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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1729

  • Princesse Sara…

    arabieLe gouvernement britannique est bien embêté par la demande que lui fait la princesse Sara bint Talal bin Abdoulaziz, membre de la famille régnante d’Arabie saoudite. En effet, la princesse demande l’asile politique à sa gracieuse majesté, ce qui est une première historique, alors que le gouvernement de Ryad exige qu’elle revienne dans son pays… Ce qui corse l’affaire est que le passeport saoudien de la princesse Sara est périmé depuis 2009, et que la petite-fille du fondateur de l’Arabie saoudite est donc en situation irrégulière sur le territoire du Royaume Uni… Tout en résidant dans une suite d’un hôtel cinq étoiles, on n’est pas princesse pour rien non plus…

    « J’ai très peur, dit-elle au Sunday Telegraph. Ils savent que je ne peux pas retourner maintenant. Il y a une menace qui pèse sur moi. » Elle raconte que devant l’ambassade d’Arabie saoudite un fonctionnaire saoudien l’a attrapée par le bras pour tenter de l’entraîner de force. « C’est une gifle à la face du Royaume Uni. J’ai été victime de violence physique. J’ai été victime de violence morale. Mes biens sont gelés. Ils m’ont accusée d’être dans l’opposition avec l’Iran, ils ne m’ont rien laissé. J’ai été crucifiée de toutes les manières » (sic).

    Princesse Sara a été élevée dans un palais de Ryad. On l’appelait « petite Barbie » parce que c’était une jolie petite fille qui vivait dans le luxe. « Mais ma nounou anglaise m’a élevée d’une manière très stricte », dit-elle, soulignant que « cette branche de la famille a toujours été différente du reste des Al Saoud, ouverte, prête à la discussion, diverse. Nous célébrons Noël. » Sic.

    Puis elle s’est brouillée avec son père, le prince Talal bin Abdoulaziz al Saoud. Et elle a divorcé de son mari (un prince cousin, naturellement) et s’est installée en Angleterre, où elle a obtenu la garde de ses quatre enfants. Elle était soutenue par son oncle, le prince héritier Nayef bin Abdelaziz Al Saoud, mais celui-ci est mort le 16 juin dernier, et cette mort joue manifestement un rôle majeur dans les ennuis de la princesse.

    Elle est également en conflit avec son frère le prince Turki bin Talal bin Abdoulaziz al Saoud pour une question d’héritage. Les autorités saoudiennes lui disent qu’elle n’a qu’à rentrer pour faire valoir ses droits…

    Et le gouvernement britannique ne sait pas comment se dépatouiller de cette affaire : ou il accorde l’asile à la princesse et c’est l’incident diplomatique grave avec l’Arabie saoudite, ou il la renvoie en Arabie saoudite et il risque l’opprobre international dans le cas probable où la princesse (qui refuse de porter le voile, par exemple, et qui est accusée de trahison) subirait des avanies…

  • En Egypte

    Hier, le président égyptien Mohammed Morsi a annulé, par décret présidentiel, la dissolution de l’Assemblée du peuple, et a invité celle-ci à se réunir.

    Le Conseil suprême des forces armées, qui s’était attribué le pouvoir législatif, a alors annoncé qu’il se réunissait en « urgence » pour « évaluer les conséquences » de cette décision.

    Ce matin, le président de l’Assemblée Saad al-Katani a invité l’Assemblée à se réunir demain à 14 h.

    Nul ne sait s’il s’agit d’un bras de fer explosif entre les Frères musulmans et l'armée ou d’un petit jeu pour amuser la galerie…

  • L’antisémitisme nouveau…

    Manuel Valls s’inquiète, a-t-il dit hier à Radio J, d’un « antisémitisme nouveau », qui est « né dans nos quartiers, dans nos banlieues ».

    Non, il n’est pas né dans nos banlieues. Il vient du Coran. Il est en toutes lettres dans le Coran (et les hadiths, et la sunna : Mahomet est le beau modèle, et il a exterminé une tribu juive qui lui faisait de l’ombre). Mais il n’est pire aveugle qui celui qui ne veut pas voir.

  • Al Harb al Khouda, tu sais ce que ça veut dire ?

