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  • Un « débat » à « l’Assemblée nationale » ?

    Les médias ont beaucoup parlé de la proposition de loi sur la prostitution. Elle a été votée hier à l’Assemblée nationale, à l’issue d’un débat dont on nous dit et redit à longueur de dépêches et d’articles qu’il fut finalement « consensuel ».

    Voici une image du « débat » de la « représentation nationale », au plus fort de la discussion :

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    Le pire est que cet absentéisme n'est pas réservé à cette proposition de loi. C'est le lot habituel des discussions à l'Assemblée nationale. Sauf quand il y a les caméras de télévision...

     

  • Ils ne se rendent même plus compte de ce qu’ils disent

    C’était un triste sommet du « partenariat oriental », à Vilnius, puisque l’on devait y célébrer un accord avec l’Ukraine, et que l’Ukraine a fait volte face juste avant, pour rejoindre l’union douanière de Poutine. Il devait aussi y avoir l’ouverture des discussions pour un accord avec l’Arménie. Mais l’Arménie elle aussi est passée à la Russie. On n’avait plus à se mettre sous la dent que deux pré-accords, avec la Géorgie et la Moldavie, en croisant les doigts pour que dans les mois prochains ces pays ne succombent pas également aux sirènes russes…

    Les eurocrates étaient évidemment furieux contre la Russie de Poutine. C’était à qui serait le plus virulent. Le si falot Herman Van Rompuy, tellement incolore qu’on l’avait oublié, a promis qu’il exigerait de Poutine, au prochain sommet UE-Russie, qu’il cesse le « harcèlement » des anciens pays du bloc soviétique. Sic. Il a demandé aux dirigeants des anciens pays soviétiques de « ne pas céder aux pressions extérieures, encore moins de la Russie » (mais de l’UE, oui…). Et il a suggéré que l’attitude russe envers l’Ukraine « pourrait être en violation des accords d’Helsinki ». Sic.

    Embrayant sur cette idée si géniale, José Manuel Barroso n’a pas craint d’ajouter :

    « Le temps de la souveraineté limitée est passé. »

    Il faisait allusion à la doctrine soviétique des la souveraineté limitée, utilisée notamment par Brejnev pour justifier l’invasion de la Tchécoslovaquie. Mais dans la bouche du président de la Commission européenne, qui n’a de cesse depuis un demi-siècle de limiter, rogner, puis carrément détruire, la souveraineté des Etats membres de l’UE, c’est surréaliste.

  • Sandro Magister propagandiste du plain chant

    Hier, sur son blog en français, Sandro Magister annonçait qu’il allait mettre en ligne six introït grégoriens, ceux des dimanches de l’Avent, de Noël et de l’Epiphanie. Avec chaque fois l’enregistrement de la pièce par les Cantori Gregoriani de Fulvio Rampi, la partition tirée du "Graduale Romanum Triplex", la traduction du texte latin, et un guide d’écoute rédigé par Fulvio Rampi.

    Et il publiait déjà un texte de Fulvio Rampi expliquant ce qu’est le plain chant et pourquoi il est indispensable à la liturgie latine.

    Aujourd’hui, veille du premier dimanche de l’Avent, il publie donc l’introït de ce dimanche: texte, traduction, partition, explications, enregistrement.

    On lit avec intérêt l’explication donnée par Fulvio Rampi, encore qu’elle soit sommaire, et on écoute avec intérêt son interprétation, encore qu’elle soit bien plus « musicologique » que liturgique, et ne corresponde pas exactement avec la partition…

    Quoi qu’il en soit bravo et merci à Sandro Magister.

  • A-t-on supprimé les moines ?

    François s’est entretenu hier avec les quelque 120 supérieurs majeurs des ordres et congrégations de religieux, réunis à Rome.

    Que sont les religieux ?

    Réponse du pape :

    « Ce sont des hommes et des femmes qui peuvent réveiller le monde. La vie consacrée est une prophétie. Dieu nous demande de sortir du nid et d'être envoyés sur les frontières du monde, en évitant la tentation de les “domestiquer”. Telle est la façon la plus concrète d'imiter le Seigneur. »

    Or parmi les religieux, et même au centre, au cœur de la vie religieuse, il y a les moines, et autres contemplatifs cloîtrés.

