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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1869

  • La Pentecôte

    Ce jour de la Pentecôte, à la messe, avant la consécration, le prêtre dit le même Hanc igitur que le jour de Pâques : « Cette oblation (…), nous vous l’offrons aussi pour ceux que vous avez daigné régénérer par l’eau et par le Saint-Esprit »…

    Ceux-là sont ceux qui ont été baptisés à Pâques, il y a 50 jours, dans la mort et la résurrection du Christ, où nous plonge le Saint-Esprit depuis la Pentecôte. La Pentecôte est l’accomplissement du tout début de l’Evangile, quand Jean le Baptiste dit qu’il baptise dans l’eau mais que vient un autre, qui baptisera dans l’Esprit Saint. Et c’est celui sur qui on verra l’Esprit descendre et s’arrêter.

    Jésus ayant été baptisé dans l’eau, le Saint-Esprit descendit sur lui sous la forme d’une colombe. Après la Pentecôte, les apôtres, poussés par le vent violent et le feu du même Esprit, pourront baptiser dans l’Esprit, pour incorporer les hommes à la Trinité Sainte.

  • Le lobbying israélien en Europe contre la Palestine

    Le quotidien Haaretz a pu consulter les messages que les hauts fonctionnaires du ministère israélien des Affaires étrangères envoient aux ambassades occidentales sur le lobbying qu’elles doivent conduire face au projet de l’ONU de reconnaître un Etat palestinien en septembre prochain.

    Israël divise les pays de l’UE en trois groupes : les pays déjà opposés au projet, les pays indécis, et les pays pro-palestiniens.

    Les pays du premier groupe sont l’Allemagne et l’Italie. Ceux du troisième groupe sont la Belgique, l’Irlande, le Portugal et la Suède. La France, le Royaume-Uni et l’Espagne ne sont cités dans aucun groupe. Au ministère, on explique en gros que ce sont des cas désespérés : ils sont pro-palestiniens et on ne pourra pas les faire changer d’avis.

    Tout le travail doit se porter sur les pays du deuxième groupe, les indécis. Il s’agit de plusieurs anciens pays de l’Est : Bulgarie, République tchèque, Hongrie, Pologne, Roumanie et Slovaquie. Le plan est de faire basculer ces pays vers le refus d’un Etat palestinien afin de partager l’UE en deux camps rendant impossible tout semblant de consensus de l’UE sur la question (comme pour la reconnaissance du Kosovo, disent-ils explicitement), et de constituer ainsi un groupe significatif de pays de l’UE qui pourront s’opposer au projet à l’ONU.

    « Votre plan doit inclure l’approche des plus importants hommes politiques, tout en mobilisant les multiplicateurs de puissance utiles (communautés juives locales, ONG…), et en utilisant les médias, en influençant l’opinion publique locale », précise un message du général Rafael Barak, directeur général du ministère des Affaires étrangères.

  • Somalie éternelle

    En Somalie, le « ministre de l’Intérieur » Abdishakur Cheikh Hassan (il faut mettre des guillemets, car non seulement il s’agit d’un « gouvernement de transition », mais le titre de ministre ne veut rien dire dans ce pays où règne l’anarchie la plus totale depuis des décennies), a été tué chez lui dans un attentat suicide : c’est sa propre nièce qui s’est fait exploser…

    L’attentat a été revendiquée par les shebabs, les jeunes islamistes qui se disent d’Al Qaïda et qui subiraient actuellement des revers militaires.

  • Le bouclier fiscal et les 77 députés

    L’instauration du bouclier fiscal était l’une des rares promesses que Nicolas Sarkozy a tenues. C’était en 2007. Et c’était pour le supprimer en 2011… La nuit dernière. Comme la gauche avait toujours été contre, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité l’abrogation du bouclier fiscal. A l’unanimité des… 77 députés présents (sur 577).

  • Benoît XVI aux Moldaves

    Quand Benoît XVI parle au nouvel ambassadeur de Moldavie, c’est en français, et ça ne concerne pas que les Moldaves.

