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  • 6e dimanche après la Pentecôte

    Le récit évangélique de la miraculeuse multiplication des pains (Marc., VIII, 1-9) met en évidence le contraste qui existe entre la Providence de Dieu et celle des hommes. Ceux-ci ne font que mettre des entraves et susciter des difficultés à la faveur que Jésus veut faire aux foules ; la divine Providence au contraire surmonte tout obstacle et répand largement ses grâces. Combien donc est-il mieux de mettre dans le Seigneur cette confiance que, trop déraisonnablement, on place parfois dans les pauvres créatures.

    La multiplication des pains symbolise la Très Sainte Eucharistie ; aussi, dans l’art antique des catacombes, voyons-nous souvent rapprochées du banquet eucharistique, les sept corbeilles contenant chacune autant de pains marqués d’une croix, ceux précisément que Jésus bénit et multiplia dans le désert. De fait, le lien entre les deux miracles est intime et profond. Les sept pains bénits par le Christ dans le désert et qui suffisent à rassasier quatre mille personnes environ, symbolisent le Christ Lui-même, qui, dans l’Eucharistie, avec un même pain, nourrit pour la vie éternelle l’humanité tout entière.

    Le même symbole se cache sous la figure du poisson, si populaire durant les premiers siècles de l’Église. L’ΙΧΘΥΣ (1) céleste auquel participent les fidèles, est le Sauveur des Saints, lequel, selon l’épitaphe célèbre de Pectorius (2), se met entre les mains de ses amis, afin de les nourrir d’un aliment immortel tandis qu’ils sont encore ici-bas.

    (…)

    Le miracle de la multiplication des pains symbolise aussi la divine Eucharistie en ce que la distribution du pain miraculeux ne fut pas accomplie directement par le Sauveur, mais fut confiée aux Apôtres, tout comme après l’Ascension fut confiée à eux-mêmes et à leurs successeurs la distribution du Pain Eucharistique. Dans les deux cas, le Christ est l’agent principal, et les Apôtres sont seulement ses instruments. Lors de la distribution du pain miraculeux, celui-ci se multiplie entre leurs mains à mesure qu’ils le rompent et le donnent aux foules affamées ; dans la distribution de l’Eucharistie, ainsi que le chante si bien saint Thomas :

    « Sumit unus, sumunt mille ;
    Tantum isti quantum ille,
    Nec sumptus consumitur. » (3)

    Bienheureux cardinal Schuster

    (1) Ichtys, en grec le poisson. Les lettres sont les lettres initiales de Iessous Christos Theou, hYios Soter : Jésus-Christ Fils de Dieu Sauveur. D’où le poisson comme symbole du christianisme, et signe de reconnaissance sous la persécution.

    (2) Ô race divine du Poisson céleste,
    Garde une âme pure parmi les mortels
    Parce que tu as reçu la source immortelle,
    Rajeunis ton âme, ami, dans les eaux divines,
    Par les flots éternels de la sagesse qui donne les trésors.
    Reçois l'aliment doux comme le miel du Sauveur des Saints,
    Mange à ta faim, bois à ta soif,
    Tu tiens le Poisson dans les paumes de tes mains.
    Nourris-nous donc, Maître et Sauveur, avec le Poisson.
    Qu'elle repose en paix, ma mère
    Ainsi je te prie, (toi) Lumière des morts.
    Aschandius, mon père, aimé de mon cœur,
    Avec ma douce mère et mes frères,
    Dans la paix du Poisson, souvenez-vous de votre Pectorius.

    (3) Un seul le reçoit, mille le reçoivent : celui-là autant que ceux-ci : on s’en nourrit sans le consumer.

  • Saints Pierre et Paul

    Aurea luce et decore roseo,
    Lux lucis, omne perfudisti sæculum,
    Decorans cælos inclyto martyrio
    Hac sacra die, quæ dat reis veniam.

    Janitor cæli, doctor orbis pariter,
    Judices sæcli, vera mundi lumina,
    Per crucem alter, alter ense triumphans,
    Vitæ senatum laureati possident.

    O felix Roma, quæ tantorum principum
    Es purpurata pretioso sanguine,
    Non laude tua, sed ipsorum meritis
    Excellis omnem mundi pulchritudinem.

