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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2255

  • Le « courage singulier » des chrétiens de Terre Sainte

    Fin de l'homélie de Benoît XVI, lors de la messe dominicale au Stade international d'Amman, en Jordanie.

    Au commencement de cette messe, nous avons demandé au Père de « nous donner part à la force du courage du Christ notre berger », qui est demeuré ferme dans la fidélité à son Père . Puisse le courage du Christ notre berger vous inspirer et vous soutenir chaque jour dans vos efforts pour rendre témoignage de la foi chrétienne et pour maintenir la présence de l'Église dans l'évolution du tissu social de ces terres si anciennes.

    La fidélité à vos racines chrétiennes, la fidélité à la mission de l'Église en Terre Sainte réclament à chacun de vous un courage singulier : le courage de la conviction, née d'une foi personnelle, qui ne soit pas seulement une convention sociale ou une tradition familiale ; le courage de dialoguer et de travailler aux côtés des autres chrétiens au service de l'Évangile et de la solidarité avec les pauvres, les personnes déplacées et les victimes des grandes tragédies humaines ; le courage de construire de nouveaux ponts pour rendre possible la rencontre fructueuse des personnes de religions et de cultures différentes, et donc d'enrichir le tissu de la société. Cela signifie également rendre témoignage à l'amour qui nous porte à donner nos vies au service des autres, et ainsi à contrecarrer des manières de penser qui justifient qu'on puisse « prendre » des vies innocentes.

    « Je suis le bon berger ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent » (Jn 10, 14). Réjouissez-vous que le Seigneur vous ait appelés par votre nom et ait fait de vous les membres de son troupeau. Suivez-le avec joie et laissez-le vous guider sur tous vos chemins en toute chose ! Jésus sait à quels défis vous faites face, quelles épreuves vous endurez et le bien que vous faites en son nom. Faites-lui confiance, faites confiance à son amour inlassable pour chacun de ses membres de son troupeau, et persévérez dans le témoignage rendu au triomphe de cet amour. Puissent saint Jean-Baptiste, le patron de la Jordanie, et Marie, Vierge et Mère, vous encourager par leur exemple et leur prière, et vous conduire à la plénitude de la joie dans les pâturages éternels où nous ferons pour toujours l'expérience de la présence du Bon Pasteur et où nous connaître pour toujours les profondeurs de son amour. Amen.

  • Saint Philippe et saint Jacques

    Le corps de saint Jacques et celui de saint Philippe reposent à Rome dans la Basilique appelée des Saints-Apôtres. Ils forment un des trésors les plus sacrés de la ville sainte, et l'on a lieu de croire que ce jour est l'anniversaire même de leur Translation. Sauf les fêtes de saint Jean l'Evangéliste et de saint André, frère de saint Pierre, l'Eglise de Rome fut longtemps sans célébrer les fêtes particulières des autres Apôtres ; elle les réunissait dans la solennité de saint Pierre et de saint Paul, et nous retrouverons encore un reste de cet antique usage dans l'Office du 29 juin. La réception des corps de saint Philippe et de saint Jacques, apportés d'Orient vers le VI° siècle, donna lieu à l'institution de la fête d'aujourd'hui en leur honneur ; et cette dérogation amena insensiblement sur le Cycle l'insertion des autres Apôtres et des Evangélistes.

    (Dom Guéranger. NB - Cette fête avait alors lieu le 1er mai.)

  • 4e dimanche après Pâques

    La moitié du temps qui conduit de Pâques à la Pentecôte est passée : mercredi, c'était le jour de la mi-Pentecôte, qui fait l'objet d'une célébration particulière dans le calendrier byzantin.

    L'évangile annonce donc la Pentecôte à venir. Avec des paroles de Jésus qui sont parmi les plus mystérieuses de toutes. Le Saint-Esprit est appelé « Paraclet », c'est-à-dire intercesseur, avocat, or ce sont des paroles de condamnation, rendues plus étranges encore par l'absence d'articles : Il confondra le monde à propos de péché (car ils ne croient pas en moi), et de justice (car je vais vers le Père et vous n'allez plus me voir), et de jugement (car le prince de ce monde est jugé).

    En fait c'est « l'envers du décor » : une façon de souligner ce qu'est, au contraire, le salut par la foi. Il faut lire la lumineuse conclusion de l'explication qu'en donne saint Augustin dans son 95e traité sur saint Jean.

  • Ubu

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    Des panneaux viennent d'être installés sur les pistes cyclables de l'avenue du Prado, à Marseille, pour signaler qu'elles sont interdites aux... vélos.

    Suite au recours d'un particulier, le tribunal administratif de Marseille avait annulé le 30 décembre 2008 les arrêtés municipaux de mise en service de ces pistes, et enjoint la mairie de mettre en place une signalisation indiquant qu'elles sont réservées aux enfants de moins de 8 ans à vélo conservant une allure au pas et n'occasionnant pas de gêne aux piétons...

