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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1969

  • Benoît XVI à Compostelle : nous ne pouvons vivre sans le soleil

    Il est tragique qu’en Europe, surtout au XIX° siècle, se soit affirmée et ait été défendue la conviction que Dieu est le rival de l’homme et l’ennemi de sa liberté. On voulait ainsi mettre une ombre sur la vraie foi biblique en Dieu qui envoie son Fils Jésus dans le monde pour que personne ne meure mais que tous aient la vie éternelle (cf. Jn 3, 16).

    L’auteur sacré affirme de façon péremptoire devant un paganisme pour lequel Dieu est jaloux de l’homme et le méprise: comment Dieu aurait-il créé toutes les choses s’il ne les avait pas aimées, Lui qui, dans son infinie plénitude, n’a besoin de rien? (cf. Sg 11, 24-26). Comment se serait-il révélé aux hommes s’il n’avait pas voulu les protéger? Dieu est à l’origine de notre être et il est le fondement et le sommet de notre liberté, et non son adversaire. Comment l’homme mortel peut-il être son propre fondement et comment l’homme pécheur peut-il se réconcilier avec lui-même? Comment est-il possible que soit devenu public le silence sur la réalité première et essentielle de la vie humaine? Comment se peut-il que ce qui est le plus déterminant en elle soit enfermé dans la sphère privée ou relégué dans la pénombre? Nous les hommes nous ne pouvons vivre dans les ténèbres, sans voir la lumière du soleil. Alors, comment est-il possible que soit nié à Dieu, soleil des intelligences, force des volontés et boussole de notre cœur, le droit de proposer cette lumière qui dissipe toute ténèbre? Pour cela, il est nécessaire que Dieu recommence à résonner joyeusement sous le ciel de l’Europe; que cette parole sainte ne soit jamais prononcée en vain; qu’elle ne soit pas faussée et utilisée à des fins qui ne sont pas les siennes. Il convient qu’elle soit proclamée saintement! Il est nécessaire que nous la percevions aussi dans la vie de chaque jour, dans le silence du travail, dans l’amour fraternel et dans les difficultés que les années apportent avec elles.

    L’Europe doit s’ouvrir à Dieu, sortir sans peur à sa rencontre, travailler avec sa grâce pour la dignité de l’homme que les meilleures traditions avaient découverte : la tradition biblique – fondement de cet ordre -, et les traditions classique, médiévale et moderne desquelles naquirent les grandes créations philosophiques et littéraires, culturelles et sociales de l’Europe. (…)

    Permettez que je proclame depuis ce lieu la gloire de l’homme, que j’avertisse des menaces envers sa dignité par la privation de ses valeurs et de ses richesse originaires, par la marginalisation ou la mort infligée aux plus faibles et aux plus pauvres ! On ne peut rendre un culte à Dieu sans protéger l’homme, son fils, et on ne sert pas l’homme sans s’interroger sur qui est son Père et sans répondre à la question sur lui. L’Europe de la science et des technologies, l’Europe de la civilisation et de la culture, doit être en même temps l’Europe ouverte à la transcendance et à la fraternité avec les autres continents, ouverte au Dieu vivant et vrai à partir de l’homme vivant et vrai. Voilà ce que l’Eglise désire apporter à l’Europe: avoir soin de Dieu et avoir soin de l’homme, à partir de la compréhension qui, de l’un et l’autre, nous est offerte en Jésus Christ.

    (Homélie)

  • La plus grande statue du Christ

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    Les ouvriers ont achevé samedi après-midi à Swiebodzin dans l'ouest de la Pologne la construction de la plus haute statue du Christ au monde, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.

    La statue mesure au total 36 mètres, contre 33 mètres pour celle de Rio de Janeiro. Elle repose sur une butte de terre haute de 16 mètres.

    Comme le Christ de la Concordia en Bolivie et le Christ du Rio de Janeiro, la statue de Swiebodzin est toute blanche, la seule différence, le Christ y porte une couronne dorée, haute de trois mètres.

    "C'est l'oeuvre de ma vie. (...) Il sera le plus grand catéchiste. L'Europe a besoin de catéchistes comme le Christ", a déclaré à l'AFP Sylwester Zawadzki, curé de la paroisse de la Miséricorde divine à Swiebodzin, à l'origine de ce projet lancé il y a cinq ans.

  • Un blog sur la famille…

    « L’Eglise qui est en France » lance un blog sur la famille…

    Le but est de rompre avec "l'idée selon laquelle l'Eglise a une vision normative de la famille et que si on n'est pas conforme à ce modèle, on est exclu de l'Eglise", a expliqué Mgr Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen et président du Conseil Famille et Société.

