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Eglise - Page 2

  • Un cardinal…

    L’Angleterre est soumise à un nouveau confinement depuis hier, et les messes publiques sont interdites. Des évêques avaient écrit à des députés pour leur demander d’intervenir pour demander sur quelles bases précises cette décision avait été prise, et des députés avaient averti que ce serait une attaque sans précédent contre la liberté religieuse, si n’étaient pas fournies des preuves de contaminations dans les églises.

    Le 3 novembre, l’épidémiologiste Christ Whitty, médecin chef pour l’Angleterre, et sir Patrick Vallance, chef des conseillers scientifiques du gouvernement, avaient témoigné devant une commission parlementaire qu’il n’y avait pas de bases scientifiques pour fermer les églises.

    Le lendemain, le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster, publiait une lettre aux fidèles où il leur demande d’obéir aux autorités civiles, citant saint Paul dans son épître à Tite… Et expliquant que « nous le faisons en solidarité avec tant d’autres auxquels sont imposées des restrictions qui impactent sévèrement leurs vies ».

    Il n’y a pas un mot de religieux dans la lettre, mais un regret face au « manque fondamental de compréhension [de la part des autorités] de la contribution essentielle des communautés de foi au bien être, à la résilience et à la santé de notre société ». Sic.

  • Le dictateur

    En 2016, François avait décidé que l’évêque diocésain était désormais tenu de consulter le Saint-Siège avant d’accorder la reconnaissance canonique à un nouvel institut religieux… diocésain : « La consultation préalable du Saint-Siège doit être entendue comme nécessaire ad validitatem pour l’érection d’un institut diocésain de vie consacrée, sous peine de nullité du décret d’érection de l’institut même. »

    C’était une façon de contrôler que des évêques un peu distraits ne reconnaissent inconsidérément des communautés un peu trop traditionnelles (au sens le plus large), d’autant que ce sont elles qui recrutent.

    Mais cela ne suffisait pas. François vient de modifier carrément le canon 579, lequel indique maintenant que les évêques doivent avoir « l’accord écrit du Siège apostolique ».

    En bref il n’y a plus d’instituts religieux de droit diocésain, il n’y aura plus que les instituts de droit papal, si du moins le pape trouve le temps de les approuver. Le pape, c’est-à-dire sa Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, qui est aux mains de virulents modernistes.

    Ainsi va l’Eglise synodale selon François...

  • Sans surprise

    L’auteur du triple assassinat islamique dans l'église de Nice est un Tunisien clandestin que la justice italienne avait condamné à être expulsé. Comme l’auteur de l’assassinat du prêtre de Côme le mois dernier.

    On précise qu’il avait été repêché en Méditerranée par un de ces bateaux qui vont récolter les clandestins sur les côtes d’Afrique du Nord pour les installer en Europe. Il avait été pris en charge par la Croix Rouge à Bari le 9 octobre.

    Tous les immigrationnistes et tous ceux qui mentent sur l’islam (dont le pape et nombre d’évêques) sont responsables de ces meurtres.

  • Mgr Cattenoz contredit Macron

    L’archevêque d’Avignon a le courage de dire que le blasphème n’est pas un droit et d’expliquer pourquoi, dans un texte publié par Liberté politique et le Salon Beige.

    Une question me travaille depuis des semaines : le blasphème est-il vraiment un droit en démocratie ? Les caricatures blasphématoires sont-elles un droit en démocratie ? Malgré les affirmations du président de la République, je réponds non à cette question et je voudrais argumenter ma réponse.

    En terre d’Islam radical, le blasphème contre le prophète ou le Coran est passible de la peine de mort et dans certains cas par décapitation. Dans l’Église catholique, quand un tabernacle ou un ciboire contenant la présence réelle du Seigneur est profané, les chrétiens célèbrent des messes de réparations et de demande de pardon pour de tels actes de profanation.

    Après les attentats de “Charlie Hebdo”, tout le monde était “Charlie” ! Personnellement, j’ai toujours affirmé : “Je ne suis pas Charlie”, tout en condamnant avec force les auteurs de cet attentat barbare et odieux. Il était fondamental de condamner l’attentat, mais il était tout aussi fondamental de me dissocier d’un journal qui fait sa une de caricatures aussi blasphématoires les unes que les autres.

