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  • Le génocide arménien se poursuit

    Le génocide arménien se poursuit. En Azerbaidjan.

    http://www.collectifvan.org/pdf/Collectif_VAN_article_id44.pdf

  • Encore le DAL

    Le feuilleton du campement de Saint-Ouen n’est pas terminé. Les trois familles de « sans-papiers » qui avaient été évacuées de la place de la mairie sont revenues. Elles ne voulaient pas rester au centre de Vaujours qui est trop loin de Saint-Ouen, a expliqué le DAL. « Elles ont donc décidé de camper à nouveau devant la mairie et souhaitent obtenir un titre de séjour rapidement. » Peu après, la préfecture faisait savoir qu’elle était en train d’examiner les dossiers de ces trois familles...

    Dans le même temps, les activistes du DAL, accompagnés de quelques dizaines d'immigrés, envahissaient les locaux d’une société HLM de Neuilly (histoire d'embêter Sarkozy), « pour déposer une quarantaine de dossiers de familles récemment expulsées ». Une délégation a été reçue par le maire, et puis la police a fait sortir tout le monde. Le maire, Louis-Charles Bary, a constaté qu'il s'agissait d'une "manoeuvre de provocation tout à fait évidente", faisant remarquer que "quand nous avons proposé de prendre les noms et adresses des demandeurs de logements, ils ont décidé que ça ne rimait à rien et ont rompu les négociations"...

  • Toujours la baisse du chômage

    La baisse de 1,4 % « du chômage » en septembre est une telle merveille que Jacques Chirac l’a annoncée lui-même, avant le ministère de l’emploi, par le biais d’une interview au Figaro de ce jour diffusée dès hier aux agences de presse. Après la « pause » du mois d’août, qui avait donné des sueurs froides au gouvernement, c’est une grande nouvelle, médiatiquement célébrée comme il se doit.

    On remarque que les analystes indépendants ne participent pas vraiment de l’enthousiasme gouvernemental. Ils font remarquer que la population active augmente moins qu’avant, ce qui a un effet mécanique sur le nombre de demandeurs d’emploi, et ils constatent que la forte augmentation des « emplois aidés » joue un rôle considérable. Quant au petit « retour de la croissance », elle n’a même pas l’effet qu’on on aurait pu en attendre en terme de véritables embauches

    On constate aussi que la hausse des sorties des fichiers pour reprise d’emploi déclaré est négligeable, et qu’en revanche les radiations sont en augmentation constante…

    D’où la réaction de Jean-Marie Le Pen :

    « Dans l’état où se trouve la France, quand le chômage baisse dans les chiffres de l’ANPE, c’est que le mensonge augmente. » Et après avoir détaillé  « le cocktail qui entraîne cette baisse du chômage », il ajoute : «  Jacques Chirac "veut" faire descendre le taux de chômage à 8 % l’an prochain. "C’est possible", dit-il. Il est en effet toujours possible d’en rajouter au mensonge et aux combines. Surtout en période électorale. »

  • Nous avons vu la vraie lumière

    Parmi les divines beautés de la Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome, il y a ce tropaire qui est chanté à chaque messe après la communion :

    « Nous avons vu la vraie lumière, nous avons reçu l’Esprit céleste, nous avons trouvé la vraie foi : nous adorons la Trinité indivisible, car c’est elle qui nous a sauvés. »

    Pas question d’un retour sur soi. Pas question même de rester méditer sur le corps et le sang du Christ. Ils nous ont été apportés sur l’autel par le Saint Esprit, et par ce sacrement du Verbe fait chair c’est le Saint Esprit lui-même que nous avons reçu, et qui nous emporte dans le royaume, en présence de la Sainte Trinité qui nous a sauvés. Vu de la terre, vu de la chair, c’est le Christ qui nous sauve par sa crucifixion et sa résurrection. Vu de Dieu, c’est la Sainte Trinité qui a réalisé cette opération, par la kénose du Verbe qui s’est fait chair et qui est remonté dans sa gloire, emportant avec lui, chez le Père, les captifs du péché qu’il a libérés dans et par le Saint-Esprit.

