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Eglise - Page 5

  • Ex-Eglise catholique (UE)

    Neuf évêques qui ont renié leurs patries respectives et se disent d’« Euroregio » ont signé un texte par lequel ils demandent instamment aux citoyens européens de voter pour les candidats européistes.

    Soyons fiers des valeurs d’humanisme et de solidarité qui nous unissent et soyons conscients que chacun de nous porte la responsabilité de l’avenir de l’Europe. Engageons-nous pour faire vivre l’âme et l’esprit de l’Europe. Son destin est aujourd’hui entre nos mains.

    Leur chef, Mgr Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg, souligne que c’est un appel à voter pour renforcer l'eurocratie « face à la montée des populismes et des nationalismes ».

    Les autres signataires sont les évêques de Trèves, Liège, Aix la Chapelle, Verdun, Metz, Nancy, Troyes et Namur.

  • Ex-Eglise catholique (Chili)

    Mgr Celestino Aós Braco, fait évêque de Copiapó en 2014 par François, puis le mois dernier administrateur apostolique de Santiago du Chili suite à la « démission » du cardinal Ricardo Ezzati Andrello, a été complaisamment filmé par les services de l’archidiocèse en train de refuser la communion aux fidèles qui prétendent la recevoir à genoux.

    La vidéo intégrale est ici.

    Le cardinal Ezzati faisait partie des évêques dont François avait dû finir par admettre qu’ils étaient impliqués à un degré ou à un autre dans les scandales d’abus sexuels sur mineurs, après avoir longtemps parlé de mensonges et de calomnies. Il se trouve que Mgr Aós est lui-même impliqué. Parmi les plaintes qui avaient été déposées contre le Père Jaime Da Fonseca, finalement renvoyé de l’état clérical l’an dernier, il y avait celle de l’ancien séminariste Mauricio Pulgar. Elle avait été classée sans suite comme invraisemblable par Mgr Aós, alors procureur de la justice ecclésiastique de Valparaiso. Mgr Aós avait refusé que le séminariste apporte des preuves ou présente des témoins.

  • En Italie

    51 élus de la Ligue ont signé une proposition de loi visant à instaurer une « prime de mariage » afin de « faciliter la vie des jeunes couples qui souhaitent faire un mariage religieux ».

    Il s’agirait concrètement d’une déduction fiscale de 4.000 € s’appliquant au mariage à l’église de couples italiens de moins de 35 ans à faibles revenus.

    (« Non discrimination » oblige, la loi ne spécifie pas, bien sûr, que le mariage soit catholique. Mais les dépenses décrites par le texte sont celles d’un mariage catholique…)

  • Quelle gueule...

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    Non mais franchement, regardez-moi cette gueule. Celle de l’évêque de droite. Celle du rictus diabolique devant son alibi vaticanesque.

    C’est Mgr Dante Laffranconi, évêque émérite de Crémone, qui en 2009 a interdit la messe traditionnelle dans son diocèse, au motif qu’on ne saurait introduire de telles initiatives discordantes dans le diocèse 40 ans après la promulgation du Novus Ordo.

    Dix ans plus tard, son successeur (au centre de la photo), Mgr Antonio Napolioni, maintient l’interdiction, et a interdit en février dernier à un prêtre du diocèse de continuer de célébrer la messe interdite, qu’il célébrait discrètement depuis le premier dimanche de l’Avent 2018 dans une église de Crémone.

    Ces deux évêques, qui sont hors la loi, car Summorum Pontificum est une loi de l’Eglise, saluent le pape, sachant que ce pape les conforte dans leur transgression. (Et à propos de transgression, bien entendu le diocèse de Crémone est ouvertement « gay friendly »).

  • Alep : la cathédrale rouverte

    Gravement endommagée pendant la guerre, la cathédrale grecque catholique melkite Notre Dame de la Dormition d’Alep a été déclarée rouverte au culte hier, par le patriarche S.B. Joseph Absi, en compagnie de l’archevêque Mgr Jean Jeanbart, le nonce apostolique cardinal Mario Zenari (tous trois restés sur place toute la durée de la guerre) et d'autres personnalités. "C’est un symbole de la résurrection de la Syrie", a dit le patriarche.

  • Au Sri Lanka

    Huit explosions ont fait plus de 320 morts et 500 blessés au Sri Lanka. Dont deux attaques suicide, dont celle qui a fait 113 morts à l’église catholique d’un village au nord de Colombo. Une autre église catholique a été la cible des terroristes à Colombo, et une église évangélique de l’autre côté du pays, sur la côte est. Ainsi que des hôtels de luxe.

    Il est impossible pour le moment de savoir de quoi il s’agit, en dehors du fait que c’est une attaque islamiste contre des chrétiens.

    Les autorités du Sri Lanka mettent en cause un groupuscule intitulé (en arabe) Jama'at at-Tawḥid al-Waṭaniyah, « Organisation nationale du monothéisme », scission locale de l’Organisation sri-lankaise du monothéisme (ou de sa scission Organisation cingalaise du monothéisme), dont la maison mère est l’Organisation du monothéisme du Tamil Nadu (dans l’Etat tamoul de l’Inde, tout proche). Mais il est tout simplement impossible que ces exaltés (connus jusqu’ici comme étant soupçonnés d’avoir détruit quelques statues bouddhiques) aient eu les moyens logistiques de perpétrer autant d’attentats quasi simultané et aussi meurtriers.

