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François (pape) - Page 4

  • Le mépris

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    Le service de communication du Saint-Siège (dont François a fait un « dicastère ») a publié hier quatre photos de la réunion de crise sur les scandales sexuels avec des représentants des évêques américains.

    Celle-ci est la première qui ait été diffusée, immédiatement, par « Zenit English ». Qu’est-ce qu’on se marre…

    « Zenit Français » a eu a pudeur de pas diffuser cette image qui montre tout le mépris des puissants envers les gueux de l’Eglise.

    (Je ne conteste pas qu’à un moment ou à un autre quelqu’un ait fait une plaisanterie. Mais ce n’est pas une image qu’on publie, quand on cite en même temps le cardinal Di Nardo : « Nous avons partagé avec le pape François à propos de notre situation aux États-Unis – comment le Corps du Christ est déchiré par le mal des abus sexuels »…

  • Un homme de parole

    Ce mercredi sort sur les écrans le nouveau film de Wim Wenders, intitulé Le pape François, un homme de parole. Sic.

    Il s’agit d’un film de propagande commandé et coproduit par le Vatican.

    On y voit le pape parler pendant 1h 36. Tel est le vrai sens du titre. Car il ne s’agit pas de cette parole en laquelle on peut faire confiance. Et encore moins de la Parole : du Verbe. Car le pape ne parle pas une seule fois du Christ. On croyait qu’il était le vicaire du Christ, on croyait que la première fonction d’un évêque est de prêcher le Christ, mais non, tout cela est caduc et obsolète, le pape est l’homme qui parle de Mère Terre, des pauvres, et de l’humanité en général…

    Bref, saint Paul avait tout faux. Et toute l’Eglise après lui. Et on a perdu 2000 ans, mine de rien, avant qu’arrive enfin un pape qui comprenne que l’évangélisation se fait en ne parlant surtout pas de l’évangile.

  • Diabolique

    Une petite phrase du pape dans son homélie d’hier à Sainte-Marthe n’est pas passée inaperçue :

    « Il semble que le Grand Accusateur s’est détaché et en a contre les évêques. Et c’est vrai, nous sommes tous pécheurs, nous les évêques. Il cherche à dévoiler les péchés, afin qu’ils se voient, pour scandaliser les gens. »

    Autrement dit Mgr Carlo-Maria Viganò est un agent du diable, car il scandalise les gens avec les péchés des évêque qui ne doivent pas être dévoilés…

  • Legatus cale

    Pour la première fois depuis sa création en 1987, Legatus ne versera pas sa « dîme » annuelle au Saint-Siège. Elle se monte à 820.000 $, elle est mise en dépôt en attendant de voir comment évolue « la crise actuelle dans l’Eglise ».

    A la différence de la Papal Foundation, qui a été créée par des évêques (au premier chef le fameux Tonton Ted McCarrick) pour lever des fonds chez les riches catholiques pour les œuvres de charité du souverain pontife (pour être membre il faut s’engager à verser au moins 1 million de dollars en 10 ans), Legatus a été fondé par un laïc, Tom Monaghan, pour inciter les chefs d’entreprises à aider le Saint-Siège : pour être membre il faut être catholique pratiquant et diriger une entreprise qui fasse au moins 7 millions de dollars de chiffre d’affaires et qui ait au moins 49 salariés (ou une compagnie financière d’au moins 10 salariés qui ait au moins 275 millions de dollars d’actifs sous gestion).

    Tom Monaghan est l’homme qui fit fortune avec son entreprise Domino’s Pizza. Il était déjà connu comme militant pro-vie, et l’idée de Legatus fut l’une de celles qui lui vinrent après la communion reçue des mains de Jean-Paul II au Vatican en 1987 (de pair avec de nombreuses autres initiatives : radio Ave Maria, comités Ave Maria contre l’avortement, cabinet juridique Thomas More, écoles, puis faculté de droit, puis université Ave Maria et ville Ave Maria sur 20 km2…)

    Legatus compte aujourd’hui quelque 3.000 membres. Dont beaucoup, dit Tom Monaghan, ont contacté le bureau national et le conseil d’administration depuis les révélations de Mgr Viganò. Le conseil d’administration en a délibéré, et a décidé de geler la « dîme » de cette année en attendant que soit apportée « une clarification sur l’usage spécifique de ces fonds » et sur la responsabilité financière au Vatican quant à ces contributions…

    Il y a là, outre le choc de l’affaire Viganò, qui est une affaire François, une allusion au précédent de la Papal Foundation (aujourd’hui dirigée par le cardinal Wuerl, successeur de McCarrick y compris dans les scandales sexuels), à laquelle François a demandé 25 millions de dollars pour un hôpital rongé par la corruption, ce qui a provoqué un séisme chez les laïcs de l’organisation (les dons de la Papal Foundation vont de 25.000 à 100.000 dollars, exceptionnellement 200.000, toujours pour des œuvres ciblées et claires venant en aide aux plus pauvres).