    Ont-ils encore le droit d’exister, ou sont-ils rayés de la carte ?

    Il est vrai que l’Eglise n’a que faire d’« un musée folklorique d’ermites renfermés, condamnés à répéter toujours les mêmes choses » (exhortation apostolique Evangelii gaudium).

    Cela me fait penser à un ancien évêque de Vannes, qui disait (en privé) que les bénédictins de Kergonan étaient « une secte ». François va-t-il officialiser ce jugement ?

  • Saint André

    Parce que Jean était ainsi « l’ami de l’Époux », il ne cherchait pas sa propre gloire, mais il rendait témoignage à la vérité. A-t-il voulu retenir près de lui ses disciples et les empêcher de suivre le Seigneur ? Au contraire, il leur montra celui qu’ils devaient suivre ; car ils considéraient leur maître comme étant l’Agneau. Mais lui : Pourquoi portez-vous sur moi votre attention ? Je ne suis point l’Agneau ; « le voilà, l’Agneau de Dieu. » Auparavant il avait déjà dit à son sujet : « Voici l’Agneau de Dieu » Et de quelle utilité nous est l’Agneau de Dieu ? Voici, ajoute-t-il, celui qui ôte le péché du monde. « Ayant ouï cela, les deux disciples qui étaient avec Jean suivirent Jésus.

    Voyons la suite : « Voici l’Agneau de Dieu », c’est Jean qui le proclame. « Les deux disciples l’entendirent parler ainsi et suivirent Jésus », Ils ne le suivirent pas encore comme pour s’attacher à sa personne ; le moment où ils devinrent définitivement ses disciples nous est connu, car Jésus les appela lui-même, alors qu’ils se trouvaient dans leur barque. En effet, l’un de ces deux disciples était André, comme vous venez de l’entendre ; or, André était le frère de Pierre, et nous savons par l’Évangile que, le Seigneur ayant vu Pierre et André dans leur barque, les appela en disant : « Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Et dès ce moment, ils s’attachèrent à lui pour ne plus le quitter. »

    Si donc, maintenant, ces deux disciples suivent Jésus, ils ne le suivent pas encore comme ne le devant point quitter ; mais ils voulaient voir où il habitait et pratiquer ce qui est écrit : « Que ton pied use le seuil de sa porte ; va le trouver assidûment dès le point du jour et instruis-toi de ses préceptes » (Ecclésiastique 6, 35-36). Jésus leur montra où il demeurait ; ils y allèrent, et restèrent avec lui (ce jour-là). Quelle heureuse journée ils passèrent ! Quelle heureuse nuit ! Qui nous dira ce qu’ils ont recueilli de la bouche du Seigneur ? Édifions aussi nous-mêmes et préparons en notre cœur, une maison où le Sauveur vienne nous enseigner et s’entretenir avec nous.

    Saint Augustin, traité 7 sur saint Jean, lecture des matines de la Vigile de saint André, hélas supprimée en 1955.

  • La sortie de Lord Sumption contre la Cour européenne des droits de l’homme

    Lord Sumption, juge à la Cour suprême du Royaume Uni, a donné une conférence en Malaisie qui n’est pas passée inaperçue à Londres. Il s’en est pris en effet en termes peu diplomatiques à la Cour européenne des droits de l’homme, qu’il voit comme le « porte-drapeau international de la loi fondamentale fabriquée par des juges ».

    Prenant en exemple les jugements répétés de la Cour enjoignant la Grande-Bretagne à donner le droit de vote aux prisonniers, il dit : « Donner force de loi à des valeurs pour lesquelles il n’y a pas de mandat populaire n’est démocratique que dans le sens où l’ancienne République démocratique allemande était démocratique. »

    C’est la première fois qu’un haut responsable britannique accuse carrément la Cour européenne des droits de l’homme de saper la démocratie parlementaire.

    Cette Cour, ajoute-t-il, utilise le mot « démocratie » comme un terme d’approbation de ses décisions ; or, comme disait George Orwell, « si la pensée corrompt le langage, le langage peut aussi corrompre la pensée ».

