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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1804

  • Le Saint Nom de Jésus

    La fête du Saint Nom de Jésus est, depuis la réforme de saint Pie X, célébrée le dimanche entre la Circoncision (devenue Octave de la Nativité en 1960) et l’Epiphanie ; et quand il n’y a pas un tel dimanche, comme c’est le cas cette année, le 2 janvier.

    Les promoteurs de cette fête, au début du XVIIIe siècle, n’avaient semble-t-il pas vu que le Nom de Jésus était l’objet propre de la messe du 1er janvier… Ce qui fait que la liturgie a l’air de bégayer, surtout les années où les deux fêtes se suivent…

    Donc, voir ma note d’hier, avec ce répons auquel les liturgistes du XVIIIe siècle ne comprenaient sans doute rien. (Voir aussi, a contrario, la postcommunion de la messe de ce jour, exemple extrême, ou extrémiste, d’oraison kilométrique foncièrement antiliturgique.)

  • Octave de la Nativité

    Dès avant Vatican II, le nom de la fête de ce jour avait été changé. C’était « la Circoncision du Seigneur et l’octave de la Nativité ». En 1960, on a supprimé la Circoncision. Pour une raison qui m’échappe (en dehors de la perte du sens du symbolisme). Tout en gardant l’évangile de la Circoncision, qui est aussi celui du Nom de Jésus.

    A ce propos, voici un étonnant répons des matines de ce jour, inspiré par l’Apocalypse, au bréviaire monastique :

    . Hic qui advenit, nemo scit nomen ejus, nisi ipse solus : vocatur Verbum Domini, habens vestum præclaram : Et omnis chorus Angelorum in albis sequuntur eum.
    . Oculi ejus velut flamma ignis : et in capite ejus diademata multa. Et omnis chorus Angelorum in albis sequuntur eum.

    Celui qui est venu, personne ne connaît son nom, si ce n’est lui seul : on l’appelle le Verbe du Seigneur, lui qui a un vêtement éclatant. Et tout le chœur des anges le suit en vêtements blancs. Ses yeux sont comme une flamme de feu, et sur sa tête il y a beaucoup de diadèmes.

  • Nativité de Notre Seigneur Jésus Christ

    nativityb.jpg

    (icône copte, VIIe siècle)

  • Hodie scietis

    Hodie scietis quia veniet Dominus, et salvabit nos, et mane videbitis gloriam ejus.

    Aujourd’hui vous saurez que le Seigneur vient pour nous sauver, et demain matin vous verrez sa gloire.

  • Prier pour le Pakistan

    L’armée pakistanaise serait sur le point de pousser le gouvernement à quitter le pouvoir, sans fomenter un coup d’Etat au sens strict.

    Le prétexte serait ce que les journalistes appellent le « Memogate ». Un homme d’affaires pakistanais écrivait dans le Financial Times, le 10 octobre, qu’un diplomate de son pays avait demandé qu’une note de son gouvernement soit transmise au Pentagone. Dans cette note, le pouvoir pakistanais demandait aux Etats-Unis de lui venir en aide pour éviter un coup d’Etat militaire, dû à l’exaspération de l’armée suite à l’opération américaine contre Ben Laden, qui était une violation du territoire pakistanais. Le diplomate était en fait l’ambassadeur, qui a démenti, mais a démissionné. Et les Etats-Unis n'ont pas jugé le mémorandum crédible. Mais l’opposition exige une enquête judiciaire sur cette affaire. Et l’armée y pousse aussi. Or l’armée exige que les dirigeants politiques démissionnent lorsqu’ils sont l’objet d’une enquête…

    Jeudi, le Premier ministre Yousouf Raza Gilani a ouvertement dénoncé des « complots » visant à faire chuter son gouvernement, et a martelé que l’armée devait rester subordonnée au pouvoir civil élu.

    Il se trouve que Gilani est le Premier ministre qui est resté le plus longtemps en fonction dans l'histoire du pays (45 mois), et qu’aucun gouvernement civil n’a pu jusqu’ici aller jusqu’au terme de son mandat…

    Quant au président Zardari (le veuf de Benazir Bhutto), qui revient d’une opération à Dubaï, il est considéré comme l’auteur du Mémo, et pour ses détracteurs il est le symbole d’un pouvoir corrompu, etc.

    L’actuel gouvernement fédéral du Pakistan n’est pas brillant. Mais il est dans la ligne « laïque » voulue par les fondateurs de l’Etat. En témoigne le fait qu’un catholique est ministre (Akram Gill, successeur de Shahbaz Bhatti), et qu’un autre catholique, Paul Bhatti, le frère de Shahbaz, est conseiller spécial du Premier ministre pour les minorités. Ces postes sont largement symboliques, mais le symbole n’est pas rien (comme en témoigne l'assassinat de Shahbaz Bhatti...). Il va de soi que si le pouvoir politique est renversé, il sera remplacé par un pouvoir islamiste, plus précisément un pouvoir sous influence des talibans, qui contrôlent des secteurs entiers de l’armée, à commencer par les services secrets.

    Ce serait évidemment une catastrophe pour les chrétiens.

    Il faut prier pour le Pakistan. Et pour Asia Bibi, qui va passer en prison son deuxième Noël de condamnée à mort, et dont la santé mentale commence à inspirer de l'inquiétude.

  • Le deuxième ordinariat pour les anglicans : aux États-Unis

    Après l’Angleterre et le Pays de Galles, c’est aux États-Unis que sera érigé, le 1er janvier prochain, le deuxième ordinariat destiné aux anglicans (épiscopaliens) qui ont souhaité entrer dans la pleine communion de l’Église catholique tout en conservant certains traits de leur tradition anglicane selon la constitution apostolique Anglicanorum Cœtibus de Benoît XVI.

    Des précisions sur americatho.

  • « L’Eglise catholique de Bruxelles »

    Le « service de communication du vicariat de Bruxelles » présente ses vœux sur la page d’accueil du site « L’Eglise catholique de Bruxelles ». Mais le service de communication n’est évidemment plus catholique :

    voeux2012grd.jpg

    « On a retourné l'Evangile dans tous les sens : pas de nouveau-né, pas de Bethléem, pas de crèche, pas d'ange non plus! Jésus adulte émerge de la foule, sort des eaux, voit le Ciel s'ouvrir et entend une voix proclamer ce jour plein de joie. Que cette fête de la Nativité nous invite à ne pas trop entretenir nos certitudes mais bien à accueillir les visages de Celui qui vient au coeur de notre quotidien! »

    (via belgicatho)

     

  • Les vœux de Benoît XVI à la Curie

    C’est une grande catéchèse de l’essentiel. En préparation de l’Année de la foi. Par et pour la joie.

    « Rencontrer cette foi prête au sacrifice, et précisément en cela joyeuse, est un grand remède contre la fatigue du fait d’être chrétiens que nous expérimentons en Europe. »

    On notera que le pape évoque deux fois, très brièvement, la rencontre d’Assise (la deuxième fois comme pour s’excuser de n’en pas dire davantage), sans utiliser le mot “prière”.

  • O Emmanuel

    O Emmanuel, Rex et legifer noster, exspectatio gentium, et salvator earum, veni ad salvandum nos, Domine, Deus noster.

    Ô Emmanuel, notre Roi et législateur, attente des nations et leur sauveur, viens nous sauver, Seigneur notre Dieu.