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François (pape) - Page 4

  • François à Fatima

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    Ceci est le logo officiel du voyage de François à Fatima, les 12 et 13 mai prochains (le blanc de chaque côté fait partie du logo).

    Le recteur du sanctuaire de Fatima, coordinateur général de la visite du pape, « a souligné que ce logo voulait symboliser la simplicité du style et la clarté qui caractérisent le Pape François ». Sans rire...

    Cela dit, le symbolisme du chapelet à 60 grains m’échappe. (Il y a bien un chapelet de saint Joseph à 60 grains, mais pas 60 grains identiques.)

    Mais il n’y a évidemment aucun symbolisme. On s’inspire seulement du rosaire pour faire un cœur comme les fans devant leur idole…

  • François dans le texte

    Dans une interview au Corriere della serra daté d'hier, réalisée par l’inévitable Antonio Spadaro, François dit que les nouveaux instituts religieux l’inquiètent. Surtout ceux qui ont beaucoup de vocations... et qui font faillite. Sic. Surtout ceux qui sont « restaurationnistes » (sic) et apportent « la rigidité ». Surtout ceux qui sont « pélagiens » et qui « retournent à l’ascétisme », jusqu’au moment où éclate un scandale. Et ceux qui sont « triomphalistes » alors que le Saint-Esprit ne fait pas de bruit…

    On notera la nouvelle calomnie contre les Franciscains de l’Immaculée, malgré les décisions de justice, et l’affirmation qu’ils auraient fait « faillite », quand leur institut a été détruit par le pape.

    Une belle tranche de François, tel qu’en lui-même. Voici une traduction :

    Bien sûr, c’est vrai qu’il y a un déclin parmi ceux qui choisissent la vie religieuse en Occident. C’est certainement lié au problème démographique. Mais c’est vrai aussi que parfois la vocation pastorale ne répond pas aux attentes des jeunes. Le prochain Synode nous donnera des idées. Le déclin de la vie religieuse en Occident m'inquiète.

    Mais je m'inquiète aussi d'une autre chose : l'apparition de nouveaux instituts religieux qui soulèvent certaines inquiétudes. Je ne dis pas qu'il ne devrait pas y avoir de nouveaux instituts religieux ! Absolument pas. Mais parfois, je me demande ce qui se passe aujourd'hui. Certains d'entre eux semblent représenter une nouvelle approche, exprimer une grande force apostolique, attirant beaucoup de monde, mais seulement... pour faire faillite. Parfois, il apparaît même qu'ils ont dissimulé des scandales... Puis il ya de petites fondations nouvelles qui sont vraiment bonnes et travaillent sérieusement. Je vois que derrière ces bonnes fondations il y a parfois des groupes d'évêques qui les accompagnent et assurent leur croissance. Mais il en est d'autres qui ne proviennent pas d'un charisme du Saint-Esprit, mais d'un charisme humain, d'une personne charismatique qui attire par ses charmes humains. Certains sont, je dirais, « restaurationnistes » : ils semblent offrir de la sécurité, mais au lieu de cela ils donnent seulement la rigidité. Quand on me dit qu'il y a une Congrégation qui attire tant de vocations, je dois avouer que je m'inquiète. L'Esprit ne suit pas la logique du succès humain : il fonctionne d'une autre manière. Mais, me dit-on, il y a tant de jeunes prêts à tout, qui prient beaucoup, qui sont vraiment fidèles. Et je me dis: « Merveilleux: nous verrons si c'est le Seigneur ! ».

    D'autres sont des Pélagiens: ils veulent retourner à l'ascétisme, faire pénitence. Ils ressemblent à des soldats prêts à tout pour la défense de la foi et de la morale... et puis un scandale émerge impliquant le fondateur... Nous savons tout cela, non ? Jésus a un style différent. Le Saint-Esprit fit du bruit le jour de la Pentecôte : c'était le commencement. Mais habituellement, l'Esprit ne fait pas beaucoup de bruit, il porte la croix. Le Saint-Esprit n'est pas triomphaliste. Le style de Dieu est la croix qui est portée jusqu'à ce que le Seigneur dise : « assez ». Le triomphalisme ne va pas bien avec une vie de prière.

    Donc, ne mettez pas d'espoir dans la floraison soudaine et massive de ces instituts. Recherchez plutôt le chemin humble de Jésus, celui du témoignage évangélique.

  • Mystérieux

    Le pape a « accepté la démission » de Mgr Maroun Lahham de son poste de vicaire patriarcal du patriarcat latin de Jérusalem pour la Jordanie.

    Cela a été annoncé par le Vatican, et aussitôt après par le patriarcat, sans le moindre commentaire.

