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François (pape) - Page 8

  • Nul et non avenu

    L’équipe Bergoglio a tenté d’instrumentaliser une lettre de Benoît XVI pour faire croire que le pape émérite apporte son soutien à François le jour même du 5e anniversaire de son accession à la papauté. En réalité la lettre est du… 7 février. Le Vatican s’est bien gardé de la publier en entier (alors qu’elle est brève), et en a soigneusement extrait deux phrases qui souligneraient que selon Benoît XVI François est un grand théologien et qu’il y a une parfaite continuité entre les deux pontificats.

    Certains pensent que la lettre (entièrement dactylographiée) a été écrite par l’équipe Bergoglio et qu’on a demandé à Benoît XVI de la signer. Voire même qu’on aurait frauduleusement ajouté sa signature au document. (On peut lire les diverses réactions recueillies par Benoît et moi.)

    A mon avis la lettre est authentique, car si on la lit attentivement on discerne la fine ironie qu’on a déjà remarquée dans plusieurs textes antérieurs du pape émérite. Vous voulez que je soutienne une fois encore mon successeur (qui doit être sérieusement en difficulté). Eh bien voilà ma lettre de soutien. Ceux qui savent lire comprendront.

    La lettre ne laisse pas entendre que François est un remarquable théologien, elle dit seulement qu’il a reçu « une profonde formation philosophique et théologique », ce qui n’est pas du tout la même chose.

    D’autre part, on goûtera l’expression « continuité intérieure entre les deux pontificats », qui à proprement parler ne veut rien dire. Un pontificat s’exprime par le magistère, et le magistère est forcément « extérieur », public. Il n’existe pas de « pontificat intérieur ». Appréhender la continuité intérieure entre deux pontificats, c’est comme chasser le dahu.

    Enfin le dernier paragraphe est important : Benoît XVI dit qu’il n’a pas lu et qu’il ne lira pas les 11 petits volumes de divers auteurs faisant l’apologie de la haute théologie de François… Ce qui veut dire : Je veux bien écrire qu’il a reçu une « profonde formation », mais ne me demandez pas de lire les théologiens de sa cour, encore moins de rédiger une approbation théologique…

    Voici la lettre intégrale à Mgr Dario Edoardo Viganò, préfet du Secrétariat pour la communication (car il s’agit de communication, pas de théologie), publiée par Sandro Magister, dans la traduction française publiée par Diakonos.be :

    Monseigneur,

    Je vous remercie pour votre aimable lettre du 12 janvier et pour le cadeau qui y était joint contenant les onze petits volumes sous la direction de Roberto Repole.

    J’applaudis à cette initiative visant à s’opposer et réagir contre le préjugé » stupide en vertu duquel le pape François ne serait qu’un homme pratique dénué de toute formation théologique ou philosophique tandis que je ne serais moi-même qu’un théoricien de la théologie qui n’aurait pas compris grand-chose de la vie concrète d’un chrétien d’aujourd’hui.

    Ces petits volumes montrent, à juste titre, que le Pape François est un homme doté d’une profonde formation philosophique et théologique et ils aident en cela à voir la continuité intérieure entre les deux pontificats, nonobstant toutes les différences de style et de tempérament.

    Toutefois, je ne peux pas rédiger une brève et dense page théologique à leur sujet parce que toute ma vie, il a toujours été clair que je n’écrirais et que je ne m’exprimerais jamais que sur les livres que j’aurais vraiment lus. Malheureusement, notamment pour des raisons physiques, je ne suis pas en mesure de lire les onze petits volumes dans un avenir proche, d’autant plus que d’autres engagements que j’ai déjà acceptés m’attendent.

    Je suis sûr que vous comprendrez et je vous salue cordialement.

  • Ça devient étouffant

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    Après la crèche LGBT de la place Saint-Pierre, à Noël dernier, saluée comme telle par le lobby, voici le timbre que publie le Saint-Siège pour Pâques.

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  • Amusant

    François a inventé une « mémoire de la bienheureuse Vierge Marie Mère de l’Église » le lundi après la Pentecôte.

    Le cardinal Sarah signe le texte qui présente cette nouvelle « mémoire ».

    Mais le prochain lundi de la Pentecôte, le cardinal Sarah sera à Chartres, pour la messe du… lundi de la Pentecôte.