    Lorsque “Charlie” a pu reparaître des mois plus tard, la une était toujours scandaleuse et m’a profondément blessé. Elle représentait le pape Benoît XVI sodomisé par le prophète ! Et la presse s’est réjouie de voir ce “journal” renaître de ses cendres. Quelques temps après, j’ai eu l’occasion, lors d’un repas à la préfecture d’Avignon avec le ministre de l’Intérieur de l’époque, et les représentants des cultes de poser au ministre la question suivante : le blasphème semble faire partie des gènes de “Charlie Hebdo”, mais ne pensez-vous pas que la liberté de publier blasphème et caricatures s’arrête là où je blesse gravement mes frères ? Et je lui ai dit combien j’avais été profondément bouleversé de voir ainsi bafouer le pape Benoît et même de voir bafouer le prophète à travers cette caricature. Il m’avait répondu à l’époque qu’au gouvernement, il y avait eu un débat, car un certain nombre de ministres condamnaient une telle caricature au nom même d’une limite à la liberté dans un monde où nous sommes invités à vivre en frères.

    Je dois avouer que j’avais pleuré devant une telle caricature qui blessait ma sensibilité de chrétien. Comment des journalistes peuvent-ils agir ainsi au nom d’un pseudo droit à une liberté totale et sans limites de caricaturer jusqu’à l’extrême et de s’en glorifier ? La démocratie ou le laïcisme n’ont rien à voir en cela.

    Je croyais – naïvement peut-être – que l’homme était fait pour vivre en société et que la République avait cru bon d’emprunter aux chrétiens le symbole de la “Fraternité” comme emblème de la République ! Si nous sommes appelés à vivre ensemble en frères, la liberté de chacun s’arrête là où je blesse mon frère. Je peux certes entamer le dialogue avec un frère qui ne partage pas mon point de vue, et user de tout mon pouvoir de persuasion, mais déclarer d’emblée que le blasphème et les caricatures, quelles qu’elles soient sont un droit en démocratie, cela n’est pas juste, cela n’est pas vrai.

    En même temps, cela ne justifie en aucune façon la décapitation d’un professeur d’histoire qui voulait réfléchir avec ses élèves sur la portée de telles caricatures et sur un tel blasphème remis au goût du jour dans une presse à scandale.

    Je dois avouer combien je suis resté sans voix devant les déclarations du président de la République, qui plus est parlant depuis le Liban, face à un tel acte. Il a justifié au nom même de la démocratie la liberté de dire et de publier tout et n’importe quoi, la liberté au blasphème sous toutes ses formes. Je croyais rêver !

    Je comprends qu’il soit de bon ton aujourd’hui de se moquer des religions et de les traîner dans la boue, mais les auteurs de tels comportements se rendent-ils compte qu’ils bafouent la liberté dans son vrai sens, son sens profond et authentique ?

    Au nom même de la fraternité, base de toute vie en société, je ne peux que redire : la liberté de chacun s’arrête là où je blesse gravement mon frère ! Il s’agit là d’une vérité fondement même de toute vie en société ou alors nous allons vers une dérive totalitaire qui ne dit pas son nom. En même temps, il nous faut condamner avec force les actes de violences et de barbarie qui prétendent répondre à cette conception erronée de la liberté.

    + Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon

  • L’Eglise des invertis

    Riccardo Cascioli, dans un article traduit chez Benoît et moi, souligne que parmi les nouveaux cardinaux créés par François, trois sont des militants actifs de la cause LGBT.

  • A propos des cardinaux Pell et Becciu

    Un porte-parole de la police fédérale australienne a confirmé hier qu’elle enquêtait sur l’affaire des 700.000 € transférés du Vatican en Australie par le cardinal Becciu au moment du procès du cardinal Pell, afin d’aider à faire condamner l’ancien archevêque de Melbourne selon le Corriere della Sera qui avait révélé l’affaire, laquelle est donc prise au sérieux. Les informations recueillies, précise la police fédérale, ont été transmises à l'organisme de lutte contre la corruption de l'État de Victoria (où se trouve Melbourne).

  • Normalisation

    Pour les moins jeunes… le mot de « normalisation » renvoie à la reprise en mains par l’appareil soviétique de la Tchécoslovaquie du « Printemps de Prague » : le seul printemps de l’histoire qui fut immédiatement suivi d’un très long hiver.

