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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1801

  • Il nous aura tout fait, celui-là

    Ou du moins aux Portugais. Interrogé sur le projet gouvernemental, très controversé, de suppression du 15 août férié, le patriarche cardinal de Lisbonne Mgr José Policarpo a répondu que c’était du domaine de compétence de l’Etat…

  • Faites-moi connaître, ô Princes !

    Suite et fin de l’hymne de saint Ephrem.

    — Faites-moi connaître, ô Princes ! Dites-moi, par bienveillance, tout le mystère qui s'est accompli dans votre contrée : quelle voix vous a appelés et vous fait venir jusqu'ici ?

    — Une étoile immense nous a apparu, plus éclatante que tous les astres ; sa splendeur a illuminé notre région, et nous a appris que le Roi est né.

    — De grâce, ô Princes ! ne parlez pas de ces choses dans notre contrée, de peur que les Rois de la terre; l'ayant appris, ne dressent des embûches, dans leur envie, à cet enfant.

    — Ne craignez point, ô Vierge ! c'est votre Fils qui brisera tous les diadèmes, il les anéantira ; et l'envie des princes ne lui pourra jamais nuire.

    — Je crains Hérode, ce loup impur, je crains qu'il ne me suscite des chagrins, qu'il ne tire le glaive, et ne coupe cette douce grappe non mûre encore.

    — Ne craignez pas Hérode ; votre Fils renversera son trône ; ce tyran régnera peu, il sera brisé, et son diadème roulera à terre.

    — Un torrent de sang coule à Jérusalem, les hommes les plus vertueux sont immolés : si donc le tyran apprend ces choses, il tendra des pièges à mon Fils. De grâce, ô Princes ! gardez le secret ; évitez le tumulte.

    — Tous les torrents seront arrêtés dans leur cours par votre Fils ; sa main contiendra l'effort des lances ; le glaive de Jérusalem demeurera suspendu, et il ne tombera que si votre Fils le permet.

    — Les scribes et les prêtres de Jérusalem, qui ont coutume de répandre le sang dans leurs intrigues, exciteront peut-être quelque débat sanglant contre moi et mon Fils ; de grâce, Mages, gardez le silence.

    — L'envie des scribes et des prêtres ne saurait nuire à votre Fils ; c'est lui qui doit abolir leur sacerdoce; par lui cesseront leurs solennités.

    — Un Ange m'a apparu, au jour où je conçus cet Enfant ; il me dit, comme à vous, que mon Fils est Roi, que son diadème est d'en haut, et qu'il est indestructible.

    — L'Ange dont vous parlez, ô Vierge, est le même qui nous a apparu sous la forme d'une étoile ; c'est de lui que nous savons que votre Fils est plus grand que les astres, et qu'il les surpasse en splendeur.

    — Je vous déclare un autre mystère pour confirmer votre foi : sachez donc que, demeurant vierge, j'ai enfanté un fils, le Fils de Dieu ; allez et annoncez sa gloire.

    — Déjà l'étoile nous avait instruits; par elle nous savions que la naissance de votre Fils était supérieure à toute chose, et qu'il est le Fils même de Dieu.

    — Rapportez la paix en votre contrée ; que la paix s'étende sur tous vos royaumes ; soyez les fidèles messagers de la vérité sur toute votre route.

    — Que la paix de votre Fils nous ramène sains et saufs dans notre région, comme elle nous a conduits ici ; et quand son empire sera manifesté au monde, qu'il visite notre terre et qu'il la bénisse.

    — Que la Perse se réjouisse à la nouvelle que vous apportez ; que l'Assyrie tressaille à votre retour ; quand le royaume de mon Fils apparaîtra, lui-même il placera son étendard au milieu de votre contrée.

  • Les Princes de Perse

    Les Princes de Perse, pleins de joie, quittant leur pays, se munirent de présents, et apportèrent au Fils de la Vierge l'or, l'encens et la myrrhe.

    Etant entrés, ils trouvèrent l'enfant couché dans un berceau, dans la maison d'une mère pauvre ; prosternés, ils l'adorèrent d'un cœur joyeux et lui offrirent leurs présents.

    Marie leur dit : — Pour qui ces présents ? dans quel but? quel motif vous a appelés de votre région, vous a fait venir vers cet enfant avec vos trésors ?

    Ils répondirent : — Votre fils est Roi ; il réunit tous les diadèmes, car il est Roi universel ; son royaume est plus grand que le monde, et tout cède à son empire.

    — Comment serait-il possible qu'une femme pauvre eût enfanté un Roi ? Je suis humble et manquant de toutes choses ; comment serais-je la mère d'un Prince ?

    — Vous seule cependant avez l'honneur d'avoir mis au jour le grand Roi; par vous la pauvreté est glorifiée, et toutes les couronnes sont soumises à votre fils.