    La Cour a transformé la Convention des droits de l’homme, qui devait être « une sauvegarde contre le despotisme », en « modèle pour de nombreux aspects de l’ordre juridique interne ». Ainsi l’article 8 qui garantit le droit à la vie privée et familiale a-t-il été conçu comme une protection contre la surveillance par des gouvernements totalitaires. Mais « dans les mains de la Cour de Strasbourg, il a été étendu au statut juridique des enfants illégitimes, à l’immigration et à la déportation, à l’extradition, à des aspects de la détermination des peines, à l’avortement, à l’homosexualité, au suicide assisté, à l’enlèvement d’enfants, aux droits des propriétaires et des locataires, et à beaucoup d’autres choses encore. Aucune de ces extensions n’est justifiée par les termes exprès de la Convention. »

    « En pratique il est impossible de renverser par la loi les décisions de la Cour, sauf à se retirer tout à fait de la Convention », dit-il encore. Les démocraties « sont rarement détruites par un choc soudain et extérieur, ou par des décisions impopulaires ». Le processus est généralement « plus banal et insidieux » : elles sont « lentement vidées de ce qui les fait démocratiques, par un processus graduel de désintégration interne et de montée de l’indifférence ».

    (Source : Mail Online, sauf la première citation qui est d’un article du Times réservé aux abonnés, cité par Open Europe.)

  • Vietnam : le parti communiste verrouille

    La nouvelle Constitution du Vietnam a été adoptée à l’Assemblée nationale par 486 voix sur 488. Le président de l’Assemblée a souligné que la volonté du Parti qui venait de s’exprimer dans le texte de la loi fondamentale était en totale harmonie avec les souhaits et les aspirations du peuple…

    Non seulement aucune des propositions émanant de la société civile, des évêques, des autorités bouddhistes, n’a été prise en compte, ni même évoquée, mais la nouvelle Constitution renforce encore le pouvoir absolu du parti communiste.

  • Le sud de la Libye est vraiment dangereux…

    A Brak al Chati, près de Sebha, dans le sud désertique de la Libye, une quarantaine de personnes, des Libyens et des étrangers, ont pénétré hier soir dans un dépôt de l'armée pour voler des munitions. Une explosion s'est produite. Il y a au moins une quarantaine de morts.

    (Pendant ce temps-là, à Benghazi, on se bat entre armée et milices jihadistes pour le contrôle de la ville.)

  • Le sida est toujours homophobe

    Selon l’Institut de veille sanitaire :

    « Le nombre de découvertes de séropositivité VIH augmente uniquement chez les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes. »

  • La folie « antiraciste » combinée à l’analphabétisme judiciaire

    Je n’avais pas fait attention à l’annonce du jugement de Bobigny censurant des livres « antisémites » édités par Alain Soral, parce que je me disais que le personnage avait dû effectivement éditer, par provocation et pour sa publicité personnelle, des textes tombant évidemment sous le coup de la loi.

    Mais j’apprends que parmi ces livres il y a Le salut par les juifs de Léon Bloy.

    Il aura  fallu attendre l’an de disgrâce absolue 2013 pour qu’un juge français censure Léon Bloy.

    Pour qu’un juge analphabète censure un livre qui est… contre l’antisémitisme…

    Et qui est en outre un classique de la littérature française, où la justice ne devrait pas avoir le droit de mettre le nez. Ou alors il va falloir censurer bien des textes… à commencer par les textes ouvertement racistes de Voltaire, par exemple, et de quelques autres lumineux parangons des "valeurs de la République"...

  • Le centre parisien officiel de propagande islamique a été inauguré

    Le bâtiment intitulé « Institut des cultures d’islam » (ICI) a été inauguré hier par Bertrand Delanoé et Dalil Boubakeur.

    On ne nous parle plus « que » de 1.400 m2, alors qu’étaient prévus 4.000 m2.

    Mais la chose reste la même : une grande mosquée municipale camouflée en centre culturel. Un centre culturel, donc financé par la Ville de Paris en conformité avec la loi de 1905, mais exclusivement dédié à la promotion de l’islam, et dont tout le rez-de-chaussée est une « salle de prière ». Etant entendu qu’en cas de besoin l’ami Boubakeur pourra louer d’autres « espaces » du centre culturel…

  • La Russie interdit la promotion de l’avortement

    Vladimir Poutine a signé lundi une loi apportant des amendements à plusieurs lois sur la protection de la santé.

    On note surtout que les « services » d’avortement ont été ajoutés à la liste des services dont la publicité est interdite par la loi fédérale sur la publicité.

