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Eglise - Page 2

  • Le témoignage

    Le jeune homme qui a jeté les statuettes de l’idolâtrie pachamamesque dans le Tibre n’a pas seulement fait œuvre salutaire. Il parle fort bien de la foi chrétienne et de l’Eglise catholique. Voir son remarquable entretien avec Jeanne Smits, dont voici un petit extrait :

    En tant que catholique, je crois que Dieu est le créateur de la terre. Il nous a donné à nous autres êtres humains la liberté, c’est l’histoire d’Adam et Ève et du péché originel : par le jeu de notre liberté, il y a aujourd’hui des maladies, des épidémies, des guerres et toutes les choses mauvaises qui se produisent sur cette terre. Dieu a tout créé à la perfection. L’idée d’une Terre-Mère est théologiquement inacceptable. C’est du paganisme et rien d’autre et j’ajouterais que la Terre-Mère est l’exemple type du paganisme. Cela me suffit pour être absolument certain de ce que ces statuettes représentent une idole païenne. Nous sommes donc très heureux de ce succès qui nous a permis de les enlever de cette église et de le jeter dans le fleuve.

  • La Chine de François

    Depuis hier matin (fête de la Toussaint) des fidèles occupent l’église de Wu Gao Zhang et prient à genoux devant l’édifice pour tenter d’empêcher sa démolition, décidée par les autorités. Il s’agit pourtant d’une paroisse de l’Eglise officielle, mais on vient de s’aviser qu’elle n’a pas tous les permis nécessaires à la construction d’une église…

  • La Chine de François

    Lundi 28, en la fête des saints apôtres Simon et Jude, il y a eu deux ordinations sacerdotales dans le diocèse de Mindong. C’est la première ordination sacerdotale publique depuis l’accord entre François et le régime communiste, et la première dans ce diocèse depuis que les communistes sont au pouvoir : toutes les ordinations étaient clandestines jusque-là.

    Ce diocèse est considéré comme le « laboratoire » de l’accord. C’est celui où François a nommé évêque un évêque officiel excommunié, pantin du régime, Mgr Zhan Silu, et a fait de l’évêque clandestin, vrai confesseur de la foi, Mgr Guo Xijin, l’évêque auxiliaire de l’autre.

    Quoique toujours non reconnu comme évêque par le régime, parce qu’il refuse de signer le document d’adhésion à l’Eglise « indépendante », c’est à dire entièrement soumise au parti, Mgr Guo Xijin était officiellement convié à la cérémonie, mais il ne s’y est pas rendu. Il manquait d’ailleurs aussi la majorité des prêtres du diocèse, restés fidèles à leur évêque.

    Mgr Guo Xijin n’a pas caché qu’il a décliné l’invitation à cause des menaces, des pressions et des persécutions que subissent les prêtres non-officiels. Un exemple tout particulier est celui du vicaire de l’ancienne cathédrale, le P. Liu Maochun. Il est responsable de la construction d’un hospice pour les vieux. Les sbires du régime lui ont fait savoir que s’il refusait de signer le document d’adhésion la construction serait bloquée. A chaque nouveau refus quelque chose était détruit. Ce fut d’abord l’un des plans. La dernière fois ce fut un étage entier…

    « Si la situation ne s’améliore pas, je ne me sens pas de pouvoir y participer. D’autre part, je dois prendre soin des prêtres et des fidèles non officiels : c’est la tâche spécifique que le Saint-Siège m’a confiée. »

    Contrairement à ce que claironne François, il y a donc toujours deux Eglises. Et le fait qu’il reconnaisse celle qui est une courroie de transmission du parti communiste ne change rien à la situation, mais c’est une honte pour l’Eglise catholique.

  • Un coup de pouce aux protestants

    Extrait d’une lettre des Philippines reçue par Sandro Magister (à lire entièrement) :

    Les images du culte des divinités païennes – ou du moins de quelque chose qui semble être une divinité païenne – lors d’une cérémonie dans les jardins du Vatican, sous les yeux du pape, ont vraiment fait le tour du monde. Et à Mindanao, surtout dans des régions comme le Cotabato Sud où les protestants représentent aujourd’hui 20 ou 25 % de la population, ils ont beaucoup aidé les prédicateurs de tous poils à montrer du doigt: « Regardez, les catholiques sont des idolâtres. Comme nous vous l’avons toujours dit. Comme le dit la Bible ».

    La lettre se termine ainsi :

    Croire gagner l’Amazonie pour perdre le reste du monde… Joli résultat.

    Surtout quand on sait que globalement la moitié des catholiques d’Amazonie sont déjà devenus protestants ces dernières décennies (jusqu’à 80% en certains endroits)…

  • Un p'tit pour la route ?

    Allez… le « chemin de croix » du synode. (Trouvé sur le Forum catholique.) Particulièrement remarquable quand un évêque (semble-t-il) s’incline devant un rite païen et le fait sien, à 0’40.

  • Un terrible blasphème

    Blasphème et sacrilège contre la nouvelle religion romano-amazonienne : une bande de fanatiques rigides a jeté l’idole dans le Tibre

     

    Addendum 1

    L’action a été revendiquée par « Michael Del Bufalo », qui a édité une deuxième vidéo, avec cette explication :

    Cela a été fait pour une seule raison:

    Notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ, sa Mère bénie, et tous ceux qui suivent le Christ, sont attaqués par des membres de notre propre église.

    Nous n'acceptons pas cela! Nous ne restons plus silencieux! Nous commençons à agir maintenant!

    Parce que nous aimons l’humanité, nous ne pouvons accepter que les habitants d’une région donnée ne se fassent pas baptiser et se voient par conséquent interdire l’entrée au ciel.

