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Eglise - Page 2

  • A Milan

    Le cardinal Angelo Scola ayant renoncé pour cause de limite d’âge, le nouvel archevêque de Milan (le plus grand diocèse d’Europe) est Mgr Mario Delpini, qui était évêque auxiliaire et vicaire général de l’archidiocèse, et secrétaire de la conférence épiscopale lombarde.

    Je ne sais pas du tout qui il est, et le grand article du Fatto quotidiano ne dit rien. Il ressemble un peu à l’un de ses prédécesseurs qui hélas devint pape…

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    Addendum

    Comme le remarque un commentaire, une photo de Mgr Mario Delpini célébrant la messe de préparation des JMJ de 2013 avait circulé à l'époque : on le voyait "concélébrant" avec de jeunes laïcs qui élevaient un calice en même temps que lui... La photo avait été publiée sur le site du diocèse, puis elle fut enlevée, et l'article avec...

    Voilà donc un archevêque de Milan qui se fout de la liturgie. Ce n'est hélas pas le premier. Pauvre cardinal Schuster...

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  • La communion pour tous

    Mgr Thomas Paprocki, évêque de Springfield, Illinois, est victime d’une polémique LGBT pour avoir demandé à ses prêtres de respecter la doctrine catholique, notamment en ce qui concerne les personnes de même sexe « mariées », qui ne doivent pas être admises à la communion ni à la sépulture chrétienne si elles n’ont pas manifesté de signe de repentance.

    En réponse, l’évêque de San Jose (Californie), Mgr Patrick McGrath, a publié un texte indiquant que dans certains diocèses ont été édictées des directives, concernant les LGBT, qui peuvent engendrer de la « confusion ». Il saisit cette opportunité pour assurer que dans le diocèse de San Jose on ne refuse pas la communion ni la sépulture chrétienne à « quiconque les demande de bonne foi »…

    Et bien entendu il se réclame du pape François…

    Le diocèse de San Jose a un « conseil du ministère catholique LGBT » qui organise notamment une messe mensuelle pour « les LGBT catholiques, leurs familles, leurs amis et tous nos frères et sœurs en Christ ».

    Comme par hasard Mgr Paprocki est d’origine polonaise, et Mgr McGrath est né irlandais.

  • Saint-Thomas de Mossoul

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    Extraits d’un article de L’Orient Le Jour :

    C'est un miracle. Le centre historique de Mossoul a été labouré par les frappes, tailladé par les balles, amputé à l'explosif par l'État islamique. Dans ce paysage surréaliste, où les pierres blanches et le métal noir entremêlés rappellent le Guernica de Picasso, un bâtiment aux murs épais n'a que quelques éraflures : l'église Saint-Thomas, la doyenne des églises de la ville, vieille de plus de douze siècles ! Elle existait au moins dès la fin du VIIIe siècle, mais elle est réputée beaucoup plus ancienne et aurait été fondée sur le site de la maison que l'apôtre de l'Orient a habitée lors de son passage dans la ville. L'intérieur a été ravagé par l'occupant qui en avait fait une base militaire. Mais le monument, dont la structure date au moins du XIIIe siècle, a survécu à la bataille.

    La mosquée al-Nouri, deux rues plus au nord, n'a pas eu cette chance. Les terroristes de l'EI l'ont dynamitée mercredi 21 juin, en début de soirée. Ses ruines forment désormais un chaos lunaire, blanchi par le plâtre pulvérisé. Seuls surnagent son dôme vert, en équilibre sur des piliers en partie éclatés par les explosions, et plus loin la base du minaret, haute de 12 mètres, aux bas-reliefs géométriques finement sculptés.

    Saint-Thomas était sur le chemin d'al-Nouri. Mercredi 21, peu avant l'explosion qui a quasiment totalement détruit la mosquée, le bataillon de Diwaniya des ISOF remontait à pied une rue dominée par la tour carrée d'un clocher. Un sniper se tenait sur une maison face à l'église : « Il a tué l'un des nôtres », raconte Ahmad Kathem, 23 ans, l'un des soldats du bataillon. La maison a été visée par une frappe. Il n'en reste rien.

    Le soldat Ahmad force une porte en fer pour montrer l'intérieur de l'église. En comparaison de ses abords défoncés par les bombes, les stigmates de l'édifice chrétien ne sont que des égratignures. La cour par laquelle entre Ahmad est encombrée de pierres et de déchets, mais les colonnes des arcades qui la cernent sont intactes. Sur un bas-relief, saint Thomas touche les plaies du Christ. Leurs visages sont superficiellement burinés.