    Sit Trinitati sempiterna gloria,
    Honor, potestas atque jubilatio,
    In unitate, cui manet imperium
    Ex tunc et modo per æterna sæcula.

    Que de clartés, ô Dieu, tu versas dans nos cœurs !
    Quels ornements tu mis en ton céleste empire,
    Quand de Pierre et de Paul le glorieux martyre
    Par un trépas injuste obtint grâce aux pécheurs !

    Juges de l’univers par tous deux éclairé,
    L’un meurt la tête en bas, et l’autre l’a coupée ;
    L’un sur la croix triomphe, et l’autre sous l’épée,
    Et tous deux vont remplir un trône préparé.

    Quel que soit ton bonheur, c’est de là qu’il te vient,
    Rome, que d’un tel sang empourpre la teinture :
    Leur mérite pour toi fait plus que ta structure,
    Et dans ce haut pouvoir c’est lui qui te maintient.

    Louange, gloire, honneur à votre immensité,
    Père, Fils, Esprit Saint, qui n’êtes qu’une essence,
    Et qui gardez tous trois une égale puissance,
    Et durant tous les temps et dans l’éternité !

    (Hymne des vêpres dans sa version originale, traduction très libre – un peu trop - de Pierre Corneille)

  • Pakistan : des « groupes de protection » des chrétiens

    La commission Justice et Paix de la conférence de supérieurs majeurs des ordres religieux présents au Pakistan a décidé de créer des « groupes de protection » destinés à venir en aide sur tous les plans aux membres des minorités, notamment aux chrétiens, confrontés aux discriminations et à la violence. Quinze groupes viennent d’être créés ; ils sont formés de chrétiens de différentes confessions, pasteurs, avocats, médecins ou autres professions libérales. L’objectif est d’en former quinze autres pour couvrir tout le territoire.

    (Fides)

  • Le nouveau drapeau britannique

    Il flotte sur l’ambassade du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord à Paris :

    ambassade.jpg

    (C’est pour fêter la « gay pride » de demain, avec l’aval de la Reine.)

  • Le gouvernement Hollande-Valls montré du doigt au Conseil de l’Europe

    L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté hier une résolution par laquelle elle dénonce le recours excessif à la force contre des manifestants pacifiques au cours des manifestations contre la loi Taubira.

    En fait le projet de résolution concernait… la Turquie. Mais l’infatigable Luca Volontè, président du groupe PPE, a réussi à faire passer un amendement ajoutant la France, avec ce paragraphe :

    « Plusieurs manifestations contre le mariage entre personnes de même sexe, organisées à Paris entre le 24 mars et le 27 mai 2013 (“Manif pour tous”) et impliquant plus de 2 millions de personnes, ont déclenché l’intervention des forces de l’ordre; celles-ci ont, notamment, eu recours aux gaz lacrymogènes à l’encontre de manifestants pacifiques. Quatre personnes ont été blessées et plusieurs centaines ont été arrêtées. »

    La veille, Luca Volontè et le Centre européen pour le droit et la justice de Grégor Puppinck avaient fait auditionner Ludovine de la Rochère (la Manif pour Tous), Béatrice Bourges (le Printemps français) ainsi que des Veilleurs.

    Naturellement, le gouvernement français est furieux de se voir dénoncé comme un gouvernement de répression policière par la représentation parlementaire de toute l’Europe, mais plus encore de se retrouver en compagnie du gouvernement turc qu’il avait lui-même dénoncé.

    Et Najat Vallaud-Belkacem, qui avait eu le culot d’exiger le huis-clos pendant son intervention au cours du débat, a déclaré que le vote de cette résolution résultait d'un « jeu politique » visant à «  mettre sur le même plan un pays comme la France et un pays comme la Turquie ».

    Pas sûr que ce genre de déclaration soit de la meilleure diplomatie…

    Quoi qu’il en soit, le combat continue au Conseil de l’Europe : le même 26 juin, 24 députés de l’Assemblée parlementaire ont signé un nouveau projet de résolution, demandant qu’une procédure de suivi soit entamée pour la France. Autrement dit que l’organisme ad hoc enquête sur le respect des droits de l’homme en France…

  • Arcangues, c’est fini…

    Un adjoint « a fini par se porter volontaire pour célébrer le mariage Taubira », a déclaré le maire, sans autre précision.