    Il est de notre devoir de suivre les paroles de Dieu comme notre sainte Mère l'a fait.

    Il n'y a pas de seconde voie de salut.

    Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat!

     

    Addendum 2

    Un certain Massimo Micaletti a réagi :

    En fait elles n’ont pas été « jetées dans le Tibre ». Elles ont été remises à Père Fleuve, qui les conduit à Tante Mer, qui grâce aux prodiges de Belle-Sœur Eau salée transformera les statuettes de Pachamama en cousines du Plancton.

     

    Addendum 3

    Réaction du préfet du dicastère pour la communication, Paolo Ruffini, à la question d’un journaliste:

    « Nous avons déjà répété à plusieurs reprises ici que ces statues représentaient la vie, la fertilité, la terre mère. C’est un geste - je crois - qui contredit l’esprit de dialogue qui doit toujours nous inspirer. Je ne sais pas quoi dire d’autre sinon que c’est un vol, et peut-être que cela est éloquent. »

  • Les blancs sont cruels

    Il n’y a pas que l’infanticide en Amazonie. Il y a aussi l’euthanasie. Qu’il faut respecter comme il faut respecter la coutume de confier le nouveau-né qui a un défaut ou un jumeau à Mère Terre. Car la culture amazonienne est un tout, une harmonie parfaite « entre générations, avec la nature, dans le dialogue avec les esprits », comme le dit si bien l’Instrumentum laboris du synode (n.75).

    Mgr Félix Adriano Ciocca Vasino est l’évêque de São Félix do Araguaia. Samedi dernier, il a déclaré, imperturbable :

    « Mes indios me disent que les blancs sont cruels parce qu’ils laissent vivre les vieux qui ne sont plus autosuffisants. Et qu’ainsi ils contraignent l’esprit des vieux à rester enchaîné à leur corps. Et leur esprit, ainsi enchaîné, ne peut pas répandre ses bénéfices sur le reste de la famille ».

  • C’est une obsession

    Le traditionnel concert de Noël du Vatican se tiendra samedi 14 décembre en salle Paul VI, et aura pour thème «Faisons réseau pour l’Amazonie», en écho au synode dédié à la même question.

    Sauf qu’on ne voit pas du tout en quoi cette enfilade de chansons de pizzeria (dans le meilleur des cas) a un rapport avec l’Amazonie. Ou avec l’Eglise, d’ailleurs.

  • Authentique, hélas

    Pour ceux qui n’auraient pas le loisir de suivre le passionnant synode sur l’Amazonie, voici de brefs extraits du compte rendu officiel de la 9e congrégation générale. Je me suis permis tout de même de mettre en gras ce qui me paraît le plus important. Il y en a manifestement qui en ont pété un.

    Le synode est un Kairos, un temps de grâce: l'Église écoute, dans une attitude empathique et marche aux côtés des peuples de la forêt. Ces périphéries géographiques et existentielles ont reçu le don de contempler quotidiennement le «Fiat», la première parole de Dieu. La création est en fait une Bible verte qui révèle le Créateur et l'engagement écologique trouve son fondement le plus profond dans la célébration des sacrements.

    L'Amazonie est un monde multiethnique, multiculturel et multireligieux où de nombreuses semences de la Parole ont déjà pris racine et portent leurs fruits. Il est souhaitable de créer un écosystème de communication ecclésiale panamazonien qui reflète l'interconnexion de l'humanité entière. L'idée est de tisser non pas tant un réseau de câbles qu'un réseau de personnes humaines.

    Sous l'action de l'Esprit, cum Petrus et sub Petrus (sic !), l'Église est donc invitée à se convertir à une perspective amazonienne et à entreprendre sans crainte un discernement et une réflexion sur le thème du sacerdoce, en écoutant aussi l'hypothèse de l'ordination des hommes mariés, sans jamais diluer la valeur du célibat. Nous devons toujours garder à l'esprit la tragédie des populations qui ne peuvent pas célébrer l'Eucharistie faute de prêtres ou qui ne reçoivent le Corps du Christ qu'une ou deux fois par an. Une réflexion sur une éventuelle mise à jour de la Lettre apostolique Ministeria Quaedam de saint Paul VI a par exemple été suggérée. Il a également été proposé d'introduire des diacres et diaconesses permanents indigènes qui, par le ministère de la Parole, aideraient les populations locales à une meilleure compréhension des textes sacrés.

  • Un évêché en Bulgarie

    Le pape a élevé l’exarchat apostolique grec-catholique de Sofia au rang d’éparchie. C’est l’« éparchie de Saint Jean XXIII des Bulgares de Sofia pour les catholiques de rite byzantino-slave en Bulgarie ».

    Mgr Christo Proykov, qui était exarque, devient évêque éparchial. Concrètement ça ne change rien, d’autant qu’on appelait déjà son église de Sofia « cathédrale de la Dormition ».

    Le nom de Jean XXIII, a priori bizarre pour une Eglise orientale, vient de ce que le cardinal Roncalli avait été visiteur apostolique, puis délégué apostolique en Bulgarie (de 1925 à 1935), et qu’il avait donc été l’architecte de l’exarchat créé en 1926 (en remplacement du vicariat). Il semble aussi qu’une fois pape, Jean XXIII usa du souvenir qu’il avait laissé pour rendre plus vivable la situation des grecs-catholiques sous le régime communiste (et déjà le fait que l’Eglise ne fût pas supprimée).

    Selon les chiffres de 2004, les catholiques de rite byzantin sont environ 10.000, en 21 paroisses.

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    La cathédrale de la Dormition, construite en 1924 avec le soutien financier de Benoît XV et Pie XI.