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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1797

  • Egypte : 71% de députés islamistes

    Selon les résultats définitifs des élections législatives égyptiennes, les Frères musulmans remportent 47% des sièges. Ils avaient annoncé qu’ils ne souhaitaient pas en obtenir plus de 50% (pour donner l’illusion de la démocratie).

    Ce n’est donc pas une surprise. Ce qui l’est en revanche est le score des salafistes : ils obtiennent 24% des sièges.

    Inutile d’ajouter que l’alliance des mouvements issus de la myriade de groupuscules des « révolutionnaires » de la place Tahrir est laminée. Ils ont chassé Moubarak. Ils ont eu les islamistes. Comme prévu.

    Il va maintenant y avoir l’élection de la chambre consultative (la choura, qui sert de sénat). Puis le Parlement nommera la commission chargée de rédiger la nouvelle Constitution…

  • Une photo vaut mieux qu’un discours

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    Ceci est la photo d’une manifestation du « printemps arabe » au Maroc. *

    Le remuant manifestant interpellé par la police est aujourd’hui le « ministre de la Justice et des Libertés » : Mustapha Ramid. Membre du parti islamiste, qualifié d’ultra-conservateur par les Marocains eux-mêmes, il est même polygame, ce qui n’est pas interdit mais très réglementé et de moins en moins pratiqué.

    L’homme que l’on voit entre Mustapha Ramid et le policier de droite, avec une veste noire et une barbe blanche, est le nouveau Premier ministre, Abdelilah Benkirane, secrétaire général du parti islamiste (parti de la justice et du développement).

    * Addendum

    En fait cette photo, précise en commentaire le journaliste Anas El Akrami qui en est l'auteur, a été prise un peu avant, en 2009.

  • Les écoles catholiques au Bangladesh

    Au Bangladesh, il y a 90% de musulmans et 9% d'hindous.

    En tête d’un classement des écoles et universités qui vient d’être publié, on trouve les institutions Notre-Dame, Sainte-Croix, Saint-Joseph, Saint-Placide : ce sont les élèves et étudiants de ces établissements catholiques qui obtiennent les meilleures notes aux examens.

    L’Eglise catholique est connue depuis longtemps au Bangladesh pour la qualité de son enseignement, mais aussi pour avoir été la première à s’occuper des minorités ethniques et tribales les plus pauvres du pays.

    (Asianews)

  • Sainte Agnès

    Nous célébrons aujourd’hui la naissance au ciel d’une Vierge, recherchons la pureté. C’est la fête d’une Martyre, immolons des victimes. C’est la fête de sainte Agnès, que les hommes soient dans l’admiration, que les enfants ne perdent pas courage, que les épouses s’étonnent, que les vierges imitent. Mais que pouvons-nous dire qui soit digne de celle dont le nom même n’est pas vide d’éloge ? Son dévouement à Dieu était au dessus de son âge, sa vertu surpasse la nature : en sorte que son nom me semble ne pas lui venir d’un choix humain mais être une prédiction de martyre, une annonce de ce qu’elle devait être. Le nom de cette Vierge indique la pureté. Je l’appellerai Martyre et je l’aurai assez louée. La louange a de l’étendue quand on en est l’objet sans la rechercher. Personne n’est plus digne d’éloges que celui qui peut être loué de tous. Cette Martyre a autant de hérauts pour la louer qu’il y a d’hommes qui prononcent son nom.

    On rapporte qu’elle avait treize ans quand elle souffrit le martyre. La cruauté du tyran fut d’autant plus détestable qu’il n’épargna pas un âge si tendre ; mais remarquons plutôt la grande puissance de la foi qui trouve des témoins de cet âge. Y avait-il place en un si petit corps pour les blessures ? Et celle qui n’avait pas de quoi recevoir le fer, avait de quoi vaincre le fer. Elle est intrépide entre les mains sanglantes des bourreaux, elle ne s’émeut pas tandis qu’on tire avec bruit de lourdes chaînes, elle offre tout son corps au glaive du soldat furieux ; elle ignore encore ce que c’est que la mort, mais elle est prête, si on la traîne malgré elle aux autels des idoles, à tendre les mains vers le Christ, du sein des flammes, et à former jusque sur le brasier sacrilège, ce signe qui est le trophée du Seigneur victorieux. Elle passe son cou et ses mains dans les fers qu’on lui présente, mais aucun ne pouvait serrer des membres si petits. Nouveau genre de martyre ! Cette Vierge n’est pas encore apte au supplice, et déjà elle est mûre pour la victoire ; à peine peut-elle combattre, et elle est capable de remporter la couronne ; elle avait contre elle le préjugé de son âge, et elle pratiqua la vertu des maîtres.

