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François (pape) - Page 2

  • Amoris Laetitia vue par un psychiatre

    Voici une traduction des principaux passages d’un article de Rick Fitzgibbons, psychiatre, directeur de l’Institut de thérapie conjugale de Philadelphie, sur le problème crucial que pose Amoris Laetitia et le fait que ce texte devienne la charte du nouvel Institut pontifical.

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  • A quoi il joue ?

    François a nommé cinq nouveaux membres du Tribunal suprême de la Signature apostolique. Dont… le cardinal Raymond Burke, qui en était le préfet et qu’il avait viré en 2014…

  • Au placard !

    Le pape a chassé du Vatican et envoyé en exil Mgr Savio Hon Tai-Fan.

    En termes diplomatiques, cela donne : « Le Saint-Père a nommé Nonce Apostolique en Grèce S.E. Mgr. Savio Hon Tai-Fan, jusqu’à présent Secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples ».

    Nonce apostolique en Grèce, où il n’y a quasiment pas de catholiques, c’est évidemment tout le contraire d’une promotion. Surtout pour le numéro 2 d’un des plus importants dicastères, seul Chinois de la Curie, ancien membre de la Commission théologique internationale, traducteur en chinois du Catéchisme de l’Eglise catholique… et proche de Benoît XVI.

    Mais Hon Tai-Fai, souligne Sandro Magister, était au Vatican « le référent du cardinal Zen, archevêque émérite de Hong Kong et critique intraitable d’un accord avec Pékin qui mettrait en danger la survie de l’Eglise catholique chinoise non inféodée au régime ». Il avait participé au comité créé par Benoît XVI sur les relations avec la Chine, comité que François n’a jamais réuni alors qu’il prépare activement, dit-on, un accord sur le sujet. Mais seul, selon son très particulier principe de synodalité. Et en tout cas sans Mgr Hon Tai-Fai…

    Il se pourrait aussi que le cardinal Filoni, préfet de la congrégation, ait joué un rôle, dans la mesure où il est un défenseur du Chemin néocatéchuménal, et où l’intervention de Mgr Hon à Guam (où François l’avait envoyé) s’est soldée par la fermeture du séminaire de cette organisation. Sur ce sujet voir aussi l’article de Sandro Magister.)

  • Propos de l’aide-fossoyeur

    Propos de l’immonde Mgr Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie et grand chancelier du désormais « Institut pontifical théologique Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille » :

    Rappelez-vous que l'institut créé par Jean-Paul II est né d'un synode [sur la famille] et d'une exhortation apostolique post-synodale, Familiaris Consortio. Maintenant, il y a eu deux autres synodes et une autre exhortation apostolique, Amoris Laetitia. En ce sens, la direction que prendra le nouvel institut est strictement liée à Amoris, qui devient sa “Magna Carta”.

    (…)

    Ce que je pense, c'est que le pape François a interprété, plus profondément que d'autres, la signification de Familiaris Consortio. Je suis plus que convaincu de cela. Je vais vous dire pourquoi : le pape François a fait avancer, a soulevé, certaines intuitions présentes dans Familiaris Consortio qui n'avaient pas vraiment été explicitées de manière très visible.

    Je peux vous donner un exemple clair, qui est le divorcé et remarié. La vraie révolution s'est produite sous Jean-Paul II, pas sous François, et elle n'a pas encore été réellement comprise. Il faut se rappeler qu'avant [Familiaris Consortio], ce n'était pas seulement que les divorcés et remariés ne pouvaient pas simplement recevoir la communion, c’est qu'ils étaient pratiquement excommuniés et expulsés. Ils étaient à l’extérieur. Après Jean-Paul, tout le monde était à l'intérieur de la maison ... Je ne peux pas simplement les envoyer sur la terrasse !

    En ce sens, je veux insister sur le fait que le meilleur interprète de Jean-Paul II est le pape François.

    Ces gens-là n’assument même pas leurs turpitudes. Il faut qu’ils salissent les autres. Il faut que l’immonde homosexualiste Paglia salisse Jean-Paul II qu’il est censé honorer. C’est évidemment un mensonge que Jean-Paul II ait changé quoi que ce soit à la doctrine ou à la pastorale des « divorcés remariés ». Bien au contraire il l’a fermement réaffirmée. Et c’est un ignoble mensonge de prétendre qu’avant Jean-Paul II les « divorcés remariés » étaient pratiquement excommuniés. Ce n’est évidemment pas vrai. Mais l’immonde Paglia ne peut pas s’empêcher de cracher sur l’Eglise.

    Et c’est une immonde imposture de faire de François le meilleur interprète de Jean-Paul II.

    De cet affreux entretien on retiendra deux choses :

    - Oui, les adultères permanents peuvent désormais communier. (Mais on le savait déjà.)

    - Le nouvel Institut se fonde uniquement sur Amoris laetitia, et le nom de Jean-Paul II qu’il continue de porter est donc une fausse étiquette, une arnaque.