  • Glups

    « Le Saint-Père François a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Vicariat apostolique des Iles Saint-Pierre et Miquelon présentée par S.E. Mgr Pierre-Marie Gaschy C.S.Sp, et a en même temps supprimé le dit Vicariat en incorporant son territoire dans le diocèse de La Rochelle, France. »

    L’évêque n’aura que 4.000 km à parcourir pour rencontrer ses ouailles… Soit au minimum 33 heures, via Poitiers, Lyon, Paris ou Amsterdam, ou Francfort), Montréal…

  • Un cri romain

    Une personne travaillant au vicariat de Rome, donc dans le diocèse de Rome, qui avait accueilli avec enthousiasme le pontificat de François, a déchanté en voyant ce qui se passait dans le diocèse. En mai 2017, elle a écrit un long courriel à une amie collaboratrice du site Cronicas de Papa Francisco, qu’elle jugeait auparavant terriblement négatif. C’est seulement aujourd’hui que le site publie ce texte, notamment parce que cette personne ne travaille plus au vicariat de Rome. En voici deux brefs extraits, dans la traduction de Benoît et moi. Mais il faut tout lire. Il se trouve que ce qu’elle écrivait alors a été confirmé depuis lors par d’autres sources, et par les faits (concernant le cardinal Müller).

    Ce pontificat divise l'intérieur de l'Eglise, sa révolution endommage la structure doctrinale à l'intérieur de l'Eglise, sa pastorale est utilisée - à tort ou à raison - pour se venger de ceux qui opéraient sous les pontificats précédents, spécialement avec Benoît XVI, et qui le soutenaient dans son Magistère; ces personnes, si elles ne s'adaptent pas, sont systématiquement chassées ou déplacées, en leur retirant des postes importants, ou en tout cas des missions importantes pour le maintien de la pastorale doctrinale de l'Église. Toute personne qui manifeste un léger désaccord avec ce Pontife est éloignée en silence, déplacée sans préavis.

    Les laïcs qui ne connaissent rien à la théologie et rien non plus à la doctrine, mais qui, ayant un emploi au Vatican, s'intéressent davantage à leur poste, ont subi une sorte de contrôle du fait qu'il y a eu beaucoup de licenciements depuis l'arrivée du nouveau pape, et donc chacun d'entre eux a pensé normal de céder à tout cela si on leur demandait de le faire, afin de conserver leur place. Bien sûr, ce n'est pas Bergoglio en personne qui fait tout cela, mais c'est le climat et, ceux qui le font, ce sont les gens en qui il a confiance, appelés par lui à exercer ce pouvoir.

  • La revoilà…

    Screenshot-2018-2-22 +Europa — Più Europa, per un’Italia più libera e democratica.pngOn croyait qu’elle était en train de mourir de son cancer des poumons, mais elle est au contraire complètement guérie et elle a décidé de revenir sur le devant de la scène politique italienne, et même européenne : Emma Bonino, présidente des Radicaux depuis que son alter ego Marco Pannella est mort de son cancer au moment où elle-même en guérissait, a monté une coalition intitulée +Europa avec le groupuscule « Forza Europa », rejointe par le Centre démocratique puis par le groupuscule « Area progressista », coalition qui fait elle-même partie de la coalition montée par Matteo Renzi.

    Son objectif est d’éviter que « ce bloc souverainiste, anti-européen et xénophobe représenté par Berlusconi, Salvini et Meloni ne gagne », et de faire campagne pour « une Europe fédérale et fédéraliste ».

    Ensuite elle a l’intention de briguer l’un des plus hauts postes institutionnels de l’Union européenne. On parle d’elle aussi pour la présidence de la République italienne…

    Celle que François a reçue deux fois officiellement au Vatican et qui est pour lui « parmi les grands de l’Italie d’aujourd’hui » n’a donc pas fini de polluer l’espace politique.

    Rappelons seulement que la grande Italienne de François s’est vantée d’avoir réalisé elle-même 10.141 avortements clandestins, qu’elle a toujours fait campagne pour toutes les subversions : divorce, contraception, avortement, euthanasie (avec un bémol, en pensant à elle…), droits LGBT, idéologie du genre, PMA, GPA (l’un de ses combats prioritaires d’aujourd’hui)… Et elle est surtout devenue l’amie du pape en faisant campagne (y compris dans les églises) pour un accueil sans limite et sans condition des migrants. Car « il n’y a pas de problème d’immigration ».