    On a voulu nous faire croire que Mohamed Mehra n’avait rien à voir avec l’islamisme. La preuve : il se coiffait et s’habillait comme un jeune branché et il allait en boîte de nuit.

    Or, dans ses échanges avec les policiers qui l’assiégeaient, il donne des détails sur son voyage au Pakistan pour suivre un entraînement dans un camp d’Al Qaïda. Et à propos de son apparence il dit :

    - Al Harb al Khouda, tu sais ce que ça veut dire ?

    Le policier ne sait pas, et lui demande d’expliquer. Mohamed Mehra donne la traduction : « La guerre est une ruse. »

    « Al Harb al Khouda » est un célèbre hadith, un dit du Prophète, rapporté dans toutes les grandes compilations de hadiths, et trois fois de suite dans le plus célèbre recueil, celui de Boukhari, dans son livre 52 (celui sur le jihad), aux numéros 267 à 269 :

    267

    Abou Houraira rapporte que le Prophète a dit : « Chosroes sera détruit, et il n’y aura plus de Chosroes après lui, et César sera détruit, et il n’y aura plus de César après lui, et vous dépenserez leurs trésors pour la cause d’Allah. » Il déclara : « La guerre est une ruse. »

    268

    Abou Houraira rapporte que l’envoyé d’Allah a dit : « La guerre est une ruse. »

    269

    Jabir ben Abdoullah rapporte que le Prophète a dit : « La guerre est une ruse. »

    Ceci est l’écho de ce que l’on peut lire dans le Coran, notamment 8, 30 :

    « Ils complotèrent. Mais Allah a fait échouer leur complot, et Allah est le meilleur en stratagèmes. »

    Ou 27, 50 :

    « Ils ourdirent une ruse et Nous ourdîmes une ruse sans qu'ils s'en rendent compte. »

    C’est le même mot qui est traduit par « stratagèmes » et par « ruse », qui est dérivé du verbe makara, qui veut dire ruser pour tromper. Les éditions anglaises de Boukhari, aux numéros 267 à 269 du livre 52, disent « war is deceit ». Et deceit veut dire tromperie.

    Voilà qui jette un jour inquiétant sur la personnalité d’Allah.

    Voilà surtout qui devrait faire réfléchir tous nos islamophiles, à commencer par le ministre de l’Intérieur.

  • C’est Lui le signe

    L’homme Jésus de Nazareth est la transparence de Dieu, en Lui Dieu habite pleinement. Et tandis que  nous recherchons toujours d’autres signes, d’autres miracles, nous ne nous apercevons pas que c’est Lui le vrai Signe, Dieu fait chair, que c’est Lui le plus grand miracle de l’univers : tout l’amour de Dieu renfermé dans un cœur humain, dans un visage d’homme. Celle qui a vraiment compris cette réalité c’est la Vierge Marie, bienheureuse car elle a cru.

    Benoît XVI, Angélus d’hier

     

  • Sainte Véronique Giuliani

    A 17 ans, elle entre dans la stricte clôture du monastère des clarisses capucines de Città di Castello, où elle demeurera toute sa vie. Elle y reçoit le nom de Véronique, qui signifie « image véritable » et, en effet, elle devient l’image véritable du Christ crucifié. Un an plus tard elle prononce sa profession religieuse solennelle : pour elle commence le chemin de configuration au Christ à travers beaucoup de pénitences, de grandes souffrances et plusieurs expériences mystiques liées à la Passion de Jésus : le couronnement d’épines, le mariage mystique, la blessure au cœur et les stigmates. En 1716, à 56 ans, elle devient abbesse du monastère et sera reconfirmée dans ce rôle jusqu’à sa mort, en 1727, après une terrible agonie de 33 jours, qui culmine dans une joie profonde, si bien que ses dernières paroles furent : « J’ai trouvé l’Amour, l’Amour s’est laissé voir ! C’est la cause de ma souffrance. Dites-le à toutes, dites-le à toutes ! » Le 9 juillet, elle quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu. Elle a 67 ans, cinquante desquels passés dans le monastère de Città di Castello. Elle est proclamée sainte le 26 mai 1839 par le Pape Grégoire XVI. (…)

