Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Eglise - Page 4

  • Pas de Pakistanais chrétiens en Irlande

    Les consulats irlandais au Pakistan ont rejeté toutes les demandes de visas de personnes qui souhaitaient se rendre à la Rencontre mondiale des familles. Il s’agissait de quelque 10.000 familles, dont 600 de l’archidiocèse de Karachi, et même celles qui avaient une lettre de recommandation du cardinal Coutts, archevêque de Karachi, ont vu leur demande rejetée.

    Le gouvernement irlandais craint que nombre de ces Pakistanais profitent de leur visa pour rester ensuite en Irlande.

    Ce qui ne manque pas de piquant, quand on sait que le Premier ministre est à moitié indien et que le Pakistan n’est qu’une scission de l’Inde. Mais tous les Indo-pakistanais (les Asiatiques, comme on dit dans les îles britanniques) ne peuvent pas être Premiers ministres d’Irlande…

    Cela dit, il vaut sans doute mieux que les catholiques pakistanais ne viennent pas en Irlande, même s’ils n’ont pas l’intention de rester. Il est inutile qu’ils découvrent un pays catholique qui a instauré le mariage des sodomites (dont l’icône est le Premier ministre) et va légaliser l’avortement, et qu’ils participent à une rencontre des familles dont un des principaux invités est un jésuite promoteur des droits LGBT dans l’Eglise…

    *

    N.B. - Je ne sais pas pourquoi j’ai écrit plusieurs fois que Leo Varadkar était à moitié pakistanais. Vérification faite son père vient de Bombay et est hindou.

  • Ils ont eu le premier prix !

    csd-stuttgart-kjg-rost.jpg

    La « Jeune communauté catholique de Rottenburg-Stuttgart » a remporté le premier prix de la meilleure formation de la… gay pride de Stuttgart. Le deuxième prix revient au « groupe de parents d’enfants homosexuels », et le troisième prix à la « communauté turque du Baden-Wurttenberg ». Sic.

    Le prix est décerné chaque année à trois groupes qui apportent une contribution exceptionnelle à la diversité, à la tolérance et à l’égalité.

    On voit une pancarte où il est écrit que « Jésus avait deux pères lui aussi », et une banderole avec cette célèbre citation de François à un sodomite chilien : «  Dieu t’a fait ainsi, Dieu t’aime ainsi. Le pape t’aime ainsi, et tu dois t’aimer toi-même et ne pas faire cas de ce qu’en disent les gens. »

    csm_WA_04-2018_ef26107d7b.jpg

    La directrice diocésaine de ce groupe de jeunes catholiques, Miriam Lay (à droite sur la photo), a expliqué que « Dieu aime tout le monde quelle que soit son orientation sexuelle », « beaucoup de gens ne connaissent que la position conservatrice de l’Eglise et nous voulons changer cela ». L’Eglise doit montrer à tous les croyants « qu’ils sont les bienvenus et ne doivent pas avoir peur de faire leur outing ». Le niveau de la participation catholique à la gay pride est « un signe clair d’une Eglise et d’une société ouverte et tolérante ».

    L’évêque de Rottenburg-Stuttgart , qui a succédé à Walter Kasper, et donc qui en connaît un rayon sur le sujet, s’appelle Gebhard Fürst. Et ça l’amuse beaucoup.

    1280px-Bischof_Fuerst_2008.jpg

  • Deir mar Maroun

    25797639.jpg

    5b60240c70b92_1.jpg

    Le monastère troglodyte Saint-Maron du nord de la Bekaa (district de Hermel, près de la frontière syrienne et des sources de l’Oronte) reprend vie. Le 31 juillet, à l’occasion de la fête des étudiants de saint Maron, Mgr Hanna Rahmé, évêque maronite de Baalbek- Deir el Ahmar, y a célébré une messe, en présence notamment des autorités politiques et militaires. Il a officiellement rouvert les lieux au culte, annonçant qu’y serait bientôt célébrée une messe quotidienne.

    Ce monastère troglodyte sur trois niveaux date d’au moins le Ve siècle et a pu être celui de saint Maron lui-même. Le monastère, situé sur une falaise dans un lieu désertique, avait été abandonné par les moines sous l’empire ottoman. Dans les années 1930 il y avait eu une controverse entre l’Eglise maronite et les puissantes familles chiites sur la propriété du site. Puis plus récemment entre le diocèse et le ministère des ressources hydriques et énergétiques. Et finalement le gouvernement a permis au diocèse de réhabiliter les lieux.