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  • Eglise des pauvres…

    François a exigé que la Papal Foundation, dont les fonds sont destinés à aider des réalisations pour les plus pauvres dans le monde, donne 25 millions d’euros sur trois ans à l’Institution dermatologique de l’Immaculée, à Rome, qui se présente comme « l’un des plus importants hôpitaux dermatologiques européens ». Cette institution des « Fils de l’Immaculée Conception » s’est fait connaître ces dernières années par un scandale retentissant, qui a commencé en 2013 avec l’arrestation de son ancien directeur le Père Franco Decaminada. La police financière a conclu à une faillite frauduleuse avec un trou de 845 millions d’euros, détournement de 82 millions d’euros et de 6 millions de fonds publics, fausses factures, blanchiment d’argent, etc. En mai dernier ont été émis 24 actes d’accusation. Le procès devait se tenir en novembre dernier. On n’a pas de nouvelles.

    Mais l’été dernier François a demandé à la Papal Foundation de donner à cet hôpital 25 millions de dollars. Via François, puisque la Papal Foundation, comme son nom l’indique, donne de l’argent au pape, pour des œuvres de charité. Cette organisation américaine dirigée par des évêques aide ainsi à la construction d’églises, d’écoles, d’hôpitaux, etc., dans les pays les plus pauvres.

    Ses dons vont généralement de 25.000 à 100.000 dollars. Exceptionnellement 200.000. Mais 25 millions, c’est du jamais vu. Et c’est clairement 25 millions soustraits aux pauvres.

    L’affaire a causé de graves remous dans la fondation. Le président du comité d’audit a même démissionné, considérant qu’il ne pouvait pas cautionner cela, et que c’était « un désastre » pour la fondation, qui aurait désormais bien du mal à trouver de nouveaux donateurs.

    Lui et ses trois collègues du comité d’audit ont rédigé un texte détaillant leurs critiques. Ils notent que la situation de l’hôpital est encore loin d’être claire. (Avec par exemple 40 « travailleurs syndiqués » inutiles toujours salariés, un nouveau directeur nommé par le Vatican qui a démissionné au bout de neuf mois sans qu’on puisse savoir pourquoi, remplacé en octobre dernier par un avocat…)

    La Papal Foundation a immédiatement effectué un premier versement de 8 millions de dollars, sans avoir le moindre renseignement sur l’utilisation de cet argent, alors que la fondation ne donne de l’argent que sur dossier. C’est seulement après le versement que la présidente de l’Association des hôpitaux catholiques américains est allée sur place pour obtenir un dossier. Elle est revenue avec un classeur contenant divers documents (des procédures médicales, des articles de journaux…) mais rien de précis sur la destination prévue de l’argent, pas de bilan comptable de l’hôpital, aucune explication sur la démission du directeur. En fait de chiffres il y avait juste une feuille indiquant des… prévisions de profits : 1,6 million d’euros en 2017, 2,4 millions en 2018, 4,4 millions en 2019…

    Lors de la réunion annuelle du conseil d’administration de la Papal Foundation, en décembre, les 15 évêques ont avalisé le don. Lors d’une réunion, le 4 janvier, les administrateurs laïcs ont élevé la voix. Ils se sont alors fait méchamment remonter les bretelles par les évêques (menés par le cardinal Wuerl), qui ont néanmoins décidé que désormais l’agrément des administrateurs laïcs serait requis pour des dons de plus d’1 million de dollars, et ont accepté que les prochains versements à l’hôpital dermatologique soit conditionné à un rapport sur l’utilisation des fonds déjà alloués (mais 5 millions vont encore être versés sans justification).

    Naturellement, on est censé croire que cette débauche de fric vise à… lutter contre la corruption, en aidant cet hôpital à sortir de sa mauvaise passe…

    (Source : l’article de Life Site et les documents mis en lien.)

  • Le gros mensonge

    Il paraît désormais établi que François a menti, et à plusieurs reprises, en ce qui concerne les scandales d’abus sexuels sur mineurs au Chili. C’est d’ailleurs ce qui explique qu’il se mette en colère chaque fois qu’on lui en parle. C’est ce qui explique aussi la très vive et très inattendue réaction du cardinal O’Malley, proche du pape : « Il est compréhensible que les déclarations du pape François ont été une source de grande souffrance pour les survivants d'abus sexuels. »

    Parce que le cardinal O’Malley est l’homme qui a donné à François, de la main à la main, la lettre de 8 pages d’une des victimes de ces abus sexuels, dont François nie avoir eu connaissance, accusant obstinément de calomnie ceux qui persistent dans leurs accusations.

    Je n’ai ni le temps ni le droit de traduire la très longue dépêche de l’Associated Press qui raconte tout par le menu. Les anglophones s’y reporteront. On en lira un résumé en français par exemple ici. Et sur le fond de l’affaire on lira le texte d’Hilary White, dans une traduction parfois déficiente.

