29 novembre 2013

La folie « antiraciste » combinée à l’analphabétisme judiciaire

Je n’avais pas fait attention à l’annonce du jugement de Bobigny censurant des livres « antisémites » édités par Alain Soral, parce que je me disais que le personnage avait dû effectivement éditer, par provocation et pour sa publicité personnelle, des textes tombant évidemment sous le coup de la loi.

Mais j’apprends que parmi ces livres il y a Le salut par les juifs de Léon Bloy.

Il aura  fallu attendre l’an de disgrâce absolue 2013 pour qu’un juge français censure Léon Bloy.

Pour qu’un juge analphabète censure un livre qui est… contre l’antisémitisme…

Et qui est en outre un classique de la littérature française, où la justice ne devrait pas avoir le droit de mettre le nez. Ou alors il va falloir censurer bien des textes… à commencer par les textes ouvertement racistes de Voltaire, par exemple, et de quelques autres lumineux parangons des "valeurs de la République"...

Commentaires

Curieux que vous soyez surpris. Si Soral voulait se montrer et briller partout, il aurait choisi la bienpensance. Et la bêtise et l'inculture des juges, on en a déjà un bon paquet de preuves.

Écrit par : HR | 29 novembre 2013

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Concernant Voltaire on a bien censuré les textes où il se vantait de gagner du 100% en participant à l'armement de navires négriers. Voltaire raciste, antisémite et esclavagiste. Mais comme il était un ennemi juré de l'Eglise "on" lui pardonne beaucoup de choses.

Écrit par : Dauphin | 29 novembre 2013

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Merci ! J'ai été effectivement horrifié par cette décision qui me semble de toute évidence anticonstitutionnelle (en plus d'être évidemment infâme et débile).

Écrit par : Thibaud | 29 novembre 2013

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Et si ces magistrats étaient des antisémites camouflés ?
dans ma carrière professionnelle, j'ai eu souvent à porter en justice des dossiers dans lesquels je poursuivais des juifs, en particulier des commerçants du Sentier; les propos que tenaient la plupart du temps, entre nous, le procureur ou le juge d'instruction n'avaient rien de convenu

Écrit par : théofrède | 30 novembre 2013

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L'inculture est telle que le juge ignore que Léon Bloy est radicalement hostile à l'antisémitisme, qualifié d'affront au Christ en la personne de la Sainte Mère de Dieu, et autant à Drumont. Pauvre époque d'inculture et de bêtise, de pensée unique et stupide... Les descendants de Léon Bloy sont furieux et cela se comprend.

Écrit par : P.R. | 30 novembre 2013

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