  • Younis Masih a été libéré

    Younis Masih était en prison depuis 8 ans pour « blasphème ». Il avait été arrêté le 10 septembre 2005, après la mise à sac de son quartier par quelque 400 musulmans qui hurlaient au « blasphème ». Le 30 mai 2007 il avait été condamné à mort. Le 3 avril dernier il a été acquitté par la cour d’appel de Lahore. Mais c’est seulement le 10 novembre qu’il a été, et c'est seulement hier qu'on l'a appris. On ne nous dit pas pourquoi sa libération a tant tardé. Peut-être pour attendre que les musulmans oublient le verdict et son bénéficiaire. Parce que l’acquittement par la justice ne signifie pas qu’il puisse vivre en paix...

    Asia Bibi, condamnée à mort en 2010, attend toujours son procès en appel dans le couloir de la mort de la prison féminine de Multan.

    (Fides, Eglises d'Asie)

    Addendum

    L'avocat de Younis Masih, Me Mushtaq Gill, a reçu des menaces de mort par SMS, et des coups de feu ont été tirés à plusieurs reprises sur sa maison.

  • Ce n’est pas vrai

    Lors de sa dernière audience, mercredi, le pape, à sa façon de bateleur de foire, a fait répéter deux fois à la foule : « Qui fait preuve de miséricorde ne craint pas la mort ».

    Je ne voulais pas commenter cette phrase, mais, la voyant partout recopiée comme si c’était une révélation du Saint-Esprit, je ne peux plus m’empêcher de réagir.

    Le propos est évidemment faux. On aimerait que ce soit vrai, mais il ne sert à rien de se cacher la réalité. La réalité est que la vie est tragique – il ne sert à rien non plus de jouer les ravis en permanence quand on est en représentation – parce que la mort est tragique. Elle est tragique aussi pour le chrétien, malgré la foi et l’espérance. Parce qu’elle est CONTRE NATURE. L’homme n’a pas été créé pour la mort, mais pour la vie. La mort détruit le composé humain. Et quelle que soit la foi et l’espérance du mourant, elle est un saut dans l’inconnu.

    La mort est, en outre, la dernière épreuve. Donc la dernière tentation. Le moment où le diable va essayer une dernière fois, avec l’énergie du désespoir, de récupérer l’âme du fidèle, au moment où celui-ci est terriblement affaibli par la maladie, par la vieillesse, par la douleur…

    Voir la scène saisissante de la mort de la prieure dans le Dialogue des carmélites. Et l’entendre dans la musique de Poulenc. Et comprendre que la mort terrifiante et terrifiée de la prieure est ce qui permet, dans la communion des saints, aux autres religieuses de subir le martyre dans la paix.

    Ce n’est pas pour rien, ce n’est pas pour rire, que la Salutation mariale nous faire dire « Priez pour nous (…) à l’heure de notre mort ». Ce n’est pas pour rien, ce n’est pas pour rire, que le chapelet nous fait demander 50 fois, et même 53 fois, à Notre Dame, de prier pour nous à l’heure de notre mort.

    « Ma Mère, est-ce l'agonie?... Comment vais-je faire pour mourir? Jamais je ne vais savoir mourir!... » (sainte Thérèse de l’Enfant Jésus)

    Et cet homme qui était Dieu, qui était la Miséricorde en personne, n'a-t-il pas eu peur de la mort ?

    Cor Jesu in agonia factum, miserere morientium.

  • Jésus le grand prêtre

    Aujourd’hui c’est, aux matines, le tour du livre de Zacharie, le prophète des Rameaux, des 30 deniers et du coup de lance (notamment). Avec aussi cet étonnant chapitre 3 :

    Le Seigneur me fit voir Jésus, le grand prêtre, debout devant l'Ange du Seigneur; et Satan se tenait à sa droite pour s'opposer à lui. Et le Seigneur dit à Satan: Que le Seigneur te réprime, Satan! que le Seigneur te réprime, Lui qui a élu Jérusalem! Celui-ci n'est-il pas un tison tiré du feu?

    Or, Jésus était couvert de vêtements souillés, et il se tenait debout devant l'Ange.