  • Attentat antichrétien à Damas

    Un homme s’est fait sauter hier alors qu’il s’était mêlé aux gens qui faisaient la queue pour recevoir des vivres ou des médicaments devant la cathédrale patriarcale grecque-orthodoxe de Damas, dans le quartier chrétien de la capitale syrienne. Il y a eu quatre morts et huit blessés.

    (Asianews)

    Addendum

    L'attentat ne visait pas la cathédrale mais l'organisme de bienfaisance musulman qui se trouve à côté, et devant lequel il a eu lieu. Il n'a pas été revendiqué.

  • A l'asile !

    Communiqué de l’AGRIF

    La procureure qui a demandé la condamnation du Dr Dor à une forte amende et à une peine de prison avec sursis a ajouté son souhait de voir celui-ci vivre une thérapie*.

    Cela n’est pas de la simple ironie de mauvais goût. C’est bien évidemment l’affirmation d’une volonté de rétablissement en France des hôpitaux psychiatriques qui fonctionnaient jadis en Union Soviétique. Devant la formulation d’une pareille abomination, nous sommes évidemment totalement solidaires de l’héroïque Dr Dor, intraitable militant pacifique du respect de la vie.

    Bernard Antony

    * « Elle requiert 8 000 euros d'amende et un mois de prison avec sursis. Avant d'ajouter : "et une petite thérapie ça pourrait vous être utile". » (Métronews)

     

  • Vigile des saints Pierre et Paul

    Demain, tous les échos des cieux se renverront la parole que Césarée de Philippe entendit la première : Vous êtes le Christ, fils du Dieu vivant ; et Simon fils de Jean, pour avoir prononcé l’oracle, sera établi la base qui porte l’Église. Demain même il mourra, scellant dans le sang sa déclaration glorieuse ; mais il se survivra dans les Pontifes romains pour garder le précieux témoignage en son intégrité, jusqu’au jour où la foi fera place à l’éternelle vision. Associé aux travaux de Pierre, le Docteur des gentils partagera son triomphe ; et Rome, plus redevable à ses deux princes qu’aux guerriers fameux qui abattirent le monde à ses pieds, verra leur double victoire affermir pour jamais sur sa tête auguste le diadème de la royauté des âmes.

    Recueillons-nous, et avec l’Église, préparons nos cœurs.

    (L'Année liturgique)

  • Le petit marché de dupe de Barroso

    « Si nous devons aller vers plus d’intégration dans l’union monétaire, je serai le premier à être d’accord pour qu’on en fasse moins dans d’autres domaines. Il ne s’agit pas de lister des secteurs, ce serait contre-productif et facteur de divisions. Mais nous pouvons réduire notre activité de réglementation qui est parfois perçue comme trop intrusive. »

    Le propos est de José Manuel Barroso, dans une interview aux Echos.

    Il faut bien comprendre qu’il dit : plus d’intégration dans l’union monétaire. Car l’union monétaire est entièrement réalisée dans la zone euro depuis qu’il y a l’euro, comme dirait M. de La Palice. Plus d’intégration dans l’union monétaire, c’est-à-dire dans la zone euro, cela veut dire un contrôle toujours plus étroit des finances des pays de la zone par la Commission européenne ; non seulement des finances, mais de toutes les politiques économiques et sociales. C’est d’ailleurs ce qui apparaît dans la phrase précédant la citation, où Barroso se félicite que les Etats aient « accordé » à la Commission « plus de compétences notamment en matière de discipline budgétaire et de sanctions », ajoutant qu’il aurait « aimé également plus de pouvoirs en matière de cohésion et de solidarité ». (On remarquera au passage qu’en bon dictateur il parle à la première personne : « J’aurais aimé avoir plus de pouvoirs… »)

    Tel est le marché que propose Barroso : si vous me donnez le pouvoir de décider de ce que vous êtes autorisé à faire avec votre argent, je vous octroie généreusement le droit d’obéir à ce que j’ai décidé, et je vous promets de ne pas, euh non, de moins vous embêter sur les détails (détails dont je déciderai moi-même, car vous ne devez pas en dresser la liste, comme prétendent le faire les Néerlandais ces jours-ci).

