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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2258

  • Scénario « catastrophe »

    Le journal suédois Svenska Dagbladet écrit que le résultat du vote du Sénat tchèque sur le traité de Lisbonne est « extrêmement incertain », et que si une majorité des deux tiers n'est pas trouvée, le traité sera irrémédiablement mort.

    Les raisons sont que le Sénat va voter sur fond de chaos politique et que l'ODS est divisé. Quand les députés ont voté la ratification du traité, souligne le journal, la moitié des députés ODS ont voté contre, alors que le Premier ministre Topolanek pouvait encore faire pression sur eux, et qu'il a aujourd'hui perdu son influence.

    Si le traité est rejeté, le processus de ratification prendra fin immédiatement, insiste Svenska Dagbladet. Les répercussions politiques d'un tel revers seraient immenses, conclut le journal.

    Oh oui, oh oui, oh oui. On peut toujours rêver...

  • Topolanek minable

    Alors que le Sénat tchèque doit voter mercredi sur le traité de Lisbonne, le Premier ministre démissionnaire Mirek Topolanek a déclaré que son pays se retrouverait « à la périphérie de l'Union européenne » s'il ne ratifiait pas le traité. Il a osé ajouter que sans ratification, Prague risquait de se retrouver à nouveau dans la sphère d'influence de Moscou...

  • Dieudonné et Lieberman

    Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a déclaré hier sur la radio communautaire juive que « les pouvoirs publics sont en train de voir » si les listes « antisionnistes » de Dieudonné et Soral pour les européennes « tombent sous le coup de la loi », tout en concédant qu'il n'est « pas pas sûr que nous parvenions à les interdire ».

    Ce matin il a réitéré ses propos sur RTL. (Xavier Bertrand, au nom de l'UMP, et Marielle de Sarnez, au nom du MoDem, se sont également prononcés pour l'interdiction de ces listes.)

    Dimanche sur Radio J, Claude Guéant a également annoncé qu'il recevrait à l'Elysée le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman.

    Avigdor Lieberman est l'homme qui, le 13 janvier 2009, à l'Université de Tel Aviv, avait préconisé de « combattre le Hamas comme les États-Unis ont combattu les Japonais », à savoir par la bombe atomique : « Les Américains ont vaincu le Japon sans invasion terrestre, rendant une occupation superflue. ».

    Avigdor Lieberman est l'homme qui en 2003, dans son programme électoral, préconisait que les Palestiniens emprisonnés en Israël, une fois leur peine purgée, soient « transportés en autocar vers la mer Morte, pour y être noyés ».

    Avigdor Lieberman est le ministre qui, aujourd'hui, prône l'épuration ethnique d'Israël.

    Il faut interdire Dieudonné, mais on reçoit Avigdor Lieberman à l'Elysée...

  • L’heure des musulmanes

    Le jeudi matin, pendant une heure, une piscine de Bergame est réservée aux musulmanes.

    La piscine appartient au diocèse, qui voit dans cette disposition « une forme de respect œcuménique pour le Coran », selon le Corriere della Sera cité par AKI.

    Le nom de la piscine est Siloé : celle où Jésus envoie se laver l'aveugle qu'il vient de guérir.

    A l'évêché de Bergame il y a des aveugles qui auraient bien besoin d'être guéris.

    (Via Bivouac-ID)

  • Le pape critique musical

    Nouvelle critique musicale de Benoît XVI, de haute volée, en commentaire du concert qui lui a été offert par le président de la République italienne à l'occasion du quatrième anniversaire de son Pontificat.

    J'ai trouvé le choix des compositions très adapté au temps liturgique que nous vivons : le temps de Pâques. La Symphonie n°95 de Haydn - que nous avons écoutée en premier - semble contenir en elle un itinéraire que nous pourrions qualifier de « pascal ». Elle commence en effet dans la tonalité de do mineur, et à travers un parcours toujours parfaitement équilibré, mais non exempt d'un caractère dramatique, se termine en do majeur. Cela fait penser à l'itinéraire de l'âme - représentée particulièrement par le violoncelle - vers la paix et la sérénité. Tout de suite après, la Symphonie n°35 de Mozart est presque parvenue à amplifier et couronner l'affirmation de la vie sur la mort, de la joie sur la mélancolie. En effet, le sens de la fête domine incontestablement en elle. La progression est très dynamique, et dans le final, irrésistible même - et ici nos instrumentistes virtuoses nous ont fait sentir combien la force peut s'harmoniser avec la grâce. C'est ce qui se produit au plus haut degré - si on me permet ce rapprochement - dans l'amour de Dieu, dans lequel puissance et grâce coïncident.