  • François change le catéchisme

    Voici la nouvelle rédaction, en vigueur depuis hier, de l’article 2267 du Catéchisme de l’Eglise catholique, le plus évolutif de tous puisque c’est déjà sa troisième version depuis 1992. Elle a le label François et affirme ouvertement le contraire de toute la tradition :

    2267. Pendant longtemps, le recours à la peine de mort de la part de l’autorité légitime, après un procès régulier, fut considéré comme une réponse adaptée a la gravité de certains délits, et un moyen acceptable, bien qu’extrême, pour la sauvegarde du bien commun.

    Aujourd’hui on est de plus en plus conscient que la personne ne perd pas sa dignité, même après avoir commis des crimes très graves. En outre, s’est répandue une nouvelle compréhension du sens de sanctions pénales de la part de l’État. On a également mis au point des systèmes de détention plus efficaces pour garantir la sécurité à laquelle les citoyens ont droit, et qui n’enlèvent pas définitivement au coupable la possibilité de se repentir.

    C’est pourquoi l’Église enseigne, à la lumière de l’Évangile, que « la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle » [1]et elle s’engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde.

    _______________________

    [1] François, Discours aux Participants à la Rencontre organisée par le Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation, 11 octobre 2017.

    On voit qu’il s’agit, là encore ouvertement, non pas de rappeler ce qu’est la doctrine catholique (ce qui est le propre d’un catéchisme), mais de se mettre en conformité avec l’esprit du monde et de faire du Catéchisme un élément de lobbying pour faire appliquer partout l’idéologie dominante. Ce qui est souligné vers la fin de la lettre aux évêques qui accompagne l’oukase :

    10. La nouvelle formulation du n.2267 du Catéchisme de l’Église Catholique veut pousser à un engagement décisif, notamment par un dialogue respectueux et serein avec les autorités politiques, afin de favoriser une mentalité qui reconnaisse la dignité de chaque vie humaine; de même, elle incite à créer les conditions qui permettent d’éliminer dans le monde contemporain l’institution légale de la peine de mort, là où elle est encore en vigueur.

    On admirera aussi la pirouette de la Congrégation pour la doctrine de la foi (sic) qui se termine ainsi :

    la nouvelle formulation du n.2267 du Catéchisme s’inscrit dans un développement authentique de la doctrine, qui ne contredit pas les enseignements antérieurs du Magistère.

    Faut oser…

    N.B. On constate qu’évidemment dans la prose de la Congrégation il n’y a aucun mention des condamnés à mort qui se sont convertis grâce à cette condamnation, et qui sont éventuellement morts en odeur de sainteté grâce à la peine de mort. Voir à ce sujet l’excellent livre du Père Bruckberger.

    *

    PS 1. Interdire la peine de mort pour une raison de principe, c'est prétendre empêcher la Rédemption, ou pour le moins contester le mode de la Rédemption voulu par Dieu.

    PS 2. On a aboli la peine de mort mais on l'a rétablie ces dernières années pour le crime de terrorisme, de façon hypocrite, extra-judiciaire, et donc illégitime, contraire à l'état de droit dont on nous rebat les oreilles. L'exemple le plus spectaculaire jusqu'ici ayant été les assassins du P. Hamel abattus sur le parvis de l'église alors qu'ils n'avaient que des couteaux. Tous les terroristes non kamikazes sont ainsi abattus, et l'on ne me fera pas croire que des policiers d'élite ne puissent jamais en arrêter un autrement qu'en le tuant...

    PS 3. On ne saurait oublier la facétie bergoglienne précédente, datant du 30 juillet : l'ouverture de la cause de béatification du P. Arrupe, le fossoyeur des jésuites, ami des "théologiens de la libération", dont la politique fut tellement désastreuse que Jean-Paul II dut intervenir.

  • Degradatio ab ordine pontificali ?

    Le P. John Zuhlsdorf, sur son « Fr.Z’s Blog », ressort le rite de dégradation d’un évêque, tel qu’il figure dans le Pontifical publié par Benoît XIV en 1752.