    Voici une traduction de la lettre de Tom Monaghan aux membres de Legatus.

    Lire la suite

  • Mgr Viganò : nouvelle torpille

    Après sa bombe sur McCarrick et François (etc.), et ses réponses qui pulvérisent ceux qui au lieu de répondre sur le fond lancent des accusations ad hominem contre sa personne, Mgr Carlo Maria Viganò dénonce de nouveaux mensonges qui mettent une fois de plus François sur la sellette.

    Il dit ce qu’il en est de l’affaire de la rencontre à Washington entre le pape et Kim Davis (qui avait fait cinq jours de prison pour avoir refusé de délivrer un certificat de « mariage » entre deux hommes), dont il fut l’un des principaux protagonistes. Il y est contraint par le témoignage de l’ineffable inverti Juan Carlos Cruz, affirmant au New York Times que le pape lui a dit : « Je ne savais pas qui était cette femme, et il a fait subrepticement entrer cette femme pour me dire bonjour – et évidemment, ils en ont profité pour faire tout un tas de publicité. J’étais horrifié et j’ai renvoyé ce nonce. »

    L’histoire officielle selon le Vatican (Lombardi et Rosica – et maintenant François selon Cruz) était que le pape avait salué Kim Davis qui se trouvait dans le flot des personnes admises à saluer le pape, mais que François ne savait pas qui était cette femme et que bien entendu il n’y a pas eu d’entrevue privée.

    J’en parle ici d’abord parce que à l’époque j’ai cru Lombardi, et j’ai pensé que Kim Davis s’était fait mousser en parlant d’un entretien privé avec le pape alors qu’elle lui avait seulement serré la main. Je suis donc aussi une victime des mensonges du Vatican.

    J’avais l’intention de traduire le nouveau texte de Mgr Viganò, mais Jeanne Smits en donne l’essentiel dans un article qui raconte tout par le menu, auquel je renvoie donc.

    Le plus incroyable, en dehors de ce que le pape a dit ou n’a pas dit (sans rejeter l’hypothèse qu’il dise tout et le contraire de tout), est que dans leur très prompte réponse à Viganò, Lombardi et Rosica, sans s’en rendre compte apparemment, avalisent le fait que Kim Davis a bel et bien été reçue par le pape dans une pièce séparée !!!

  • En effet

    Comme le dit le bon cardinal Cupich, le pape a autre chose à faire, et autrement plus important, que de s’occuper de vieilles histoires d’évêques qui jouent à touche pipi. Par exemple l’environnement. Et il vient d’en donner encore un exemple héroïque. A l’occasion de la quatrième journée annuelle de prières "pour la protection de la Création", il a déclaré :

    "On ne peut pas permettre que nos mers et nos océans soient jonchés d'étendues sans fin de plastique à la dérive. Nous devons prier dans la mesure où tout dépend de la providence divine, et agir car tout dépend de nous."

    Heureusement que le pape se préoccupe du plastique à la dérive, quand même. Même s’il prend le train médiatique en marche…

  • Une réaction (émérite)

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    Non, pas celle de Benoît XVI : Mgr Gänswein a dit que le pape émérite ne commenterait pas le document Viganò (ce qui veut dire aussi - ou d'abord ? - qu'il ne le démentira pas). Celle de l’évêque émérite de Tulsa (Oklahoma), Edward J. Slattery :

    C'est durant le "long carême de 2002" que l'Église en Amérique a été forcée de reconnaître le fait que des abus sexuels ont été commis au sein du clergé de l'Église, et la tentative systématique depuis des décennies de cacher cet abus.

    Le nombre stupéfiant d’enfants et de jeunes adultes qui en ont été victimes et les détails des abus de confiance de la part d’hommes pour lesquels ils avaient un respect religieux et une affection spirituelle ont convaincu les évêques du pays de mettre en place de nouvelles politiques plus rigoureuses pour protéger ceux qui sont sous notre responsabilité. Avec un faux sentiment de sécurité, nous, évêques, avons assuré aux fidèles que les leçons douloureuses que nous avons apprises concernant les activités sexuelles prédatrices ne seraient pas oubliées.