    Après quoi les voix humaines - le chœur - entrent pour ainsi dire en scène , comme pour donner une voix à ce que la musique avait déjà voulu exprimer. Et ce n'est pas un hasard si le premier mot est « Magnificat ». Sortie du cœur de Marie - objet de prédilection de Dieu pour son humilité -, ce mot est devenu le chant quotidien de l'Église, précisément en cette heure des vêpres, un moment qui invite à la méditation sur le sens de la vie et de l'histoire. Le Magnificat préfigure clairement la Résurrection, c'est-à-dire la victoire du Christ :  Dieu a réalisé en Lui ses promesses, et sa miséricorde s'est révélée dans toute sa puissance paradoxale. Jusque là : la « parole ».

    Et la musique de Vivaldi ? Avant tout il convient de noter que les airs chantés par les solistes ont été composés expressément pour quelques chanteuses parmi ses élèves à l'Hôpital vénitien de la Pitié : cinq orphelines douées d'extraordinaires qualités vocales. Comment ne pas penser à l'humilité de la jeune Marie, dont Dieu tira de « grandes choses » ? Ainsi, ces cinq « solo » représentent presque la voix de la Vierge, tandis que les parties chorales expriment l'Eglise-Communauté. Toutes les deux, Marie et l'Église, sont unies dans l'unique cantique de louange au « Saint », au Dieu qui, avec la puissance de l'amour, réalise dans l'histoire son dessein de justice. Enfin, le Chœur a donné sa voix à ce sublime chef-d'œuvre qu'est l'Ave verum Corpus de Mozart. Ici, la méditation cède le pas à la contemplation : le regard de l'âme se pose sur le Très saint Sacrement, pour y reconnaître le Corpus Domini, ce Corps qui a vraiment été immolé sur la croix et dont a jailli la source du salut universel. Mozart composa ce motet peu avant sa mort, et en lui, on peut dire que la musique devient vraiment prière, abandon du cœur à Dieu, avec un sens profond de paix.

  • Le pape et les chrétiens de Terre Sainte

    Avant le Regina Caeli, hier le pape a évoqué son voyage en Terre Sainte :

    Sur les pas de mes vénérés prédécesseurs Paul VI et Jean-Paul II, je me ferai pèlerin aux principaux lieux saints de notre foi.

    Par cette visite, je me propose de confirmer et d'encourager les chrétiens de Terre Sainte, qui doivent affronter quotidiennement de nombreuses difficultés. En tant que Successeur de l'apôtre Pierre, je leur ferai sentir la proximité et le soutien de tout le corps de l'Eglise.

    Je me ferai en outre pèlerin de paix, au nom du Dieu unique qui est le Père de tous. Je témoignerai de l'engagement de l'Eglise catholique en faveur de ceux qui s'efforcent de pratiquer le dialogue et la réconciliation, pour arriver à une paix stable et durable dans la justice et dans le respect réciproque.

    Enfin, ce voyage ne pourra pas ne pas avoir une importance œcuménique et interreligieuse notable. De ce point de vue, Jérusalem est la cité-symbole par excellence : là, le Christ est mort pour rassembler tous les enfants de Dieu dispersés (cf. Jn 11, 52).

