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Princesse Sara…

arabieLe gouvernement britannique est bien embêté par la demande que lui fait la princesse Sara bint Talal bin Abdoulaziz, membre de la famille régnante d’Arabie saoudite. En effet, la princesse demande l’asile politique à sa gracieuse majesté, ce qui est une première historique, alors que le gouvernement de Ryad exige qu’elle revienne dans son pays… Ce qui corse l’affaire est que le passeport saoudien de la princesse Sara est périmé depuis 2009, et que la petite-fille du fondateur de l’Arabie saoudite est donc en situation irrégulière sur le territoire du Royaume Uni… Tout en résidant dans une suite d’un hôtel cinq étoiles, on n’est pas princesse pour rien non plus…

« J’ai très peur, dit-elle au Sunday Telegraph. Ils savent que je ne peux pas retourner maintenant. Il y a une menace qui pèse sur moi. » Elle raconte que devant l’ambassade d’Arabie saoudite un fonctionnaire saoudien l’a attrapée par le bras pour tenter de l’entraîner de force. « C’est une gifle à la face du Royaume Uni. J’ai été victime de violence physique. J’ai été victime de violence morale. Mes biens sont gelés. Ils m’ont accusée d’être dans l’opposition avec l’Iran, ils ne m’ont rien laissé. J’ai été crucifiée de toutes les manières » (sic).

Princesse Sara a été élevée dans un palais de Ryad. On l’appelait « petite Barbie » parce que c’était une jolie petite fille qui vivait dans le luxe. « Mais ma nounou anglaise m’a élevée d’une manière très stricte », dit-elle, soulignant que « cette branche de la famille a toujours été différente du reste des Al Saoud, ouverte, prête à la discussion, diverse. Nous célébrons Noël. » Sic.

Puis elle s’est brouillée avec son père, le prince Talal bin Abdoulaziz al Saoud. Et elle a divorcé de son mari (un prince cousin, naturellement) et s’est installée en Angleterre, où elle a obtenu la garde de ses quatre enfants. Elle était soutenue par son oncle, le prince héritier Nayef bin Abdelaziz Al Saoud, mais celui-ci est mort le 16 juin dernier, et cette mort joue manifestement un rôle majeur dans les ennuis de la princesse.

Elle est également en conflit avec son frère le prince Turki bin Talal bin Abdoulaziz al Saoud pour une question d’héritage. Les autorités saoudiennes lui disent qu’elle n’a qu’à rentrer pour faire valoir ses droits…

Et le gouvernement britannique ne sait pas comment se dépatouiller de cette affaire : ou il accorde l’asile à la princesse et c’est l’incident diplomatique grave avec l’Arabie saoudite, ou il la renvoie en Arabie saoudite et il risque l’opprobre international dans le cas probable où la princesse (qui refuse de porter le voile, par exemple, et qui est accusée de trahison) subirait des avanies…

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