    L’Eglise n’a pas de vision normative de la famille : c’est ce qu’on lit aussi dans les orientations du synode du diocèse de... Rouen, que j’analyse dans le dernier numéro de Daoudal Hebdo.

    Ce blog s'adresse à tous ceux qui pensent ne pas avoir ou ne plus avoir leur place dans l'Eglise, parce qu'ils sont divorcés, qu'ils vivent maritalement ou qu'ils sont homosexuels, précise Monique Baujard, directrice du Service Famille et Société de la Conférence des évêques de France.

    Ouf. Ce blog ne s'adresse donc pas à moi, ni à aucun catholique qui vit selon la vision normative de la famille que l’Eglise n’a pas.

    Le problème, c’est que j’ai peur de ne pas faire partie de la même Eglise que ces gens-là…

  • Modifier le traité : de l’eau dans le gaz

    Le Premier ministre polonais Donald Tusk a déclaré (à Varsovie) :

    « Une éventuelle modification du traité de Lisbonne doit être justifiée à 100%, et ne doit pas servir les intérêts d’une, deux ou cinq nations de l’UE., parce qu’une telle modification ne serait, tout simplement, pas acceptée. Un accord conclu à Bruxelles n’est pas suffisant. Les Etats membres doivent ensuite l’accepter. »

    A côté de lui il y avait le Premier ministre tchèque, Petr Necas, en visite, qui a ajouté que les règles de ratification de modification du traité étaient « très compliquées » dans son pays et pouvaient nécessiter un référendum…

    On sait aujourd’hui que l’accord conclu à Bruxelles vise à modifier le traité selon la clause spéciale de révision qui permet de le faire en douce. C’est sans compter sur le Parlement européen qui exige d’être consulté…

  • La dérive des PNN

    Certains sont obsédés par les « points non négociables » (qu’ils appellent maintenant « PNN ») au point d’en faire le seul critère politique, l’alpha et l’oméga du combat politique. Ce qui les conduit fatalement à dérailler.

    Un exemple, sur le blog Americatho de Daniel Hamiche (pour qui j’ai la plus grande estime). Il souligne que le catholique républicain John Boemer va devenir président de la Chambre des représentants, et qu’il a affirmé, avant et après l’élection, qu’il n’aura de cesse de faire abroger l’ObamaCare. Cela semble difficile, dit Daniel Hamiche, qui poursuit : « Il me semble qu’il serait plus habile de tenter de faire voter une loi “constitutionnalisant” l’amendement Hyde, de telle sorte qu’au plan moral on soit bien assuré que l’ObamaCare – ou ce qu’il en restera d’ici à deux ans – ne puisse absolument pas financer l’avortement sur l’argent des impôts. »

    Ainsi le financement de l’avortement, qui n’est objectivement qu’un détail* dans l’ObamaCare, devient l’essentiel. Au point que si l’on peut le retirer, on accepte cette loi.

    Alors que c’est l’ensemble de la loi qui est une monstruosité, tant selon les traditions américaines que selon la doctrine sociale de l’Eglise.

    * J’utilise ce mot à dessein. Comprenne qui pourra.

  • Le lobby homosexuel manifeste pour le droit à l’avortement…

    Les lobbies habituels de l’avortement : Collectif pour les droits des femmes, Cadac, Ancic, Planning familial, organisent aujourd’hui une manifestation à Paris (et aussi dans quelques villes de province) pour « défendre le droit à l’avortement ».

    La Mutuelle des étudiants et l'Unef ont également appelé à manifester.

    Ainsi que l’interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT)…

  • Mgr Superdhimmi

    Les déchaînements de haine anti-islamiste qui ont suivi les événements de Carcassonne sont beaucoup plus offensants pour le Christianisme et le Christ lui-même que la sottise de quelques enfants mal intentionnés.

    L'évêque de Carcassonne et Narbonne ne peut pas cautionner un appel à la haine et au communautarisme tel qu'il se développe actuellement sur les réseaux Internet.

    + Alain PLANET

    Evêque de Carcassonne et Narbonne

    Ça, c’est un record toutes catégories.

    De quoi s’agit-il ?