    Mgr Maroun Lahham a 68 ans. Il avait été nommé évêque de Tunis par Benoît XVI, qui avait érigé peu après le siège de Tunis au rang d’archevêché. Puis Mgr Lahham avait été rappelé en Jordanie (son pays natal) pour devenir vicaire patriarcal. Il était clair alors qu’il allait prendre la succession du patriarche Fouad Twal. Mais, lors de la démission de Mgr Twal pour limite d’âge, François a nommé… un administrateur apostolique chargé de préparer l’élection d’un nouveau patriarche. Lequel est un prêtre italien, Pierbattista Pizzaballa, qu’on s’est empressé de faire évêque. Ce qui a provoqué les réactions de ceux qui s’étaient habitués à ce que Rome nomme des prêtres autochtones à la tête du patriarcat.

    Fallait-il se débarrasser de Mgr Lahham pour faire « élire » le candidat de François (à savoir Pizza-ballot) ?

  • Ordination de femmes

    Il est très dommage qu’aucun texte de Sandro Magister ne soit désormais traduit en français. Hier, il attirait l’attention sur un article de la Civilta Cattolica, revue dirigée par Antonio Spadaro, grand ami du pape, et dont tous les articles sont validés par le Saint-Siège avant publication.

    Or la Civilta Cattolica vient de publier un texte, signé Giancarlo Pani (un jésuite, forcément), qui explique que le développement de la place des femmes dans la société rend incompréhensibles les raisons qui justifiaient leur « exclusion » du sacerdoce. Et ce jésuite de reprendre le grand refrain de François sur l’Esprit qui guide l’Eglise et suggère de nouvelles perspectives…

  • Prions pour les musulmans (pas pour les chrétiens)

    A la fin de son audience ce metin, le pape a dit :

    « Et en parlant des migrants chassés, exploités, je voudrais prier avec vous, aujourd’hui, particulièrement pour nos frères et sœurs Rohingya qui sont chassés de Birmanie et qui fuient d’un lieu à un autre parce que personne ne veut d’eux. Ce sont de bonnes personnes, des gens pacifiques. Ils ne sont pas chrétiens, ils sont bons, ils sont nos frères et nos sœurs ! Et cela fait des années qu’ils souffrent. Ils sont torturés, tués, seulement parce qu’ils maintiennent leurs traditions, leur foi musulmane. Prions pour eux. je vous invite à prier pour eux notre Père qui est au Ciel, tous ensemble, pour nos frères et sœurs Rohingya : Notre Père… »

    Il l’avait déjà fait en 2015.

    Il n’a jamais parlé des chrétiens persécutés en Birmanie. Il n’a jamais évoqué les massacres de Karen ni la guerre menée actuellement par l’armée birmane contre les Kachin. Il n’a pas parlé de la destruction d’une église catholique en décembre dernier, ni de l’arrestation de chrétiens qui ont simplement osé protester.

  • New York Times

    Je ne vais pas perdre mon temps à traduire le très long article du New York Times intitulé Steve Bannon porte le combat sur un autre centre d’influence : le Vatican. Mais j'en conseille la lecture à ceux qui connaissent un peu l’anglais: c’est instructif.

    Le point de départ, ou plutôt le prétexte, est une information très mineure : un bref entretien en 2014 au Vatican entre Steve Bannon (patron de Breitbart News) venu pour la canonisation de Jean-Paul II, et le cardinal Raymond Burke (préfet du Tribunal suprême et comme lui américain). Cette rencontre prend aujourd’hui toute sa signification : c’est l’alliance entre l’effroyable équipe Trump (Steve Bannon est le « Haut conseiller et chef de la stratégie » de la Maison Blanche) et la non moins effroyable clique traditionaliste dont le chef est le cardinal Burke qui ose critiquer ouvertement l’excellent pape François. L’article est un long dégueulis contre tous les méchants à la solde de « l’extrême droite » qui triomphe à Washington et menace la papauté à Rome… Néanmoins à la fin on se rassure, du moins en ce qui concerne l’Eglise : Spadaro, Cupich et Braz de Aviz (un trio soigneusement choisi) sont invités à expliquer au lecteur du New York Times que « Mr. Burke » et ses affidés ne représentent rien et que François continue d’aller résolument de l’avant pour transformer l’Eglise…

  • Ordre de Malte

    François a nommé Mgr Giovanni Angelo Becciu, substitut pour les affaires générales de la Secrétairerie d’État (« numéro 3 du Vatican »), délégué pontifical, avec pleins pouvoirs, en vue du Chapitre extraordinaire qui devra élire le nouveau Grand Maître de l’Ordre de Malte après le limogeage de Matthew Festing.

