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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2075

  • Saint Pierre Canisius

    Le catéchisme de saint Pierre Canisius, qui fut très célèbre au XVIIe siècle, reste fort étonnant, non seulement par la qualité de ses définitions, mais par l'incroyable abondance, ordonnée, des « témoignages de l'Ecriture et de la Tradition » par lesquels il les appuie. On reste confondu, notamment, par la connaissance qu'il avait des pères de l'Eglise.

    Voici un petit exemple :

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  • Une grande mosquée à Vannes

    La ville de Vannes propose un terrain communal de 1.500 m2 pour la construction d'une grande mosquée, dans le cadre d'un bail emphytéotique de 50 ans, moyennant un loyer annuel de 4.000 €.

    Selon cette information de Ouest France, Le projet de construction serait conduit par l'Association socioculturelle et sportive de Vannes (sic).

    (Via l'Observatoire de l'islamisation)

  • Google aussi peut être condamné

    Google a été condamné en appel à une amende de 8.500 dollars par un tribunal brésilien pour un message diffamatoire posté sur son réseau social Orkut et qualifiant un prêtre de "pédophile".

    Un tribunal de l'Etat de Minas Gerais a statué en faveur du plaignant, un prêtre de 54 ans. Il a rejeté l'argument de Google selon lequel l'entreprise américaine n'était pas responsable de ce que les utilisateurs postent sur le réseau social Orkut.

    Le tribunal a ainsi confirmé le verdict prononcé en première instance.

    Le prêtre avait porté plainte en 2008 après la publication sur Orkut d'un message anonyme l'appelant "le pédophile, le voleur qui a un amant".

    "En fournissant des espaces sur les réseaux sociaux, sur lesquels les utilisateurs peuvent poster sans aucune vérification préalable n'importe quel genre de message, (y compris) des contenus offensants et injurieux, et dans de nombreux cas sans origine connue, (Google) assume le risque de causer du tort", a déclaré le juge Alvimar de Avila.

  • Elle n’a pas attendu longtemps…

    Alors qu'elle vient d'être nommée ministre dans le Land de Basse-Saxe (elle entrera demain en fonction), Aygül Özkan (musulmane de l'Union chrétienne-démocrate...) déclare dans un hebdomadaire : "Les symboles chrétiens n'ont pas leur place dans les écoles publiques."

    "Les symboles religieux, en particulier la croix, sont considérés par l'exécutif régional comme le signe d'une éducation empreinte de tolérance, sur fond de valeurs chrétiennes", a réagi le ministre-président de Basse-Saxe, Christian Wulff, qui est le premier responsable de l'ascension politique d'Aygül Özkan...

  • Défendre la « laïcité libanaise » ?

    L'Associated Press nous apprenait hier que « Des milliers de Libanais défilent pour défendre la laïcité ».

    Il faudra que l'agence se renseigne : il n'existe pas de laïcité au Liban, où tout, au contraire, est régi selon les communautés religieuses.

    Reuters donnait la bonne information :

    « Manifestation à Beyrouth en faveur de la laïcité » (c'est-à-dire pour l'instauration de la laïcité - ce qui est le type même de la fausse bonne idée pour résoudre les problèmes).

  • Benoît XVI à la Belgique

    Une petite phrase de Benoît XVI dans son discours au nouvel ambassadeur de Belgique :

    L'Église respecte la liberté pour tous de penser autrement qu'elle ; elle aimerait aussi que soit respecté son droit d'expression.

    Et aussi :

    Je désire souligner aujourd'hui que pour porter du fruit à long terme, l'art du consensus ne se réduit pas à une habileté purement dialectique, mais doit rechercher le vrai et le bien.

    Et enfin :

    Je veux aussi saluer les prêtres de votre pays, et les diacres ainsi que tous les fidèles qui forment la communauté catholique belge. Je les invite à témoigner de leur foi avec audace. Dans leurs engagements dans la cité, qu'ils fassent valoir pleinement leur droit de proposer des valeurs qui respectent la nature humaine et qui correspondent aux aspirations spirituelles les plus profondes et les plus authentiques de la personne.

  • « Témoins numériques »

    Le pape Benoît XVI a reçu samedi les participants d'un congrès organisé par la conférence épiscopale italienne sur le thème : « Témoins numériques. Visages et langages à l'ère cross-media ».

    Un texte que tout « communicant » catholique sur internet se doit de lire. En voici l'essentiel :


    Les dangers d'homologation et de contrôle aussi augmentent, de relativisme intellectuel et moral, déjà bien reconnaissables dans le fléchissement de l'esprit critique, dans la vérité réduite à un jeu d'opinions, dans les multiples formes de dégradation et d'humiliation de l'intimité de la personne. On assiste alors à une « pollution de l'esprit qui rend nos visages moins souriants, plus sombres, qui nous conduit à ne pas nous saluer entre nous, à ne pas nous regarder en face... » (Discours Place d'Espagne, 8 décembre 2009). Ce congrès vise, au contraire, à reconnaître des visages, donc à surmonter ces dynamiques collectives qui peuvent nous faire perdre la perception de la profondeur des personnes et rester à leur superficie : lorsque cela se produit, elles restent des corps sans âmes, des objets d'échange et de consommation.

