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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1968

  • Histoire belge (pas drôle)

    Les Assises de l’interculturalité, en Belgique, ont rendu leur rapport. Parmi les recommandations, la suppression de cinq jours fériés liés à la religion catholique (il ne resterait que Noël), et leur remplacement par trois jours fériés non liés à la religion, ainsi que deux jours fériés flottants, au gré de chacun.

    Trois jours fériés sans aucun motif. Une première mondiale. Et deux jours que chacun prend quand il veut, ce qui rend pour le moins perplexes les chefs d’entreprise et les directeurs d’école…

    Il s’agit naturellement de gommer l’identité chrétienne pour faire plaisir aux musulmans, et il en est ainsi pour l’essentiel des multiples recommandations que l’on trouve dans ce fatras de 126 pages (pdf), où l’on multiplie les « arrangements raisonnables ». Il est question aussi de changer les noms de rues qui pourraient choquer les étrangers, ou d’enseigner l’arabe et le turc à tous les élèves.

  • Supprimez les messes ! (Mgr Vingt-Trois)

    Dans son discours de clôture de l’assemblée plénière des évêques de France, le cardinal André Vingt-Trois (qui n’a pas fait la moindre allusion à la veillée de prière pour la vie naissante demandée par le pape), a officialisé la politique qui consiste à supprimer toutes les messes (et aussi tout catéchisme) dans les villages pour n’en garder qu’une dans la ville le dimanche (même s’il y a assez de prêtres pour en célébrer dans les ex-paroisses) :

    "Le travail entrepris sur le dimanche, Jour du Seigneur, concerne directement l'avenir de nos communautés. Les profonds bouleversements sociologiques de notre pays touchent beaucoup de régions rurales. Les lieux de la vie sociale se sont déplacés vers des bourgs ou des villes qui regroupent écoles et collèges, centres commerciaux, services de soins, etc. Nos concitoyens savent s'y rendre pour les besoins quotidiens de leur existence. Ils apprennent aussi à s'y rendre le dimanche pour participer à un véritable rassemblement eucharistique qui est l'occasion de vivre une communion paroissiale dépassant les limites étroites du village ou du hameau et devenir une fête authentique. Cette paroisse peut devenir le centre de la vie sacramentelle et de la catéchèse. Elle doit aussi nourrir des temps de prière et de rencontre vécus dans chaque église au cours de la semaine."

  • Un consistoire extraordinaire

    Comme il l’avait déjà fait en 2006 et 2007, Benoît XVI a convoqué les cardinaux pour un consistoire extraordinaire, le 19 novembre, la veille du consistoire ordinaire de création des nouveaux cardinaux.

    Au programme cinq thèmes :

    - la liberté religieuse dans le monde et ses défis,

    - la liturgie dans la vie de l'Eglise aujourd'hui ».

    - les dix ans de Dominus Jesus,

    - la réponse de l'Église aux cas d'abus sexuels,

    - la constitution Anglicanorum coetibus.

  • Dédicace de l’archibasilique du Saint Sauveur

    Il s’agit de la cathédrale de Rome, qui porte aussi le nom de Saint Jean de Latran.

    DOGMATE • PAPALI • DATVR • AC • SIMVL • IMPERIALI
    QVOD • SIM • CVNCTARVM • MATER • ECCLESIARVM
    HIC • SALVATORIS • CAELESTIA • REGNA • DATORIS
    NOMINE • SANXERVNT • CVM • CVNCTA • PERACTA • FVERVNT
    QVAESVMVS • EX • TOTO • CONVERSI • SVPPLICE • VOTO
    NOSTRA • QVOD • HAEC• AEDES• TIBI • CHRISTE • SIT• INCLYTA • SEDES

    De droit papal et impérial, il est établi
    que je sois la Mère de toutes les Églises.
    Lorsque cet édifice fut entièrement terminé,
    on voulut me dédier au Divin Sauveur, qui donne le royaume céleste.
    A notre tour, par d’humbles vœux et tournés vers vous nous vous prions,
    ô Christ, afin que de cet illustre temple vous fassiez votre siège glorieux.

    (Inscription gravée sur l’épistyle du portique, rapportée et traduite par le bienheureux cardinal Schuster)

  • Les Albanais et les Bosniens peuvent débarquer…

    Comme prévu, les 27 ont supprimé aujourd’hui les visas pour les ressortissants d’Albanie et de Bosnie-Herzégovine.

    "C'est un jour vraiment historique pour les populations d'Albanie et de Bosnie", a déclaré la commissaire Cecilia Malström.

    Pour montrer qu’ils n’étaient pas d’accord avec cette décision imposée par la Commission, les 27, en se couchant, ont assorti la suppression des visas d’une clause de révision.

    Et qui est chargé de surveiller de près l'application du dispositif et de signaler d'éventuels écarts ? La… Commission européenne… qui s’empresse de faire savoir à demi-mot qu’elle ne fera rien.

    "En interne, les Européens sont de plus en plus opposés à tout élargissement et la Commission fait comme si de rien n'était", commente auprès de l’AFP  Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman.

  • Cinq évêques anglicans

    Le 15 octobre, l’évêque anglican de Fulham, John Broadhurst, président de Forward in faith, annonçait qu’il allait démissionner de ses fonctions à la fin de l’année et rejoindre l’ordinariat catholique dès qu’il serait créé. On disait que deux autres évêques suivaient le même chemin. On parlait aussi éventuellement d’un autre.

    Et ce sont cinq évêques qui publient aujourd’hui un texte dans lequel ils annoncent qu’ils cesseront leurs fonctions dans l’Eglise anglicane le 31 décembre, pour rejoindre l’ordinariat catholique.

    Ces évêques sont John Broadhurst, Andrew Burnham, Keith Newton, Edwin Barnes et David Silk.