    Votre pays désire aller de l’avant. Il s’est fixé des priorités économiques bien compréhensibles et nécessaires, mais celles-ci doivent respecter également les intérêts de la souveraineté nationale, et contribuer au bien-être de toutes les composantes de votre société, cherchant à éviter des dérives qui ne favorisent que les uns au détriment des autres. Pour contribuer à atteindre cet objectif, votre pays souhaite établir des relations étroites avec l’Union Européenne. Il est bon que la Moldavie ait le désir de revenir dans la maison européenne commune, mais cette recherche légitime ne peut se faire que dans le respect des valeurs positives de votre pays. Elle ne doit pas être déterminée uniquement par l’économie et le bien-être matériel. L’idéologisation de ces deux éléments dans le passé indique les écueils à éviter. Car ils peuvent conduire à l’abdication unilatérale des valeurs séculaires de votre culture. Cette adhésion, qui est un élément important, ne sera authentique que si l’Union Européenne reconnaît l’apport spécifique que la Moldavie peut donner pour pouvoir aller ensemble vers un futur riche de l’identité de chaque Nation. A cause de sa tradition et de sa foi chrétienne, la Moldavie peut aider courageusement l’Union Européenne à redécouvrir ce qu’elle ne veut plus voir et nie même. Par ailleurs, la paix, la justice et la prospérité de la Moldavie qui résulteront certainement de la réalisation de ses aspirations européennes ne seront effectives que si elles sont vécues par chacun de vos concitoyens dans la recherche du bien commun et dans un souci éthique permanent. Parmi ces valeurs essentielles, se trouvent les valeurs religieuses.

  • Vigile de la Pentecôte

    La messe était autrefois celle qui se célébrait à la fin de la veillée. Elle est donc déjà une messe de la Pentecôte, comme en témoigne la Préface (ainsi que, au canon, le Communicantes et l’Hanc igitur) :

    Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre,
    nos tibi semper et ubíque grátias ágere :
    Dómine sancte, Pater omnípotens, ætérne Deus,
    per Christum, Dóminum nostrum.
    Qui ascéndens super omnes cælos,
    sedénsque ad déxteram tuam,
    promíssum Spíritum Sanctum hodiérna die
    in fílios adoptiónis effúdit.
    Quaprópter profúsis gáudiis,
    totus in orbe terrárum mundus exsúltat.
    Sed et supérnæ Virtútes,
    atque angélicæ Potestátes,
    hymnum glóriæ tuæ cóncinunt,
    sine fine dicéntes : Sanctus, Sanctus, Sanctus…

    Il est vraiment juste et nécessaire,
    c’est notre devoir et c’est notre salut,
    de vous rendre grâces toujours et partout,
    Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant :
    Par le Christ Notre-Seigneur
    Qui étant monté au delà de tous les cieux
    et s’étant assis à votre droite,
    répand en ce jour l’Esprit-Saint,
    promis à ses fils d’adoption.
    C’est pourquoi, transporté de joie,
    le monde entier tressaille d’allégresse,
    tandis que les Vertus célestes
    et les Puissances angéliques
    chantent l’hymne de votre gloire
    en disant sans cesse : Saint, Saint Saint…

  • "Antiracisme": tout de même ça coince un peu

    Le ministère public a requis la relaxe de Brice Hortefeux, en appel pour ses propos sur les Arabes.

    La Cour de Justice de la République a décidé de classer sans suite la plainte de SOS Racisme contre Claude Guéant qui avait parlé à Nantes des problèmes que peut poser l’accroissement du nombre des musulmans.

  • La dictature du genre en marche

    Jeanne Smits a cité dans Présent une phrase d’un communiqué de l’UNSA Education sur la campagne contre l’introduction de l’idéologie du genre dans les livres scolaires. Le communiqué mérite d’être cité intégralement. On y voit d’une part à quel point ce syndicat a intégré cette idéologie et l’a fait sienne, ainsi que toute la christianophobie dont il est capable. Or il ne s’agit pas d’un groupuscule, mais de l’un des deux principaux syndicats de l’Education nationale.

    L’ordre moral est de retour

    Les "Associations familiales catholiques" lancent leur nouvelle croisade. Elles ont décidé de s’en prendre aux programmes de première des "sciences de la vie et de la terre" et, comme le rappellent les programmes, à "l’acceptation des différences". Elles ont une cible : l’homosexualité. Elles dénoncent la théorie du "genre" qui montre que les différences sexuelles ne peuvent justifier les inégalités entre personnes. Pour ces associations intégristes, l’hétérosexualité est la norme et les identités entre hommes et femmes établies une fois pour toutes. Le mariage est la règle et ne peut que concerner les hétérosexuels. Les associations reprennent les propos inquiétants et menaçants du pape Benoît XVI qui avait déclaré que la théorie du "genre" représentait "l’émancipation par l’homme de la création et de son créateur".

    L’utilisation de la laïcité, pour ce gouvernement, est à géométrie variable. Il l’invoque sans l’appliquer à lui-même comme ce fut le cas à Latran ou lors de la cérémonie de "béatification" d’un pape. Il s’en sert pour mieux faire oublier qu’il en oublie les principes et la portée. Le ministre de l’Education nationale cèdera-t-il aux pressions des intégristes catholiques ? Ou y résistera-t-il ? Pour l’UNSA Éducation, les Eglises, quelles qu’elles soient, n’ont pas à donner leur avis sur des programmes scolaires qui visent à la formation de "citoyens" et non de "croyants", sauf à vouloir défaire la loi de séparation des Eglises et de l’Etat.