    La prière souligne aussi que la Trinité « nous a sauvés ». C’est fait. Le salut n’est pas dans l’avenir, il est un acquis de la Croix , de la Résurrection et de la Pentecôte , toujours actuels sur l’autel. Il ne reste plus, si l’on ose dire (car c’est tout le problème), qu’à tenter d’en être conscient, et d’agir en adéquation avec ce salut qui nous a été donné. Ce n’est possible que grâce à la vraie foi que nous avons trouvée, et dans la vraie lumière que nous avons vue…

  • Collabos

    Le maire socialiste de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain, a organisé samedi une réunion de présentation de la future mosquée de la ville (et de Montfermeil), dont l’architecte est Christian Daniel. Cette mosquée comprendra nous dit-on, outre la salle de prière pouvant contenir plus de 1.500 personnes, une salle de classe, une bibliothèque, une salle informatique et des commerces. « C’est vrai que ça a été long, mais nous avons maintenant un beau projet dont je suis très fier, qui correspond à ce que je voulais, a déclaré Claude Dilain. Je tiens à réaffirmer ma grande confiance en la communauté musulmane et montrer que la construction d’une mosquée ne représente en rien une menace pour la République.  »

  • Bulgarie : percée nationale

    Le président bulgare sortant, l’ex-apparatchik Guéorgui Parvanov, a remporté sans surprise le second tour de la présidentielle, mais avec moins de voix (moins de 76 %) que prévu par les sondages (plus de 80 %) sur son concurrent nationaliste Volen Sidérov, qui avait créé la surprise en arrivant deuxième au premier tour, reléguant la droite en dessous de 10 %. « Nous avons doublé notre résultat par rapport aux législatives », s’est félicité Sidérov (en 2005, son parti Ataka avait déjà créé la surprise en obtenant 21 sièges), affirmant qu’Ataka s’implantera dans le pouvoir local lors des prochaines élections municipales, et qu’il est « désormais un facteur incontournable, sans lequel un gouvernement ne pourra pas être constitué » après de prochaines élections législatives anticipées. Rappelons que Volen Sidérov se dit ouvertement en accord avec Jean-Marie Le Pen sur les questions européennes, ce qui tranche avec tant de politiciens eux aussi diabolisés comme « xénophobes » mais qui rejettent avec horreur toute comparaison avec le président du Front national.

  • Le Pen aux paysans

    « Je m’adresse à vous, femmes et hommes de la terre, paysans, céréaliers, éleveurs, maraîchers, et à vous vignerons de Touraine et de France… » Ainsi commençait le grand discours de Jean-Marie Le Pen, hier, près de Tours. « Je viens à vous non pas seulement comme candidat à l’élection présidentielle, mais comme petit-fils, arrière petit-fils d’une lignée sans fin de Le Pen paysans de Bretagne où, même lorsqu’avec mon père on quitte la terre pour le chalut du pêcheur, on reste laboureur de la mer. »

    Un discours dans lequel le président du Front national s’est attaché à montrer l’insupportable fossé qu’il y a entre les perspectives mondiales de l’alimentation, qui sont très favorables à la France (ce sera la France ou le Brésil), et la politique française et européenne agricole qui poursuit le génocide paysan et vise à éradiquer l’agriculture exportatrice d’ici 2014.

    « Je ne laisserai pas Bruxelles vous amener à l’abattoir de la mondialisation », s’est exclamé Le Pen, avant d’énumérer les neuf mesures clefs qu’il mettra en œuvre en 2007 et en 2008 s’il est élu :

    - la convocation d’états généraux de l’agriculture ;

    - un moratoire de la dette agricole ;

    - des mesures pour l’installation de 15.000 jeunes agriculteurs par an ;

    - une loi de justice agricole, comprenant la mise à parité des retraites agricoles avec les autres retraites, et la restitution au monde paysan de la plus-value de productivité confisquée depuis trente ans au profit du secteur des services ;

    - une loi de sanctuarisation juridique du droit millénaire du paysan au réensemencement d’une partie de sa récolte, contre le brevetage du vivant par les multinationales ;

    - une loi de programmation pour un plan d’investissements dans les services publics ruraux ;

    - l’exonération des charges fiscales et sociales pour établir l’égalité de compétitivité  face au dumping de l’hémisphère sud ;

    - la création d’un fonds d’intervention pour les campagnes sur le modèle du fonds d’intervention pour la ville ;

    - sous la présidence française de l’Union européenne, la réaffirmation et la concrétisation de la préférence communautaire par l’instauration de droits de douane modulables, remboursables et bonifiables.