    Mais en plaçant notre confiance dans les politiques et les protocoles, les évêques des États-Unis ont encore une fois déçu notre peuple. Tout d'abord, nous avons échoué parce que nos plans étaient trop étroits pour inclure l’éventualité que les évêques eux-mêmes puissent en être les auteurs. Et deuxièmement, nous avons échoué précisément parce que nous avons mis notre confiance dans les politiques plutôt que d'appeler les fidèles - laïcs, clergé et hiérarchie - à une relation plus profonde avec le Christ. C'est seulement une conversion profonde à Jésus qui offre aux hommes et aux femmes brisés la possibilité de vivre une vie chaste dans une communauté bienfaisante où règnent respect et dignité pour tous.

    À la fin de l'été, le deuxième échec de nos évêques américains est devenu cause de la honte des fidèles. Les allégations de corruption la plus vile serpente autour de la réputation des principaux évêques et cardinaux américains, et avec les allégations de l’archevêque Viganò le week-end dernier, même la réputation du pape François a été entachée. S'il y a de la corruption autour de la chaire de Pierre, alors, au lieu d'être la source visible et le fondement de son unité (comme le voulait le Christ), la fonction du successeur de Pierre devient source de méfiance, de division et de scandale.

    Le moment est venu pour Sa Sainteté, le pape François, d’ouvrir une enquête immédiate, complète et exhaustive sur les allégations concernant ses bureaux et ses relations avec les plus hauts responsables de la hiérarchie américaine. Je souhaite remercier l’évêque David Konderla, du diocèse de Tulsa, du courage dont il a fait preuve en étant l’un des premiers évêques à demander une telle enquête. Je tiens à joindre publiquement mon nom à lui et à ces autres évêques en demandant cette initiative afin que, par cette enquête, l'Église puisse identifier sans crainte la corruption à l'intérieur et, par la prière et la pénitence, la déraciner. Il n'y a pas d'autre moyen.

    + Edward J. Slattery
    29 août 2018
    La passion de saint Jean-Baptiste

  • Le témoignage de George Weigel

    S’il fallait un témoignage de moralité en faveur de Mgr Viganò, il suffirait d’écouter celui de George Weigel, certainement le plus spectaculaire de tous. En effet, George Weigel, qui a écrit nombre de livres sur l’Eglise, dont plusieurs sur Jean-Paul II et un sur Benoît XVI, a publié en février 2013 Evangelical Catholicism: Deep Reform in the 21st-Century Catholic Church, en français Le catholicisme évangélique : la profonde réforme de l’Église au XXIe siècle. Et pour écrire ce livre il avait longuement rencontré le cardinal Bergoglio. Quelques semaines plus tard il publiait un article de joie triomphaliste sur l’élection pontificale : « Le tournant du catholicisme pour un avenir évangélique ».

    Et c’est ce George Weigel, qu’on ne peut vraiment pas soupçonner d’être un critique systématique de François, ni même critique du tout, qui écrit un article d’éloge de Mgr Carlo Maria Viganò, dont voici quelques extraits :

    « Premièrement, l’archevêque Viganò est un réformateur courageux, qui a été délogé du Vatican par ses supérieurs immédiats parce qu’il était déterminé à faire face à la corruption financière du Governatorato, l’administration de l’État de la Cité du Vatican.

    Deuxièmement, l’archevêque Viganò est, d’après mon expérience, un homme honnête. Nous avons souvent parlé de beaucoup de choses, grandes et petites, et je n'ai jamais eu l'impression qu’il me livre autre chose que ce qu'il croyait en conscience être la vérité.

    Troisièmement, l'archevêque Viganò est un fidèle homme d’Eglise d'une certaine génération et d'une certaine formation, élevé dans une véritable piété vis à vis de la papauté. Sa formation au service diplomatique papal le conduit instinctivement à faire de la défense du pape sa première, deuxième, troisième et centième priorité. S'il croit que ce qu'il a dit maintenant est vrai et que l'Église a besoin d'apprendre cette vérité pour se purifier de ce qui entrave sa mission évangélique, alors il déroge à ses instincts les plus enracinés pour les plus graves raisons. »

  • Un signe clair

    Screenshot_2018-08-31 Church roof in central Rome collapses, damages chapel underneath.png

    Lu sur le Forum catholique :

    Ce 30 août 2018, le toit de l'église San Giuseppe dei Falegnami à Rome s'est effondré.

    Deux éléments méritent d'être mentionnés:

    1- Le Cardinal Coccopalmerio est cardinal-diacre de San Giuseppe dei Falegnami.

