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Eglise - Page 4

  • Apostasie banalisée

    « Sa Sainteté Pape François » a signé hier un « document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune » (sic), où l’on peut lire notamment :

    « Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains. »

    Cela nous rappelle quelques autres déclarations d’apostasie du souverain pontife régnant. Le 28 octobre 2015 il louait « la grande famille humaine dans l’harmonie des diversités » (religieuses), le 28 mars 2017 « la lumière polychromatique des religions », ajoutant qu’en Egypte « les différences de religion ont constitué une forme d'enrichissement mutuel au service de l'unique communauté nationale ». Et surtout dans son dernier message de Noël, son message de la Nativité de notre Sauveur Jésus-Christ, il osait dire à propos de diverses religions (ce qui a été salué par la Grande Loge d’Espagne) :

    « Nos différences ne sont pas un préjudice ou un danger, elles sont une richesse. Comme pour un artiste qui veut faire une mosaïque : c’est mieux d’avoir à disposition des tesselles de plusieurs couleurs plutôt que des tesselles de peu de couleurs ! »

    (Et l'on n'oublie pas ses déclarations sur l'Eglise catholique vue comme un côté du polygone chrétien.)

  • Un accord qui fonctionne

    L’accord entre le Saint-Siège et les communistes chinois est efficace. En témoignent une fois de plus ces informations d’Asianews (organe de l’Institut pontifical pour les missions étrangères) :

    Au moins sept églises et leurs paroisses ont été supprimées ces derniers mois dans le diocèse de Qiqihar, dont l'évêque, Mgr. Joseph Wei Jingyi, est reconnu par le Saint-Siège, mais pas par le gouvernement. Des membres du Front uni, des policiers et des représentants du bureau des affaires religieuses sont entrés dans les églises pendant la célébration de la messe, ont interrompu les offices liturgiques, chassé les fidèles, les ont menacés et ont décrété la fermeture des paroisses. Les prêtres ont été priés de quitter le territoire s'ils ne voulaient pas être expulsés de force. Les communautés supprimées sont toutes "clandestines", c'est-à-dire non enregistrées. Cependant, jusqu'à présent, elles entretenaient de bonnes relations avec les autorités locales. Il y a deux faits curieux : tout d'abord, la suppression a commencé fin septembre, peu après la signature de l'accord entre la Chine et le Vatican (22 septembre) et la levée de l'excommunication de l'évêque officiel de la région, Mgr. Joseph Yue Fushen de Harbin ; deuxièmement, il convient de souligner que Mgr. Wei, en dépit d'être un évêque clandestin, entretenait également de bonnes relations avec les autorités. La dynamique des répressions reflète la mise en œuvre de la nouvelle réglementation relative aux activités religieuses (entrée en vigueur en février 2018), qui prévoit l'élimination de l'Église clandestine. La mise en œuvre est en cours depuis la fin du mois de septembre, comme si l’accord Chine-Vatican avait précipité le temps : en signe de défi, ou d’assurance du Front uni vis-à-vis du Vatican.

    C’est dans ce même diocèse qu’un couvent de religieuses a été détruit le 18 décembre. Asianews donne de nombreux détails sur la fermeture des sept églises.

  • Jusqu’au grotesque

    Hier a eu lieu en la cathédrale de Nanyang, province du Henan, en Chine, la cérémonie de reconnaissance de Mgr Peter Jin Lugang comme évêque coadjuteur de l’évêque officiel, en présence du vice-président de la soi-disant Conférence des évêques de Chine à la solde du parti communiste.

    Mgr Jin était jusqu’ici l’évêque clandestin de Nanyang. Naguère, le Saint-Siège aurait émis une protestation et souligné qu’il ne reconnaît pas Mgr Jin comme évêque coadjuteur d’un évêque de l’association patriotique. Et Mgr Jin, de toute façon, aurait refusé cette très indigne humiliation (pas seulement pour lui, mais d’abord pour l’Eglise catholique) de passer du statut d’ordinaire du diocèse à celui de coadjuteur de l’évêque schismatique. Mais aujourd’hui Mgr Jin ne fait qu’obéir aux ordres du Saint-Siège.