    — Les trésors des rois ne sont point pour moi ; jamais les richesses n'ont été mon partage. Cette demeure est ce qu'il y a de plus pauvre ; cette retraite est dénuée de tout : pourquoi donc dites-vous que mon fils est un Roi ?

    — Votre fils est lui-même un grand trésor : ses richesses suffisent à enrichir tous les hommes. Les trésors des rois s'épuisent : lui ne saurait ni s'épuiser, ni se mesurer.

    — Ce Roi qui vous est né est peut-être un autre que cet enfant : examinez celui-ci ; ce n'est que le fils d'une pauvre mère qui ne saurait même être admise en présence d'un Roi.

    — La lumière, quand elle descend du ciel, pourrait-elle donc s'égarer dans sa route ? Les ténèbres ne nous ont ni appelés ni conduits ici ; c'est à la lumière que nous avons marché. Votre Fils est Roi.

    — Vous n'avez devant vous qu'un enfant muet, que la maison nue et dépouillée de sa mère ; aucune trace de royauté n'y apparaît : comment pourrait être Roi l'habitant d'un tel séjour ?

    — Oui, nous le voyons dans son silence et dans son repos; il est pauvre, comme vous l'avez dit, mais il est Roi. N'avons-nous pas vu les astres du ciel s'ébranler à son commandement, afin d'annoncer sa naissance ?

    — Il n'y a ici qu'un petit enfant : vous le voyez; il n'y a ici ni trône ni diadème royal ; qu'apercevez-vous donc qui vous engage à l'honorer de vos trésors comme un Roi ?

    — S'il est un petit enfant, c'est qu'il l'a voulu ; il aime la mansuétude et l'humilité, jusqu'au jour où il se manifestera; mais il viendra un temps où les diadèmes s'abaisseront devant lui pour l'adorer.

    — Mon fils n'a ni armées, ni légions, ni cohortes ; le voilà couché dans la pauvreté de sa mère : comment pouvez-vous l'appeler Roi ?

    — Les armées de votre fils sont en haut ; elles parcourent le ciel, et illuminent tout de leurs feux. Un seul de ses soldats est venu nous appeler, et toute notre contrée en a été dans la stupeur.

    Saint Ephrem

  • Respectons la neutralité scolaire

    Communiqué de l’association Guillaume Budé de Saint-Dié :

    « Nous devons annuler la conférence du 20 janvier de Madame Paule Gehay sur le génocide arménien. En effet, le Proviseur a considéré que le contexte actuel n’était pas propice pour aborder sereinement ce sujet et que l'établissement scolaire devait rester neutre. La conférence suivante est désormais programmée. Elle aura lieu le vendredi 2 mars à 17h30 : "Lénine : révolutionnaire ou putschiste ?" par Jean-Jacques Marie, historien, auteur d’une biographie sur Lénine. »

    En effet, il est important de respecter la neutralité scolaire. C’est pourquoi on ne doit pas parler du génocide arménien (bien qu’il soit en train d’être défini comme un dogme républicain), mais on doit demander à un très actif militant trotskiste de faire l’apologie de Lénine…

  • L’Année de la Foi

    Dans la note de la Congrégation pour la doctrine de la foi, envoyée aux évêques pour l’Année de la Foi, on lit notamment ceci :

    Il est souhaitable de vérifier les catéchismes locaux et les différents instruments de travail catéchétiques en usage dans les Églises particulières, pour assurer leur pleine conformité avec le Catéchisme de l’Eglise catholique. Au cas où certains catéchismes ou instruments de travail pour la catéchèse ne seraient pas en plein accord avec le Catéchisme ou manifesteraient des lacunes, on commencera à en élaborer de nouveaux, éventuellement selon l’exemple et avec l’aide d’autres Conférences épiscopales qui ont déjà pris le soin d’en rédiger.

    Et juste après :

    En collaboration avec la Congrégation pour l’Éducation Catholique, qui est compétente, il sera opportun de vérifier la présence des contenus du Catéchisme de l’Eglise catholique dans la Ratio de formation des futurs prêtres et dans le cursus de leurs études théologiques.

    Au cas où l’on n’aurait pas bien compris, la note revient ensuite à la charge :

    Il sera opportun de vérifier la réception du Concile Vatican II et du Catéchisme de l’Église catholique dans la vie et la mission de chaque Église particulière, surtout dans le domaine de la catéchèse. Pour ce faire, on espère que, soutenus par les Commissions des Conférences épiscopales pour la catéchèse, les Services diocésains de la catéchèse, qui ont le devoir de veiller à la formation des catéchistes sur le plan des contenus de la foi, feront un nouvel effort.

