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Eglise - Page 4

  • Caricature jésuite

    La Fondation Magis (Movimento e Azione dei Gesuiti Italiani per lo Sviluppo), à ne pas confondre avec les « Réseaux Magis » français de jeunes cornaqués par les jésuites, invite à réfléchir sur la nécessité « d’oser l’esprit missionnaire dans la contemporanéité ».

    Je sais bien que je suis un beauf réactionnaire populiste xénophobe rigide pharisien pélagien fermé aux surprises de l’Esprit, mais je n’avais encore jamais vu ce mot de « contemporanéité ».

    Renseignements pris auprès de la docte Académie française, je vois que ce mot existe et qu’il a plusieurs sens. Ici c’est le sens A2 : « ce qui caractérise l’époque contemporaine ».

    Donc les jésuites demandent « d’oser l’esprit missionnaire » dans « ce qui caractérise l’époque contemporaine ».

    Apparemment il ne suffisait pas de dire « dans le monde d’aujourd’hui ». Ce qui était plus clair… mais montrait l’absurdité du propos : il semble aller de soi qu’il serait vain « d’oser l’esprit missionnaire » dans le monde d’hier ou dans celui de demain.

    Puis je me suis dit que tout cela était traduit de l’italien. Le texte originel dit « contemporaneità ». Mais ce mot est encore moins usité en italien qu’en français : la grande majorité des dictionnaires bilingues disponibles sur internet ne le connaissent même pas… C’est quand même mal barré pour répandre l’esprit missionnaire…

  • Plus d’un mois

    Le 5 novembre je rapportais que quatre prêtres du Hebei avaient été arrêtés et consignés dans un hôtel pour les forcer à rejoindre l’Eglise officielle. En fait c’est le 11 octobre que ces prêtres ont été enlevés par les autorités. On en sait davantage sur deux d’entre eux, ceux du diocèse catholique de Xiwanzi (qui fait partie, comme le diocèse des deux autres prêtres, du diocèse officiel de Zhangjiakou).

    Il s’agit du P. Zhang Guilin et du P. Wang Zhong (qui fut interné au Laogai entre juillet 2007 et juillet 2010). Ils ont été arrêtés le 11 octobre, conduits à Zhangjiakou, puis à Chang Zhou, à Shijiazhuang, à Baoding et finalement à Pékin où on leur a fait rencontrer des évêques officiels chargés de les persuader de demander la carte d’adhésion à l’Association patriotique. Ils ont refusé.

    Officiellement ils participaient à une session d’étude de 5 ou 6 jours puis devaient revenir chez eux.

    Mais le P. Zhang a été de nouveau enlevé aussitôt après son retour, et le P Wang quelques jours après.

    Officiellement ils sont en voyage…

    Des deux autres, on ne sait s’ils « étudient » ou s’ils sont « en voyage », mais le fait est que quatre prêtres qui devaient être absents quelques jours sont détenus depuis plus d’un mois. On ne les oublie pas.

  • Le cardinal Zen

    Le courageux cardinal Joseph Zen, 86 ans, est allé à Rome fin octobre pour porter au pape une nouvelle lettre, où il détaille les souffrances des catholiques de Chine depuis la signature de l’accord secret.

    C’est ce qu’il a révélé le 8 novembre à Ucanews : « Des prêtres clandestins ont crié vers moi. Ils m’ont dit que des représentants du pouvoir veulent les forcer à être ouverts, à rejoindre l’Association patriotique schismatique et obtenir ainsi un certificat de prêtre, en faisant valoir que le pape a signé un accord provisoire. »

    Comme l’accord n’est toujours pas public, les prêtres catholiques légitimes ne savent pas ce que le pape veut qu’ils fassent. « Certains ont fui, d’autres ont disparu parce qu’ils ne savaient pas quoi faire et qu’ils sont embêtés. L’accord n’a pas été révélé et ils ne savent pas si ce que disent les représentants du pouvoir est vrai ou non. »

    Le cardinal Zen évoque des confiscations de sommes d’argent, des harcèlements, des emprisonnements et même des exécutions. « Mais le Saint-Siège ne les soutient pas et les considère comme un problème, les évoquant comme ceux qui causent des problèmes et ne soutiennent pas l'unité. C'est ce qui leur fait le plus mal. »