    Le Christ auquel Véronique est profondément uni est le Christ souffrant de la passion, la mort et la résurrection ; c’est Jésus dans l’acte de s’offrir au Père pour nous sauver. De cette expérience dérive aussi l’amour intense et souffrant pour l’Église, sous la double forme de la prière et de l’offrande. La sainte vit dans cette optique : elle prie, elle souffre, elle cherche la « pauvreté sainte », comme une « expropriation », une perte de soi, pour être précisément comme le Christ qui a tout donné de lui-même. (…)

    Véronique vit en profondeur la participation à l’amour souffrant de Jésus, certaine que « souffrir avec joie » est la « clé de l’amour ». Elle souligne que Jésus souffre pour les péchés des hommes, mais aussi pour les souffrances que ses fidèles serviteurs allaient devoir supporter au cours des siècles, au temps de l’Église, précisément pour leur foi solide et cohérente. Elle écrit : « Son Père éternel lui fit voir et entendre à ce moment-là toutes les souffrances que devaient endurer ses élus, les âmes qui lui étaient le plus chères, celles qui profiteraient de Son Sang et de toutes ses souffrances ». Comme le dit de lui-même l’apôtre Paul : « Je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous, car ce qu’il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l’accomplis dans ma propre chair, pour son corps qui est l’Église ». Véronique en arrive à demander à Jésus d’être crucifié avec Lui : « En un instant — écrit-elle —, je vis sortir de ses très saintes plaies cinq rayons resplendissants ; et tous vinrent vers moi. Et je voyais ces rayons devenir comme de petites flammes. Dans quatre d’entre elles, il y avait les clous ; et dans l’une il y avait la lance, comme d’or, toute enflammée : et elle me transperça le cœur, de part en part... et les clous traversèrent mes mains et mes pieds. Je ressentis une grande douleur ; mais, dans la douleur elle-même, je me voyais, je me sentais toute transformée en Dieu. »

    Benoît XVI

     

  • 6e dimanche après la Pentecôte

    L’Office du sixième Dimanche après la Pentecôte s’ouvrait hier soir par l’exclamation poignante d’un immense repentir. David, le roi-prophète, le vainqueur de Goliath, vaincu à son tour par l’entraînement des sens, et d’adultère devenu homicide, s’écriait sous le poids de son double crime : « Je vous en prie, mon Dieu, pardonnez l’iniquité de votre serviteur, car j’ai agi en insensé ! »

    Le péché, quels que soient le coupable et la faute, est toujours faiblesse et folie. L’orgueil de l’ange rebelle ou de l’homme déchu aura beau faire : il n’empêchera pas que la flétrissure de ces deux mots ne s’attache, comme un stigmate humiliant, à la révolte contre Dieu, à l’oubli de sa loi, à cet acte insensé de la créature qui, conviée à s’élever dans les régions sereines où réside son auteur, s’échappe et fuit vers le néant, pour retomber plus bas même que ce néant d’où elle était sortie. Folie volontaire cependant, et faiblesse sans excuse ; car si l’être créé ne possède de son fonds que ténèbres et misères, la bonté souveraine met à sa disposition par la grâce, qui ne manque jamais, la force et la lumière de Dieu.

    Le dernier, le plus obscur pécheur ne saurait donc avoir de raisons pour justifier ses fautes ; mais l’offense est plus injurieuse à Dieu, quand elle lui vient d’une créature comblée de ses dons et placée par sa bonté plus haut que d’autres dans l’ordre des grâces. Qu’elles ne l’oublient pas ces âmes pour qui le Seigneur a, comme pour David, multiplié ses magnificences. Conduites par les voies réservées de son amour, elles auraient beau avoir atteint déjà les sommets de l’union divine ; une vigilance sans fin peut seule garder quiconque n’a pas déposé le fardeau de la chair. Sur les montagnes comme dans les plaines et les vallées, toujours et partout, la chute est possible ; et combien n’est-elle pas plus effrayante, quand le pied glisse sur ces pics élevés de la terre d’exil qui déjà confinent à la patrie et donnent entrée dans les puissances du Seigneur ! Alors les précipices béants, que l’âme avait évités dans la montée, semblent tous l’appeler à la fois ; elle roule d’abîme en abîme, effrayant quelquefois jusqu’aux méchants eux-mêmes par la violence des passions longtemps contenues qui l’entraînent.

