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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1728

  • Saint Jean Gualbert

    La messe est du commun des abbés. Seule la lecture évangélique (Matth., V, 43-48) est propre, et elle contient une allusion au pieux événement survenu dans la basilique de San Miniato à Florence, et qui décida de la conversion de saint Jean Gualbert.

    En ces temps de cruelles luttes civiles, un de ses proches parents avait été tué, et un jour Jean, entouré d’une bonne escorte de compagnons armés, rencontra l’homicide. Celui-ci se vit perdu, il tomba à genoux à ses pieds, et, étendant les bras en croix, demanda son pardon par la vertu de ce signe de leur commun salut. Jean, attendri, lui fit grâce de la vie et l’embrassa ; entré ensuite dans l’église de San Miniato, il vit l’image du Crucifix qui, en signe d’agrément, inclina par trois fois la tête vers lui. Cette vision touchante acheva le travail de la grâce commencé dans son cœur puisqu’il avait pardonné à son ennemi. Jean ne voulut plus s’éloigner de cet asile de miséricorde et de paix. Ayant donc enlevé son épée de chevalier, il se coupa lui-même les cheveux et revêtit le froc monastique.

    Bienheureux cardinal Schuster

  • La liberté religieuse au service de la vocation missionnaire

    Extrait d’un entretien avec le cardinal Georges Cottier :

    - Est-ce que le thème de la liberté religieuse a préparé l’Eglise pour les temps actuels ?

    - Bien sûr. S'il n'y avait pas cet instrument, je me demande s'il serait possible d'avoir une représentation de l'Eglise et des grandes organisations internationales, comme l'ONU ou les organismes spécialisés dans les droits de l’homme. Et face à tous les Etats du monde, c’est un puissant document, parce qu’il est lié aussi aux droits de l’homme, et l’Eglise peut le vivre dans le respect des minorités.
    L’histoire est histoire et elle poursuit sa marche. L’Eglise a toujours lu dans l’histoire ce que le Concile appelle “les signes des temps”. On ne parle plus d’un côté du monde chrétien et de l’autre de tout ce qui lui est extérieur : ici, on parle d’un changement énorme qui, si nous le voulons, nous reporte aux premiers siècles de l’Eglise, en lui permettant d’exercer la vocation qui lui est propre, c’est-à-dire la vocation missionnaire. La nouvelle évangélisation veut dire aussi ceci.

  • Peccavi super numerum arenæ maris

    ℟. Peccávi super númerum arénæ maris, et multiplicáta sunt peccáta mea ; et non sum dignus vidére altitúdinem cæli præ multitúdine iniquitátis meæ : quóniam irritávi iram tuam, * Et malum coram te feci. ℣. Quóniam iniquitátem meam ego cognósco : et delíctum meum contra me est semper, quia tibi soli peccávi. * Et malum coram te feci.

    ℟. J’ai péché, et mes péchés se sont multipliés au-dessus du nombre des grains de sable de la mer, et à cause de la multitude de mon iniquité je ne suis pas digne de regarder les hauteurs du ciel : parce que j’ai excité votre colère, * Et commis le mal en votre présence. ℣. Parce que je connais mon iniquité, et mon péché est toujours devant moi, car j’ai péché contre vous seul. * Et commis le mal en votre présence.

    Ce répons des matines est un exemple d’un texte apocryphe (la Prière de Manassé) utilisé dans la liturgie (plus discrètement que pour la fête de sainte Anne…).

  • En Egypte

    L’Assemblée du peuple s’est réunie, comme l’avait demandé le président Mohammed Morsi. L’armée n’a pas tenté d’empêcher la réunion. Il y avait environ 70% des députés, vraisemblablement tous les islamistes, puisque les libéraux avaient décidé de boycotter la réunion. La session a duré cinq minutes : les députés ont approuvé une proposition du président de l’Assemblée, Saad El-Katatni, visant à demander un conseil judiciaire auprès d'une cour d'appel sur la décision de la Haute Cour d’invalider l’élection.

    La Haute Cour était précisément réunie d’urgence. Elle a souligné le caractère définitif et contraignant de son arrêt ; elle a reconnu qu’elle ne pouvait pas intervenir contre le décret du président convoquant l’Assemblée, mais qu’elle examinerait les recours contestant la constitutionnalité du dit décret.*

    Quant au Conseil suprême des forces armées, il a publié un communiqué soulignant « l'importance de la souveraineté de la loi et de la Constitution », en se disant « confiant que toutes les institutions de l'Etat respecteront ce qui a été dit dans les déclarations constitutionnelles »…

    Le porte-parole du président a fait savoir que dans son décret Mohammed Morsi n’avait pas annulé l’arrêt de la Haute Cour constitutionnelle (invalidant l’élection) mais la dissolution de l’Assemblée décidée par l’armée (en application de l’arrêt), et qu’il était donc dans la légalité…

    * Quelques heures plus tard, la Haute Cour décidait de « suspendre la décision du président de convoquer le Parlement ».