    L’ingérence du gouvernement communiste chinois dans l'Église signifie que pour maintenir la foi entière l'Église doit rester clandestine. Cependant, fait partie de cette foi la reconnaissance du pontife régnant en tant que vicaire du Christ. « Notre dernière ligne est le pape. Nous ne pouvons pas l'attaquer. Si le pape a tort, j'espère qu'il reconnaîtra son erreur ; s'il ne la reconnaît pas, j'espère que le futur pape le fera. Mais à la fin, c'est toujours la décision finale du pape. Si vous ne suivez pas, alors il n'y a pas de principe, donc les frères de Chine continentale ne doivent pas se révolter. »

  • Ça continue…

    Dans son discours d’ouverture de la réunion des évêques américains, hier, le cardinal Daniel DiNardo a déclaré que, contrairement à ce qui était prévu, il n’y aurait pas de votes sur les mesures annoncées pour répondre au scandale des abus sexuels. Sur ordre de Rome.

    Le cardinal Blase Cupich, la voix de son maître, a précisé dans un communiqué que le Vatican avait demandé aux évêques américains de reporter leurs décisions en mars, après la réunion qui aura lieu en février à Rome.

    Le cardinal di Nardo a fait part ouvertement de sa déception.

    « Le Vatican vient de faire une grave erreur, a tweeté John Gehring, directeur du programme Faith in Public Life. L’optique est terrible, car cela envoie un message, voulu ou non, que Rome ne veut pas reconnaître l’urgence du moment. » L’effet ne peut assurément qu’être dévastateur dans une Eglise et une opinion publique déjà traumatisées par les révélations sur l’ampleur ahurissante des divers scandales (abus sur mineurs, et lobbies d’invertis dans les diocèses - ce dernier sujet n'étant pas à l'ordre du jour de la réunion de février...).

    Mais le cardinal Cupich avait bien dit, en bon toutou de son maître, que « l’environnement et les migrants sont beaucoup plus importants » que les affaires d’abus sexuels, si tant est d’ailleurs qu’il y en ait eus…

    Mgr Viganò vient de leur écrire :

    Chers Frères Evêques aux Etats-Unis,

    Je vous écris pour vous rappeler le mandat sacré que vous avez reçu le jour de votre ordination épiscopale: conduire le troupeau au Christ. Méditez sur Proverbes 9:10: La crainte du Seigneur est le début de la sagesse! Ne vous comportez pas comme des moutons apeurés, mais comme des bergers courageux. N'ayez pas peur de vous lever et de faire ce qui est juste pour les victimes, pour les fidèles et pour votre propre salut. Le Seigneur rendra à chacun de nous selon nos actions et nos omissions.

    Je jeûne et prie pour vous.

    Carlo Maria Viganò
    Votre ancien nonce apostolique

  • Ça continue

    François a nommé secrétaire adjoint de la congrégation pour la doctrine de la foi Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte. Il a reçu sa récompense.

    Rappelons que les (deux) évêques de Malte ont été les premiers à déclarer ouvertement que Amoris laetitia permettait de donner la communion aux divorcés soi-disant remariés, dans un texte salué par l’Osservatore romano (et les prêtres de Malte ont l’obligation d’obtempérer) :

    « Si, au terme du processus de discernement, entrepris avec ‘’humilité, discrétion, amour de l’Église et de son enseignement, dans la recherche sincère de la volonté de Dieu et avec le désir de parvenir à y répondre de façon plus parfaite”, une personne séparée ou divorcée vivant une nouvelle relation en arrive, avec une conscience informée et éclairée, à comprendre et croire qu’il ou elle est en paix avec Dieu, il ou elle ne peut être exclu de la participation aux sacrements de réconciliation et de l’Eucharistie. »

  • En Chine

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    L’évêque de Wenzhou (Zhejiang), Mgr Pierre Shao Zhumin, a été une fois de plus arrêté hier par la police et sera absent de son diocèse pendant « 10 à 15 jours ».

    Il a déjà été arrêté cinq fois. La dernière fois ça avait duré sept mois.

    On pensait qu’il avait peut-être fini par accepter de rejoindre l’Eglise officielle. Ce n’est manifestement pas le cas.

    Honneur à lui.

    Même s’il contrarie les plans de François…

  • Crève-cœur

    Face à la persécution qu’elles subissent de la part des évêques et de Rome, les Petites Sœurs de Marie Mère du Rédempteur n’ont pas d’autre choix que de demander à être relevées de leurs vœux.