  • En Egypte

    Le président Mohammed Morsi s’inquiète du sort de la démocratie en Egypte. Ce serait amusant de voir un militant des Frères musulmans se préoccuper de démocratie, si le pays n’était dans une situation très périlleuse.

    « La polarisation politique et les conflits ont atteint un stade qui menace notre expérience démocratique naissante et qui menace d'entraîner l'ensemble de la nation dans un état de paralysie et de chaos », a-t-il dit dans un discours télévisé très suivi, y compris place Tahrir sur écrans géants.

    Mohammed Morsi a reconnu avoir « fait des erreurs sur un certain nombre de sujets » (sans dire lesquels), mais il a également accusé des « ennemis de l'Egypte » (sans les nommer) de vouloir saboter le système démocratique issu de la révolution de 2011…

    Dimanche prochain 30 juin, premier anniversaire de l’élection de Mohammed Morsi, l’opposition organise des manifestations dans tout le pays, qui devraient être géantes au Caire ou à Alexandrie (davantage à cause de la dégradation des conditions de vie que pour des raisons politiques). Et les Frères musulmans organisent eux aussi des manifestations, en soutien au président. On craint que ce soit le prélude d’un conflit durable dans la rue. Il y a eu 2 morts et 90 blessés dans des affrontements entre les deux camps à Mansoura, quelques heures avant le discours du président.

    L’armée a déjà investi les artères de la capitale et a prévenu qu’elle ne tolérerait pas le chaos.

  • Un catholique ministre au Pendjab

    Le Premier ministre du Pendjab, Shahbaz Sharif, qui est le frère du nouveau Premier ministre fédéral du Pakistan Nawaz Sharif, a nommé un avocat catholique, Khalil Tahir Sindhu, ministre des Droits de l’homme et des minorités, et ministre de la Santé. (Le Pendjab est la plus importante province du Pakistan, sur tous les plans.)

    Khalil Tahir Sindhu, membre de la Ligue musulmane de Nawaz Sharif, est connu pour sa défense des chrétiens accusés de blasphème. Il dit avoir obtenu « 37 acquittements de victimes de blasphème, toutes chrétiennes ». Mais il ne s’en vante pas vraiment, parce qu’il souligne que ces personnes restent toujours marquées par l’accusation de blasphème : « il s’agit de 37 familles détruites, d’innocents qui ont passé des années en prison, de personnes contraintes à se déraciner et à changer de travail et de ville ».

  • Les Femen s’écrasent devant l’islam

    Condamnées en première instance à quatre mois de prison ferme, les Femen qui avaient manifesté à Tunis, deux Françaises et une Allemande, ont exprimé leurs regrets et ont assuré qu’elles ne recommenceraient plus une telle action dans un pays musulman, puisque l’islam ne le permet pas.

    Elles ont été condamnées à quatre mois avec sursis, et libérées.

  • La « violence inouïe » du Dr Dor

    Le Dr Dor a comparu hier (pendant quatre heures) devant le tribunal correctionnel de Paris. L’avocat d’une des parties civiles a souligné que le fait de montrer des chaussons de bébé à une femme enceinte était « un acte d’une violence inouïe ».

    Le parquet a requis un mois de prison avec sursis et 8.000 euros d’amende. Non pour violence inouïe, mais pour "entrave à IVG", ce qui n’est pas moins délirant.

    Le jugement devrait être rendu le 16 septembre.

  • Notre Dame du Perpétuel Secours

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    Venue de Crète à la fin du XVe siècle, cette icône de la Mère de Dieu de la Passion (avec les anges qui présentent les instruments de la Passion à l’enfant Jésus) fut installée au-dessus du maître autel de l’église Saint-Matthieu de Rome. Elle devint rapidement célèbre par les miracles qui se produisaient .En 1798, les troupes françaises envahirent Rome et détruisirent plusieurs églises, dont Saint-Matthieu. L’icône fut sauvée par des religieux augustins qi la placèrent dans une chapelle où elle tomba dans l’anonymat. Vers 1840, un vieux augustin confia à son jeune servant de messe, Michele Marchi, que cette icône avait été célèbre et vénérée sous le nom de Notre Dame du Perpétuel Secours. En 1854, les rédemptoristes édifient sur le site même de l’ancienne église Saint Matthieu une nouvelle église pour abriter les reliques de saint Alphonse de Liguori, canonisé en 1839. Michele Marchi, devenu rédemptoriste, parle de l’icône qui se trouvait là. Pie IX demande aux augustins de remettre l’icône aux rédemptoristes pour qu’elle revienne à sa place. Le transfert a lieu au cours d’une grande procession, le 26 avril 1866, marquée par deux guérisons spectaculaires. Pie IX charge les rédemptoristes de répandre la dévotion à Notre Dame du Perpétuel Secours. L’icône a été restaurée en 1990.

