui c’est la fête du massacre des bébés, dite « journée internationale pour le droit à l'avortement ».

    Donc, comme chaque année, le ministre préposé au massacre a annoncé des mesures destinées à tuer encore plus de bébés, afin qu’on puisse faire encore plus la fête.

    La préposée est la Buzyn (en polonais bouzign), ex-belle fille de Simone Veil, ça tombe bien.

    Pour corriger l’hétérogénéité entre les régions (le délai pour tuer le bébé varie de 3 à 11 jours), les avortements pourront désormais être pratiqués dans les « centres de santé ». Sic. La santé qui tue.

    Et « l'accès à l'IVG » figurera parmi les critères d'évaluation des hôpitaux dans les contrats d'objectifs les liant aux agences régionales de santé. Bref, si l’hôpital ne tue pas assez il sera déconsidéré et risquera de voir ses subventions baisser.

    Parmi les autres mesures, l'inscription « prioritaire » de l’avortement dans la formation continue des médecins et des sages-femmes…

    Non seulement le meurtre des bébés est un « droit fondamental », mais c’est une « priorité » de santé publique…

    Selon les derniers chiffres il y a aujourd’hui environ un avortement pour trois naissances.

  • Saint Venceslas

    La procession d’entrée et de sortie de la messe de la fête nationale de saint Wenceslas, le 28 août de l’an dernier, sur les lieux du martyre du « souverain éternel des Tchèques », à Stará Boleslav. Au chant de la litanie des saints. La tête couronnée du martyr à 2’50.

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    Il y a dix ans Benoît XVI était là, en compagnie du président Vaclav Klaus. A l’occasion de cet anniversaire sera dévoilé aujourd’hui un buste du pape, érigé sur la place Venceslas.

    Extraits de son homélie.

    Je salue avec déférence Monsieur le Président de la République, auquel je présente mes vœux cordiaux à l'occasion de sa fête ; vœux qu'il me plaît d'adresser à ceux qui portent le nom de Venceslas, et au peuple tchèque tout entier au jour de sa fête nationale.

    Ce matin le souvenir glorieux du martyr saint Venceslas, dont j'ai pu vénérer la relique, avant la messe, dans la Basilique qui lui est dédiée, nous réunit autour de l'autel. Il a versé son sang sur votre terre et son aigle que vous avez choisi comme écusson de la visite d'aujourd'hui constitue l'emblème historique de la noble Nation tchèque. Ce grand saint que vous aimez appeler 'éternel' Prince des Tchèques, nous invite à suivre toujours et fidèlement le Christ, il nous invite à être des saints. Lui-même est un modèle de sainteté pour tous, spécialement pour tous ceux qui conduisent le destin des communautés et des peuples. (...)

    Venceslas est mort martyr pour le Christ. Il est intéressant de noter que son frère Boleslas réussit, en le tuant, à s'emparer du trône de Prague, mais la couronne que par la suite ses successeurs se mettaient sur la tête ne portait pas son nom. Elle portait le nom de Venceslas, en témoignage que «le trône du roi qui juge les pauvres dans la vérité restera solide pour l'éternité ». Ce fait fut jugé comme une merveilleuse intervention de Dieu, qui n'abandonne pas ses fidèles : « l'innocent vaincu vainc le cruel vainqueur de la même façon que le Christ sur la croix » (cf. La légende de saint Venceslas), et le sang du martyr n'a appelé ni haine ni vengeance, mais le pardon et la paix.

    Chers frères et sœurs, en cette Eucharistie, remercions ensemble le Seigneur d'avoir donné à votre Patrie et à l'Eglise ce saint souverain. Prions en même temps pour que, comme lui, nous aussi nous marchions d'un pas alerte vers la sainteté. C'est certainement difficile, parce que la foi est toujours exposée à de multiples défis, mais quand on se laisse attirer par Dieu qui est Vérité, le chemin se fait décidé, parce qu'on fait l'expérience de la force de son amour. Que l'intercession de saint Venceslas et des autres saints protecteurs des terres tchèques nous obtienne cette grâce. Que Marie, Reine de la paix et Mère de l'Amour nous protège et nous assiste toujours. Amen !

  • Saints Côme et Damien

    Ἅγιοι Ἀνάργυροι καὶ θαυματουργοί, ἐπισκέψασθε τὰς ἀσθενείας ἡμῶν, δωρεὰν ἐλάβετε, δωρεὰν δότε ἡμῖν.

    Saints Anargyres et thaumaturges, visitez nos maladies : gratuitement vous avez reçu, gratuitement donnez-nous.

    Ce tropaire de la liturgie byzantine (chanté par Nicodème Kavarnos) est non seulement très bref, mais il ne cite même pas les noms des saints. En fait, la liturgie aime les appeler « les Anargyres », comme si c’était leur nom propre. De même il y a des églises « des saints Anargyres ». Anargyre veut dire « sans argent » : ils guérissaient gratuitement, comme le souligne le tropaire. Le mot grec que je traduis par maladie mais qui est traduit par infirmité dans la version orthodoxe française a le mérite d’avoir une signification très étendue. Son sens premier est le « manque de force ». Il désigne donc toute faiblesse, physique et morale, et ce sont ainsi toutes nos misères que nous demandons à Côme et Damien de venir « visiter ».

  • Le vociférosaure

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  • En Pologne

    Selon un sondage IBRiS pour le portail internet Interia, 57,1% des Polonais interrogés considèrent que le PiS est le parti qui mène la meilleure campagne pour les élections du 13 octobre prochain. Et 4,8% considèrent que c’est la Plateforme civique qui mène la meilleure campagne.