    À l'intérieur, un bombardement a percé la voûte de la nef principale. Un rai de lumière tombe sur les dévastations. Les bancs ont été brûlés. Sous sa voûte crénelée, l'autel est en miettes. Heureusement, les reliques de saint Thomas avaient été transportées au monastère Saint-Matthieu (Mar Matta) il y a trois ans, quand Mossoul était tombée aux mains de Daech. Les combattants de l'EI ont peint des ronds noirs sur ses épaisses colonnes de marbre noirâtre, sans doute en préparation de sa destruction. Ils n'auront pas eu le temps ou les moyens d'y placer leurs explosifs.

  • Un nouveau musée au Vatican

    Le cardinal Müller a donc été « remercié » et remplacé le jour même du 5e anniversaire de sa nomination. Comme il le remarque de façon quelque peu désabusée, il est le premier cardinal à ne pas être reconduit dans ses fonctions. Pour des raisons qui ne sont un mystère pour personne.

    Il est remplacé par le secrétaire de la Congrégation, Mgr Luis Francisco Ladaria Ferrer.

    On pourrait croire que cet homme est muet, si l’on n’avait pas le texte de sa brève et anonyme allocution de présentation de Dignitas personae en décembre 2008, et le texte de son interview, quelques mois plus tôt, quand il fut nommé secrétaire de la Congrégation : interview où il ne dit rien.

    Il semble donc que François ait nommé préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi quelqu’un qui ne parlera pas de la doctrine de la foi, et qui ne sera donc pas susceptible de le contredire.

    En bref, la Congrégation pour la doctrine de la foi devient un musée, et Mgr Ferrer est le gardien muet de ce musée.

    Ceci est conforme à ce que l’on voit depuis longtemps : on ne change pas la doctrine mais on en fait un objet de musée car ce qui compte dans la vie réelle c’est la miséricorde qui permet de faire le contraire.

    Ceux qui ont fait l’effort héroïque (dépassant mes faibles forces) de lire Amoris laetitia n’ont apparemment pas mesuré l’importance de cette phrase du paragraphe 36 :

    « Nous avons présenté un idéal théologique du mariage trop abstrait, presqu’artificiellement construit, loin de la situation concrète et des possibilités effectives des familles réelles. Cette idéalisation excessive, surtout quand nous n’avons pas éveillé la confiance en la grâce, n’a pas rendu le mariage plus désirable et attractif, bien au contraire ! »

    Le 27 octobre dernier, François prononçait (à la place du cardinal Sarah qui avait été pressenti) une allocution à l’ouverture de l’année académique de l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille. Allocution qui fut saluée comme un hommage à Jean-Paul II et un hymne à la famille par les incurables papolâtres. Au milieu de son discours il y avait précisément cette citation d’Amoris laetitia qui annulait tout le reste :

    « Nous avons présenté un idéal théologique du mariage trop abstrait, presqu’artificiellement construit, loin de la situation concrète et des possibilités effectives des familles réelles. Cette idéalisation excessive, surtout quand nous n’avons pas éveillé la confiance en la grâce, n’a pas rendu le mariage plus désirable et attractif, bien au contraire ! »

    Le Vatican a démenti que François ait nommé une commission pour réévaluer Humanum vitae à la lumière de Amoris laetitia. Pourtant la commission existe : elle est formée de Mgr Pierangelo Sequeri, président de l’Institut pontifical Jean-Paul II, Philippe Chenaux, professeur à l’Université du Latran, Mgr Angel Maffeis, président de l’Institut Paul VI de Brescia, et le coordonateur est Mgr Gilfredo Marengo, professeur à l’Institut Jean-Paul II. Mais elle n’aurait pas du tout pour but de réévaluer Humanum vitae : son dessein est d’examiner les documents préparatoires à l’encyclique…

    Il est notable que Mgr Marengo, dans un article de Vatican Insider en mars dernier, sur… Humanae vitae et Amoris laetitia, citait cette même phrase d’Amoris laetitia comme explication de la mauvaise façon de défendre l’enseignement de Paul VI :

    « Nous avons présenté un idéal théologique du mariage trop abstrait, presqu’artificiellement construit, loin de la situation concrète et des possibilités effectives des familles réelles. Cette idéalisation excessive, surtout quand nous n’avons pas éveillé la confiance en la grâce, n’a pas rendu le mariage plus désirable et attractif, bien au contraire ! »

    Juste avant, Mgr Marengo condamnait « le jeu polémique (d’alors) : la pilule oui, la pilule non, comme aujourd’hui la communion aux divorcés oui, la communion aux divorcés non », ajoutant que « chaque fois que la communauté chrétienne tombe dans l'erreur et propose des modèles de vie dérivés d'idéologies théologiques trop abstraites et construites artificiellement, elle conçoit son action pastorale comme l'application schématique d'un paradigme doctrinal ».

    Bref, comme dit François, c’est une erreur de tout voir en blanc et noir alors que la vraie vie c’est 50 nuances de gris. Et c’est être pharisien que d’imposer aux couples d’aujourd’hui une idéologie du mariage qui est un idéal inaccessible.