    Le 2 novembre, pendant la messe pour les défunts, deux adolescents maghrébins abîment la statue de la Sainte Vierge qui se trouve à l’entrée de l’église Saint-Jacques du quartier du Viguier, à Carcassonne. Puis « ils ont commencé à jeter des pierres sur les gens, et des pommes de pin bien dures. Ils devaient avoir 13 ou 14 ans. Une dame a été légèrement blessée », témoigne le desservant, l’abbé Garrouste. « C’est grave, c’est une véritable profanation. C’est un événement grave qui témoigne que l’on a franchi un palier. Jusque-là, nous avions connu quelques cambriolages nocturnes ou quelques dégradations de l’extérieur. Mais là, ils sont entrés dans l’église. C’est inadmissible. » Le prêtre ajoute : « Avec les générations précédentes, nous avons les meilleures relations possibles. Nous avons même reçu l’an dernier les vœux de la communauté musulmane pour Noël. Mais il y a une jeune génération plus identitaire et plus agressive. »

    C’est le journal L’Indépendant qui relate ces faits. Et qui publie ce témoignage d’un riverain : « Ça ne m'étonne pas du tout, il y a déjà des années qu'ils ne respectent plus cette église, j'ai entendu des bruits de jets de pierres en pleine cérémonie d'enterrement c'est inadmissible. Il ne faut pas s'étonner que cette paroisse soit désertée au profit de St Michel. Le quartier du Viguier est devenu un véritable pays musulman n'en déplaise à certains ! »

    Quant aux « déchaînements de haine anti-islamiste », je ne sais pas où Mgr Planet les a vus. Les sites que je consulte se contentent d’attirer l’attention sur ce qui s’est passé, en citant L’Indépendant.

  • Une nouvelle définition de l’Eglise

    Par Mgr Dubost, cité par Perepiscopus :

    L’Eglise n’est pas d’abord un concept, un dogme, une organisationelle est «l’être ensemble» de ceux qui, appelés par Dieu, veulent être le germe d’une culture du bonheur de l’homme, signe de l’amour de Dieu. Elle est constamment ouverture à l’autre (cata – olon, suivant l’étymologie du mot « catholique »), ouverture qui doit se manifester par une identité forte, qui s’ouvre sur la communauté de la cité, du pays, de la terre… voire du cosmos. Sacrement, elle n’est pas extérieure au monde… comme le pain reçoit toute sa signification de nourriture matérielle et spirituelle dans l’Eucharistie, l’Eglise est la société dans laquelle elle vit, la culture qu’elle partage ; mais elle exprime au cœur de cette société, de cette culture, leur finalité de rassemblement universel des hommes et des femmes au service des uns et des autres dans leur «unicité».

    Au tout début de son discours (à Rome, devant des responsables de l’enseignement catholique), Mgr Dubost critiquait « certains » qui pensent que le but du Conseil pour la nouvelle évangélisation est « de faire connaître le nouveau catéchisme ». « Certains », c’est le pape et Mgr Fisichella… Mais on comprend ce dédain quand on voit le fossé qu’il y a entre la définition de l’Eglise dans le « nouveau catéchisme » et celle de l’évêque de Créteil.

    Et l’on ne peut pas laisser passer l’étymologie fantaisiste sur laquelle il appuie son salmigondis. Catholique vient du grec katholikos, qui veut dire universel, parce que le mot est formé de kata et holon, ce qui veut dire littéralement « partout ». En aucun cas l’adverbe holon ne veut dire « l’autre ». Holos, c’est le tout, cf. holographie, hologramme : qui représente tout ; holocauste : entièrement brûlé.

  • De la Sainte Vierge le samedi

    « Je m'approchai de la prophétesse, et elle conçut et enfanta un fils » (Isaïe, 8,3). Que Marie fût la prophétesse, dont s’est approché Isaïe par une prédiction de l’esprit, personne ne dira le contraire, si l’on se souvient des paroles de Marie, qui a parlé sous l’inspiration de l’Esprit. Car que dit-elle ? « Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit exulte en Dieu mon sauveur. Parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante, voici en effet que désormais toutes les générations me diront bienheureuse. » Si tu appliques ton attention à toutes ces paroles, tu ne peux absolument pas nier qu’elle fût la prophétesse, car l’Esprit du Seigneur vint sur elle, et la puissance du Très-Haut la prit sous son ombre.

    Saint Basile, traité sur Isaïe. (Lecture des matines de l’office de la Sainte Vierge en novembre).

  • Qui c’est qui décide ?

    L’AFP nous informe que les pays de l’UE, lors de la réunion des ministres de l’Intérieur des 27, lundi prochain à Bruxelles, vont donner leur aval à la levée de l'obligation de visas pour les Albanais et les Bosniens dans les 25 pays de l'espace Schengen, alors que de nombreux gouvernements ne sont pas d’accord (pour des raisons qu'il n'est pas besoin d'expliciter...).

    Les désaccords devraient être tus car "la décision est politique", elle veut avoir valeur de signal à l'égard des pays concernés, a souligné à l’AFP une source diplomatique.

    Autrement dit, la Commission européenne a décidé, et les 27 doivent obéir. Au nom de l’idéologie européiste.

    Mais on continuera de nous raconter que dans l’Union européenne les décisions sont prises par le Conseil européen, c’est-à-dire les gouvernements des 27…