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  • De la Sainte Vierge le samedi

    Heva mortis causa facta est homínibus; per ipsam enim mors ingréssa est in mundum: María vero causa vitæ, per quam génita est nobis vita, et per hanc Fílius Dei advénit in mundum: et ubi abundávit peccátum, ibi superabundávit et grátia: et unde illáta est mors, illinc procéssit et vita, ut vita pro morte fíeret: et qui per mulíerem nobis vita factus est, mortem ex mulíere indúctam exclúderet. Et quóniam illic Heva, cum adhuc esset virgo, per inobediéntiam transgréssa est: e contrário per Vírginem obediéntia grátia facta est, annuntiáto advéntu in carne de cælo, et vita ætérna.

    Ève devint cause de mort pour les hommes, car par elle la mort est entrée dans le monde. Marie, par contre ; fut cause de vie : par elle la vie fut engendrée pour nous et par elle le Fils de Dieu vint dans le monde. « Là où le péché a proliféré la grâce a surabondé » (Ro 5, 20). Par où la mort s’était introduite, de là jaillit la vie afin que la vie prenne la place de la mort. Ainsi celui qui, par une femme, était devenu Vie pour nous, bannirait la mort introduite par une femme. Et alors qu’Ève, encore vierge, avait péché par désobéissance, c’est au contraire par la Vierge que l’obéissance devint source de grâce, lorsque fut annoncé l’avènement dans la chair de celui qui venait du ciel ; c’est par elle que vint la vie éternelle.

    Lecture des matines, du livre de saint Epiphane contre les hérésies (livre 3). Bravo à celui qui a trouvé cette perle dans le fatras qu’est le « Panarion » de saint (?) Epiphane qui dénonce quelque 80 hérésies, mais pas les siennes (il était clairement iconoclaste, avant l’heure, et en persécutant saint Jean Chrysostome comme « hérétique » c’est lui qui se désignait comme tel).

  • L’opération "Sodoma"

    Je n’ai rien de particulier à en dire, sinon que le fait qu’il y ait un chapitre entier sur le cardinal Burke dit tout sur le sérieux du livre et son objectif.

    Pour aller plus loin lire Riccardo Cascioli et Jeanne Smits.

  • Josef Seifert : le pape professe la somme de toutes les hérésies

    Sous le titre : « Vives inquiétudes à propos du document d’Abou Dhabi du pape François », le Pr. Josef Seifert a publié un texte dont voici une traduction :

    Les catholiques sont gravement préoccupés par le document sur « la fraternité humaine pour la paix dans le monde et le vivre ensemble » que le pape François et le grand imam d'Al-Azhar, Ahmad Al-Tayyeb, ont signé le 4 février 2019 à Abou Dhabi.

    Personne ne doute que beaucoup de vérités sur Dieu et la loi morale naturelle, et beaucoup de semina verbi ont été connus des païens et sont contenus dans de nombreuses religions (à l'exception des religions directement sataniques), comme la « règle d'or ».

    Personne ne croit que Dieu ne puisse donner la grâce du salut éternel en dehors du royaume de l'Église visible, de ses sacrements et de sa foi chrétienne consciente. Personne ne manque de voir les nombreuses et belles vérités que confirment le pape François et l'imam dans le document.

    Cependant, affirmer que « le pluralisme et la diversité des religions (couleur, sexe, race et langue) sont voulus par Dieu dans sa sagesse, à travers laquelle il a créé l'homme » va pus loin, bien plus loin que tout cela.

    Comment Dieu peut-il vouloir des religions qui nient la divinité et la résurrection du Christ ? Comment cela est-il compatible avec la logique ? Dieu peut-il vouloir que les hommes aient des croyances contradictoires à propos de Jésus-Christ, de Dieu ou de toute autre chose?

    Comment Dieu dès sa création a-t-il voulu que les hommes tombent dans le péché, adorent les faux dieux, deviennent victimes d'erreurs et de superstitions de toutes sortes, qu'ils adhèrent à des religions subtilement athées ou panthéistes telles que le bouddhisme ou à des religions maudites par l'Ancien Testament et attribuées aux démons et au culte des démons?

    Comment Dieu, qui veut que ses disciples aillent prêcher au monde entier et les baptisent, a-t-il voulu une hérésie chrétienne, sans parler des religions qui nient la foi dont Jésus dit à Nicodème que celui qui croit en lui sera sauvé et celui qui ne le fera pas sera damné (Jean 3,18) ? Si nous lisons l'Ancien et le Nouveau Testament, ou regardons les enseignements universels de l'Église sur l'ordre divin, donné par Christ lui-même, de prêcher l'Évangile à toutes les nations, sur la nécessité du baptême et de la foi pour le salut, etc., c’est clairement le cas contraire.