    Cette idéalisation du mariage, on pourra la trouver au musée du Vatican intitulé « Congrégation pour la doctrine de la foi ». Ça n’a plus guère de rapport avec ce que le magistère pastoral et miséricordieux appelle le mariage.

    Il va de soi que le vain jeu polémique dont parle Mgr Marengo s’applique à tout le reste : avortement oui, avortement non, résurrection oui, résurrection non, Trinité oui, Trinité non… Ce qui est logique : ces applications schématiques d’un paradigme doctrinal sont désormais joliment exposées dans le musée de la doctrine de la foi. Un très beau musée, mais que personne n’est obligé de visiter.

    (Précision pour les distraits : il va de soi que la Bible, de la Genèse à l’Evangile, a été également reléguée dans ce musée. Car c’est là que se trouve, notamment exposé par le Christ, Dieu fait homme, « l’idéal théologique du mariage trop abstrait »… Mais bien sûr Dieu fait homme oui, Dieu fait homme non, c’est encore un vain jeu polémique, sans rapport avec ce que vivent nos contemporains…)

  • Au Vietnam

    Une centaine de sbires du régime communiste ont de nouveau attaqué le monastère de Thien An, à Hué, le 28 juin, sous la conduite d’officiers de police en civil. Ils ont abattu la grande croix, puis s’en sont pris aux moines et aux fidèles qui tentaient de remettre la croix et de protéger la statue du Christ, lançant des pierres, les traînant par les cheveux, les rouant de coups, etc.

    Des attaques similaires ont eu lieu en 2015 et 2016. Les autorités communiste de Hué cherchent, depuis un premier ordre illégal d’expropriation de 1998, à s’accaparer les terres du monastère. Elles s’imaginent qu’elles y arriveront en terrorisant les moines et les fidèles, mais en ce temps de Smartphones tout ce qu’ils arrivent à faire est que leurs exactions sont filmées par les fidèles…

  • A Rome

    François a « remercié » le cardinal Gerhard Müller au terme de son mandat de préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Et il a nommé à ce poste Mgr Luis Francisco Ladaria Ferrer, un jésuite (espagnol) qui était jusqu’ici le secrétaire de la Congrégation (nommé par Benoît XVI en 2008).

    Ce n’est un secret pour personne que le cardinal Müller est en fait viré pour ne pas avoir été assez enthousiaste sur les interprétations hétérodoxes d’Amoris laetitia.

    Mgr Ladaria Ferrer se disait en 2008 adepte d’une « voie moyenne » entre les traditionalistes et les progressistes.

    François l’a nommé à la tête de la commission d’étude sur le diaconat féminin.

  • Pas un

    Il n’y a pas un seul évêque pour s’élever contre l’hommage d’une soi-disant « Eglise catholique » à Simone Veil.

    Ils sont donc tous solidaires.

    Dans la non-dénonciation du crime abominable, comme il y a 40 ans.

    Et aussi dans l’européisme.

    Et dans l’imposture mondaine qui fait d’une Simone Veil une « femme d’Etat ».

    Et dans le mépris affiché de la langue française.

    *

    Puis cette soi-disant « Eglise catholique » s’est aperçue – ou un lobby lui a vertement mais discrètement fait remarquer – qu’elle avait oublié l’obligatoire hommage aux juifs, ainsi que l’obligatoire mention de la Résistance et du combat contre l’antisémitisme. D’où un nouveau tweet, deux heures plus tard…

    Un sommet d’aplaventrisme.

  • Pas mon Eglise

  • Un nouveau patriarche grec-melkite catholique

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    Suite à la renonciation de S.B. Grégoire III Laham, 85 ans, une assemblée synodale électorale de l’Eglise grecque-melkite catholique s’est tenue du 19 au 21 juin à l’ancien séminaire d’Aïn Traz, près de Beyrouth.

    Le nouveau patriarche est S.B. Joseph Absi, 71 ans, né à Damas, et vicaire patriarcal à Damas depuis 2006. Il était donc le bras droit de l’ancien patriarche (qui réside essentiellement à Damas), et ce n’est donc pas une surprise. Il est président de la Caritas Syrie depuis 2001. On notera que lorsqu’il fut sacré évêque, il reçut le titre d’archevêque de Tarse des Grecs-melkites. Alors que tant d’autres sièges titulaires sont de villes totalement inconnues, celui-là est pour le moins prestigieux… Mais maintenant il est « patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem des Grecs melkites ».

    Mgr Joseph Absi est par ailleurs le compositeur d’un chant de sœur Marie Keyrouz, sur le psaume 41 (Comme un cerf languit…), que l’on peut entendre ici (Kama Yachtaqu).

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