    Âme brisée, que l’orgueil de Satan va chercher à fixer dans la fange ! Mais bien plutôt, du fond du gouffre où l’a jetée sa chute lamentable, qu’elle s’humilie, qu’elle pleure son crime ; qu’elle ne craigne point de lever de nouveau ses yeux humides vers les hauteurs brillantes où naguère elle semblait faire partie déjà des phalanges bienheureuses. Sans plus tarder, qu’elle s’écrie comme David : « J’ai péché contre le Seigneur » ; et comme à lui, il sera répondu : « Le Seigneur a pardonné ton péché, tu ne mourras pas » ; et comme pour David, Dieu pourra faire encore en elle de grandes choses. David innocent avait paru la fidèle image du Christ, objet divin des complaisances de la terre et des cieux ; David pécheur, mais pénitent, resta la très noble figure de l’Homme-Dieu chargé des crimes du monde, et portant sur lui la miséricordieuse et juste vengeance de son Père offensé.

    (L’Année liturgique)

  • Hypocrites

    Le Parlement européen a adopté une résolution pour « dénoncer avec vigueur » l’avortement forcé dont a été victime une Chinoise et qui a défrayé la chronique, comme si c’était, hélas, une nouveauté ou une exception.

    Selon le Parlement européen, qui le « souligne avec insistance », « l'objectif des programmes de planification familiale doit être de permettre aux couples et aux individus de prendre des décisions libres, responsables et éclairées sur la procréation et de mettre à leur disposition une gamme complète de méthodes sûres, efficaces et acceptables pour une planification familiale librement choisie, et sans aucune forme de contrainte ».

    Parce que c’est un droit fondamental des femmes de tuer l’enfant à naître, mais c’est une atteinte aux droits de l’homme de le tuer contre l’avis de la mère...

    Et puis, si les députés européens regardaient un peu la réalité au lieu de fonctionner par réflexes idéologiques, il s’apercevraient que beaucoup d’avortements, en Europe, sont des avortements forcés : c’est le petit copain, ou la famille, qui exerce des pressions assez fortes pour obliger la jeune fille à avorter.

  • La visite au grand frère

    Pour sa première visite officielle à l’étranger, le président égyptien Mohammed Morsi se rendra mercredi en Arabie saoudite.

    Le roi Abdallah l’a invité pour « renforcer les relations entre les deux pays dans tous les domaines ».

  • Le ministre inaugure la mosquée

    grande_mosquee_cergy.jpg

    Il n’aura pas fallu longtemps à Manuel Valls, le nouveau ministre de l’Intérieur, pour montrer sa vénération pour la religion d’Etat. Il a inauguré hier la grande mosquée de Cergy, en compagnie du député-maire Dominique Lefebvre, socialiste lui aussi, et de la directrice de cabinet de François Hollande, car c’est « au nom du président de la République » que Manuel Valls officie.

    La mosquée est un « bâtiment flambant neuf de 2 000 m2, en plein centre de la ville nouvelle, très visible et doté d’un minaret », nous dit Libération, dans un article qui mérite d’être cité tant il dit franchement les choses (sur la religion d’Etat) :

    « Dominique Lefebvre, comme en maître de maison, mène la visite. (…) Sous les auspices de la municipalité, le projet de grande mosquée à Cergy a été lancé en 2003. (…) Comme dans beaucoup de villes, la mairie a voulu la construction d’une grande mosquée centrale plutôt que de laisser se développer les petites salles de prières. Pour cela, il a fallu d’abord fédérer les dix associations locales, issues des pays d’origine. «Je ne leur ai pas laissé le choix», précise, à Libération, Dominique Lefebvre. En contrepartie, la municipalité a porté le projet, consenti un bail emphytéotique pour le terrain, garanti un emprunt de deux millions d’euros, la moitié du budget nécessaire à la construction de la mosquée. »

    On méditera le propos central du ministre :

    « L'Islam, dans sa dimension universelle, est un élément constitutif, à part entière, de ce qu'est la France d'aujourd'hui. »

    Et pour finir on s’esclaffera avec le député-maire :

    « On me demande souvent si le minaret est plus haut que le clocher de l’église », plaisante, avec les journalistes, Dominique Lefebvre.

    C’est en effet très drôle…