    Comment peut-il être vrai que Dieu, dans sa sagesse, a voulu depuis la création que beaucoup de gens ne croient pas en leur seul Rédempteur ?

    Je ne vois aucune acrobatie mentale astucieuse qui soit capable de nier que cette déclaration contient non seulement toutes les hérésies, mais allègue également la volonté divine qu'une grande majorité de l'humanité épouse tous les types de croyances religieuses fausses et non chrétiennes.

    En outre, en attribuant à Dieu la volonté qu'il existe des religions contredisant sa révélation divine, au lieu de lui attribuer la volonté que toutes les nations en viennent à croire en l'unique vrai Dieu, en son Fils et en notre Rédempteur, Dieu est transformé en un relativiste qui ne sait pas qu'il n'y a qu'une seule vérité et que son contraire ne peut pas être vrai pour différentes nations, ou qui se moque de savoir si les hommes croient en la vérité ou en la fausseté. Cette expression prétend que Dieu veut les erreurs religieuses.

    En signant la déclaration selon laquelle Dieu veut une pluralité de religions, le pape a défié à la fois la fides et la ratio et a rejeté le christianisme qui est indissociable de la croyance en Jésus-Christ, qui est l’unus Dominus. (Je suppose que les plus hautes autorités islamiques vont aussi expulser cet imam parce que l'islam revendique également la vérité de manière absolue).

    En fait, si vraiment Dieu « veut toutes les religions », alors il doit haïr l'Église catholique surtout parce qu'elle prétend être l'Eglise unique, catholique et apostolique et qu'elle rejette, dans ses dogmes et ses enseignements magistériels pérennes, toute relativisation de la religion chrétienne qui transformerait le christianisme en une des nombreuses religions contradictoires.

    En résumé : tout catholique doit prier pour que le pape se convertisse et rejette cette phrase horrible du « Document sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde et le vivre ensemble », signé par lui et le grand imam Ahmad Al-Tayyeb, car elle sape toutes les choses vraies et belles que dit ce document sur la fraternité.

    Il n'est ni impossible ni honteux pour un pape de rétracter les erreurs qu'il a commises dans ses enseignements non infaillibles. Le premier pape, institué par Jésus-Christ lui-même, Pierre, l'a fait sur réprimande de saint Paul lors du premier Concile apostolique de l'Église. Le pape Jean XXII a révoqué sur son lit de mort une hérésie sur les âmes séparées qu'il avait commise dans un document précédent, et qui fut une seconde fois condamnée comme hérésie par son successeur.

    Par conséquent, nous avons tous de bonnes raisons d'espérer que le pape François révoque une phrase qui constitue une rupture totale avec la logique ainsi qu'avec l'enseignement biblique et religieux.

    S'il ne le fait pas, je crains que le droit canonique puisse s'appliquer selon lequel un pape perd automatiquement son office pétrinien lorsqu'il professe une hérésie, en particulier lorsqu'il professe la somme de toutes les hérésies.

    Josef Seifert est un philosophe autrichien, docteur de l’université de Salzbourg. Il a été recteur de l’académie de philosophie de l’université du Texas, de l’université du Liechtenstein, et de l’université de Santiago du Chili. Il a été viré de son poste à l’université de Grenade pour avoir critiqué Amoris Laetitia. En 2017 il a été licencié de l’Académie pontificale pour la vie comme tous les autres membres, et il n’a pas été repris dans la nouvelle structure confiée par François à l’immonde Mgr Paglia. Du coup des laïcs ont créé une « Académie Jean-Paull II pour la vie humaine et la famille », qui est présidée par Josef Seifert. Lequel est père de 6 enfants. Et auteur d’une trentaine de livres.

    Deux petites remarques sur son texte. 1. Le grand imam n’a aucun souci à se faire, il a signé un texte évidemment contraire à l’islam mais cela ne l’engage en rien. La taqiya permet de signer n’importe quoi avec l’ennemi si cela sauve ou favorise l’islam. 2. Le pape ne se rétractera évidemment pas : Josef Seifert aurait pu citer des déclarations antérieures, notamment celle qui curieusement n’a suscité aucune réaction (autre que les félicitations de la Grande Loge d’Espagne) sur la religion catholique vue comme une tesselle parmi d’autres dans la belle mosaïque des religions du monde (déclaration faite du balcon du Vatican le jour de Noël).