    Et l'Ange, prenant la parole, dit à ceux qui étaient debout devant Lui: Otez-lui ses vêtements souillés. Et Il dit à Jésus: Voici, Je t'ai enlevé ton iniquité, et Je t'ai revêtu d'habits de rechange.

    Et Il dit: Mettez sur sa tête une tiare pure. Et ils mirent sur sa tête une tiare pure, et ils le revêtirent d'un vêtement; et l'Ange du Seigneur se tenait là.

    Et l'Ange du Seigneur fit à Jésus cette déclaration et dit:

    Ainsi parle le Seigneur des armées: Si tu marches dans Mes voies et si tu observes Mes ordres, toi aussi tu jugeras Ma maison, et tu garderas Mes parvis, et Je te donnerai pour marcher avec toi, quelques-uns de ceux qui sont maintenant ici.

    Ecoute, Jésus, grand prêtre, toi et tes amis qui sont auprès de toi, car ce sont des hommes qui figurent l'avenir; voici, Je vais amener Mon Serviteur l'Orient.

    Car voici la pierre que j'ai mise devant Jésus: il y a sept yeux sur cette seule pierre. Voici, Je graverai Moi-même ce qui doit y être gravé, dit le Seigneur des armées, et J'enlèverai en un jour l'iniquité de ce pays.

    Et ce jour-là, dit le Seigneur des armées, l'ami appellera son ami sous la vigne et sous le figuier.

    (Traduction Fillion)

    [Jésus était effectivement le nom du grand prêtre lors du retour de la captivité de Babylone – de même que Jésus était effectivement le nom du chef qui fit entrer les Hébreux dans la terre promise. Il est dommage de les appeler « Josué » pour les distinguer du Christ, alors qu’ils en sont de remarquables préfigurations. Rappelons que Jésus veut dire: "Dieu sauve".]

  • Comme d’habitude, l’« agression homophobe » ne l’était pas

    Les auteurs de l’une des « agressions homophobes » qui ont émaillé l’épisode de la lutte contre la loi Taubira ont été condamnés à Lille à six mois de prison avec sursis.

    Le parquet avait demandé 12 mois de prison dont six avec sursis contre ces odieux et violents homophobes, qui étaient évidemment passés à l’acte dans le contexte de la Manif pour tous.

    Mais… le tribunal a relaxé les prévenus du chef d’injures à caractère homophobe.

    Non seulement on ne fera pas à ce jugement la publicité qui fut faite à l’agression, mais l’agence Reuters n’hésite pas à titrer : « Six mois avec sursis pour une agression homophobe à Lille », alors que le tribunal a établi qu’il s’agissait d’une simple bagarre à l’entrée d’un bar.

    Inutile donc de demander aux médias de faire un quelconque mea culpa. Comme d’habitude…

    (Ça commence à faire penser aux fausses accusations de "blasphème" portées contre des chrétiens au Pakistan. Là-bas le blasphème concerne la religion islamique. Ici la religion homosexuelle.)

  • Ce qu’ils appellent « islamophobie »…

    Le Collectif contre l’islamophobie en France recense les actes islamophobes commis dans notre pays, et son site permet de « suivre l’intolérable actualité islamophobe au quotidien ».

    Voici quelques exemples intolérables, cités par F.Desouche :

    Un autocollant de L’Oeuvre française a été collé sur la plaque de la mosquée de Brest.

    Une femme inscrite dans un club sportif se voit exclue pour cause de port du voile

    Un élève est renvoyé d’un lycée privé catholique pour port de djellaba

    Une proposition de loi est déposée en vue d’interdire le versement de prestations sociales aux foyers polygames.

    Une femme se voit refuser la carte de gratuité de transport pour cause de port du voile sur la photo.

    La ville de Cannes impose un cahier de charges extrêmement rigoureux relatif à la construction d’une mosquée : pas de minaret, pas de muezzin, pas de fonds étrangers.

    Une jeune femme se voit intimer l’ordre de retirer son voile pour participer à un atelier couture sous prétexte que la MJC est laïque.

    L’école nationale d’ingénieurs de Metz affiche sur ses murs une note d’interdiction du port du voile en son sein.

    Une agence bancaire refuse l’entrée à une cliente voilée sous prétexte de sécurité

    Une directrice d’école ayant invité les parents à accompagner les enfant aux cours de piscine, refuse à une mère de famille voilée d’y participer.