    Dómine Iesu Christe, qui Genetrícem tuam Maríam, cuius insígnem venerámur imáginem, Matrem nobis dedísti perpétuo succúrrere parátam : concéde, quǽsumus ; ut nos, matérnam eius opem assídue implorántes, redemptiónis tuæ fructum perpétuo experíri mereámur.

    Seigneur Jésus-Christ, en Marie, votre Mère, dont nous vénérons l’insigne image, vous nous avez donné une Mère prête à nous secourir perpétuellement : faites, nous vous en prions, qu’implorant assidûment son assistance maternelle, nous méritions de goûter perpétuellement le fruit de votre rédemption.

  • Non, ce n’est pas un couple !

    On voit et on entend partout :

    « Un couple homosexuel porte plainte contre leur maire qui refuse de les marier. » (Il s’agit du maire résistant d’Arcangues, bien sûr, qui tient bon même après avoir été convoqué et sermonné par le sous-préfet.)

    Ce n’est pas un couple. Voici la définition du mot couple dans le Dictionnaire de l'Académie française :

    « Deux êtres humains de sexe opposé, unis par amour, par mariage, par métier. Un couple bien assorti. Un couple célèbre, lié aux yeux du public par ses travaux, ses succès communs. Par ext. Deux animaux de sexe opposé. »

    On voit aussi « couple gay ». Or le Dictionnaire de l'Académie française ne connaît pas le mot "gay", qui en effet n'est pas français. Donc « couple gay » est une aberration, pour la langue française comme pour le sens commun.

  • Reconquête N° 299

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  • A propos de deux décisions de la Cour suprême

    La Cour suprême des Etats-Unis a invalidé la disposition de la loi fédérale de défense du mariage qui ne permet pas aux paires de même sexe légalement « mariées » de bénéficier des mêmes avantages que les couples mariés.

    La décision est évidemment saluée comme une victoire du lobby, mais en fait elle est simplement logique, et elle était inévitable en droit : dans la mesure où certains Etats reconnaissent le « mariage » homosexuel, il est en effet contraire à l’égalité que, dans ces Etats, les « mariés » homosexuels n’aient pas les mêmes droits que les mariés « hétérosexuels ». Car c’est de cela qu’il s’agissait : le recours émanait d’une femme qui avait dû payer des droits colossaux pour « hériter » d’une femme avec laquelle elle était légalement « mariée ».

    La Cour suprême devait aussi se prononcer sur la loi californienne interdisant le « mariage » homosexuel. Elle a décidé que les militants contre le « mariage » homosexuel qui avaient fait appel contre un jugement avalisant la loi n’avaient pas le droit de le faire. Ce qui rend donc de nouveau légal le « mariage » homosexuel en Californie.

    Dans l’un comme dans l’autre cas, la Cour suprême ne se prononce pas sur le « mariage » homosexuel, ou sur le mariage en général. Mais ses décisions vont comme par hasard dans le sens voulu par l’idéologie dominante, et le président…

  • En Russie

    Sans surprise, le Conseil de la Fédération, chambre haute du Parlement russe, a approuvé la loi interdisant la propagande homosexuelle devant les mineurs. Par 137 voix et 1 abstention. Elle a également approuvé la loi interdisant l’adoption d’enfants russes par des paires homosexuelles prétendument « mariées » ou par des célibataires de pays ayant prétendument légalisé le « mariage » entre personnes du même sexe.

    Le président Poutine n’a plus qu’à promulguer ces deux lois, ce qui ne devrait pas traîner.