  • L’archevêque de Glasgow reste ferme…

    Extrait de la dernière lettre de l’archevêque de Glasgow, Mgr Mario Conti, à ses prêtres :

    « Le Saint-Père et ceux qui le conseillent ont décidé de faire que l’ancienne Messe, prétendument Tridentine, ou pré-Vatican II, soit davantage à la disposition des fidèles pour des raisons pastorales ; c’est quelque chose que nous devons respecter. Cependant, même avec la plus récente instruction d’Ecclesia Dei, il n’y a aucune exigence ou même encouragement pour quiconque à promouvoir la prétendue forme extraordinaire. Je me permets de suggérer qu’il n’y a aucune demande pour elle, ou de raison pastorale de changer ce qui est devenu la pratique constante de l’archidiocèse, ce que j’interprète comme une satisfaction et une véritable appréciation des avantages pastoraux de la Messe en vernaculaire (…). »

    Lors de la publication du motu proprio Summorum Pontificum, Mgr Conti avait déclaré qu’il déciderait qui aurait le droit de célébrer l’ancienne messe à Glasgow. C’est-à-dire personne. Le leitmotiv de l’archevêque est qu’il n’y a aucune demande pour la « prétendue » forme extraordinaire.

  • Sainte Marguerite d’Ecosse

    Marguerite, reine d’Écosse, qui avait la gloire de descendre des rois d’Angleterre par son père, et des Césars par sa mère, devint plus illustre encore par la pratique des vertus chrétiennes. Elle naquit en Hongrie, où son père était alors exilé. Après avoir passé son enfance dans la plus grande piété, elle vint en Angleterre avec son père qui était appelé par son oncle, saint Édouard, roi des Anglais, à monter sur le trône de ses aïeux. Bientôt, partageant les revers de sa famille, Marguerite quitta les rivages d’Angleterre, mais une tempête, ou plus véritablement un dessein de la divine Providence, la conduisit sur les côtes d’Écosse. Là, pour obéir à sa mère, elle épousa le roi de ce pays, Malcolm III, qui avait été charmé par ses belles qualités, et se rendit merveilleusement utile à tout le royaume par ses œuvres de sainteté et de piété pendant les trente années qu’elle régna.

    Au milieu des délices de la cour, elle affligeait son corps par des macérations, des veilles, et réservait une grande partie de la nuit à ses pieuses oraisons. Indépendamment des autres jeûnes qu’elle observait en diverses circonstances, elle avait l’habitude de jeûner quarante jours entiers avant les fêtes de Noël, et cela avec une telle rigueur, qu’elle persévérait à le faire malgré les plus vives souffrances. Dévouée au culte divin, elle construisit à nouveau ou restaura plusieurs églises et monastères, qu’elle enrichit d’objets précieux et d’un revenu abondant. Par son très salutaire exemple, elle amena le roi son époux à une conduite meilleure et à des œuvres semblables à celles qu’elle pratiquait. Elle éleva ses enfants avec tant de piété et de succès, que plusieurs d’entre eux embrassèrent, comme Agathe sa mère et Christine sa sœur, le genre de vie le plus saint. Pleine de sollicitude pour la prospérité du royaume entier, elle délivra le peuple de tous les vices qui s’y étaient glissés insensiblement, et le ramena à des mœurs dignes de la foi chrétienne.

    Rien cependant ne fut plus admirable en elle que son ardente charité envers le prochain et surtout à l’égard des indigents. Non contente d’en soutenir des multitudes par ses aumônes, elle se faisait une fête de fournir tous les jours, avec une bonté maternelle, le repas de trois cents d’entre eux, de remplir à genoux l’office d’une servante envers ces pauvres, de leur laver les pieds de ses mains royales, et de panser leurs plaies, n’hésitant même point à baiser leurs ulcères. Pour ces générosités et autres dépenses, elle sacrifia ses parures royales et ses joyaux précieux, et alla même plus d’une fois jusqu’à épuiser le trésor. Enfin, après avoir enduré des peines très amères avec une patience admirable et avoir été purifiée par six mois de souffrances corporelles, elle rendit son âme à son Créateur le quatre des ides de juin. Au même instant, son visage défiguré pendant sa longue maladie par la pâleur et la maigreur, s’épanouit avec une beauté extraordinaire. Marguerite fut illustre, même après sa mort, par des prodiges éclatants. L’autorité de Clément X l’a donnée pour patronne à l’Écosse ; et elle est dans le monde entier très religieusement honorée.

    (Bréviaire)