    La Marche verte, que Jean-Marie Le Pen lancera à partir du 15 novembre, ira délivrer ce message aux paysans de France.

  • Un pallier

    Depuis le début de « l’anniversaire » des émeutes de l’an dernier, célébré par les médias d’une façon qui s’apparente à de l’incitation à la violence, les autorités nous répètent chaque matin que les « incidents » de la nuit précédente sont des faits isolés qui n’ont rien à voir avec ces émeutes, que les incendies de véhicules se maintiennent dans la moyenne habituelle (plusieurs dizaines par nuit…), et le drame de Marseille est lui-même monté en épingle comme l’exemple même que tout va bien : c’est l’exception tragique qui confirme que les quartiers de Marseille sont calmes.

    Toutefois, ce matin, cette belle unanimité dans la minimisation des violences a été brisée. A Lyon. Par les pompiers. Qui ont tenu à faire savoir qu’une trentaine de voitures ont été incendiées dans la nuit, que les trois quarts de leurs interventions ont eu lieu à Vénissieux, où ils ont essuyé deux fois des jets de pierres, qu’ils sont également intervenus pour une dizaine de feux sur la voie publique, et surtout que cette nuit « a été agitée par rapport aux précédentes ». Mais la police n’avait rien à dire…

    Même scénario à Saint-Etienne, où les pompiers ont éteint 12 feux de voitures et ont qualifié leur activité de la nuit de « particulièrement élevée ».

    C’est l’AFP qui cite les pompiers de Lyon et de Saint-Etienne. La rédaction de la dépêche semble indiquer que l’agence s’est tournée vers les soldats du feu en constatant que la police refusait de communiquer. Cela en dit long sur ce qui se passe.

    Quand bien même il n’y aurait que les bus brûlés, cela marquerait une aggravation de la situation. Le franchissement d’un pallier. Car il ne s’agit plus de mettre le feu à des véhicules vides en stationnement, il s’agit d’actes de banditisme de grand chemin, à proprement parler de terrorisme, consistant à arrêter un véhicule de transports en commun et à l’incendier après avoir fait descendre des passagers et le conducteur traumatisés.

    « Un scénario a été élaboré, si on voit brûler un ou deux bus par jour, c’est qu’il y a une stratégie de tension, un scénario de provocation », a déclaré Jean-Marie Le Pen lors de sa conférence de presse de Tours. Et en ce qui concerne les affrontements dans les banlieues, « la police doit recevoir des ordres pour agir en état de légitime défense contre ceux qui l’attaquent, y compris par des tirs à balles réelles. Un cocktail Molotov est une arme par destination ». Mais on est loin de telles décisions, puisque, officiellement, il ne se passe rien. Ou si peu.

    A Marseille, les « jeunes » n’ont même pas fait évacuer le bus. Ils ont lancé de l’essence et ont mis le feu, sans s’occuper des passagers. C’est ainsi qu’une étudiante a été très grièvement brûlée. « La sauvagerie quotidienne franchit encore un degré », a noté Bruno Gollnisch dans un communiqué. Sauvagerie dont les responsables, ajoute le délégué général du Front national, sont certes les criminels eux-mêmes, « mais aussi les politiques qui encouragent par idéologie, ou tolèrent par lâcheté, l’irruption de nouveaux barbares, et paraissent surtout préoccupés de leur trouver des excuses ».

    On remarquera que la victime de Marseille s’appelle Mama Galledou. Elle est sénégalaise. C’est une terrible illustration de ce que répète depuis toujours le Front national : les premières victimes de l’immigration sont les immigrés eux-mêmes. Dans les zones de non-droit, les immigrés qui travaillent et respectent les lois sont victimes des bandes. Ce sont leurs voitures qui brûlent, leurs femmes et leurs filles qui ne peuvent plus sortir le soir, et souvent même dans la journée. Dans le bus de Marseille, c’est une étudiante sénégalaise qui a été horriblement brûlée. Par des « jeunes » qui ont « la haine ». La haine de tout ce qui n’est pas leur infra-monde barbare.

    En d’autres circonstances, on aurait entendu certaines ligues invoquer une circonstance aggravante de racisme. Elles se taisent. Le racisme est pourtant ici patent. Il ne s’agit sans doute pas de racisme anti-noir, mais de la haine qui s’exerce à l’égard de personnes « à raison de leur non-appartenance », pour reprendre les termes des lois antiracistes, à la « communauté » des sauvages de banlieue, espèce menacée en paroles, en fait protégée.