  • Bergoglio censure

    L’ouverture, la tolérance, le dialogue, le débat nécessaire, les ponts, et patin couffin, c’est bon pour les autres. Mais quand on ose écrire que Bergoglio profère des hérésies, la réaction est brutale. Quiconque au Vatican cherche à se renseigner sur la Correctio filialis de haeresibus propagatis en allant sur le site dédié reçoit ce message :

    L'accesso alla pagina web che state cercando di visitare è stato bloccato in accordo alle politiche di sicurezza istituzionali.

    L’accès à la page web que vous cherchez à visiter a été bloqué conformément aux politiques de sécurité institutionnelles.

    Rien que ça… Parce que des prêtres, des théologiens, des laïcs, ont mis en cause certains aspects d’Amoris laetitia et ont fini par publier leur texte parce que le pape ne répondait pas…

    La sécurité du pape est en jeu ! On veut l’abattre !

    Mais il suffit de sortir du Vatican (c'est plus facile que de la Corée du Nord) pour avoir accès au site...

    Ubu pape.

  • Un soi-disant « devoir moral »

    Vendredi dernier, François a reçu en audience les directeurs nationaux de la pastorale pour les migrants du Conseil des Conférences épiscopales d’Europe. Il leur a fait de nouveau un discours immigrationniste pur et dur, reprenant largement son message pour la Journée mondiale du migrant… de l’année prochaine.

    Dans ce discours il ose s’en prendre aux sociétés occidentales dont il dénonce le « manque de préparation substantielle » au déferlement qu’il fallait prévoir, et les « politiques nationales et communautaires souvent inadéquates », se plaignant en outre des « limites des processus d’unification européenne ».

    Et puis il y a la phrase sur le soi-disant « devoir moral », entre guillemets, qui serait de conserver son identité culturelle et religieuse. Voici cette phrase verbatim :

    Chers frères et sœurs, je ne vous cache pas ma préoccupation devant les signes d’intolérance, de discrimination et de xénophobie que l’on rencontre dans diverses régions d’Europe. Ils sont souvent motivées par la méfiance et par la crainte de l’autre, celui qui est différent, l’étranger. Je suis encore plus préoccupé par la triste constatation que nos communautés catholique en Europe ne sont pas exemptes de ces réactions de défense et de rejet, justifiées par un « devoir moral » de conserver leur identité culturelle et religieuse d’origine qui n’est pas meilleur.

    Pas meilleur que quoi, on ne sait pas trop. Pas meilleur que « la méfiance et la crainte de l’autre », semble-t-il. Quoi qu’il en soit, c’est mal. On ne doit pas conserver son identité culturelle et religieuse. Mais attention, comprenons bien la pensée du pape : cela ne s’applique qu’aux chrétiens. Il va de soi que les hordes musulmanes doivent conserver leur identité, et François le souligne abondamment dans son Message : les chiens de chrétiens doivent tout faire pour respecter l’identité des migrants et leur garantir et promouvoir l’exercice de leur religion…

  • Evêques…

    En Australie, l’évêque de Maitland-Newcastle, Mgr Bill Wright, dans un article que publie la livraison de septembre du magazine diocésain, demande à ses ouailles de se prononcer en faveur du « mariage » entre personnes de même sexe, lors de la consultation qui a commencé le 12 septembre et se terminera le 7 novembre. Non seulement le propos est violemment hétérodoxe, mais il montre que cet évêque ne sait même pas ce qu’est le « bien commun » (il est vrai que François vient encore de dire que la « miséricorde » vient avant la doctrine…) :

    « Ce qui est en jeu en ce qui concerne la loi proposée n’est pas de savoir si elle concorde avec l’enseignement de l’Eglise ou un idéal moral, mais s’il s’agit d’une bonne disposition pratique pour les personnes qui vivent dans cette société à cette époque. C’est un argument de “bien commun” qui peut être avancé, que dans notre société pluraliste il est préférable pour la paix et l’harmonie de la communauté que les couples homosexuels aient une place dans les structures reconnues plutôt qu’ils en soient exclus. »

    Le même évêque avait écrit en 2015 que la redéfinition du mariage « ne serait pas la fin du monde ». Il ajoutait qu’il « serait préférable de sauvegarder le mot mariage parce qu’il définit depuis longtemps le projet de vie partagé d’un homme et d’une femme qui s’engagent dans un partenariat de longue durée (sic), avec l’intention d’avoir des enfants ensemble et de créer un foyer et une famille, mais le temps en est probablement passé. »

    Un autre évêque australien, Mgr Vincent Long Van Nguyen de Parramata, a laissé entendre que les catholiques devaient se prononcer en faveur de cette loi :

    « La consultation par voie postale n’est pas simplement une question de dire oui ou non. » Elle « doit aussi être une opportunité d’écouter ce que l’Esprit dit à travers les signes des temps.