    L’épouse n’irait pas aux noces avec autant de hâte que cette sainte Vierge en mettait à se diriger d’un pas rapide vers le lieu de son supplice, joyeuse de son approche. Tous versaient des larmes, elle seule ne pleurait pas. La plupart admiraient avec quelle facilité, prodigue d’une vie à laquelle elle n’avait pas encore puisé, elle la donnait comme si elle l’eût épuisée. Tous étaient surpris qu’elle se montrât déjà témoin de la divinité, à un âge où elle ne pouvait encore disposer d’elle-même. Combien de menaces n’employa pas le sanguinaire tyran pour l’intimider ; combien de caresses pour la persuader ; et combien d’hommes la souhaitèrent pour épouse ! Mais elle de répondre : « La fiancée fait injure à l’époux si elle désire plaire à d’autres. Celui-là m’aura seul, qui, le premier, m’a choisie. Que tardes-tu, bourreau ? Qu’il périsse ce corps que peuvent aimer des yeux auxquels je ne veux pas plaire. » Elle se présenta, elle pria, elle courba la tête. Vous eussiez vu le bourreau saisi de crainte, comme si lui-même eût été Condamné ; sa main tremblait, son visage était pâte pour le péril d’autrui, pendant qu’une jeune fille voyait sans crainte son propre danger. Voici donc dans une seule victime un double martyre de pureté et de religion. Agnès demeura vierge et elle obtint le martyre.

    Saint Ambroise

  • Gilles Jacquier a bien été victime des insurgés

    C’était évident dès le début, mais il fallait trouver à tout prix le moyen d’en rendre responsable le régime syrien.

    Or il faut aujourd’hui reconnaître : 1 que les insurgés sont armés au point d’avoir des obus de mortier ; 2 qu’ils font des morts…

  • Sarkozy et l’Afghanistan

    Pour la deuxième fois en quelques semaines, des soldats français ont été tués par des soldats de l’armée afghane qu’ils ont pour mission d’entraîner…

    Sarkozy se fâche : « Si les conditions de sécurité ne sont pas clairement établies, alors se posera la question d'un retour anticipé de l'armée française. »

    On ne voit pas trop ce que sont les conditions de sécurité pour des soldats dans un pays en guerre… et il fallait être singulièrement naïf pour ne pas prévoir que les talibans allaient se faire recruter dans l’armée afghane pour bénéficier de l’instruction militaire française…

    Le propos de Sarkozy est sans doute une façon d’avouer que ce n’est pas notre guerre, et d’annoncer le retour des soldats français sans avouer la défaite…

  • Quatrième mouture du projet de traité

    La quatrième mouture du projet de traité sur le pacte fiscal a été communiqué aux délégations hier soir.

    Parmi les nouveautés, un pays de l’eurozone ne pourra obtenir de renflouement que s’il a ratifié le traité. Ce qui montre l’inquiétude des eurocrates sur les perspectives de ratification. Hier, précisément, en Irlande, le Sinn Fein a menacé de porter plainte devant la Cour suprême si le gouvernement tente de trouver le moyen de ne pas organiser de référendum.

    La Commission européenne voit son rôle renforcé. Notamment, si la Commission conclut qu’un pays a mal retranscrit les obligations du traité, eh bien, euh… un autre pays portera l’affaire devant la Cour de Justice.

