Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 1965

  • Saint Didace

    Didace naquit en Espagne, au bourg de Saint-Nicolas-de-Port, au diocèse de Séville. Dès son jeune âge, et sous la direction d’un prêtre pieux, il s’exerça, dans une église solitaire, aux premières pratiques d’une vie plus sainte que celle des chrétiens ordinaires. Ensuite, pour s’attacher plus fermement à Dieu, il se rendit à Arrizafa, chez les Frères Mineurs, que l’on appelle Observantins, et fit profession de la règle de saint François, comme frère lai. Là, se soumettant avec un joyeux empressement au joug de l’humble obéissance et de l’observance régulière, adonné surtout à la contemplation, il reçut de Dieu des lumières si vives et si pénétrantes, qu’il parlait des choses du ciel d’une manière merveilleuse et toute divine, quoique n’ayant fait aucune étude littéraire.

    Dans les îles Canaries, où il fut chargé de la conduite des frères de son Ordre, et où son désir ardent du martyre fut en partie satisfait par toutes sortes de tribulations, ses paroles et ses exemples convertirent à la foi de Jésus-Christ un grand nombre d’infidèles. Étant revenu à Rome l’année du jubilé, sous le pontificat de Nicolas V, et destiné au soin des malades dans le couvent de l’Ara Cœli, il remplit cette charge avec une charité si ardente que, malgré la disette qui désolait la ville, les malades confiés à ses soins, et dont parfois il guérissait les ulcères en les baisant, ne manquèrent jamais de ce qui leur était nécessaire. On vit briller encore en lui une foi très vive et le don de guérir les malades, en leur faisant des onctions en forme de croix, avec l’huile d’une lampe qui brûlait devant l’image de la bienheureuse Mère de Dieu, qu’il honorait avec la plus grande dévotion.

    Enfin, étant à Alcala de Hénarès, et sentant que la fin de sa vie était proche, n’ayant sur lui qu’une vieille robe toute déchirée, les yeux fixés sur la croix, il prononça très dévotement ces paroles de l’hymne sacrée : « Doux bois, doux clous, portant un doux ; fardeau, qui avez été dignes de porter le Roi des cieux, le Seigneur. » Ayant achevé ces paroles, il rendit son âme à Dieu, la veille des ides de novembre, en l’an du Seigneur mil quatre cent soixante-trois. Son corps demeura plusieurs mois sans sépulture, afin de satisfaire le pieux désir de ceux qui accouraient pour le voir ; et, comme s’il ; eût été déjà revêtu de l’incorruptibilité, il s’en exhalait une odeur très suave. De nombreux et éclatants miracles ayant rendu Didace célèbre, le Pape Sixte-Quint le mit au nombre des Saints.

    (bréviaire)

  • Gorecki est mort

    Le compositeur polonais Henryk Mikolaj Gorecki est mort dans le service de cardiologie d'un hôpital de Katowice. Il avait 76 ans.

    Les enregistrements de sa sublime 3e Symphonie ont été vendus à plus d’un million d’exemplaires : il a été le seul compositeur contemporain à figurer dans le Top 50 des meilleures ventes de disques.

    Gorecki était un fervent catholique et a composé nombre d’œuvres religieuses, notamment Beatus vir, pour la visite de Jean-Paul II en Pologne en 1979 (ce qui lui coûta son poste de directeur du Conservatoire de Katowice), Miserere (dédié à Solidarité en 1981 et interprété pour la première fois en 1987), ou Totus Tuus pour la troisième visite de Jean-Paul II en Pologne, en 1987. Il est connu également pour son concerto pour clavecin, et ses trois quatuors à cordes.

    Que Dieu le prenne en son royaume.

  • La Lituanie osera-t-elle une loi contre la gay pride ?

    Le Parlement lituanien a examiné en première lecture une proposition de loi imposant des amendes pour la « promotion des relations homosexuelles » dans les lieux publics.

    31 députés ont voté pour, 7 ont voté contre. Les autres se sont abstenus ou n’ont pas participé au vote (il y a 141 députés).

    Une deuxième lecture est prévue en décembre.

  • L’aide européenne aux Roms

    Le quotidien néerlandais Trouw rapporte que la plus grande partie des 2,25 milliards d’euros du Fonds social européen destinés à à aider la Roumanie pour l’intégration des Roms a disparu dans les poches d’hommes politiques corrompus et d’associations bidon. Sur les 300 ONG qui prétendent s’occuper des Roms et reçoivent de l’argent de Bruxelles, seulement 20 sont actives, selon Trouw.

  • La loi britannique sur l’UE

    Le gouvernement britannique a publié aujourd’hui sa loi sur le « verrou du référendum », destiné à empêcher les transferts de souveraineté sans l’assentiment des électeurs, et la « clause de souveraineté » qui renforce la primauté du Parlement. Il est intéressant de noter que le verrou du référendum couvre la « clause passerelle » du traité de Lisbonne, qui permet d’étendre les transferts de souveraineté par un simple accord des 27.

    Cependant, la loi comporte aussi une « clause de portée » (significance clause) qui permet aux ministres de décider en certains cas ce qui constitue ou non un transfert de souveraineté…

  • « On va tous vous griller, vous et votre église »

    Ce n’est pas en Irak, c’est à Avignon.

    Depuis plusieurs mois, l’église Saint-Jean est la cible de tags injurieux et obscènes, de jets d'excréments... La semaine dernière, le feu a été mis au cyprès qui jouxte le bâtiment. Quelques jours avant l'incendie du cyprès, un jeune est entré dans l'église, en pleine messe, urinant sur le parvis et criant : "On va tous vous griller, vous et votre église".