  • Foi et liberté

    « La plénitude de la foi peut seule communiquer le pouvoir libérant de l’Evangile. » (Benoît XVI aux évêques irlandais en visite ad limina.)

  • Sauve-moi

    Sana me, Domine, et sanabor ; salvum me fac, et salvus ero ; quoniam laus mea tu es.

    Guéris-moi, Seigneur, et je serai guéri ; sauve-moi, et je serai sauvé ; car tu es ma gloire.

    (Jérémie, 17, 14 — capitule de tierce)

  • Misérables

    Des évêques, farouchement opposés à la libéralisation de la messe de saint Pie V semble-t-il décidée par Benoît XVI, cherchent tous les moyens de contrecarrer cette décision. Leur dernière trouvaille est que, s’il n’y a pas moyen d’empêcher cette catastrophe, qu’au moins on limite les dégâts en obligeant les prêtres qui célébreront selon l’ancien missel à utiliser le nouveau calendrier et le nouveau « lectionnaire », afin de préserver « l’unité » liturgique de l’Eglise.

    Les misérables. S’ils arrivaient à leurs fins, ce n’est pas une « unité » qui serait construite, mais de nouvelles divisions qui pourraient se faire jour, dans le cas où certains prêtres accepteraient ce « marché », qui serait évidemment refusé par le plus grand nombre.

    Le calendrier et les lectures font partie intégrante de l’ancien missel. Comme le nouveau calendrier et les nouvelles lectures pour le nouveau missel : ce calendrier et ces lectures sont des illustrations de la « fabrication » (dixit le cardinal Ratzinger) de la nouvelle liturgie par des experts tournant le dos à l’esprit authentique de la liturgie pour concocter un ensemble qui se veut rationnel et pédagogique. Non selon la pédagogie divine, mais selon les théories humaines du XXe siècle.

    L’un des aspects les plus déplorables du nouveau missel est la façon dont on a sélectionné les « lectures » de la messe dominicale. On a choisi des textes sur un même thème, comme si la messe consistait à réfléchir sur les concordances entre les textes de la Bible. Alors que les textes de toutes les liturgies traditionnelles sont (sauf cas particulier des grandes fêtes qui imposent leur thème) un bouquet de fleurs multicolores, cueillies comme au hasard dans l’Ecriture. Car il ne s’agit pas de raisonner, mais d’adorer, d’entrer en contact avec Dieu : on n’entre pas en contact avec Dieu par la raison, mais par le cœur et par la chair. Dieu le Verbe ne se donne pas à raisonner, il se donne à manger.

    On prétend que le nouveau « lectionnaire » est beaucoup plus riche que l’ancien. C’est matériellement vrai. Mais cette façon de le fabriquer aboutit en réalité à un appauvrissement considérable. Le fidèle est enfermé dans une problématique rationnelle. On lui donne clef en main l’explication de tel texte par un autre. Il croit avoir tout compris, alors qu’il est resté à la surface.Dans la sainte Ecriture, il n’y a jamais un texte unique qui donnerait la clef de compréhension d’un autre texte. Ce n’est pas un chant à deux (ou trois) voix qui se complètent, c’est une gigantesque polyphonie, aux résonances infinies, dont on ne peut jamais épuiser les potentialités. Et cela pour une raison très simple, c’est que c’est la parole de Dieu, qui nous parle, à nous, mais nous dépasse infiniment.

    C’est pourquoi il n’y a rien de « rationnel » dans les liturgies traditionnelles. Dans la liturgie byzantine, il y a même, à partir de la fête de la Sainte Croix, un double calendrier, celui des évangiles qui continue d’égrener les dimanches après la Pentecôte, et celui des épîtres qui en est déconnecté. Ainsi est-on sûr qu’il n’y ait pas de rapport rationnel entre l’un et l’autre texte. On retrouve un peu de cela dans les matines du bréviaire traditionnel (monastique, en tout cas, c’est le seul que je connaisse) : à partir du premier dimanche d’août, les lectures des premier et deuxième nocturnes sont déconnectés de celles du troisième nocturne, celui-ci (qui comporte l’évangile) étant le seul à suivre l’ordonnancement des dimanches après la Pentecôte.