    2- Cette église a été construite sur la prison où l'Apôtre Pierre fut détenu avant d'être crucifié

    On lit dans le témoignage de Mgr Viganò :

    En ce qui concerne la curie romaine, je vais m’arrêter ici pour le moment, même si les noms d’autres prélats du Vatican sont bien connus, y compris très proches du pape François, tels le cardinal Francesco Coccopalmerio et l’archevêque Vincenzo Paglia, qui appartiennent au courant homosexuel en faveur de la subversion de la doctrine catholique sur l’homosexualité.

    Le cardinal Coccopalmerio, président du Conseil pontifical pour les textes législatifs (jusqu’à avril dernier) avait obtenu du pape pour son secrétaire un appartement, dans le palais du Saint-Office, où celui-ci se livrait à des orgies d’invertis drogués à la cocaïne tellement bruyantes que la gendarmerie vaticane dut intervenir.

  • Merci à Sandro Magister

    J’avais trouvé très étrange la réaction de François au témoignage de Mgr Viganò, en réponse aux journalistes dans l’avion :

    « Je l’ai lu et je ne dirai pas un mot de plus. Lisez-le vous-mêmes et faites-vous votre propre opinion. Je vais dire sincèrement que je dois vous dire tout cela – vous et tous ceux qui sont intéressés : lisez attentivement la déclaration et constituez votre propre jugement. Je ne vais pas dire un mot à ce sujet. Quand un peu de temps aura passé et que vous aurez tiré des conclusions, j’en parlerai peut-être, mais j’aimerais que votre maturité professionnelle fasse ce travail. »

    Je comprenais que le pape bottait en touche, mais je ne voyais pas pourquoi il demandait aux journalistes de se faire leur opinion comme si cette opinion allait lui être forcément favorable. Et je ne comprenais pas cette étrange confiance accordée aux journalistes de façon appuyée. Je pensais comme Mgr Morlino : « Rien n’est plus discutable que la maturité professionnelle des journalistes. Le parti pris des médias grand public ne peut pas être plus clair et est reconnu presque universellement. »

    C’est Sandro Magister qui vient de me faire comprendre de quoi il s’agit. Le pape recommence l’opération qui lui avait si bien réussi avec le « Qui suis-je pour juger ? ». Pour se sortir d’un mauvais pas, pour ne pas répondre, et pour enterrer l’affaire, il prend à témoin les journalistes de la presse pourrie, et ceux-ci ne peuvent qu’approuver le pape si moderne et si cool et constater que de fait il n’y a pas de problème.

    Ainsi, le « Qui suis-je pour juger ? » était la réponse à l’affaire Ricca, cet inverti qui avait fait scandale, et particulièrement son amant, à la nonciature de Montivideo, du temps où le cardinal Bergoglio était en face, à Buenos Aires. Mgr Ricca fut fait directeur de la maison Sainte Marthe, François décida d’habiter la maison Sainte Marthe, et fit Mgr Ricca prélat de l’IOR, la banque du Vatican. Dans l’avion qui le ramenait des JMJ au Brésil, les journalistes évoquèrent la question. Et l’on sait comment la réponse du pape recouvrit totalement l’affaire d’un torrent de louanges…

    Il a récidivé avec l’affaire McCarrick. Sa réponse veut dire : lisez attentivement le texte de Viganò. vous verrez qu’il y est question de relations homosexuelles entre personnes majeures. Or vous écrivez à longueur de temps que les relations homosexuelles sont non seulement légitimes mais très recommandées. Tirez-en la conclusion… La conclusion est de fait que les journalistes de la grande presse ne peuvent rien trouver de répréhensible aux frasques de McCarrick, ni aux avantages que procure le fait d’être membre d’un lobby gay…

    Jamais ne n’aurais imaginé qu’un pape puisse se conduire ainsi : prendre à témoin les journalistes les plus impies pour se sortir d’affaire, en mettant complètement de côté la morale de l’Eglise.

    Le pire est que cela, comme on pouvait s’en douter, déteint sur les groupies de François. Et l’on voit ainsi de « bons catholiques » dire qu’en effet il n’y a rien dans le témoignage Viganò, rien d’autre que des péchés, mais à tout péché miséricorde et il y a le sacrement de la confession pour cela…

    Le cardinal Cupich, créature de Bergoglio, peut ainsi passer à la vitesse supérieure :

    « Je pense qu’entrer dans ces détails l’un après l’autre est, d’une certaine manière, inapproprié, et, deuxièmement, le pape a un ordre plus jour plus important. Il doit continuer à parler d’autre chose, à propos de l’environnement et de la protection des migrants et du travail de l’Eglise. Cela (Viganò) ne vaut pas un pet de lapin. »