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Eglise - Page 4

  • A Saint-Germain-en-Laye

    Suite du feuilleton de la messe traditionnelle qu’on refuse aux fidèles de Saint-Germain-en-Laye :

    — Cher Germain racontez-nous ce qui s’est déroulé dimanche dernier, le 13 septembre, à la chapelle de l’ancien hôpital de Saint-Germain-en Laye ?

    — Rien de très extraordinaire… Une trentaine de familles sont venues y prier dans la Paix et la sérénité et ont pu assister à une belle et simple messe traditionnelle célébrée par un prêtre ami.

    Lire la suite sur Paix Liturgique. On goûtera l’ironie douce amère de toute « l’interview ». C’est très joliment écrit et sans fausse note. On imagine la rage qui a dû ravager l’évêché…

  • Naufrage sans fin

    L’archevêque de Dublin, Mgr Diarmuid Martin, a fait de son homélie du 16 août un discours antiraciste. Et au Vatican on a trouvé ça tellement bien qu’on en a fait un article sur Vatican News.

    Il n’y a pas de racisme en Irlande. S’il fallait une preuve on l’aurait dans le fait que l’ancien Premier ministre était un inverti musulman à moitié hindou.

    Le prétexte au discours alarmiste antiraciste est qu’il y a eu récemment deux incidents impliquant des jeunes voyous et des Chinois, l’un à Dublin (où l’on sait déjà que les jeunes ne passeront pas devant la justice), et l’autre à Cork, où de jeunes crétins ont tabassé deux Chinois en les rendant responsables de l’épidémie…

    Alors que l’Irlande sombre, a sombré, dans la culture de mort et l’idéologie LGBT, l’archevêque de Dublin, qui était resté silencieux lors du référendum sur l’avortement, et qui avait refusé de prendre position lors du référendum sur le mariage de personnes du même sexe, se fend d’un discours sur un problème qui n’existe pas. Mais quand on veut être idéologiquement correct, il faut aussi donner des gages à l’antiracisme idéologique.

    Bref, il n’y a vraiment plus d’Eglise en Irlande.

  • Immonde

    Il y a aux Etats-Unis une « prière » à la fin de la convention démocrate, qui vient d’adouber Joe Biden.

    Il y a un rabbin, un imam, et un « prêtre catholique ». Celui qui a été invité est le P. James Martin, militant LGBT.

    Il a répondu qu’il était « honoré » d’être invité à cette convention (où l’on réitère le droit à l’avortement), et il a osé ajouter : « Je prierai pour le respect du caractère sacré de toute vie humaine et pour une nation en laquelle tous sont les bienvenus. »

    Et dans un second tweet : « Je prierai pour la dignité de toute vie humaine et l’accueil de tous. »

  • Missions étrangères

    « La Mecque : le coronavirus provoque un hajj réduit mais plein de spiritualité pour les pélerins ».

    C’est vrai, puisque c’est l’Institut pontifical pour les missions étrangères qui le dit.

  • Le virus François a encore frappé

    Un chef d’œuvre du délire écolo-vaticanesque, publié par la très nouvelle Académie pontificale pour la vie qui, comme on le sait, n’a plus rien à voir avec ce que voulait Jean-Paul II. Le document est intitulé « Humanitas communitas à l’ère de la pandémie : méditations intempestives sur la renaissance de la vie ». Bien sûr, « intempestives » veut dire qu’on garantit des réflexions 100% politiquement et pontificalement correctes. Voici un extrait gratiné qui dispense de lire le reste :

    L’épidémie de Covid-19 a beaucoup à voir avec notre déprédation de la terre et le pillage de sa valeur intrinsèque. C’est un symptôme du malaise de notre terre et de notre incapacité à nous en soucier ; plus encore, un signe de notre propre malaise spirituel (Laudato Si’, n° 119). Serons-nous capables de remédier à la fracture qui nous a séparés de notre monde naturel, en transformant trop souvent nos subjectivités affirmées en une menace pour la création, une menace les uns pour les autres ?

    Considérons la chaîne des liens qui relient les phénomènes suivants : la déforestation croissante qui pousse les animaux sauvages à proximité de l’habitat humain. Les virus hébergés par les animaux sont donc transmis aux humains, en exacerbant ainsi la réalité des zoonoses, un phénomène bien connu des scientifiques comme vecteur de nombreuses maladies. La demande exagérée de viande dans les pays les plus développés du monde donne lieu à d’énormes complexes industriels d’élevage et d’exploitation animale. Il est facile de voir comment ces interactions pourraient en fin de compte provoquer la propagation d’un virus à travers le transport international, la mobilité de masse des personnes, les voyages d’affaires, le tourisme, etc…

    Le phénomène du Covid-19 n’est pas seulement le résultat d’événements naturels. Ce qui se passe dans la nature est déjà le résultat d’une intermédiation complexe avec le monde humain de choix économiques et de modèles de développement, eux-mêmes « infectés » par un « virus » différent de notre propre création : il est le résultat, plus que la cause, de la cupidité financière, de l’auto-indulgence des styles de vie définis par l’indulgence et l’excès de la consommation. Nous avons construit pour nous-mêmes un éthos de prévarication et de mépris pour ce qui nous est donné, dans la promesse élémentaire de la création. C’est pourquoi nous sommes appelés à reconsidérer notre relation avec l’habitat naturel. Reconnaître que nous habitons sur cette terre en tant que gardiens et non pas en tant que maîtres et seigneurs.

    On remarque l'absurde expression "l’auto-indulgence des styles de vie définis par l’indulgence". Le texte italien dit en réalité: "l'indulgence envers des styles de vie définis par la consommation et l'excès". Une fois corrigé, le texte dit donc:

    « Le phénomène du Covid-19 (...) est le résultat (...) de la cupidité financière, de l’indulgence envers des styles de vie définis par la consommation et l’excès. »

    Il fallait oser. Ils ont osé...