    L’évêque officiel est Mgr Joseph Zhu Baoyu. Il fut un prêtre clandestin. Il a passé de nombreuses années en prison et dans des camps. En 1995 il fut ordonné évêque clandestinement, pour le diocèse de Nanyang. En 2010, il avait 89 ans ; Benoît XVI accepta (ou obtint ?) qu’il renonce à son siège, et nomma à sa place Mgr Jin. Alors… Mgr Zhu se tourna vers le pouvoir et obtint de devenir évêque officiel de Nanyang. Il a aujourd’hui 98 ans, et il a la fierté d’avoir comme coadjuteur celui qui était le véritable évêque catholique.

    Mgr Jin prendra donc très bientôt la suite de Mgr Zhu. Et c’est ainsi que disparaît l’Eglise catholique en Chine. Par obéissance au pape de Rome.

  • Joyeux blasphème

    Le thème des JMJ de Panama, au cas où vous l’ignoriez, était « Je suis la servante du Seigneur ».

    On peut voir ici la mise en scène de l’Annonciation.

    Et la scène finale.

    Voici le "show" intégral, avec l'approbation finale du pape pouce levé.

  • Trop marrant…

    Comme chacun a pu le constater, les JMJ de Panama ont été un flop retentissant.

    Commentaire de Mgr Lebrun, archevêque de Rouen :

    « On est sorti d’un certain gigantisme qui avait ses limites. »

  • Au Pérou

    Le cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, archevêque de Lima, a eu 75 ans le 28 décembre dernier. Le 25 janvier, François a accepté sa démission et a nommé son successeur : Carlos Castillo Mattasoglio.

    Ce prêtre est professeur à l’Université catholique pontificale du Pérou, que le cardinal Cipriani appelait l’université rebelle, et à laquelle Benoît XVI avait fini par retirer le label pontifical et le label catholique. Labels qui lui ont été rendus par François alors que rien n’a changé.

    Benoît et moi :

    « C’est un prêtre qui s’est rebellé contre Cipriani durant les vingt ans de son archiépiscopat. Jamais il n’a participé aux retraites ou aux réunions des prêtres avec le cardinal, jamais non plus on ne l’a vu assister aux cérémonies liturgiques présidées par le Cardinal, comme la Fête-Dieu ou la messe chrismale. »

    Un exemple parfait de l’Eglise-communion…

  • Chrétiens de Syrie

    Le Cardinal Mario Zenari, nonce apostolique en Syrie, était invité le 21 janvier à un congrès organisé à l’Université catholique Péter Pázmány (PPKE) de Budapest, en collaboration avec le Secrétariat pour l’Aide aux chrétiens persécutés et le programme « La Hongrie aide » du gouvernement hongrois. Le cardinal, évoquant l’exode des chrétiens, a indiqué qu’après la Seconde Guerre mondiale, ils constituaient encore 25% de la population syrienne, pourcentage qui est tombé à 6% avant le conflit. Aujourd’hui, la composante chrétienne de la population syrienne est probablement arrivée à ne peser que 2% du total, a-t-il ajouté, et la présence chrétienne au Proche-Orient court le risque de disparaître. Les hommes émigrent, et les familles comprenant un conjoint chrétien et un musulman suivront la religion islamique. Et les familles chrétiennes qui restent ne font pas assez d’enfants.

    Pour sa part, Tristan Azbej, secrétaire d’Etat pour l’Aide aux chrétiens persécutés, a déclaré : « Il existe différentes réponses de par le monde face au grave défi de notre époque : la crise économique, humanitaire et celle des migrations et nous estimons que les solutions choisies par les gouvernements occidentaux ne sont pas satisfaisantes. Eux ont choisi d’appuyer les migrations, en invitant les personnes à quitter leur terre d’origine alors que la Hongrie soutient, au contraire, qu’il est de l’intérêt primordial de toute personne de pouvoir demeurer dans sa propre patrie. »

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    Le lendemain, le cardinal Zenari a été reçu par Viktor Orbán qui lui a remis une contribution hongroise de 1,5 million d’euros pour le programme « Hôpitaux ouverts », géré par la Fondation italienne AVSI, destinée aux soins dans les hôpitaux syriens.

    hirek_2455_2.jpgLe cardinal Zenari en compagnie du nonce apostolique à Budapest Michael A. Blume et du métropolite grec-catholique Fülöp Kocsis, archevêque de Hajdúdorog des Byzantins.