    D’autre part on appela « Ostpolitik » la politique de Gribouille des occidentaux qui voulaient devenir les amis des communistes en croyant qu’ils changeraient ainsi le régime soviétique… Politique initiée par Willy Brandt et suivie par tous ceux qui souhaitaient vendre à Moscou la corde qui servirait à les pendre. Dont le Vatican qui fut ainsi coupable de trahison d’évêques, de prêtres et de millions de fidèles abandonnés à la dictature athée.

    La normalisation a pris aujourd’hui le visage de François. Et le régime qui profite de l’Ostpolitik est le communisme chinois.

    Les victimes sont les catholiques chinois.

    Le Vatican a annoncé la prorogation pour deux ans du fameux accord secret :

    « Le Saint-Siège, estimant que le début de l'application de l'Accord susmentionné - d'une valeur ecclésiale et pastorale fondamentale - a été positif, grâce à la bonne communication et à la coopération entre les parties dans la matière convenue, est résolu à poursuivre le dialogue ouvert et constructif pour promouvoir la vie de l'Église catholique et le bien du peuple chinois. »

    Le communiqué, chef-d’œuvre de la langue de bois communiste, est accompagné d’un long article de l’Osservatore Romano, où l’on apprend notamment que :

    « Aujourd'hui déjà, pour la première fois depuis de nombreuses décennies, tous les évêques de Chine sont en communion avec l'évêque de Rome et, grâce à la mise en œuvre de l'accord, il n'y aura plus d'ordinations illégitimes. »

    Aujourd’hui donc, toutes les potiches communistes faites évêques contre l’avis de Rome sont « en communion avec l’évêque de Rome » (leurs maîtresses et leurs enfants aussi ?), alors que la conférence des évêques de Chine n’est toujours pas reconnue par Rome et que l’Eglise officielle, à savoir l’Association patriotique des catholiques chinois, ne l’est pas davantage… à moins que ce soit un secret de l’Accord secret.

    Il est atroce de lire que « l'objectif pastoral du Saint-Siège est d'aider les catholiques chinois, longtemps divisés, à donner des signes de réconciliation, de coopération et d'unité pour une annonce renouvelée et plus efficace de l'Évangile en Chine ». En langage non communiste, cela veut dire : l’objectif est d’obliger tous les fidèles à se conformer aux diktats communistes et à subir en silence les persécutions renforcées.

    L’Eglise du silence, disait-on. La revoilà. Heureusement qu’il reste la voix du grand cardinal Zen. Mais hélas il n’est pas éternel.

  • Le mépris

    Bruno-Valentin-en-2014.jpgIl s’appelle Valentin. Bruno Valentin. Il est évêque depuis l’an dernier. Ce qui veut dire qu’il va sévir pendant longtemps.

    Pour l’heure il est évêque auxiliaire de Versailles. Co-auteur du communiqué républicain laïcard sur l’assassinat islamiste du professeur apôtre de la liberté de choquer et de blasphémer.

    Bruno Valentin est en charge de la triste affaire de ces catholiques de Saint Germain en Laye qui croient pouvoir bénéficier de la loi de l’Eglise leur permettant d’avoir la messe traditionnelle. Mais Bruno Valentin (en fait son patron évidemment) considère que cette loi ne doit pas s’appliquer à Saint Germain en Laye. Bien que les fidèles aient un prêtre et qu’il y ait une église libre et qu’ils ne demandent donc rien d’autre que le respect de leur droit à la messe traditionnelle.

    Bruno Valentin a fini par donner la raison du refus dans le journal Le Parisien :

    « Il y a entre 3.000 et 4.000 personnes qui vont à la messe le dimanche à Saint-Germain. Là, on parle de quelques dizaines de personnes. »

    Une quantité négligeable (même si c’est en fait plus d’une centaine). Fratelli tutti, musulmans, non-croyants... mais ces catholiques-là, ils ne comptent pas. Ils ne font pas partie des minorités qui aient notre attention.

    Et en plus ils sont arrogants, et ils refusent la main tendue. On leur avait proposé une messe une fois par mois le dimanche après-midi, et cette proposition « a été rejetée en bloc par un noyau de gens qui, manifestement, ont décidé de mener un combat de principe ».