    Dans une lettre rendue publique samedi, François précise la mission de Mgr Becciu. Il étudiera, avec le « lieutenant intérimaire », un aggiornamento de la Charte constitutionnelle de l’Ordre, et il prendra soin « en particulier de tout ce qui concerne le renouvellement spirituel et moral de l’Ordre » (ce qui est la mission du cardinal Burke…).

    D’autre part, Riccardo Caccioli a fait remarquer que si François a fait annuler toutes les décisions prises par le Grand Maître et le Souverain Conseil depuis le 6 décembre, cela a pour effet, non seulement d’invalider la destitution de Boeselager, mais aussi la nomination d’une commission d’enquête interne « voulue par le Grand Maître pour enquêter sur l’héritage mystérieux de 120 millions déposés en Suisse »…

  • Acharnement (suite sans fin)

    Le Vatican a annoncé le 2 février la « renonciation » de Mgr Ramon C. Argüelles, archevêque de Lipa, aux Philippines, et son remplacement immédiat. Or Mgr Argüelles, 72 ans, n’avait pas envoyé de lettre de démission ni laissé entendre qu’il allait prendre sa retraite.

    Il s’agit clairement d’un limogeage, par François. Un de plus. En cause : sans surprise, le fait que Mgr Argüelles avait montré sa sympathie pour les Franciscains de l’Immaculée et en avait accueillis plusieurs dans son diocèse pour leur permettre de poursuivre leur apostolat.

    Comme François a toujours besoin d’un prétexte, le prétexte ici est sans doute que Mgr Argüelles a reconnu en 2015 les apparitions de « Marie médiatrice » à Lipa en 1948, alors qu’une enquête avait conclu à la non-surnaturalité du phénomène en 1951. Et la Congrégation pour la doctrine de la foi a réitéré le jugement de 1951, dans un décret que Mgr Argüelles a rendu public, pour s’y soumettre.

    En janvier 2015, François priait devant la statue de l’apparition de Lipa…

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  • "Interruption de grossesse" ?!!!

    Propos de François hier après l’Angélus, à l’occasion de la Journée de la Vie en Italie :

    Faisons avancer la culture de la vie en réponse à la logique du déchet et au déclin démographique. Soyons proches et ensemble prions pour les enfants qui sont en danger d’interruption de grossesse, ainsi que pour les personnes qui sont en fin de la vie – toute vie est sacrée! – afin que personne ne soit laissé seul et que l’amour défende le sens de la vie.

    La culture de la vie, c’est seulement une réponse à la "culture du déchet" et au "déclin démographique" ? Dans une société sans déclin démographique, on peut avoir une culture de mort ? Peut-être bien, puisqu’ensuite François parle d’enfants qui sont « en danger d’interruption de grossesse ». François utilise et reprend à son compte le langage mensonger de la culture de mort. Où alors il faut qu’il nous explique comment on reprend une grossesse qui a été interrompue…

    Petit rappel, saint Jean-Paul II dans Evangelium vitae (58) :

    L'acceptation de l'avortement dans les mentalités, dans les mœurs et dans la loi elle-même est un signe éloquent d'une crise très dangereuse du sens moral, qui devient toujours plus incapable de distinguer entre le bien et le mal, même lorsque le droit fondamental à la vie est en jeu. Devant une situation aussi grave, le courage de regarder la vérité en face et d'appeler les choses par leur nom est plus que jamais nécessaire, sans céder à des compromis par facilité ou à la tentation de s'abuser soi-même. A ce propos, le reproche du Prophète retentit de manière catégorique: « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres » (Is 5, 20). Précisément dans le cas de l'avortement, on observe le développement d'une terminologie ambiguë, comme celle d'« interruption de grossesse », qui tend à en cacher la véritable nature et à en atténuer la gravité dans l'opinion publique. Ce phénomène linguistique est sans doute lui-même le symptôme d'un malaise éprouvé par les consciences. Mais aucune parole ne réussit à changer la réalité des choses: l'avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d'un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance.

  • Lèse-majesté

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    Les autorités de Rome ont fait couvrir les affiches qui critiquent le pape d’une autre affiche indiquant : « Affichage abusif ».

    Les Italiens sont stupéfaits de la rapidité avec laquelle les autorités ont réagi.

    Mais on remarquera que sur cette photo les affiches « Affichage abusif » ne recouvrent pas le texte…

    Photo trouvée dans ce réjouissant article Crime contre la pensée, traduit par Benoît et moi, relatant les réactions horrifiées des thuriféraires de François.