    Il se confirme donc que tout ce qui est plus ou moins traditionnel dans l’Eglise latine doit disparaître, en dehors de la réserve d’Indiens des communautés Ecclesia Dei.

  • Ridicules

    Les évêques vont publier une nouvelle traduction du missel de Paul VI. Mgr de Kerimel retrace les longues étapes du processus, les sessions, les relectures, les allers-retours entre la commission et les évêques et entre les évêques et Rome… La nouvelle édition typique du missel de Paul VI en latin date de 2002, revue en 2008. La nouvelle version française, qui a été adoptée par vote en mars 2017, sera prête… dans un an si tout se passe bien.

    Puis il donne un exemple des modifications apportées. Un seul exemple :

    Dans le Credo par exemple, nous ne dirons plus “de même nature que le Père”, mais “consubstantiel au Père”. Une formule plus affinée sur le plan théologique.

    Plus affinée, en effet. Et tellement nouvelle que c’est celle du Credo depuis que le Credo existe…

  • Fathi Baladi

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    La Congrégation pour les causes des saints a donné son accord pour l’ouverture du procès en béatification de Fathi Baladi par le diocèse grec-catholique melkite de Beyrouth.

    Fathi Baladi, né en 1961, fils d’un directeur de banque, était en 1980 en première année d’architecture à l’école des Beaux Arts Alba de Beyrouth. Le 31 décembre, il va voir un de ses camarades pour lui souhaiter la bonne année et réviser des cours. Mais on le retrouve mort dans sa voiture, criblé de balles. C’est la guerre civile au Liban, et l’enquête tournera court.

    Fathi Baladi n’a jamais fait parler de lui, y compris dans sa famille qui le connaissait comme un garçon très discret. Mais après sa mort se sont multipliés les signes de toutes sortes. D’abord dans sa famille, puis au-delà. Puis de nombreuses guérisons miraculeuses ont eu lieu, dont bon nombre concernent des maladies graves et sont attestées par les médecins. On peut constater une étroite parenté avec les miracles de saint Charbel (Le grand saint libanais, qui était maronite). Comme pour saint Charbel, une huile sourd de son tombeau, et il apparaît en songe à certaines personnes qu’il vient guérir.

    Dès 1983 un livre relatait de nombreux témoignages, non seulement sur les premiers miracles mais sur la personnalité de Fathi Baladi, ses lettres, son journal spirituel. En 1984 l’Eglise melkite ouvre une enquête, dont les conclusions seront adoptées par le synode en 1994.

    Le miracle qui a été retenu par la Congrégation romaine est la guérison de Joséphine Louis Merhi, le 3 janvier 1982. Cette femme devait être opérée d’un grave ulcère duodénal. La nuit précédente, elle voit Fathi qui se glisse entre la commode et le lit, lui touche le ventre et lui dit : « Lève-toi pour servir ta famille, tu es guérie ». Les médecins ont constaté le lendemain qu’elle n’avait plus aucune trace d’ulcère.

    Voir le site dédié à Fathi Baladi, et le reportage de Fady Noun sur la messe anniversaire de 2002.

    Ce qui est étrange est que l’on n’a que deux très mauvaises photos de ce jeune homme (en dehors de celle où il a 13 ans) qui était pourtant d’une famille aisée.

  • En Chine

    Dernières nouvelles de l’application de l’accord entre François et les autorités communistes chinoises.

    Quatre prêtres du diocèse de Zhangjiakou (Hebei) – en fait deux prêtres du diocèse catholique de Xiwanzi et deux prêtres du diocèse catholique de Xuanhua, regroupés dans le diocèse officiel de Zhangjiakou - ont été enlevés de leurs églises et consignés dans un hôtel où l’on tente de les convaincre de rejoindre l’Association patriotique (l’Eglise officielle, dont les statuts sont « irréconciliables » avec la doctrine catholique, comme le rappelait autrefois Benoît XVI).

    Depuis l’accord, les autorités ont lancé une campagne soulignant que l’Eglise de Chine est indépendante et que tous les prêtres doivent rejoindre ses institutions.

    Le 1er novembre, la croix du clocher de l’église de Shangcai (Henan) a été détruite, et la porte a été scellée.

    Asianews, qui rapporte ces faits, et qui est, rappelons-le, l’organe officiel de l’Institut pontifical romain pour les missions étrangères, conclut :

    « Beaucoup de catholiques clandestins, constatant le silence des médias sur leurs souffrances, se sentent abandonnés, oubliés, et même trahis. »