    A la mairie d'Avignon, on s’étonne de n’avoir pas été mis au courant de ces faits, et plus encore que l’archevêché n’ait pas téléphoné au maire.

    Moi, j’ai bien une petite idée : un archevêque n’importune pas le maire d’une grande ville pour un épisode de la guerre des boutons (comme dit Mgr Planet à propos du caillassage des fidèles du Viguier à Carcassonne).

  • Saint Martin Ier

    Comment t’appeler, ô Martin ? Te saluerai-je comme le guide le plus illustre de la doctrine orthodoxe ? T’appellerai-je l’infaillible et saint coryphée des dogmes divins ? Te proclamerai-je le vengeur de la vérité contre l’erreur ?

    Nous te reconnaissons pour la base de l’épiscopat sacré, la colonne de la foi orthodoxe et le maître de la religion.

    Tu as orné le trône sacré de Pierre, et après avoir conservé immobile l’Église sur cette Pierre divine, avec lui tu as obtenu la gloire.

    (Liturgie byzantine)

  • L’exhortation Verbum Domini

    Le Saint-Siège a publié aujourd’hui l’exhortation apostolique Verbum Domini (pdf), qui fait suite au synode de 2008 sur « la parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l’Eglise ». En voici le deuxième paragraphe.

    Je voudrais avant tout faire mémoire de la beauté attrayante de la rencontre renouvelée avec le Seigneur Jésus expérimentée au cours de l’Assemblée synodale. Pour cela, faisant écho à la voix des Pères, je m’adresse à tous les fidèles avec les paroles de saint Jean dans sa première Lettre : « Nous vous annonçons cette vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. Ce que nous avons contemplé, ce que nous avons entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Et nous, nous sommes en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus-Christ » (1 Jn 1, 2-3). L’Apôtre utilise les verbes entendre, voir, toucher et contempler (cf. 1 Jn 1, 1) le Verbe de Vie, puisque la Vie elle-même s’est manifestée dans le Christ. Et nous qui sommes appelés à la communion avec Dieu et entre nous, nous devons être des messagers de ce don. Dans cette perspective kérygmatique, l’Assemblée synodale a été pour l’Église et pour le monde un témoignage de la beauté de la rencontre avec la Parole de Dieu dans la communion ecclésiale. Par conséquent, j’exhorte tous les fidèles à refaire l’expérience de la rencontre personnelle et communautaire avec le Christ, Verbe de Vie qui s’est rendu visible, et à s’en faire les messagers pour que le don de la vie divine, la communion, s’étende toujours davantage dans le monde entier. En effet, participer à la vie de Dieu, Trinité d’Amour, est plénitude de joie (cf. 1 Jn 1, 4). Et c’est un don et une tâche incontournable de l’Église de communiquer la joie qui vient de la rencontre avec la Personne du Christ, Parole de Dieu présente au milieu de nous. Dans un monde qui souvent considère Dieu comme superflu ou lointain, nous confessons comme Pierre que lui seul a « les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68). Il n’existe pas de priorité plus grande que celle-ci : ouvrir à nouveau à l’homme d’aujourd’hui l’accès à Dieu, au Dieu qui parle et qui nous communique son amour pour que nous ayons la vie en abondance (cf. Jn 10, 10).

  • Chrétienté-Solidarité à la manif parisienne pour les chrétiens d’Orient

    Chrétienté-Solidarité appelle à se joindre au cortège qui partira de la Statue de la Liberté dans l’Ile aux Cygnes (rendez-vous 14h) pour se rendre au Parvis des Droits de l’Homme (Trocadéro), dimanche 14 novembre.

  • Les dépenses bien ciblées de l’UE

    Open Europe publie une nouvelle liste de gaspillages européens.

    Quelques exemples parmi les 50 retenus.

    411.000 €, en 2009, pour un centre de “fitness” pour chiens en Hongrie, visant à « améliorer la qualité de vie et le niveau de vie des chiens ». La société bénéficiaire de la subvention a construit des bâtiments… qui sont restés vides et sont aujourd’hui envahis par la végétation…

    Un contrat de 5,25 millions d’euros passé avec la firme Biribin Limousines pour véhiculer les députés européens dans Strasbourg. La firme garantit « l’absolue discrétion » de ses chauffeurs : ça se paye…

    16.394 € pour un programme au Tyrol visant à « accroître la connexion émotionnelle des paysans avec les sites qu’ils cultivent ».

    5.000 € pour le « cheval européen », une bande dessinée pour les enfants de Basse-Saxe racontant le périple d’un cheval qui va d’Allemagne à Bruxelles et rencontre en chemin des personnalités européennes qui « expliquent » comment fonctionne l’UE.

    900.000 € pour un complexe de golfs et d’hôtels de grand luxe qui est un club privé : 1.100 € la cotisation annuelle, en Mecklembourg-Poméranie – où se rend volontiers Angela Merkel.

    7,5 millions d’euros pour financer une campagne publicitaire du gouvernement d’Andalousie sur les réalisations effectuées grâce aux subventions européennes…

    1,6 million d’euros au roi de Suède pour compenser les pertes financières de sa « ferme » du Sörmland.

    5,1 millions d’euros pour le « Cercle culture des Institutions européennes », à Luxembourg, réservé aux fonctionnaires européens. On y trouve de nombreux clubs, dont le cercle de danse des Highland et un club de dégustation de vins.

    Etc.