    Comment est-il possible aujourd'hui de revenir aux visages ? J'ai cherché d'indiquer la voie dans ma troisième encyclique. Elle passe par cette « caritas in veritate » qui brille sur le visage du Christ. L'amour dans la vérité constitue « un grand défi pour l'Eglise dans un monde sur la voie d'une mondialisation progressive et généralisée » (n. 9). Les media peuvent devenir des facteurs d'humanisation « non seulement quand, grâce au développement technologique, ils offrent de plus grandes possibilités de communication et d'information, mais surtout quand ils sont structurés et orientés à la lumière d'une image de la personne et du bien commun qui en respecte les valeurs universelles » (n. 73). Cela exige qu'ils « aient pour objectif principal la promotion de la dignité des personnes et des peuples, qu'ils soient expressément animés par la charité et mis au service de la vérité, du bien et d'une fraternité naturelle et surnaturelle » (ibid.). C'est seulement à ces conditions que la transition historique que nous sommes en train de traverser peut se révéler riche et féconde en nouvelles opportunités. Nous voulons sans peur avancer au large sur la mer numérique, en affrontant la navigation ouverte avec la même passion qui depuis deux mille ans gouverne la barque de l'Eglise. Plus que pour les ressources techniques, bien qu'elles soient nécessaires, nous voulons nous caractériser par l'habitation de ce continent aussi avec un cœur croyant, qui contribue à donner une âme au flux ininterrompu de communication de la toile.

    Voici quelle est notre mission, la mission à laquelle l'Eglise ne saurait renoncer : la tâche de tout croyant qui agit dans les media est celle « d'ouvrir la route à de nouvelles rencontres, en assurant toujours la qualité du contact humain et l'attention aux personnes ainsi qu'à leurs vrais besoins spirituels, en donnant aux hommes qui vivent notre temps « numérique » les signes nécessaires pour reconnaître le Seigneur » (Message pour la 44e Journée mondiale des communications sociales, 16 mai 2010). Chers amis sur la toile, vous êtes vous aussi appelés à vous situer en tant qu' « animateurs de communautés », attentifs à « préparer les chemins qui mènent à la Parole de Dieu » et à exprimer une sensibilité particulière pour ceux qui « sont découragés et ont dans le cœur des désirs d'absolu et de vérités non éphémères » (ibid.). La toile pourra ainsi devenir une sorte de « parvis des gentils » où « ouvrir un espace à ceux pour qui Dieu est encore inconnu » (ibid.).

  • Saint Clet

    En 2007 je me demandais comment il se faisait que tant d'hommes du Cap Sizun s'appellent Clet. Après avoir donné l'explication : l'église de Cleden-Cap-Sizun est placée sous le patronage de saint Clet, j'ajoutais que cela ne faisait que déplacer la question : comment se fait-il que saint Clet, pontife inconnu, même de la plupart des catholiques, soit le saint patron de cette église ?

    J'ai ensuite trouvé la réponse. En fait, elle se trouve (partiellement)... dans le nom de la paroisse : saint Clet est saint Cleden. Dans le cartulaire de l'abbaye de Landévennec, la paroisse était appelée Cletuen. Il ne s'agit donc pas du pape, mais d'un saint local, sans doute d'origine galloise car en Galles il y a un saint Clydwin. (Et en Bretagne il y a aussi Cleden-Poher.) C'est au milieu du XVIIe siècle que saint Cleden a été remplacé par le pape martyr saint Clet, sans doute par un curé ultramontain qui avait jugé bon de remplacer le saint local dont on ne savait rien par un saint pape dont on ne savait pas davantage...

  • 3e dimanche après Pâques

    La liturgie, toujours pleine de joie pascale (« Jubilate », dit l'introït), nous oriente vers l'Ascension. « Un peu, et vous ne me verrez plus, encore un peu, et vous me reverrez », dit le Christ à ses apôtres. Certes, il leur dit cela avant la Passion, et la signification première du propos est qu'ils ne le verront plus parce qu'il sera mort et enterré (c'est pourquoi vous pleurerez et vous lamenterez), et qu'ils le reverront parce qu'il sera ressuscité (c'est pourquoi vous serez dans la joie). Mais la signification de l'Ascension est attestée par Jésus lui-même, qui ajoute : « parce que je vais au Père ».

    C'est donc surtout après l'Ascension, tous les jours jusqu'à la fin du temps, que les disciples verront le Seigneur et s'en réjouiront. Ils verront le Ressuscité des yeux de la foi, c'est-à-dire le plus réellement qui soit : dans l'Eglise, dans l'Eucharistie.

  • Les dangers du niqab

    Elle conduisait en niqab. Elle a été verbalisée pour "circulation dans des conditions non aisées". Elle a porté plainte pour atteinte aux droits de l'homme. D'où enquête. D'où il apparaît qu'elle est l'une des quatre femmes d'un Algérien devenu français par mariage et qui a 12 enfants. Chaque femme touchant l'allocation de parent isolé. Pain bénit pour le gouvernement qui va pouvoir montrer sa fermeté en paroles : « Si ces faits étaient confirmés, l'intéressé pourrait être déchu de la nationalité française », écrit Hortefeux à Besson...

    Ce qui est ahurissant dans cette histoire est que la femme en question est une souchienne, qualifiée d'intellectuelle...