  • Tarif antiraciste

    Adrien Zeller, le président du conseil régional d'Alsace, avait invité l'ex-footballeur Lilian Thuram, membre du Haut Conseil à l'intégration, connu pour son engagement contre le racisme, à venir témoigner face à des lycéens, pour la clôture du "Mois de l'Autre".

    Thuram a répondu que son tarif était de 20.000 € pour une intervention d'une heure et demie. La Région a fait une nouvelle tentative en expliquant le sens de la démarche qu'elle mène auprès des jeunes, avec le rectorat, en faveur de la tolérance...

    « On ne vit pas dans le même monde », a soupiré Zeller.

    (Les Dernières Nouvelles d'Alsace, via François Desouche)

  • Jésus annonçait le royaume...

    Les faussaires antichrétiens Prieur et Mordillat qui ont encore sévi sur Arte ont trouvé une belle phrase pour illustrer leur propos :

    « Jésus annonçait le royaume, et c'est l'Eglise qui est venue. »

    Cette phrase de Loisy est souvent citée par les contempteurs de l'Eglise. Or, bien qu'elle soit du maître du modernisme, il s'agit d'une proposition qui est condamnée par Loisy. Merci à Koztoujours de nous donner la page dont elle est frauduleusement extraite :

    « Reprocher à l'Eglise catholique tout le développement de sa constitution, c'est donc lui reprocher d'avoir vécu, ce qui pourtant ne laissait pas d'être indispensable à l'Evangile même. Nulle part, dans son histoire, il n'y a solution de continuité, création absolue d'un régime nouveau; mais chaque progrès se déduit de ce qui a précédé, de telle sorte que l'on peut remonter du régime actuel de la papauté jusqu'au régime évangélique de Jésus, si différents qu'ils soient l'un de l'autre, sans rencontrer de révolution qui ait changé avec violence le gouvernement de la société chrétienne. En même temps, chaque progrès s'explique par une nécessité de fait qui s'accompagne de nécessités logiques, en sorte que l'historien ne peut pas dire que l'ensemble de ce mouvement soit en dehors de l'Evangile. Le fait est qu'il en procède et qu'il le continue.

    « Des objections qui peuvent sembler très graves, au point de vue d'une certaine théologie, n'ont presque pas de signification pour l'historien. Il est certain, par exemple, que Jésus n'avait pas réglé d'avance la constitution de l'Eglise comme celle d'un gouvernement établi sur la terre et destiné à s'y perpétuer pendant une longue série de siècles. Mais il y a quelque chose de bien plus étranger à sa pensée et à son enseignement authentique, c'est l'idée d'une société invisible, formée à perpétuité par ceux qui auraient foi dans leur coeur à la bonté de Dieu. On a vu que l'Evangile de Jésus avait déjà un rudiment d'organisation sociale, et que le royaume aussi devait avoir une forme de société. Jésus annonçait le royaume, et c'est l'Eglise qui est venue. Elle est venue en élargissant la forme de l'Evangile, qui était impossible à garder telle quelle, dès que le ministère de Jésus eut été clos par la passion. Il n'est aucune institution sur la terre ni dans l'histoire des hommes dont on ne puisse contester la légitimité et la valeur, si l'on pose en principe que rien n'a droit d'être que dans son état originel. Ce principe est contraire à la loi de la vie, laquelle est un mouvement et un effort continuel d'adaptation à des conditions perpétuellement variables et nouvelles. Le christianisme n'a pas échappé à cette loi, et il ne faut pas le blâmer de s'y être soumis. Il ne pouvait pas faire autrement. »

  • Comme Moïse

    Extrait du discours de Benoît XVI au mont Nebo :

    Ici, sur les hauteurs du Mont Nébo, la mémoire de Moïse nous invite à « lever les yeux » pour embrasser du regard avec gratitude non seulement la puissante œuvre accomplie par Dieu dans le passé, mais aussi pour regarder avec foi et espérance vers l'avenir qu'il nous offre, à nous-mêmes et au monde. Comme Moïse, nous aussi avons été appelés par notre nom, invités à entreprendre un exode quotidien du péché et de la servitude vers la vie et la liberté, et nous avons reçu une promesse irrévocable pour guider notre marche. Dans les eaux du Baptême, nous sommes passés de l'esclavage du péché à une vie nouvelle et à l'espérance. Dans la communion de l'Église, Corps du Christ, nous attendons de voir la cité céleste, la nouvelle Jérusalem, où Dieu sera tout en tous. Depuis cette sainte montagne, Moïse dirige notre regard - comme il le fera encore sur les hauteurs du Mont Tabor - vers l'accomplissement de toutes les promesses de Dieu, dans le Christ.