  • Les chrétiens pakistanais savent aussi se défendre

    A Rahim Yar Khan, petite ville du Pendjab. Un garçon catholique de 8 ans est accusé par un musulman d’avoir insulté sa fille. Ce musulman est membre d’un groupe extrémiste, interdit pour terrorisme, dont les membres vont voir le père du garçon. Le ton monte, on ne vient aux mains. Les islamistes appellent la police, qui arrête… le frère du garçon, lui-même âgé de 12 ans. Aussitôt, les chrétiens bloquent la rue principale. Intervient un avocat chrétien, qui fait libérer le garçon. Les chrétiens décident de porter plainte contre les islamistes. Mais alors ceux-ci descendent à leur tour dans la rue, et passent à tabac les chrétiens qui allaient porter plainte. De nouveau, les chrétiens ont bloqué les rues, et ne sont partis que contre l’assurance qu’ils seraient protégés par la police. Le curé de la paroisse a lui-même rencontré le chef de la police locale pour lui demander l’engagement formel des forces de l’ordre en ce qui concerne la garantie de la sécurité des chrétiens. Puis il y a eu une rencontre entre des représentants des chrétiens et des représentants des musulmans pour pacifier la situation. Les islamistes n’ont pas forcément dit leur dernier mot. Mais ils savent maintenant qu’il arrive que les dhimmis se rebiffent…

    (Fides)

  • En Irak

    Il y a eu au moins 41 morts et 125 blessés dans les attentats lundi en Irak. Des attentats aveugles, essentiellement contre les chiites, mais aussi des attentats ciblés… contre des chrétiens. Ainsi est-ce le magasin d’un chaldéen qui a été la cible d’une voiture piégée à Karrada, faubourg de Bagdad, et le magasin d’un autre chrétien à Sinaa, autre faubourg de la capitale.

    Et ce sont les gardes de l’église assyrienne Sainte-Marie de Bagdad qui ont été mitraillés devant l’église.

    Mais personne ne parle de ce qui se passe en Irak. Forcément, nous avons glorieusement rétabli la démocratie dans ce pays. Donc tout va bien.

  • Le grotesque pathétique des partisans de la culture de mort au Texas

    Le Sénat du Texas devait voter mardi une proposition de loi de sénateurs républicains interdisant l’avortement après 20 semaines de grossesse et obligeant les avortoirs à être de vrais centres chirurgicaux aux normes.

    C’était le dernier jour de la session. Alors une femme sénateur s’est lancée dans un discours fleuve de 11 heures destiné uniquement à empêcher le Sénat de pouvoir voter avant la fin de la session : le jour même à minuit.

    Peu avant minuit, le vice-gouverneur a fait remarquer que le discours n’avait plus rien à voir avec la proposition de loi et a décidé qu’on devait passer au vote. Mais celui-ci s’est terminé après minuit…

    Les partisans de la culture de mort (ceux qui trouvent normal de découper les bébés dans le ventre de leurs mères) crient victoire, après avoir été alertés par un tweet d’Obama en personne…

    S’ils s’imaginent que le gouverneur Rick Perry va abandonner la partie, c’est qu’ils ne le connaissent pas. Non seulement la proposition de loi pourra revenir, mais le gouverneur peut imposer une session extraordinaire…

  • Le préfet, en présence de deux ministres : "Si vous n'étiez pas curé, je vous aurais mis deux tartes !"

    Deux ministres en déplacement à Saint-Cyr au Mont d’Or. Le village est bouclé. Les gens qui sont à la Poste doivent y rester. Ceux qui sortent de l’église doivent présenter leurs papiers. Le curé se plaint auprès du préfet, qui réplique : "Si vous n'étiez pas curé, je vous aurais mis deux tartes !"

    Un épisode parmi d’autres de la dictature homosexualiste hollandienne et vallseuse.

    L’article de la presse locale.

    Un récit plus détaillé.

     

  • Sur l’Osservatore Romano, l’imposture artistique frise le blasphème

    L’Osservatore Romano a publié hier un long article à la gloire d’un peintre nommé Simon Hantaï, dont le Centre Pompidou présente une rétrospective.

    On nous cite un critique selon lequel Simon Hantaï serait le seul peintre sacré de notre temps. On nous parle d’une peinture « engendrée, non pas créée ». Sic.