    Enfin, pour présenter un plus grand nombre de lectures, on les étale sur trois ans. Ce qui est psychologiquement, donc ici spirituellement, déstabilisant. Dans la vie de tous les jours, on ne change pas sans arrêt de repères et d’horaires. Si on le fait, on perd beaucoup de temps et d’énergie. Et si on élève un enfant ainsi, on l’empêche de se structurer. De même, il est important que l’année liturgique soit toujours rythmée par les mêmes occurrences, ce qui permet d’approfondir année après année la perception de l’épître et de l’évangile. Comme en une spirale dont le cercle est toujours le même, et jamais le même, conduisant peu à peu vers son centre, qui est Dieu. La liturgie est toujours la même, mais chaque année notre rapport à la liturgie se modifie, s’approfondit, se densifie.

    L’année liturgique est un tout. Elle symbolise l’histoire de l’humanité, l’histoire du salut, notre histoire personnelle. Il n’y a pas trois histoires de l’humanité, trois histoires du salut, et nous n’avons pas trois vies.

    Le mot essentiel de la liturgie est « canon ». Un canon est immuable. La liturgie doit être immuable. Dieu est immuable. Stat crux dum volvitur orbis.

    Quant au souci de l’unité liturgique, c’est une blague de très mauvais goût. Il n’y a aucune unité liturgique dans les messes de Paul VI, qui sont livrées à la créativité la plus débridée des clercs et des « animateurs ».

    En outre, l’unité liturgique n’est pas un objectif légitime. Il y a eu, certes, en Occident, un mouvement historique d’unification liturgique, correspondant à une centralisation romaine de plus en plus étroite (et dont le point culminant fut le missel de saint Pie V). Dom Guéranger, pour qui j’ai une immense admiration mais que je suis pas sur ce point-là, se montrait un partisan résolu de cette unification. Mais on voit bien qu’il s’agit chez lui d’une position tactique (sinon il ne citerait pas de façon si prolixe les liturgies byzantine, mozarabe ou gallicane dans son Année liturgique) : il s’agit pour lui de lutter contre les déviations liturgiques qui renaissent sans cesse, et auxquelles seule l’autorité romaine peut mettre le holà. Et dom Guéranger a été magnifiquement entendu par saint Pie X (qui fut un grand et authentique réformateur liturgique). Mais dom Guéranger ne pouvait pas imaginer qu’un jour les déviations liturgiques (celles-là même qu'il dénonçait) viendraient de Rome, et qu’alors la centralisation romaine conduirait à une destruction de la liturgie latine.

    Malgré cette unification, il n’y a jamais eu un seul rite latin. Avant le tsunami de la réforme dite liturgique, il y avait à côté du rite romain le rite ambrosien (Milan), le rite mozarabe (Tolède), le rite de Braga, le rite lyonnais (vénérable témoin de l’ancien rite gallican), le rite des chartreux, le rite des carmes, le rite dominicain…

    Face au dessèchement de la liturgie ex-latine à géométrie variable, imposée de façon totalitaire (saint Pie V n’avait absolument pas procédé ainsi), il est non seulement possible et légitime, mais nécessaire, de briser le diktat et de redonner aux fidèles la possibilité de connaître une liturgie bien plus évidemment spirituelle et surnaturelle. Dans toute son ampleur et dans toutes ses dimensions, calendrier et « lectionnaire » compris.

  • Christ Roi

    La fête du Christ Roi (Domini nostri Jesu Christi Regis), instituée par Pie XI pour lutter contre le laïcisme, est plus que jamais d’actualité. Et la messe et l’office qu’il avait fait composer pour ce jour sont admirables, dignes en tout point de la plus profonde tradition liturgique.

    Pie XI avait fixé la célébration de cette fête au dimanche qui précède la Toussaint. La raison en est évidente, et elle est soulignée par l’épître : « Nous rendons grâce à Dieu le Père qui nous a rendu capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière, qui nous a arrachés à la puissance des ténébres et nous a transférés dans le royaume de son Fils bien aimé en qui, par son sang, nous avons la rédemption, la rémission des péchés. »

    La réforme liturgique a renvoyé la fête du Christ Roi au dernier dimanche de l’année liturgique. Ce changement pouvait se justifier. En effet le Christ règnera pour de bon à la fin de l’histoire, et la fin de chaque année liturgique est le moment de constater les progrès (ou non) de la royauté du Christ dans nos vies et dans nos sociétés.