  • Nouvelle promotion d’un pourri

    Sandro Magister titrait naguère sur «  la carrière miraculeuse du cardinal Farrell », créé cardinal par François en 2016 et nommé préfet du nouveau dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, alors qu’il avait ouvertement fait campagne pour un candidat pro-avortement. Eh bien ce n’était pas encore suffisant. François le fait camerlingue de la Sainte Eglise romaine, chargé des biens temporels du Saint-Siège pendant la période sede vacante du pouvoir pontifical. Un poste dont il est inutile de souligner l’importance pendant les conclaves.

    Rappelons que le cardinal Farrell a longtemps partagé un appartement avec l’ex-cardinal McCarrick pendant que celui-ci couchait habituellement avec des séminaristes, et qu’il ose prétendre qu’il n’en a jamais rien su. Le cardinal Farrell a signé la préface et assuré la promotion du livre de propagande LGBT du P. James Martin, il a invité le même James Martin à faire une causerie à la Rencontre mondiale des familles en Irlande (qui fut heureusement un flop), et à la messe de clôture de la dite Rencontre son diacre était le militant LGBT Ray Dever (père d’un fils qui se dit femme). Etc.

  • Saints Faustin et Jovite

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    Faustin et Jovite, martyrisés en 120, sont les saints patrons de Brescia. Selon leur légende, poursuivis par la vindicte de Trajan, ils auraient subi toutes les tortures à Brescia, Milan, Rome, Naples, avant d’être décapités dans leur ville natale. Leur culte se répandit d’abord chez les bénédictins grâce à l’action de saint Petronax, de Brescia, qui fut le refondateur de l’abbaye du Mont Cassin.

    Image : la « Pala della Mercanzia », de Vincenzo Foppa (fin du XVe siècle). On voit Faustin en ornements sacerdotaux et Jovite en ornements de diacre : voyant avec quelle intrépidité ils prêchaient la foi, l’évêque de Brescia les avait ordonnés en cachette. Faustin est désigné sur le livre qu’il tient, où on lit semble-t-il : « haec est voluntas Dei quia sanctificatio nostra faustin ». Saint Paul avait écrit aux Thessaloniciens : « Hæc est enim voluntas Dei, sanctificatio vestra » : telle est la volonté de Dieu : votre sanctification. Quel est exactement le sens de l’inscription : telle est la volonté de Dieu, que Faustin soit notre sanctification ? (Le moins qu'on puisse dire est que la joie du salut n'est pas vraiment rayonnante...)

  • Leur Europe

    La Commission européenne a de nouveau demandé en janvier qu’on s’oriente discrètement et pas à pas vers des prises de décision à la majorité qualifiée en matière fiscale, au lieu de l’unanimité.

    Dans un premier temps ce serait pour les mesures de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales. Puis on pourrait ensuite envisager de rompre l’unanimité dans les dossiers liés à la fiscalité concernant la lutte contre le changement climatique ou la santé publique. Au cours de la troisième phase, la majorité qualifiée serait adoptée pour moderniser les règles communautaires déjà harmonisées, par exemple dans le domaine de la TVA. Et la dernière étape consisterait enfin à introduire ce système pour tout le reste. Au bout du compte la souveraineté des Etats membres en matière fiscale aurait totalement disparu sans que personne ne s’en rende compte…

    Sauf que ça ne fonctionne pas comme ça. La première réunion à huis clos des ministres des Finances a été un fiasco retentissant. Seuls les gouvernements français, allemand et espagnol ont été d’accord pour engager le processus. Derrière, personne n’a suivi. Le ministre luxembourgeois a souligné tout de go que « c’est la souveraineté fondamentale des pays qui est en jeu ». Bon, on comprend pourquoi le Luxembourg a un si soudain accès de souverainisme, mais on ne va pas le lui reprocher…

  • Chronique des cinglé·e·s

    Capture d’écran 2019-02-14 à 13.16.12.pngLe soi-disant « homme qui a accouché » en Grande-Bretagne a saisi la Haute Cour d’Angleterre et Galles pour être légalement reconnu comme le « père » de son enfant, et non comme sa mère. Car « il » est reconnu comme homme par l’état-civil, et c’est dix jours après cette reconnaissance qu’« il » a fait l’objet d’une fécondation in vitro. Par conséquent, « le contraindre à s’inscrire en tant que ‘mère’ de l’enfant enfreint son droit fondamental au respect de la vie privée et familiale ».