    Le journaliste italien Aldo Maria Valli s’en empare et souligne qu’on devrait l’utiliser notamment à l’encontre de l’ex-cardinal McCarrick, rattrapé par son passé de prédateur (homo)sexuel. On trouvera la traduction de l’article de Valli (et du rite de dégradation de l’évêque) chez Benoît et moi.

    Affaire McCarrick mise à part, je suis sidéré qu’on puisse recopier cette partie du pontifical de 1752 sans voir combien elle est contraire à la doctrine catholique du sacrement de l’ordre. Certes cette doctrine fut flottante au concile de Trente et jusqu’à Vatican II, car on confondait quelque peu les évêques avec des princes séculiers, en voyant l’Eglise comme une société féodale. Mais Vatican II a heureusement rétabli la saine doctrine (à la suite de la constitution Sacramentum ordinis de Pie XII, bien sûr) et en a fait une définition infaillible (Lumen gentium 21) :

    Le saint Concile enseigne que, par la consécration épiscopale, est conférée la plénitude du sacrement de l’Ordre, que la coutume liturgique de l’Église et la voix des saints Pères désignent en effet sous le nom de sacerdoce suprême, la réalité totale du ministère sacré. La consécration épiscopale, en même temps que la charge de sanctification, confère aussi les charges d’enseigner et de gouverner, lesquelles cependant, de par leur nature, ne peuvent s’exercer que dans la communion hiérarchique avec le chef du collège et ses membres. En effet, la Tradition qui s’exprime surtout par les rites liturgiques et par l’usage de l’Église, tant orientale qu’occidentale, montre à l’évidence que par l’imposition des mains et les paroles de la consécration, la grâce de l’Esprit Saint est donnée et le caractère sacré imprimé, de telle sorte que les évêques, d’une façon éminente et patente, tiennent la place du Christ lui-même, Maître, Pasteur et Pontife et agissent en sa personne. Aux évêques, il revient d’introduire, par le sacrement de l’Ordre, de nouveaux élus dans le corps épiscopal.

    Le sacrement de l’ordre imprime un caractère indélébile, qui demeure pour l’éternité. Le sacre épiscopal confère la plénitude du sacrement de l’ordre. Personne ne peut donc enlever à l’évêque son caractère épiscopal.

    Par conséquent, la fin du rite de dégradation est invalide et non avenu, quand on frotte la tête de l’évêque en disant que par ce grattage on met fin à la « consécration, et bénédiction, et onction » épiscopale. Il ne peut pas y avoir de « degradatio ab ordine pontificali ». C’est ontologiquement impossible.

    (Il est significatif que dans le rite de dégradation du simple prêtre il n’y a rien de tel. Benoît XIV, conformément à l’enseignement du concile de Trente, savait qu’on ne pouvait pas effacer le caractère sacerdotal. Mais il croyait que la « consécration » épiscopale était une simple « transmission de pouvoirs ».)

  • Pastorale

    Titre d’une dépêche de l’agence Fides :

    Quelques évaluations concernant le CAM 5 entre ministérialité de la femme et des laïcs, valeur du témoignage et soutien à la mission ad Gentes

    A ces fonctionnaires ecclésiastiques s’adresse aussi le fameux propos de Coluche :

    Technocrates, c'est les mecs que, quand tu leur poses une question, une fois qu'ils ont fini de répondre, tu comprends plus la question que t'as posée !

    Mais ce qui compte est l'impression laissée par les mots. Et ce qui surnage ici est qu'il faut aller plus loin dans le "ministère" des femmes et des laïcs. Sans surprise...

  • Ils en sont là

    « Moralement et en tant qu’homme de foi, je serais prêt à transformer toutes les églises en mosquées si elles étaient utiles à la cause et si elles aidaient à sauver la vie d’hommes et de femmes pauvres et malheureux, parce que le Christ n’est pas venu sur terre pour construire des églises, mais pour aider les hommes sans distinction de race, de religion ou de nationalité. »

    Ce propos de Mgr Raffaele Nogaro, ancien évêque de Caserte, peut paraître délirant, mais il est hélas dans la logique du pontificat.

    Le Christ est venu « pour aider ».

    Pas pour sauver.