    On multiplie les explications qui font passer le peintre pour un grand mystique, voire un docteur de l’Eglise. Exemple :

    « Ici, le vouloir propre de l’artiste a été suspendu. Il a fait place à cette “croissance d’un néant de volonté” énoncée par la philosophie contemporaine auquel fait écho toute la mystique chrétienne des chants des béguines à saint Jean de la Croix. »

    En clair, cela veut dire que Hantaï se moque du monde. Le « néant de volonté » (ailleurs il est même question de « kénose », ben voyons – un peu plus et le peintre est un nouveau Christ), c’est tout simplement que l’artiste n’intervient pas dans sa propre œuvre d’art et laisse faire le hasard…

    Ainsi en est-il de sa série d’innombrables toiles intitulées Etude : il froisse la toile, la recouvre d’une couleur, et défroisse la toile. Ce qui donne cela :

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    Un groupe de 27 d’entre elles sera appelé « Mariales » (ou « Manteau de la Vierge »), qui sont apparentées « aux madones des peintures italiennes de Fra Angelico ». Sic. C’est évident :

    mariales.jpg

    Puis il y a la série d’innombrables toiles intitulées Tabula (la toile n’est plus froissée, mais pliée) :

    DSC06320.jpg

    Le dernier chef-d’œuvre d’art sacré de Simon Hantaï est un pliage de chiffon sali… Puis il a arrêté d'engendrer...

  • Saints Jean et Paul

    Dans la trop longue série des puérilités pontifiantes des experts qui ont procédé au saccage de la liturgie avec l’aval du pape après le concile Vatican II, la négation des saints Jean et Paul occupe une place de choix.

    On sait que le négationnisme est l’idéologie de base des destructeurs de la liturgie et de la foi. Il s’agit de se moquer à la fois de la piété populaire et des traditions de l’Eglise. On fait d’une pierre deux coups, en montrant que tel saint tellement invoqué par les peuples chrétiens n’a jamais existé, et que l’Eglise a fait preuve d’une naïveté assez ridicule en avalisant des cultes de saints qui n’ont jamais existé. Heureusement, au XXe siècle, les experts sont arrivés, et ils ont participé, à leur (très haut) niveau, à l’élaboration d’une foi adulte dans une Eglise qui a opportunément jeté à la poubelle de l’histoire sainte les superstitions antiques et médiévales.

    C’est ainsi que la fête des saints martyrs Jean et Paul a été supprimée du calendrier paulsixien.

    Car il est évident que la fête de ces soi-disant martyrs, donc leur légende, a simplement été inventée pour expliquer le nom des titulaires de l’église Saints Jean et Paul de Rome : "La Passion des saints Jean et Paul est un récit qui a pour but d'expliquer les origines de la basilique du Coelius dont ils sont titulaires", assène doctement le grand spécialiste Pierre Jounel (Le culte des saints dans les basiliques du Latran et du Vatican au XIIe siècle, p. 249). Parce qu’on avait oublié (est-on amnésique à Rome, mon Dieu…) qu’il s’agissait tout simplement de saint Jean Baptiste et de l’apôtre Paul… La fête du 26 juin est donc celle de la dédicace d’une église dédiée à saint Jean Baptiste et à saint Paul (je dois avouer que le côté tellement primaire de la critique historique finit par m’enchanter)…

    Le problème est que tout catholique de base répondra au grand expert qu’on ne voit pas pourquoi une église serait dédiée conjointement à saint Jean Baptiste et à saint Paul, ce qui paraît extravagant.

    Le problème est surtout que pour nier ces deux martyrs de Julien l’apostat en 362, il faut passer sous silence que saint Damase, qui passait son temps à orner les églises d’épigraphes poétiques sur les saints, en composa une sur les martyrs Jean et Paul. – Saint Damase fut élu en 366… Qu’il faut aussi oublier que saint Hilaire leur dédia une église à Poitiers. – Saint Hilaire est mort en 367…

    Car leur culte fut immédiat, et laisse donc peu de place à ce que nous appelons la légende…

    Au siècle suivant, saint Léon le Grand érigeait une basilique et un monastère en l’honneur des deux martyrs, et son Sacramentaire contient huit messes différentes pour leur fête.

    Et ils furent inscrits au canon de la messe.