    En bref, dit la note aux évêques, il va vraiment falloir que vous fassiez enfin un vrai catéchisme, et des vrais séminaires, où l’on enseigne la vraie foi catholique…

     

  • Daoudal Hebdo N° 153

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    Daoudal Hebdo N° 153

    Avis de décès

    Je ne  prends pas cette décision de gaieté de cœur, surtout en pensant aux généreux donateurs qui ont donné pour un simple sursis, mais elle était inéluctable : je dois arrêter la publication de Daoudal Hebdo. Car les quelques nouveaux abonnés ne compensent pas ceux qui ne se réabonnent pas, qui ne sont pourtant pas si nombreux non plus, mais le déséquilibre ne fait que s’aggraver, et je n’ai pas les moyens de continuer.

    Pour ne pas trop léser les abonnés de la première heure, qui sont la majorité, je vais continuer jusqu’à la fin de la quatrième année, donc jusqu’à l’été prochain, mais ce sera, comme vous le voyez, un numéro de quatre pages en noir et blanc, envoyé le lundi au tarif lent.

    Avec mes regrets, mais pas éternels…

  • L'astre de la croix s'est levé

    L'astre de la croix s'est levé ; à sa lumière, cherchons le Roi des rois.

    Cherchons-le avec humilité : c'est alors qu'il se manifeste aux cœurs de ceux qui le cherchent.

    Il a quitté son trône céleste ; couché dans la crèche, il y réside dans la pauvreté.

    Pour l'exemple de ceux qui le cherchent, il apprend à mépriser la terre, à aimer les choses célestes.

    Abandonnons Hérode, suivons en hâte les Mages; offrons nos vœux avec les leurs.

    A la suite de l'étoile, ils courent vers ce Roi dont ils annoncent le règne éternel.

    Offrons-lui mystiquement les dons que leur munificence lui présenta réellement :

    De l'encens comme au Dieu suprême, de la myrrhe comme à l'homme véritable, de l'or comme à un Roi.

    Lis de pureté ! par ces dons, rendez nous votre Fils propice, ce Fils rempli de douceur ;

    Et qu'un jour il nous soit donné de vivre avec lui, au sein de la gloire du Paradis, dans une liberté parfaite. Amen.

    Séquence du missel de Paris, 1584 (L’Année liturgique)

  • La Sainte Famille

    La liturgie du premier dimanche après l’Epiphanie est occultée (sauf dans les monastères) par la fête de la Sainte Famille, laquelle est elle-même occultée par la solennité de l’Epiphanie dans les pays où cette fête n’est pas fériée.

    Il en est ainsi depuis un petit siècle. La réforme liturgique a mis cette fête à une autre date mais l’a conservée, de façon assez incompréhensible, ou pour souligner que cette réforme c’est n’importe quoi.

    L’évangile de cette fête est celui du dimanche : quand les parents de Jésus le retrouvent parmi les docteurs dans le Temple de Jérusalem. L’antienne de communion de la messe du dimanche, et celle de la fête de la Sainte Famille, évoquent toutes deux cet épisode. Il est significatif que celle de la fête soit la dernière phrase, qui indique que Jésus « leur était soumis » (c’était un petit garçon obéissant de bonne famille), alors que celle du dimanche plonge au cœur du mystère, quand Jésus réplique vertement qu’il doit s’occuper de ce qui est de son Père.

    Il est assez étrange que l’Eglise ait fini par nous présenter la Sainte Famille de Nazareth comme un modèle de la famille chrétienne. Pourtant, le mari et la femme qui n’ont aucune relation sexuelle et qui ont un enfant unique, c’est davantage un modèle pour le gouvernement chinois que pour l’Eglise catholique…

  • Lorsque le laïcard candide découvre l’islam pour de vrai

    Frédéric Gilbert, athée, « laïque intégriste et fils de prêtre défroqué », voulait se marier avec une Marocaine. Il découvre qu’il doit fournir à la mairie (d’Aubervilliers) un « certificat de coutume », délivré par le consulat du Maroc, et que parmi les pièces à fournir pour obtenir le certificat, il y a un « acte de conversion à l'islam ».

    Frédéric Gilbert, qui est journaliste, fait son enquête auprès de Français mariés avec des Marocaines. Ils lui répondent que c’est le cas en effet, et… qu’ils se sont convertis « pour de faux » afin d’obtenir le papier.

    Le maire socialiste d’Aubervilliers, accusé par Charlie Hebdo de se prendre pour un imam, tombe des nues. Il ne savait pas que ses services exigeaient, conformément à la loi marocaine, un certificat de conversion à l’islam aux Français désirant se marier avec une Marocaine…

    Frédéric Gilbert et sa Marocaine vont quand même se marier. Mais le mariage ne sera pas reconnu au Maroc.

  • « Oui, les coptes sont magnifiques »

    Compte rendu, par le texte et par l'image, de la visite en Egypte de la délégation conduite par le Dr Doublier-Villette.