    Le principe hallucinant d’avoir, par exemple, la messe tous les dimanches…

    Bref, si les nouveaux évêques sont de cet acabit, on n’a pas fini d’en baver…

  • Sourds et aveugles

    Comme on pouvait le prévoir sans risque de se tromper, la réaction des évêques de France à l’assassinat du prof de Conflans est un exemple parfait d’apostasie, et en l’occurrence d’apostasie face à l’islam. En fait la « Conférence des évêques de France » se contente de renvoyer au communiqué de l’évêque de Versailles et de son auxiliaire, en disant simplement : « La Conférence des évêques de France exprime sa profonde tristesse. Les catholiques prient pour lui et sa famille. La fraternité est une urgence. »

    L’évêque de Versailles et son auxiliaire évoquent quant à eux les valeurs de la République, citent la si opportune encyclique laïque de François, précisément sur les valeurs de la République, et concluent à l’urgence du rassemblement, « tous ensemble, croyants de toutes religions ou non-croyants ».

    Et je suis censé être représenté là-dedans ?

    En fait il y a pire. Il y a la réaction de Mgr Blanchet, évêque de Belfort-Montbéliard : c’est une lettre au président de l’association islamique de Belfort, à ses « chers amis musulmans » : Je sais combien le drame d'hier vous atteint, comme nous tous en France. Vous êtes particulièrement fatigués de dénoncer ces actes de barbarie commis prétendument au nom de l'Islam. Et pourtant, il faut continuer. En ces heures difficiles pour tous les musulmans de bonne volonté, redoublons d'énergie pour toute œuvre d'éducation à la paix. Témoignons encore davantage de la fraternité qui nous unit. » Etc.

    Naturellement, les politiques ne valent pas mieux, même si les représentants de la République sont davantage dans leur rôle à exalter les « valeurs de la République ». Gérald Darmanin part en guerre contre les associations « ennemies de la République ». « Il faut combattre l'islam politique avec la même force que le terrorisme », dit-il. On dirait, une fois de plus, un propos du Père Ubu. L’islam est forcément politique et l’islam est le combat pour soumettre la terre entière à l’idéologie du Coran. Mais la connaissance de l’islam est le grand tabou de notre époque.

    Cet après-midi les sénateurs vont voter un texte concocté par Philippe Bas, le chef de la droite Bruno Retailleau et le chef centriste Hervé Marseille, visant à inscrire dans la Constitution que « nul individu ou nul groupe ne peut se prévaloir de son origine ou de sa religion pour s'exonérer de la règle commune ». En gardant le flou sur la signification de « règle commune ». Mais pour prendre un exemple simple, puisque le « droit à l’avortement » est un « droit fondamental », toute critique de l’avortement deviendrait donc contraire à la Constitution et sanctionnée comme telle.

    Le chef de la droite à l’Assemblée, Damien Abad, veut quant à lui « instaurer des cours sur les valeurs de la République et la laïcité et que ces cours soient sanctionnés par une épreuve obligatoire au brevet pour être certain qu'ils soient donnés ». Pour reprendre le même exemple, il faudra dire que l’avortement est un droit des femmes pour obtenir le brevet (sic, ça existe encore ?).

    L’objectif est de sacraliser toujours davantage la « République », dont ils nous rebattent les oreilles tous les jours. Mais ce n’est certainement pas en faisant de la République une idole, au lieu d’être un système de gouvernement, que les dirigeants obtiendront des musulmans qu’ils acceptent un minimum de laïcité non idéologique.

     

    Addendum

    Quant à Mgr Lebrun, évêque de Rouen, il s’est rendu « avec les responsables des autres cultes, notamment musulmans », « devant la Stèle républicaine pour la paix et la fraternité ». La Stèle majusculaire de la République laïque.

  • Terribles Gribouilles

    Pour libérer Sophie Pétronin, 200 jihadistes ont été libérés. Des terroristes qui vont immédiatement reprendre les armes. Contre qui ? Contre les soldats français.

    Pour libérer qui ? Une femme qui dit ceci :

    « Pour le Mali, je vais prier, implorer les bénédictions et la miséricorde d'Allah, parce que je suis musulmane. Vous dites Sophie, mais c'est Mariam que vous avez devant vous. Appelez-les comme vous voulez, moi je dirais que ce sont des groupes d’opposition armés au régime. »

    On ne sait pas combien la France a donné d’argent pour la libération de « Mariam ». Mais il y avait aussi un missionnaire italien parmi les quatre otages libérés, et l’on dit que le Vatican a versé 10 millions d’euros.

    C’est sympathique de la part de François :les jihadistes vont pouvoir se réarmer sans puiser dans leur cagnotte…