    Il ressort de tout cela que si le pape était le président des Etats-Unis il serait destitué.

  • En Chine...

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    Mgr Shao Zhumin, l’évêque clandestin de Wenzhou, a été libéré le 3 janvier dernier. Le 27, une grande fête a été organisée en son honneur, avec un chant composé pour l’occasion, célébrant « notre cher évêque qui nous conduit au Christ ».

    On en sait désormais un peu plus sur sa détention, et sa libération. Pendant des mois on a voulu l’obliger à intégrer la soi-disant Association patriotique, l’Eglise officielle. Il devait signer un document comprenant les quatre conditions qui lui auraient permis d’être reconnu par le parti :

    — son soutien au principe d’une Eglise indépendante ;

    — son soutien à la nomination et à l’ordination d’évêques par la seule Association patriotique ;

    — la concélébration avec un évêque officiel non reconnu par le Vatican ;

    — la soumission aux nouvelles règles imposées aux religions à partir de février.

    Mgr Shao Zhumin a refusé. Finalement il a été quand même libéré, semble-t-il sous la pression internationale, particulièrement de l’ambassadeur d’Allemagne. AsiaNews ajoute in fine : « Même le Saint-Siège avait exprimé son inquiétude sur son sort. » Sic.

    Il est intéressant, et terrible, de comparer le témoignage de Mgr Shao Zhumin avec ce que dit le cardinal Parolin sur les négociations avec le pouvoir communiste chinois et sur les « sacrifices » qui sont demandés par le Vatican aux chrétiens (à savoir, mais Parolin n’a même pas le courage de le dire explicitement, d’accepter que les évêques fidèles soient remplacés par des évêques du pouvoir communiste)… Car les « sacrifices » qui sont demandés ne peuvent être que la conséquence de la reconnaissance par le Vatican des quatre conditions rejetées par l’évêque fidèle. L’abandon de l’Eglise en Chine apparaît ici de façon claire et monstrueuse.

    Le pouvoir communiste n’a pas pu faire plier Mgr Shao Zhumin. C’est François qui aura sa peau…

    N.B. Le cardinal Zen s'est rendu au Vatican pour évoquer l'affaire des "sacrifices" avec le pape et les responsables de la politique du Saint-Siège vis-à-vis de la Chine. Il a ensuite publié un long texte par lequel il tente de dédouaner François qui ne serait en rien responsable des agissements de ceux qui au Vatican veulent vendre l'Eglise de Chine... Le pape a réagi avec sa brutalité habituelle par un bref et cinglant communiqué du directeur du Bureau de presse du Saint-Siège démentant "une prétendue divergence de pensée et d’action entre le Saint-Père et ses collaborateurs de la Curie romaine, vis-à-vis des questions chinoises", et ajoutant qu'il est "surprenant et regrettable que des personnes d’Église affirment le contraire, et que soient ainsi alimentées tant de confusions et de polémiques"...

  • Insupportable

    Il y a longtemps qu’on a compris que François va abroger l’interdiction de la contraception, comme il a abrogé l’indissolubilité du mariage. La dernière étape en date est une conférence du professeur de théologie morale (sic) Maurizio Chiodi, un proche du pape, qui vient d’être nommé à l’Académie pontificale pour la vie et a publié en 2006 un livre qui soutient la licéité de la procréation artificielle. La conférence a été donnée le 14 décembre à l’Université pontificale grégorienne dans le cadre d’un cycle de rencontres sur Humane vitae à l’occasion du cinquantenaire de l’encyclique. Cette conférence, qui avait été dénoncée, notamment par LifeSite, a été publiée dimanche 28 janvier, dans le supplément « Nous, la famille et la vie » du quotidien de la Conférence épiscopale italienne Avvenire.

    La thèse de Chiodi est que dans certaines circonstances l’utilisation de méthodes non naturelles pour la régulation des naissances est non seulement autorisée mais constitue une exigence morale.

    Le noyau dirigeant des évêques italiens explique que la position de Chiodi est un « développement de la tradition », sous le titre : « Du pape Montini à François, développement dans la fidélité ».

    Il s’agit du contraire de l’enseignement de Humanae vitae, et ils osent invoquer la fidélité et la tradition.

    Il nous manque un Pascal. Parce que, pour ce qui est de l’hypocrisie, les jésuites du XVIIe siècle sont enfoncés.