  • Sainte Monique

    Un jour dans sa maladie, elle perdit connaissance et fut un moment enlevée à tout ce qui l'entourait. Nous accourûmes ; elle reprit bientôt ses sens, et nous regardant mon frère et moi, debout auprès d'elle ; elle nous dit comme nous interrogeant : « Où étais-je ? » Et à l'aspect de notre douleur muette : « Vous laisserez ici votre mère ! » Je gardais le silence et je retenais mes pleurs. Mon frère dit quelques mots exprimant le vœu qu'elle achevât sa vie dans sa patrie plutôt que sur une terre étrangère. Elle l'entendit, et, le visage ému, le réprimant des yeux pour de telles pensées, puis me regardant : « Vois comme il parle, » me dit-elle ; et s'adressant à tous deux : « Laissez ce corps partout ; et que tel souci ne vous trouble pas. Ce que je vous demande seulement, c'est de vous souvenir de moi à l'autel du Seigneur, partout où vous serez. » Nous ayant témoigné sa censée comme elle pouvait l'exprimer, elle se tut, et le progrès de la maladie redoublait ses souffrances.

    Alors, méditant sur vos dons, ô Dieu invisible, ces dons que vous semez dans le cœur de vos fidèles pour en récolter d'admirables moissons, je me réjouissais et vous rendais grâces au souvenir de cette vive préoccupation qui l'avait toujours inquiétée de sa sépulture, dont elle avait fixé et préparé la place auprès du corps de son mari ; parce qu'ayant vécu dans une étroite union, elle voulait encore, ô insuffisance de l'esprit humain pour les choses divines ! ajouter à ce bonheur, et qu'il fût dit par les hommes qu'après un voyage d'outremer, une même terre couvrait la terre de leurs corps réunis dans la mort même.

    Quand donc ce vide de son cœur avait-il commencé d'être comblé par la plénitude de votre grâce ? Je l'ignorais, et cette révélation qu'elle venait de faire ainsi me pénétrait d'admiration et de joie. Mais déjà, dans mon entretien à la fenêtre, ces paroles : « Que fais-je ici ? » témoignaient assez qu'elle ne tenait plus à mourir dans sa patrie. J'appris encore depuis, qu'à Ostie même, un jour, en mon absence, elle avait parlé avec une confiance toute maternelle à plusieurs de mes amis du mépris de cette vie et du bonheur de la mort. Admirant la vertu que vous aviez donnée à une femme, ils lui demandaient si elle ne redouterait pas de laisser son corps si loin de son pays : «Rien n'est loin de Dieu, répondit-elle ; et il n'est pas à craindre qu'à la fin des siècles,il ne reconnaisse pas la place où il doit me ressusciter. » Ce fut ainsi que, le neuvième jour de sa maladie, dans la cinquante-sixième année de sa vie, et la trente-troisième de mon âge, cette âme pieuse et sainte vit tomber les chaînes corporelles.

    (Saint Augustin, Confessions)

  • 3e dimanche après Pâques

    « Jubilate Deo », dit l'introït. Mais dans l'évangile Jésus avertit que nous serons d'abord dans la tristesse. Trois fois de suite, il oppose la tristesse de ce temps à la joie de la Rencontre.

    La deuxième fois, au cœur de ce passage, il prend la comparaison de la femme qui va enfanter.

    D'une part, cette comparaison illustre parfaitement le sort du chrétien, qui dans ce monde est dans les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que son âme naisse en Dieu pour une joie éternelle. Et cette joie rejaillit sur le corps qui, semé animal, ressuscite spirituel (1 Co. 15).

    D'autre part, Jésus insiste ici aussi sur le fait qu'il vient accomplir les prophéties. Car ce thème se trouve à plusieurs reprises dans les textes des prophètes. Et Isaïe, par ce biais, dans son chapitre 26, annonce clairement la résurrection des morts (d'une façon qui annonce également le propos de saint Paul).

  • Saint Athanase

    Tu nous as apparu comme un fleuve de grâce, comme un Nil spirituel, ô toi qui portes Dieu ! tu as apporté aux fidèles les fruits de la doctrine de piété, tu as arrosé toutes les campagnes et nourri au loin la terre. Par le bâton de tes enseignements tu as chasse les loups de l'hérésie loin de l'Eglise du Christ : tu l'as entourée et protégée du rempart de tes paroles, et tu l'as présentée saine et sauve au Christ ; prie-le donc, le Christ Dieu, qu'il daigne nous délivrer de la séduction et de tout péril, nous qui célébrons avec foi ta mémoire digne de vénération.

    (liturgie byzantine)