  • Prix LGBT Notre Dame

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    Je rappelais jeudi qu’il y a à l’université Notre-Dame de l’Indiana un groupe LGBT officiellement reconnu par la direction. Il s’appelle PrismND. Il y aussi GALA-ND/SMC (Gay and lesbian alumni/ae of the University Notre-Dame and Saint Mary’s College) qui se dit « organisation nationale » et qui englobe « les amis, les familles et les soutiens » des invertis de Notre-Dame. GALA-ND/SMC apporte un « soutien financier, moral et stratégique » à PrismND. Et organise tous les deux ans la remise du prix Thomas A. Dooley, qui « honore des personnes qui, par leur inspiration religieuse, ont fait preuve de courage, de compassion et d'engagement personnel pour faire progresser les droits humains et civils des Américains gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres ».

    Ce prix, accompagné d’un chèque de 1.000 $ au profit d’une organisation de bienfaisance au choix du lauréat, est décerné cette année au P. James Martin, et lui sera remis « virtuellement à New York » le 30 mars lors d’un dîner de gala à Notre-Dame.

    On espère que François félicitera publiquement ce désormais célèbre confrère jésuite qu’il a nommé consultant du dicastère de la communication du Saint-Siège.

    Parmi les titulaires précédents du prix, il y a Sœur Jeannine Gramick, co-fondatrice de Dignity, organisation de « catholiques gays et lesbiennes », et de New Way Ministry qui milite pour l’ordination des femmes et la reconnaissance des invertis dans l’Eglise ; et Gene Robinson, le premier « évêque » épiscopalien « marié » à un homme (il avait d’abord divorcé d’avec sa femme, et depuis il a divorcé aussi d’avec son « mari »…).

  • JMJ

    On avait retenu un lieu du Panama pouvant accueillir 700.000 personnes. Puis on s’est dit qu’il y aurait entre 250.000 et 350.000 participants. Et la veille du grand jour, il y avait officiellement 150.000 inscrits.

    Et l’on nous dit qu’il y a eu 75.000 personnes à la messe d’ouverture (dont de nombreux non-jeunes).

    Cela dit, à voir le « parc du pardon », on se dit que l’événement doit être réservé aux jeunes handicapés, puisque les (rares) pénitents ne peuvent pas se mettre à genoux pour recevoir l’absolution du Christ.

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  • Il l’a fait

    Par un motu proprio daté du 17 janvier, promulgué le 19 et « entrant en vigueur immédiatement », François a supprimé la commission Ecclesia Dei.

    Ses tâches sont attribuées à une section spécifique créée au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi soi-disant « pour poursuivre le travail de surveillance, de promotion et de protection » des communautés attachées à la forme extraordinaire du rite romain.

    En réalité, ces communautés ne seront plus protégées par la commission, le reste est cynique bavardage. Leur existence dépend désormais de la volonté ou du caprice du pape, qui peut les détruire comme il a déjà détruit plusieurs communautés d’esprit traditionnel qui n’étaient pas protégées par la commission Ecclesia Dei.

    La prochaine étape est l'abolition de Summorum Pontificum. Mais on ne sait pas s'il osera le faire du vivant de Benoît XVI.

    N.B. Ce même 19 janvier, par un autre motu proprio, François a intégré la Chapelle musicale pontificale ("Sixtine") au Bureau des célébrations liturgiques du souverain pontife et nommé Mgr Guido Marini responsable de la Chapelle, et Mgr Guido Pozzo, qui était le secrétaire de la commission Ecclesia Dei, intendant de la Chapelle.