    Du moins, ce serait justifié, s’il y avait une année liturgique. Or l’année liturgique, dans la nouvelle liturgie, s’arrête à la Pentecôte. Dès le lundi qui était de la Pentecôte et qui ne l’est plus (qu’on le veuille ou non, la liturgie officielle fait qu’il n’y a objectivement aucune raison que le lundi dit de Pentecôte soit férié), commence (ou se poursuit, plutôt, puisque cela avait commencé après l’Epiphanie) une longue série statique de semaines ordinaires et de dimanches ordinaires. Il n’y a plus cette succession dynamique de dimanches après la Pentecôte, qui symbolisent l’histoire de chacun, et l’histoire de l’humanité, sous la conduite du Saint-Esprit, entre les événements du salut et la fin du temps.

    La fête du Christ Roi marque ainsi la fin d’une année liturgique qui s’est arrêtée six mois plus tôt. Ce qui n’a aucun sens. Mais il est vrai que la fête du Christ Roi n’a de toute façon aucun sens pour les clercs qui célèbrent la loi de 1905 et inaugurent des mosquées.

  • Saints Simon et Jude (ou Thaddée)

    Thaddée dit au Seigneur : « Seigneur, pour quelle raison vas-tu te manifester à nous, et non pas au monde ? » C'est une question de grande actualité, que nous posons nous aussi au Seigneur : pourquoi le Ressuscité ne s'est-il pas manifesté dans toute sa gloire à ses adversaires pour montrer que le vainqueur est Dieu ? Pourquoi s'est-il manifesté seulement à ses Disciples ? La réponse de Jésus est mystérieuse et profonde. Le Seigneur dit : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui » (Jn 14, 22-23). Cela signifie que le Ressuscité doit être vu et perçu également avec le cœur, de manière à ce que Dieu puisse demeurer en nous. Le Seigneur n'apparaît pas comme une chose. Il veut entrer dans notre vie et sa manifestation est donc une manifestation qui implique et présuppose un cœur ouvert. Ce n'est qu'ainsi que nous voyons le Ressuscité.
    (Benoiît XVI, 11 octobre 2006)

  • Les dessins des billets

    Les députés européens demandent une modification de l’aspect des prochains billets en euros, parce que, disent-ils, la version actuelle « contribue à donner une image froide » de la construction européenne.

    Cela figure dans un rapport sur la Banque centrale européenne, présenté par la socialiste Pervenche Berès, et adopté hier.

    Comme « toutes les représentations d’êtres vivants, de paysages ou de monuments réels ont été bannies », ces billets concourent à la « distanciation des Européens à l’égard de l’euro ». En conséquence, le Parlement européen invite la BCE à « introduire des êtres vivants, des paysages, des œuvres humaines européennes ou des personnages européens qui bénéficient d’un consensus ».

    Voilà une grande découverte. A l’époque où ces billets ont été créés et présentés, le Parlement européen était enthousiaste. Les billets en euros étaient une nouvelle merveille du monde.

    Et ces billets correspondaient de fait à ce qu’est la monnaie unique : comme il s’agit d’une monnaie artificielle, son décor était lui aussi artificiel. Comme cette monnaie n’avait aucun lien avec l’histoire des peuples, comme c’était une monnaie virtuelle, elle ne montrait que des monuments virtuels. Les créateurs étaient parfaitement conscients de l’effet que cela allait produire, puisqu’ils avaient fini par accepter, contre leurs dogmes, que les pièces aient une face « nationale ».

    Mais ce ne sont pas les dessins des billets qui sont responsables de la « distanciation » des Européens face à l’euro. C’est l’euro lui-même. Les dessins ne font qu’illustrer ce qu’est la monnaie unique. Et les faces « nationales » des pièces n’ont rien corrigé, car elles ne sont pas réellement nationales : il s’agit toujours de monnaie européenne, apatride. Dans mon porte-monnaie, le roi des Belges, Marianne et la harpe irlandaise ont la même « valeur » : ils n’en ont aucune du point de vue des patries charnelles.

    C’est pourquoi les changements demandés par le Parlement européen ne changeront rien. Les peuples ont besoin de se reconnaître dans leur monnaie pour l’adopter. Ils ne se reconnaîtront jamais dans une monnaie qui, tout simplement, n’est pas la leur.

  • Acclamez Dieu

    Acclamez Dieu, toute la terre, servez le Seigneur avec joie. Entrez en sa présence avec allégresse.