    Nier les saints Jean et Paul, c’est en quelque sorte donner raison à Julien l’Apostat, qui les fit décapiter en secret dans leur maison et enterrer sur place pour éviter que cela « provoque quelque agitation dans le peuple »…

  • L’AGRIF contre les racismes anti-français et anti-chrétiens et face à la culture de mort du socialisme

    Réunion ce mercredi 26 juin à 19 h au Centre Charlier

    70 boulevard Saint Germain, 75005 PARIS

    Parleront :

    Me Jérôme Triomphe

    Bernard Antony

    Suivra le débat, questions-réponses, sous la présidence de Vivien Hoch, responsable de la communication.

    20 h 30 : Tartines et verres de l’amitié.

    NB : de 18 h à 19 h, accueil et signatures des derniers livres de Bernard Antony.

  • L’UE grotesque (comme d’habitude)

    Les 27 ont décidé, comme prévu, d’ouvrir un nouveau chapitre de négociation avec la Turquie, mais pas ce 26 juin, contrairement à ce qui était programmé : il sera ouvert seulement à l’automne, à cause de la répression des manifestations…

    Na. Et les Turcs sont très embêtés. Euh, non. Ils sont très contents de voir que « le train Turquie-UE » va pouvoir « avancer à toute vitesse »…

  • Au Bangladesh

    Rajshali (700.000 habitants) est l’une des quatre villes du Bangladesh où il y a eu des élections municipales le 16 juin dernier. L’évêché a organisé une réception en l’honneur du nouveau maire, Mossaddeque Hossain Bulbul. L’évêque, Mgr Gervas Rozario, a décrit la situation de l’Eglise locale, puis il a noté que si dans tout le pays (90% de musulmans, 9% d’hindous, 1% de bouddhistes, chrétiens, animistes…) il y avait 302 écoles primaires catholiques, 50 collèges catholiques et 4 universités catholiques, il n’y avait aucune structure de ce genre à Rajshali.

    Alors le maire a déclaré : « Les catholiques jouent un rôle exemplaire dans le secteur de l’éducation, et leurs institutions sont d’excellents centres pour la formation des étudiants. Je demande humblement à l’évêque de construire des services de formation dans ma ville. Je vous aiderai à construire une école et un collège qui seront tenus par des catholiques. »

    Le maire (musulman) appartient au parti nationaliste du Bangladesh, parti d’opposition qui a remporté les quatre municipales du 16 juin avec le vigoureux appui des islamistes…

  • Un prêtre syrien tué par balle

    Un prêtre syrien, le P. François Mourad, a été tué par balle au couvent franciscain de la Custodie de Terre Sainte de Gassanieh, dans le nord de la Syrie.

    Le couvent a semble-t-il été attaqué par des miliciens liés au célèbre groupe islamiste Jahbat al-Nousra qui l’a mis à sac. Selon les sources, le prêtre a été abattu, ou a été victime d'une balle perdue.

    Le P. Mourad, 49 ans, avait commencé sa vie religieuse comme franciscain à la Custodie de Terre Sainte. Devenu prêtre, il avait commencé la construction d’un monastère dédié à Saint Siméon le Stylite à Gassanieh dans le cadre de l’Eglise syro-catholique. Après le début de la guerre civile, son monastère avait été bombardé et il s’était transféré au couvent de la Custodie pour raisons de sécurité mais aussi pour soutenir les rares personnes encore sur place, avec un autre religieux et les religieuses du Rosaire.

    Mgr Jacques Behnan Hindo, archevêque syro-catholique d’Hassaké-Nisibe, indique à Fides : « Toute l’histoire des chrétiens du Moyen-Orient est marquée et rendue féconde par le sang des martyrs de nombreuses persécutions. Ces derniers temps, le Père Mourad m’avait fait parvenir un certain nombre de messages dans lesquels il se montrait conscient de vivre dans une situation dangereuse et où il offrait sa vie pour la paix en Syrie et dans le monde entier. »

    Addendum

    Les rebelles syriens diffusent une vidéo montrant selon eux la décapitation du P. Mourad et de deux autres franciscains. La Custodie de Terre Sainte dément formellement qu'il s'agisse de religieux franciscains. Quant au P. Mourad, il a bien été tué lors de l'attaque du couvent de Ghassanieh, et ses funérailles ont eu lieu le 25 juin dans un couvent de Lattaquié.