    Un site internet appelle ses lecteurs à envoyer aux élus une coupure de presse sur une femme ayant lancé son entreprise de vente de vêtements islamiques avec ses coordonnées

    Plusieurs femmes se voient obligées de retirer leur voile lors des examens de conduite.

    Un homme prononce des propos tendancieux à l’encontre d’une femme voilée conduisant une voiture.

     

  • Chrétiens à Qara, en Syrie

    Le 16 novembre, plus de 3.000 jihadistes sont arrivés du village sunnite d’Arsal, plateforme des groupes armés provenant du Liban, et ont envahi le village, le transformant en champ de bataille. Les miliciens de l’armée libre syrienne, en minorité, se sont retirés. La population a commencé à fuir. Environ 6.000 personnes ont fui immédiatement en direction des villes et villages voisins ». Mais la communauté chrétienne de Qara, rassemblée au centre ville, ne voulait pas bouger. Le curé grec-catholique de Saint-Michel  raconte à Fides : « Des tirs de roquette ont commencé contre les maisons et dans les rues. Avec environ 35 familles chrétiennes, nous nous sommes réfugiés dans l’église pour prier. La grille de l’église a été touchée et a sauté. Des combattants armés au visage masqué sont entrés. Ils avaient les cheveux longs, n’étaient pas syriens même si on n’arrivait pas à comprendre quelle était leur nationalité. Ils ont déclaré vouloir nous tuer tous, car nous étions des chiens chrétiens. Ils ont également menacé de brûler ce « lieu idolâtre ». A ce moment-là, l’un des paroissiens, Emile, parlant en arabe, a commencé avec courage à parlementer avec le chef du groupe en citant des versets du coran, disant que l’islam respecte les chrétiens et les autres minorités. « L’homme a répondu qu’il aurait demandé à son chef afin de décider de notre sort et a conduit ses hommes hors de l’édifice » poursuit le Père Louis. Entre temps, le prêtre et les fidèles sont sortis de l’église par une porte secondaire et tous se sont enfuis dans les ruelles du centre ville. Ils se sont dirigés vers l’autoroute et se sont unis à d’autres évacués, atteignant le village de Der Atieh... qui venait lui-même d'être pris par les jihadistes...

    Lire la suite de ce témoignage sur le site de Fides.

  • Les « crypto-arméniens »

    La municipalité de Dyiarbakir, dans le sud-est de la Turquie, nous dit l’agence Fides, organise des cours de langue arménienne, en collaboration avec une fondation arménienne et une association kurde, pour les personnes de nationalité turque qui découvrent que leurs ancêtres étaient arméniens – ils s’étaient fondus dans la masse turco-musulmane pour échapper au génocide. Quelque 67 diplômes ont déjà été délivrés.

    On parle de plus en plus, en Turquie, des « crypto-arméniens », dans des livres, des conférences, des colloques, parce que de plus en plus de Turcs découvrent leurs origines arméniennes et sont de moins en moins « crypto »…

    Mais, s’ils découvrent la langue et la culture de leurs ancêtres, ils ne peuvent que découvrir aussi leur foi…

    L’agence Fides ne fait pas le rapprochement, mais il se trouve que c’est aussi à Dyiarbakir qu’une grande église arménienne (la plus grande du Proche Orient) a été récemment restaurée, en partie grâce à des fonds municipaux, et confiée à l’Eglise arménienne. Aujourd’hui la cloche sonne et la liturgie y est célébrée. Il est vrai que Dyiarbakir est une ville kurde, et non une ville turque…

  • Le destin du monastère des Studites

    Le monastère Saint-Jean en Studion, à Istanbul, fondé en 463, et qui fut le siège des fameux moines Studites, va être transformé en mosquée une fois que les travaux de restauration seront terminés.

    Dit comme cela, c’est très choquant. En fait, il ne reste du monastère que quelques ruines. Quant à la grande chapelle, elle fut transformée en mosquée vers 1500 par Bayezid II. Elle-même est une ruine.

    Il est évidemment regrettable que cet important lieu chrétien… redevienne musulman. Mais, en dehors de la parenthèse « laïque » qui en a fait un « musée », il l’est de fait depuis cinq siècles…

    On rappellera aussi, pour notre plus grande honte, que le monastère fut détruit une première fois… par les croisés, en 1204.