    Magnifique comme du François…

  • La dernière barrière

    Le cardinal Carlo Caffarra avait écrit une préface pour le livre de Gabriel Kuby La révolution sexuelle globale : la destruction de la liberté au nom de la liberté, paru en 2015. Mais son texte était arrivé trop tard. LifeSite l’a publié hier, la veille de la parution du motu proprio de François détruisant l’Institut Jean-Paul II sur la famille, dont le premier président était le cardinal Caffarra, principal auteur des dubia, mort deux jours avant la signature du motu proprio. Comme le dit un auteur de LifeSite, on peut se demander si la destruction de l’Institut n’est pas la réponse de François aux dubia…

    Voici une traduction rapide de ce texte.

    L’étude que fait Gabriel Kuby du paysage culturel est une sonnerie de clairon pour nous réveiller du sommeil de la raison qui conduit à la perte de la liberté et donc de nous-mêmes. Et Jésus nous a prévenus que cela, la perte de nous-mêmes, serait la perte la plus tragique de toutes, même si nous devions gagner le monde entier.

    A chaque page que je lisais j’ai entendu en moi les paroles du Trompeur du monde entier : « Vous serez comme Dieu, sachant le bien et le mal ».

    La personne humaine s’est élevée elle-même à une position d’autorité morale souveraine dans laquelle « moi » seul détermine ce qui est bon et ce qui est mauvais. C’est une liberté qui est littéralement folle : c’est une liberté sans logos (c’est-à-dire sans raison ou principe d’ordre).

    Mais si tel est le contexte théorique (si je peux le dire ainsi) de tout le livre, l’étude examine spécifiquement la destruction de la dernière réalité qui lui barre le chemin. Comme je l'expliquerai, le livre montre aussi que la liberté qui s'est révoltée génère progressivement les tyrannies les plus dévastatrices.

    David Hume a écrit que les faits sont têtus: ils défient obstinément toute idéologie. L'auteur soutient, je pense à juste titre, que la dernière barrière que cette folle liberté doit mettre à bas est la nature sexuelle de la personne humaine dans sa dualité d'homme et de femme et dans son institution rationnelle établie par le mariage monogame et la famille. Eh bien aujourd'hui cette raison insensée est en train de détruire la sexualité humaine naturelle, donc aussi le mariage et la famille. Ces pages, dédiées à l'examen de cette destruction, sont d’une rare profondeur de vision.

    Mais il y a un autre thème qui traverse les pages de ce livre : l’œuvre de cette liberté insensée a une stratégie précise, car elle est dirigée, guidée et gouvernée à l'échelle mondiale. Quelle est sa stratégie ? Celle du Grand Inquisiteur de Dostoïevski, qui dit au Christ : « Tu leur donnes la liberté ; je leur donne du pain. Ils vont me suivre. » La stratégie est claire : dominer l'homme en formant une alliance avec l'un de ses bas instincts. Le nouveau Grand Inquisiteur n'a pas changé de stratégie. Il dit au Christ: « Vous promettez la joie dans l'exercice sage, juste et chaste de la sexualité ; je promets le plaisir sans aucune règle. Vous verrez qu'ils me suivront. » Le nouvel inquisiteur asservit par le mirage d'un plaisir sexuel complètement privé de toute règle.

    Si, ainsi que je le crois, l'analyse de Gabriel Kuby est de celles que l’on partage, il n'y a qu'une seule conclusion. Ce que Platon prévoyait va arriver : la liberté extrême conduira à la plus grave et plus féroce tyrannie. Ce n'est pas un hasard si l'auteur a mis cette réflexion de Platon en exergue du premier chapitre : une sorte de clé pour interpréter l'ensemble du livre.

    Et les clercs ? Il n'est pas rare qu'ils semblent être les facilitateurs de cette euthanasie de la liberté. Et pourtant, comme Paul nous l’a enseigné, le Christ est mort pour nous rendre vraiment libres.

    J'espère que ce grand livre sera lu surtout par ceux qui ont des responsabilités publiques ; par ceux qui ont des responsabilités éducatives ; et par les jeunes, les premières victimes du nouveau Grand Inquisiteur.

    Carlo card. Caffarra

    Archevêque émérite de Bologne

  • Démolition

    François a supprimé hier l’Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille, dont le premier président avait été le cardinal Caffara, et l’a remplacé par un « Institut théologique Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille ».

    Le motu proprio qui l’annonce est daté du 8 septembre, deux jours après la mort du cardinal Caffara. La page est donc tournée. Exit l’enseignement de Jean-Paul II, le nouvel institut s’inscrira explicitement dans la foulée d’Amoris laetitia, dans un sens sociologique, écologique, etc. D’où la mention des « sciences » profanes, primordiales pour la nouvelle « pastorale » qui s’adresse à « toutes les familles sans distinction » qui sont tout simplement « la famille ».

    Voir l’article de Jeanne Smits.

  • Eglise catholique…

    Deux titres de LifesiteNews l’un après l’autre :

    Le pape aux nouveaux évêques : le ”discernement“ veut dire éviter les réponses “rigides” aux questions morales.

    Le cardinal Burke : le “discernement” ne décide pas de ce qui est bien ou mal.

    (Premier titre de la « newsletter » : « Le pape a béni notre union », affirme la femme du président colombien divorcé et remarié.)