     

  • Syro-Malabar romains

    Le diocèse de Rome confie à l’Eglise syro-malabare la basilique Sainte Anastasie sur le Palatin. Le cardinal George Alencherry, chef de cette Eglise (archevêque majeur d’Ernakulam-Angamaly) en avait fait la demande au pape l’an dernier lors de la visite ad limina des évêques syro-malabars.

    Les fidèles de cette Eglise du Kerala seraient environ 7.000 dans la région de Rome.

  • Et de trois

    Depuis un mois, trois évêques chinois de la véritable Eglise catholique ont rejoint l’Eglise officielle du régime communiste. Le dernier en date est Mgr Paul Ma Cunguo, le jeune évêque clandestin de Shouzou, qui a été officiellement installé le 9 juillet comme évêque officiel de Shouzou, par l’Association patriotique et le Conseil des évêques théoriquement non reconnus par Rome.

    Les deux précédents sont Mgr Pierre Li Huiyua, évêque de Fengxiang, et Mgr Pierre Lin Jiashan, évêque de Fuzhou.

    Mgr Ma Cunguoo, 33 ans, ne cachait pas son désir d’être reconnu par le pouvoir communiste. On remarque qu’il n’a pas formellement signé d’acte d’allégeance à « l’Association patriotique ». Mais il a publiquement prononcé un serment qui en tient lieu (ce n’est pas pour rien qu’on a un pape jésuite). En voici le dernier paragraphe :

    « Je respecterai les enseignements de l'Apôtre saint Pierre, je guiderai les prêtres et les fidèles du diocèse pour qu’ils respectent la Constitution, sauvegardent l'unité du pays et l'harmonie sociale, aiment le pays et l'Église, en suivant les directives de la sinisation du catholicisme en Chine, en contribuant à la réalisation du rêve chinois.

  • Brandmüller galèje

    Dans le cadre du débat actuel sur Vatican II (avec un Vigano à la dérive), Mgr Athanasius Schneider a écrit qu’on pouvait corriger certains textes conciliaires, et il a rappelé que l’Eglise avait corrigé des textes du concile de Constance et du concile de Florence.

    Le cardinal Brandmüller lui répond que les textes dont il parle ne sont pas des textes conciliaires. Et Sandro Magister, qui relate cela, se moque des « fake news » de Mgr Schneider.

    Mais c’est Mgr Schneider qui a raison.

    Le cardinal Brandmüller affirme que l’assemblée qui a élaboré les décrets en cause à Constance « n’était en rien un concile œcuménique », « ne réunissait que les fidèles de Jean XXIII (Baldassare Cossa) » et « n’avait aucune autorité ». Or le concile de Constance avait été convoqué par l’empereur Sigismond et le pape Jean XXIII qui était reconnu par la France, l'Angleterre, la Pologne, la Hongrie, le Portugal, les royaumes du Nord, une partie de l'Allemagne et de l'Italie. C’est bien un concile œcuménique, a décidé l’Eglise, sauf pour trois de ses sessions. On a décidé évidemment après coup que ces sessions n’étaient pas d’un concile œcuménique. Preuve en est qu’elles ont toujours leur numéro d’ordre (3, 5, 39) qui n’a pas été supprimé. On a bel et bien corrigé un concile œcuménique.

    Plus important, à mon sens, est ce que dit le cardinal Brandmüller du décret pour les Arméniens du concile de Florence : il affirme que le concile, « au sujet de l’ordination sacerdotale, n’avait pas traité de l’aspect doctrinal.  Il n’a fait que réglementer le rite liturgique ».

    Or ce décret est manifestement doctrinal.

    1. Il est doctrinal parce qu’il reprend la doctrine, en la matière, de saint Thomas d’Aquin, considéré alors comme autorité doctrinale suprême, sur le même plan que les Ecritures.

    2. Il est doctrinal parce qu’il n’aurait pas été légitime de la part de Rome de modifier un rite oriental immémorial s’il n’y avait pas une raison doctrinale impérieuse de le faire.

    3. Il est doctrinal parce que lorsque des théologiens ont fini par convenir que le rituel latin sur lequel on basait la validité (la porrection des instruments) n’était qu’une invention médiévale, ils ont affirmé que, à strictement parler, ce décret ne faisait pas partie du concile parce qu’il avait été publié après la fin du concile... Pour avancer une argutie aussi désespérée, il faut avoir conscience qu’on parle d’une question doctrinale, et non disciplinaire.

    4 Il est doctrinal parce que la « constitution apostolique » de Pie XII Sacramentum ordinis, qui règle définitivement la question, est bien évidemment un texte doctrinal.

    Le concile de Florence a donc été, heureusement quoique très tardivement, corrigé.

  • L’Eglise en Chine

    Sandro Magister fait le point de façon précise.

    Où l’on voit François en petit acolyte du régime communiste qui est (sans surprise) le seul bénéficiaire de l’accord secret.

  • Saint Charles de Foucauld

    Le pape a autorisé la promulgation de décrets de la Congrégation pour les causes des saints.

    On retient particulièrement la reconnaissance d’un miracle attribué à l’intercession du bienheureux Charles de Foucauld.

    Et aussi d’un miracle attribué au bienheureux César de Bus.

    Ce qui ouvre la voie à leur canonisation.

    Egalement un miracle attribué à l’intercession de Pauline Jaricot, ce qui permettra sa béatification. (Il en est de même pour le fondateur des Chevaliers de Colomb, le P. Michael McGivney.)