    Sachez que c'est le Seigneur qui est Dieu, c'est lui qui nous a faits, et non pas nous-mêmes.

    Nous sommes son peuple, et les brebis de son pâturage. Franchissez ses portes avec des louanges, ses parvis en chantant des hymnes, célébrez-le.

    Louez son Nom, car le Seigneur est doux, sa miséricorde est éternelle, et sa vérité demeure de génération en génération.

    (Psaume 99)

  • National Hebdo N° 1162

    Dans le numéro de cette semaine de National Hebdo, un reportage, par Jean-François Touzé, de la visite de Jean-Marie Le Pen en Charente et en Vendée, mon éditorial sur le discours des Herbiers, la revue de presse de Topoline sur l’honneur bradé des policiers (un bon policier est un policier qui ne se défend pas), le portrait d’Arlette Laguiller par Michel Limier, une analyse de la situation d’Airbus par Alexandre Martin, la purge chez les conseillers du roi du Maroc par Jean Roberto, un entretien avec Jean-Michel Dubois sur les BBR du Bourget (du 10 au 12 novembre), les réminiscences à bâtons rompus de Jean Bourdier (sur René Hardy), Université de misère et misère de l’université par Béatrice Pereire…

  • Le nouveau numéro de Reconquête

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    70 boulevard Saint-Germain, 75005 Paris

    Abonnement annuel 45 euros

    Dans ce numéro :

    Editorial : L’islam n’est pas raisonnable, par Yves Daoudal

    L’affaire Redeker, par Bernard Antony

    Les réactions au discours de Benoît XVI, un procès d’intention, par Christian Gouyaud

    Le rapport Machelon-Sarkozy ou l’islamisation forcée de la société française, par Yann Baly

    Les mensonges de la guerre d’Espagne : la lettre de Pio Moa

    Attentats de Madrid : une affaire d’Etat, par David Fontey

    Chronique de la culture de mort et des résistances de la vie

    Choses vues des enfers

    Le blog à part de Bernard Antony

    In memoriam : Jean Caunes

    Les livres

    Quelques pierres de mon jardin, par Jacques Lorcey

  • Censure israélienne

    Le Parlement européen a « décidé » de « reporter » une visite de députés au Proche Orient, « pour des raisons techniques liées au bon déroulement du programme ». En fait, les autorités israéliennes avaient menacé d’annuler certains points du programme si le Parlement européen maintenait la présence de Marine Le Pen dans la délégation. Bruno Gollnisch a demandé au président du Parlement de « rappeler aux autorités israéliennes que ce n’est pas aux gouvernements autres à déterminer la composition de la délégation du Parlement européen ».

  • Benoît XVI et l’immigration

    Recevant le nouvel ambassadeur de Belgique auprès du Saint-Siège, le pape Benoît XVI a notamment déclaré : « Aujourd’hui l’accueil d’immigrés de plus en plus nombreux et la multiplication sur un même sol de communautés différentes par leur culture d’origine ou leur religion rendent absolument nécessaire, dans nos sociétés, le dialogue entre les cultures et entre les religions ». Il convient d’accueillir les immigrés d’une manière « qui respecte toujours leur dignité », a-t-il ajouté, en précisant : « Pour cela, il importe de mettre en œuvre une politique d’immigration qui sache concilier les intérêts propres du pays d’accueil et le nécessaire développement des pays les moins favorisés. »

  • Ravis de la crèche

    Le Collectif national des groupements de pharmaciens d’officine (CNGPO) se dit « satisfait » de la baisse de 35 à 15 % du taux de remboursement de 41 médicaments, décidée par le gouvernement, estimant que cela s’inscrit dans une « démarche nécessaire d’éducation des Français à la santé ». Or chacun sait qu’il n’y a là aucune autre « démarche » que financière : face au trou de la Sécu , on ne sait rien faire d’autre que de diminuer les prestations et augmenter les cotisations. Chaque année on décrète ainsi que quelques dizaines de médicaments ont un effet médical insuffisant et vont être moins remboursés ou pas remboursés du tout. Certains de ces médicaments sont réellement efficaces et largement utilisés. Les malades les paient plein pot et continuent de payer des cotisations toujours en hausse. Et le trou de la Sécu reste intact. Il faudra donc dérembourser de nombreux autres médicaments (tous, pourquoi pas), pour une éducation plus efficace des Français à la santé.