    Car le problème est la légalité de l’implication de la Cour de Justice, puisqu’il ne s’agit pas d’un traité de l’UE. Donc ce n’est pas la Commission qui porte plainte, mais un pays auquel la Commission aura demandé de dénoncer son voisin…

    Mais un pays peut-il porter plainte devant la Cour de Justice de l’UE à propos d’un texte qui n’est pas un traité de l’UE ? Pour répondre à cela, la nouvelle mouture précise (il leur en a fallu, du temps…) que le traité constitue un « compromis », « au sens de l’article 273 » du Traité européen. Cet article dit en effet que la Cour de Justice « est compétente pour statuer sur tout différend entre États membres en connexité (sic) avec l'objet des traités, si ce différend lui est soumis en vertu d'un compromis ».

    Que de contorsions, pour un texte qui ne servira à rien…

  • Saint Fabien, pape, et saint Sébastien, martyrs

    « Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une vertu sortait de lui et les guérissait tous. »

    Pour comprendre l’Évangile, il faut nous rappeler qu’au tombeau des martyrs, il se faisait de nombreuses guérisons miraculeuses et que, depuis l’antiquité, saint Sébastien, spécialement, était honoré comme thaumaturge et protecteur contre la peste. Il était aussi d’usage d’amener des malades à l’église et de placer des linges sur le tombeau, car on était persuadé « qu’une vertu sortait de lui et guérissait tout le monde ».

    Que la liturgie ait spécialement ce passage en vue, nous le voyons par la Communion (1). Il est vrai que cette antienne a un double sens : elle se rapporte non seulement à la vertu miraculeuse du saint tombeau (2), mais encore à la vertu du corps de Christ (la Communion est donc particulièrement bien choisie) ou, pour mieux dire, dans la messe d’aujourd’hui, la grâce de saint Sébastien passe en nous, car saint Sébastien est la grâce que le Christ nous donne aujourd’hui.

    Dom Pius Parsch

    (1) « Une multitude de malades, et de tourmentés par des esprits impurs venait vers lui : parce qu’une vertu sortait de lui et les guérissait tous. »

    (2) Dans la basilique ad catacumbas, ou basilique Saint Sébastien hors les murs, à Rome, construite sur les catacombes qui portent le nom du martyr.

  • Les Tchèques traînent les pieds

    Le gouvernement tchèque a arrêté le principe d’un référendum sur le traité du pacte fiscal, si ce traité entraine un nouveau transfert de compétences. Or le Premier ministre Petr Necas estime que le traité implique un transfert de compétence et une perte de souveraineté. Le référendum pourrait concerner en même temps l’adhésion du pays à la zone euro.

    Tout cela reste assez flou. Ce qui ne l’est pas est que le président Vaclav Klaus a annoncé qu’il ne signerait pas le traité ; et que le gouvernement a décidé que la contribution tchèque au système de renflouement européen serait « très nettement inférieure » aux 3,5 milliards d’euros que le pays est censé apporter.

  • Orban dans la fosse aux lions

    Il y avait hier, au Parlement européen, un « débat sur la Hongrie ». C’est-à-dire un lynchage en règle du gouvernement hongrois, au lendemain du lancement d’une triple « procédure d’infraction accélérée » par la Commission européenne.

    Le Premier ministre Viktor Orban a osé se rendre  lui-même dans l’hémicycle pour défendre ses réformes et tenter de calmer le jeu. Il s’est retrouvé face aux hystériques d’extrême gauche et libéraux (car les libéraux sont aussi hargneux que les Verts et les communistes sur le sujet). Daniel Cohn Bendit s’est, sans surprise, particulièrement distingué dans l’insulte, en disant que Viktor Orban (qui s’est battu contre le régime communiste dans son pays) allait "dans la direction de MM. Chavez, Castro, et de tous les régimes totalitaires et autoritaires de ce bas monde", et que s’il avait la majorité, « les minorités ont le droit de ne pas avoir peur » en Hongrie…

    Martin Schulz, le tout nouveau président du Parlement, s’est montré plutôt modéré, mais il a estimé que la question d’une sanction de la Hongrie pour violation des valeurs européennes est une question « ouverte ».

    L’ouverture d’une procédure d’une telle sanction est réclamée par la gauche et les libéraux. Mais elle n’a aucune chance d’aboutir car il faudrait que les 26 condamnent la Hongrie, ce qui est inimaginable, car il faudrait déjà… un motif. Or le vrai motif est que la nouvelle Constitution hongroise invoque Dieu et défend la famille et la vie. Mais ce n’est contraire à aucun traité…