     

  • Evêques de Chine

    La réaction du Saint-Siège à l’ordination de Harbin ne s’est pas fait attendre : le Père Joseph Yue Fusheng, ordonné sans mandat pontifical et donc de manière illégitime, est automatiquement excommunié, « les Evêques qui ont pris part à l’ordination épiscopale illégitime et se sont exposés aux sanctions prévues par la loi de l’Eglise doivent référer au Saint-Siège de leur participation à la cérémonie religieuse ».

    Le communiqué poursuit :

    « L’ordination du Père Taddeus Ma Daqin intervenue samedi 7 juillet en tant qu’Evêque auxiliaire du Diocèse de Shanghai constitue en revanche un motif d’approbation et d’encouragement. »

    Mais Mgr Taddeus Ma Daqin a disparu depuis son ordination. A la fin de la cérémonie, il avait déclaré qu’il souhaitait se consacrer entièrement à son ministère épiscopal et que par conséquent il démissionnait de ses fonctions à l’Association patriotique (l’Eglise officielle). Ce qui avait déclenché de longs applaudissements… Au banquet qui a suivi, les trois tables réservées aux représentants du pouvoir sont restées vides. Le lendemain, dimanche, le nouvel évêque n’est pas venu célébrer la messe d’action de grâce. Certains prêtres ont reçu un SMS censé provenir de l’évêque, qui disait qu’il avait « besoin d’un temps de repos et de retraite personnelle ». Toute mention de son ordination a disparu des sites catholiques chinois…

    Addendum

    Les instances de l’Eglise officielle annoncent qu’elles ont ouvert une enquête sur l’ordination de Mgr Ma Daquin, « soupçonnée d’avoir gravement enfreint les règlements de la Conférence épiscopale de Chine à propos de l’élection et de l’ordination des évêques ».

  • Les 7 frères, et saintes Rufine et Seconde

    La fête des sept frères martyrs (et leur mère sainte Félicité) était célébrée avec un tel faste dans la Rome des premiers siècles qu’il y avait une vigile jeûnée, avec une messe propre de la vigile, et que le 10 juillet il y avait quatre messes, dans les quatre endroits différents où les frères avaient été martyrisés.

    La messe actuelle est semble-t-il celle qui était la troisième. L’évangile était en tout cas celui-là, et il convient aussi aux deux sœurs Rufine et Seconde, comme le montre dom Pius Parsch :

    « Particulièrement belle est l’application de l’Évangile à notre fête. C’est l’épisode suivant de la vie du Christ : on avertit le Seigneur que sa mère et ses frères sont là à la porte et le demandent. Mais lui embrasse du regard ses disciples et répond : "Ma mère et mes frères, les voici ! Quiconque fait la volonté de mon Père, celui-là est mon frère, ma sœur et ma mère." La liturgie veut donc nous faire entendre que la mère des martyrs, ses sept fils et les deux sœurs sont devenus, en mourant pour le Christ (c’est-à-dire pour la volonté du Père), la mère, les frères et les sœurs du Christ ; et nous, qui au Saint Sacrifice nous unissons à ces saints, nous partageons cet honneur : nous aussi nous devenons la mère, les frères, les sœurs du Christ ! »

  • La démocratie

    Selon La Repubblica, Mario Monti (qui a été imposé par Bruxelles à la tête du gouvernement italien) a dit à ses conseillers qu’il « envisage » de rester à son poste après les élections, si les partis lui demandent de faire un gouvernement d’union nationale.

    Les élections, c’est juste pour faire joli.

  • Et vlan !

    Selon les Deutsche Wirtschafts Nachrichten, les conseillers économiques du gouvernement allemand ont pondu un document indiquant que dans sa forme actuelle, l'euro est une « force déstabilisatrice » en Europe, et que toutes les mesures de crise prises sur la base des fonds de renflouement du FESF et du MES n'ont aucune chance de succès.

    (Open Europe)

  • Un effet de la politique de l’enfant unique

    La police chinoise a mis au jour un gigantesque trafic d’enfants. L’opération a mobilisé plus de 10.000 policiers dans 15 provinces. Il y a eu 802 arrestations dans les cliniques et les hôpitaux : les femmes enceintes se voyaient promettre une grosse somme d’argent si elles vendaient leur enfant. D’autre part des enfants de plus de deux ans étaient vendus aux enchères (des enfants nés en contravention avec la règle de l’enfant unique). Les médecins gagnaient 700 € par enfant vendu. C’est un « consortium » que les enquêteurs ont découvert, avec des ramifications en Chine et à l’étranger.