    Mais une Eglise qui aide et qui ne sauve pas n’a plus aucune raison d’être. Il y a assez aujourd’hui d’organismes qui aident pour qu’on puisse se passer de l’Eglise. Surtout d’une Eglise qui veut profaner ses sanctuaires.

  • Un Festival du MRJC

    Le soi-disant « Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne », groupuscule d’extrême gauche subventionné par les évêques, organise avec son homologue allemand « Le Festival International pour la Paix Rendez-Vous ! », du 2 au 5 août à Besançon.

    Parmi les nombreux « ateliers » (pardon, des « workshops »), il ne semble pas qu’il y en ait sur le droit à l’avortement, auquel tient pourtant le MRJC. Mais il y en a sur « égalité homme femme et discrimination de genre », « homophobie et transphobie au quotidien », « LGBTA [sic] c’est quoi ? », et surtout : « Je suis gay, lesbienne, bi ou trans et catholique et alors ? ».

    Screenshot_2018-07-24 Je suis gay, lesbienne, bi ou trans et catholique et alors – RendezVous.png

    Naturellement tous les invités sont de gauche ou d’extrême gauche. A noter la présence à la « grande plénière », avec Paul Quilès, d’Anne Beaumanoir, 94 ans, ancienne militante stalinienne, ancienne neuropsychiatre du FLN (ça ne s’invente pas) et collaboratrice de Ben Bella.

    Il y aura une messe célébrée par Mgr Jean-Luc Bouilleret, archevêque de Besançon.

  • Au Vietnam

    VIETNAM_-_0413_-_Settimana_santa.doc.jpg

    Cela fait des années que les autorités cherchent à mettre la main sur le monastère bénédictin de Thien An et sa centaine d’hectares de terrain pour en faire un centre touristique. Les menaces et les provocations, les attaques de « voyous » (conduites par la police) se sont multipliées pour faire plier les moines (la plus violente en juin 2017 : agressions physiques et destruction de la croix), mais ils résistent. Alors les autorités ont inventé une nouvelle méthode. Depuis le mois de mars, des incendies se produisent dans les pinèdes. Incendies qui ne sont guère mystérieux, puisque se trouvent immédiatement sur les lieux des policiers qui filment les arbres en flamme, et toujours le même capitaine… Le 7 juillet dernier s’est produit le plus grave de ces incendies : plus de cinq hectares de pins ont été brûlés, et surtout il a menacé le clocher et la salle de réunion.

    Pourquoi ces incendies ? Quelque temps après on voit des hommes venir planter de nouveaux arbres. Le moment venu, ils feront valoir que ces arbres leur appartiennent, donc aussi le sol où ils se trouvent.

    « La méthode que nous utilisons, brûler la forêt, est un peut forte, mais elle donne de bons résultats », dit ouvertement un fonctionnaire local. « C’est un peu incommode, mais rapide », ajoute un responsable du parti.

  • Un appel du cardinal Dolan

    Le cardinal Timothy Dolan, président de la commission des activités pro-vie de la Conférence des évêques des Etats-Unis (et archevêque de New York), a publié le communiqué suivant :

    Dès que le juge de la Cour suprême Anthony Kennedy a annoncé sa retraite, les groupes pro-avortement ont commencé à faire pression sur le Sénat américain pour rejeter tout candidat qui ne promettrait pas de soutenir Roe contre Wade. Quoique la conférence des évêques des Etats-Unis ne soutienne aucune nomination présidentielle ni ne s’y oppose, nous pouvons et devons exprimer de graves inquiétudes au sujet d'un processus de confirmation qui est grossièrement déformé par la tentative de soumettre les candidats à une mise à l’épreuve quant au soutien à Roe contre Wade.

    Chaque vendredi, du 3 août au 28 septembre 2018, j'exhorte toutes les personnes de bonne volonté à se joindre à moi pour prier afin que ce changement à la Cour suprême américaine rapproche notre nation du jour où chaque être humain sera protégé par la loi et accueilli dans la vie. Le réseau Call to Prayer de l'USCCB fera connaître des prières et un matériel pédagogique et une invitation à jeûner les vendredis à cette intention.

    Que Notre-Dame de Guadalupe intercède pour la guérison de notre nation et de notre peuple après des décennies d'avortement à la demande.