    Les trois premiers sont évêques en titre. Edwin Barnes et David Silk sont des « évêques assistants », c’est-à-dire des évêques à la retraite qui assistent des évêques en titre.

    La conférence des évêques catholiques a fait savoir dans un communiqué qu’elle étudiera la semaine prochaine la création de l’ordinariat.

     

    Addendum

    Intéressante déclaration d’Andrew Burham à la BBC, à propos de l’Eglise anglicane :

    "Nous estimons qu'elle s'en va sur sa propre voie en élaborant ses propres règles, aussi éprouvons-nous le besoin d'appartenir à l'instance plus ancienne."

  • Artisans internationaux de la culture de mort

    Vous savez ce que sont PSI, Concept, ICMA, IPAS, IPPF, IWHC, MSI ?

    Ce sont autant de pourvoyeurs de mort, subventionnés par les Etats, au nom de la « santé sexuelle et reproductive ».

  • Joseph et Gaudi, la dédicace et la beauté

    La joie que j’éprouve de pouvoir présider cette célébration a encore grandi quand j’ai su que cet édifice sacré, depuis ses origines, est étroitement lié à la figure de saint Joseph. Ce qui m’a particulièrement ému, c’est l’assurance avec laquelle Gaudí, face aux innombrables difficultés qu’il devait affronter, s’exclama plein de confiance en la divine Providence: «Saint Joseph complètera l’église». Par conséquent, il n’est pas sans signification maintenant que ce soit un Pape dont le nom de baptême est Joseph qui en fasse la dédicace.

     Que signifie faire la dédicace de cette église? Au cœur du monde, sous le regard de Dieu et devant les hommes, dans un acte de foi humble et joyeux, nous avons élevé une imposante masse de matière, fruit de la nature et d’un incalculable effort de l’intelligence humaine qui a construit cette œuvre d’art. Elle est un signe visible du Dieu invisible, à la gloire duquel s’élancent ces tours, flèches qui indiquent l’absolu de la lumière et de celui qui est la Lumière, la Grandeur et la Beauté mêmes.

    Dans ce cadre, Gaudí a voulu unir l’inspiration qui lui venait des trois grands livres dont il se nourrissait comme homme, comme croyant et comme architecte: le livre de la nature, le livre de la Sainte Écriture et le livre de la Liturgie. Ainsi il a uni la réalité du monde et l’histoire du salut, comme elle nous est racontée dans la Bible et rendue présente dans la Liturgie. Il a introduit dans l’édifice sacré des pierres, des arbres et la vie humaine, afin que toute la création converge dans la louange divine, mais, en même temps, il a placé à l’extérieur les retablos, pour mettre devant les hommes le mystère de Dieu révélé dans la naissance, la passion, la mort et la résurrection de Jésus Christ. Il collabora ainsi de manière géniale à l’édification d’une conscience humaine ancrée dans le monde, ouverte à Dieu, illuminée et sanctifiée par le Christ. Et il réalisa ce qui est aujourd’hui une des tâches les plus importantes: dépasser la scission entre conscience humaine et conscience chrétienne, entre existence dans ce monde temporel et ouverture à la vie éternelle, entre la beauté des choses et Dieu qui est la Beauté. Antoni Gaudí n’a pas réalisé tout cela uniquement avec des paroles, mais avec des pierres, des lignes, des superficies et des sommets. En réalité, la beauté est la grande nécessité de l’homme; elle est la racine de laquelle surgissent le tronc de notre paix et les fruits de notre espérance. La beauté est aussi révélatrice de Dieu, parce que, comme Lui, l’œuvre belle est pure gratuité, elle invite à la liberté et arrache à l’égoïsme.

    (Homélie)

  • La pierre qui remplit toute la terre

    O roi, tu regardais, et voici qu'une statue immense t'apparut; cette statue, grande et extraordinairement élevée, était debout devant toi, et son aspect était terrible. La tête de cette statue était d'un or très pur; la poitrine et les bras étaient d'argent; le ventre et les cuisses, d'airain; les jambes, de fer; une partie des pieds était de fer, et l'autre d'argile. Tu la regardais, lorsqu'une pierre se détacha de la montagne sans la main d'aucun homme, et elle frappa la statue sur ses pieds de fer et d'argile, et elle les mit en pièces. Alors le fer, l'argile, l'airain, l'argent et l'or se brisèrent ensemble, et devinrent comme la menue paille d'une aire en été; le vent les emporta; et on n'en trouva plus de trace; mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne et remplit toute la terre. (...)

    (…) Au temps de ces royaumes, le Dieu du Ciel suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et ce royaume ne sera pas livré à un autre peuple; il brisera et anéantira tous ces autres royaumes, et lui-même subsistera éternellement.

    (Lecture des matines: Daniel, 2, 31-35, 44)

  • 24e dimanche après la Pentecôte

    Entre le 23e et le dernier dimanche après la Pentecôte, on reprend les chants du 23e, et les lectures des dimanches après l’Epiphanie qui n’ont pas pu être célébrés avant la Septuagésime.

    Les lectures sont donc celles du 5e dimanche après l’Epiphanie. L’évangile est celui du bon grain de froment et de l’ivraie (la « zizanie », en grec et en latin). Le centre de gravité du texte se déplace selon le temps liturgique. Après l’Epiphanie, on voit surtout la croissance de l’Eglise, où vont « pousser » des bons et des méchants, des saints et des pervers. En cette fin d’année liturgique, c’est l’image de la moisson qui s’impose, quand le bon grain est monté au grenier, et l’ivraie liée et brûlée.

    On constate que ce sont ces deux pôles de la parabole qui forment, l’un l’antienne du Benedictus, à l’office du matin, l’autre l’antienne du Magnificat, à l’office du soir.