    Sir Andrew McFarlane, juge en chef des affaires familiales (photo), juge « préoccupant » que la clinique ait fait cette FIV à un « homme » alors que selon la loi la PMA concerne les femmes… Il demande donc au gouvernement de revoir la loi afin de pouvoir régler l’affaire.

    L’administration avait tenté de lui créer un dossier de « mère de genre masculin » (male mother), mais ce ne fut pas accepté…

  • Inhumaine

    Hannah Morris, 27 ans, habitant Washington, a été accusée par les médecins d’être « inhumaine » parce qu’elle refusait d’avorter.

    A seulement 16 semaines de grossesse, elle a perdu les eaux suite à une infection à E.coli. Les médecins lui ont dit qu’elle avait « 100% de chance » que ses bébés ne survivent pas. Hannah Morris réagit d’« instinct ». « J'ai dit que si je devais les perdre, je les perdrais naturellement et je laisserais la nature suivre son cours. ». A l’hôpital, on la laisse seule dans une pièce pendant 48 heures, à attendre une fausse couche. « Pas un seul médecin, infirmière, ni aucun professionnel de la santé n’est venu. » Après deux jours, une analyse révèle que les deux bébés sont en bonne santé. 

    Une semaine plus tard, un médecin met en place un protocole de soins tout en l’avertissant que si elle atteignait « 24 semaines, délai de viabilité, les membres seraient collés à leurs corps ». D’autres médecins ont prédit « que leurs poumons ne se développeraient pas, ni leurs reins », ajoutant que ne pas avorter était « incroyablement inhumain et la pire chose à faire ».

    Hannah Morris a tenu bon. Et voilà ce qui était « incroyablement inhumain » de ne pas supprimer :

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  • Le message de sainte Jeanne d’Arc

    Le maire (de « droite ») d’Orléans Ollivier Carré, avec le soutien de l'évêque, avait invité le pape aux fêtes de Jeanne d’Arc de 2020, centenaire de la canonisation.

    Le pape décline l’invitation, dans une lettre où il tient à citer le propos exemplaire du maire : « ces fêtes traditionnelles, très populaires et profondément œcuméniques, font la fierté de la population orléanaise qui est très attachée aux valeurs de tolérance et du vivre-ensemble ».

    Dans la foulée, le pape « forme des vœux pour que la fidélité des habitants de votre ville à la mémoire de sainte Jeanne d’Arc contribue à faire grandir une culture de la rencontre et à rassembler les talents et les compétences de chacun en vue du bien de tous, afin de participer à la construction d’une société plus juste et plus fraternelle, attentive aux petits et aux pauvres ».

    Voilà où l’on en est. Heureusement que François ne vient pas en personne retourner le couteau dans la plaie.

  • Saint Valentin

    Valentin était un prêtre romain qui mourut martyr sous l’empereur Claude II qui régna entre 268 et 270. Ce qui donne une date plutôt précise… mais on ne sait rien d’autre de ce martyr (à ne pas confondre avec saint Valentin évêque de Terni, martyr vers 346-347). Le pape Jules Ier (337-352) lui érigea une basilique, et il y eut trois autres églises Saint-Valentin à Rome. Sa fête se trouve dans tous les livres liturgiques romains, des plus anciens jusqu’au XXe siècle. En 1960 elle fut réduite à une mémoire, et elle fut supprimée en 1969. Autrement dit, s’il n’y avait pas la « forme extraordinaire du rite romain », la fête de « saint Valentin » serait paradoxalement une fête exclusivement profane, comme l’est aussi le « lundi de Pentecôte ».

    Præsta, quǽsumus, omnípotens Deus : ut, qui beáti Valentíni Mártyris tui natalítia cólimus, a cunctis malis imminéntibus, ejus intercessióne, liberémur. Per Dóminum nostrum.

    Accordez-nous, s’il vous plaît, ô Dieu tout-puissant, que, célébrant la naissance au ciel du bienheureux Valentin votre Martyr, nous soyons délivrés, grâce à son intercession, de tous les maux qui nous menacent.

    Le corps de saint Valentin fut transféré au début du IXe siècle de sa basilique qui se trouvait hors de l’enceinte de la Ville à la basilique Sainte-Praxède pour qu’il ne risquât pas d’être profané par les Sarrasins, nous dit le cardinal Schuster. C’est pourquoi une mosaïque le représente dans cette église.

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