    Moïse a contemplé de loin la Terre promise, au terme de son pèlerinage terrestre. Son exemple nous rappelle que nous avons part nous aussi à l'immémorial pèlerinage du peuple de Dieu à travers l'histoire. Dans les pas des prophètes, des apôtres et des saints, nous sommes appelés à poursuivre la mission du Seigneur, à rendre témoignage à la Bonne Nouvelle de la miséricorde et de l'amour universel de Dieu, et à œuvrer pour l'avènement du Royaume du Christ par notre charité, notre service des pauvres et nos efforts pour être levain de réconciliation, de pardon et de paix autour de nous. Nous savons, comme Moïse, que nous pourrions ne pas voir le plein accomplissement du plan divin durant notre vie terrestre. Cependant, nous croyons qu'en assumant la petite part qui nous est confiée, dans la fidélité à la vocation que chacun de nous a reçue, nous aiderons à rendre droits les chemins du Seigneur et à accueillir l'aurore de son Royaume. Et nous savons que le Dieu qui a révélé son nom à Moïse comme le gage qu'il serait toujours à nos côtés nous donnera la force de persévérer dans une espérance joyeuse même au milieu des souffrances, des épreuves et des tribulations.

  • Le pape et la paix

    Réponse de Benoît XVI, dans l'avion qui le conduisait en Jordanie, sur sa contribution à la paix:

    je cherche certainement à contribuer à la paix non en tant qu'individu, mais au nom de l'Eglise catholique, du Saint-Siège. Nous ne sommes pas un pouvoir politique, mais une force spirituelle et cette force spirituelle est une réalité qui peut contribuer aux progrès du processus de paix.

    Je vois trois niveaux.

    Primo, en tant que croyants, nous sommes convaincus que la prière est une vraie force. Elle ouvre le monde à Dieu : nous sommes convaincus que Dieu écoute et peut agir dans l'histoire. Je pense que si des millions de personnes, de croyants, prient, c'est réellement une force qui influe et qui peut contribuer à faire progresser la paix.

    Second point : nous cherchons à aider à la formation des consciences. La conscience est cette capacité de l'homme à percevoir la vérité, mais cette capacité est souvent contrecarrée par des intérêts particulier. Et libérer de ces intérêts, ouvrir davantage à la vérité, aux vraies valeurs est une grande tâche : c'est la tâche de l'Eglise d'aider à connaître les vrais critères, les vraies valeurs, et de nous libérer d'intérêts particuliers.

    Et ainsi, troisième point, nous parlons aussi - il en est vraiment ainsi - à la raison : c'est justement parce que nous ne sommes pas une « partie » politique que nous pouvons peut-être plus facilement, aussi à la lumière de la foi, voir les vrais critères, aider à comprendre ce qui contribue à la paix et parler à la raison, soutenir les positions vraiment raisonnables. Ceci nous l'avons déjà fait, et nous voulons le faire encore maintenant, et à l'avenir.

  • Saint Grégoire de Nazianze

    Certains sont plongés dans l'incertitude par les stigmates de la Passion sur le corps du Christ et se posent la question : « Qui est ce Roi de gloire ? » (Ps 23,7) Réponds-leur que c'est le Christ fort et puissant (v. 8) en tout ce qu'il a toujours fait et qu'il continue de faire... Fais-leur voir la beauté de la robe portée par le corps souffrant du Christ, embelli par la Passion et transfiguré par l'éclat de la divinité, cette robe de gloire qui en fait l'objet le plus beau et le plus digne d'être aimé au monde...

    Est-il petit du fait qu'il s'est fait humble à cause de toi ? Est-il méprisable du fait que, Bon Berger offrant sa vie pour son troupeau (Jn 10,1), il est venu chercher la brebis égarée, et l'ayant trouvée, la ramène sur ses épaules qui ont porté pour elle la croix, et l'ayant ramenée, l'a mise au nombre des brebis fidèles qui sont restées au bercail ? (Lc 15,4s) Est-ce que tu l'estimes moins grand parce qu'il se ceint d'un linge pour laver les pieds de ses disciples, leur montrant que le plus sûr moyen de s'élever, c'est de s'abaisser ? (Jn 13,4; Mt 23,12) parce qu'en inclinant son âme vers la terre il s'abaisse afin de relever avec lui ceux qui plient sous le poids du péché ? Lui reproches-tu d'avoir mangé avec les publicains et les pécheurs pour leur salut ? (Mt 9,10)

    Il a connu la fatigue, la faim, la soif, l'angoisse et les larmes, suivant la loi de notre nature humaine. Mais, comme Dieu, que n'a-t-il pas fait ?... Nous avions besoin d'un Dieu fait homme, devenu mortel, pour pouvoir vivre. Nous avons partagé sa mort qui nous purifie ; par sa mort, il nous donne de partager sa résurrection ; par sa résurrection, il nous donne de partager sa gloire.