    Selon les mêmes autorités les attentats seraient la réponse à la tuerie de Christchruch en Nouvelle-Zélande. Mais aujourd’hui l’Etat islamique a revendiqué les attentats qui ont « visé des ressortissants des pays de la Coalition et les chrétiens au Sri Lanka ».

    Il y a eu une terrible guerre civile au Sri Lanka entre la majorité cingalaise et la minorité tamoule, et un certain nombre d’exactions bouddhistes contre les chrétiens et contre les musulmans, mais rien jusqu’ici qui ressemble de près ou de loin à l’horreur islamique antichrétienne de dimanche.

  • En Chine

    Le 9 avril, le vicaire général de Jinning, le P. Anthony Yao Shun, a été démocratiquement élu évêque du diocèse par 29 prêtres, 4 religieuses et 10 laïcs, dans un hôtel de la ville, sous étroite surveillance des autorités locales. Il était le seul candidat.

    Le 11 avril, le Stephen Xu Hongwei, curé de la cathédrale de Hanzhong, a été démocratiquement élu évêque du diocèse par 27 prêtres, 3 religieuses et 23 laïcs, dans un hôtel de la ville, sous étroite surveillance des autorités locales. Il était le seul candidat.

    Ces deux prêtres avaient l’aval de Rome pour devenir évêques. Et cela depuis avant l’accord secret.

    Lequel n’a donc rien changé. On continue de faire des parodies d’élections d’évêques, en cachant le cas échéant que le candidat est aussi celui du Saint-Siège…

  • Le cardinal Müller

    Sur ceux qui critiquent le texte de Benoît XVI (ils osent parler de « misère intellectuelle »…) :

    Ils parlent de renouveau et de réforme de l’Eglise, mais n’ont en tête que l’adaptation à leur propre état de décadence. Il est impensable que ceux qui possèdent ne serait-ce qu’une étincelle d’amour chrétien, se laissent entraîner par ce genre de pamphlet grossier. En effet, comment l’amour peut-il encore structurer la foi dans un contexte où la foi au Dieu de la Révélation en Jésus-Christ a été abandonnée ou bien lorsque ne subsistent que quelques éléments de cette foi pour tenter de justifier une vision du monde autoréférentielle.

    Il est scandaleux de voir que des évêques catholiques financent, en détournant les fonds propres de l’Eglise, des organismes qui soutiennent ouvertement des positions incompatibles avec l’enseignement catholique sur la foi et la morale. Je sais, bien sûr, que les évêques concernés voient les choses autrement, parce qu’ils définissent selon leur bon plaisir ce qui est catholique et ce qui ne l’est pas. Leur vision du monde repose sur la distinction un peu primitive entre progressisme et conservatisme. Ce qui relève de la foi catholique telle qu’elle a été formulée jusqu’ici est ainsi qualifié de « conservatisme » et seule leur vision « progressiste » serait l’avenir de l’Eglise, comme dans ces autres contrées anciennement catholiques et dévastées par de semblables idéologies.

    En conséquence, il s’agit pour eux de mettre hors-jeu, ou du moins de museler, ces catholiques catalogués « conservateurs » qui restent fidèles à la Sainte Ecriture, à la Tradition Apostolique et au Magistère. Et dans ce but, tous les moyens sont bons, jusqu’à calomnier et déshonorer. Car est permis tout ce qui sert son intérêt propre qui est, bien sûr, identifié au bien commun. C’est de cette façon qu’a été traité aussi mon « Manifeste pour la foi » : comme un ensemble de demi-vérités, un choix d’idées subjectives, éloignées de la Sainte Ecriture, des propos sortis de leur contexte… comme si la Trinité, l’Incarnation, la sainteté de l’Eglise, la divine Liturgie, l’unité de la foi et de la morale, le jugement dernier et la vie éternelle, n’étaient pas, dans la « hiérarchie des vérités » (d’après le Décret sur l’œcuménisme du Concile Vatican II au n°11), le « fondement de la foi ».

    L’infâme refus de Dieu qui s’expose ainsi est à son comble lorsqu’on se sert du crime et du péché mortel constitués par l’abus sexuel de jeunes mineurs pour couvrir la bénédiction des actes homosexuels entre adultes, pour ridiculiser le célibat des prêtres et les vœux des religieux et banaliser les péchés contre l’indissolubilité du mariage.

    (Kath.net traduction Pro Liturgia)

  • Les Petites Sœurs

    Dernières nouvelles de la persécution des « Petites Sœurs de Marie, Mère du Rédempteur » dans le diocèse de Laval : ici.

  • Benoît XVI

    Le pape émérite a écrit un texte important, publié dans la confidentielle « Feuille du clergé » (Klerusblatt) en Bavière (et repris sur le site allemand de Vatican News). Il a été traduit en anglais par le National Catholic Register. Et en français par Jeanne Smits (d'après l'anglais, mais en se référant à l'allemand).

    Ce texte analyse à la racine les problèmes dits de « pédophilie » et d’« homosexualité » dans l’Eglise. D’une façon tellement opposée à celle de François que la dernière phrase (« Je voudrais remercier le pape François pour tout ce qu’il fait pour nous montrer la lumière de Dieu…) est à prendre, au mieux, au second degré.

    En bref, Benoît XVI montre que la racine de la crise est dans le refus de la loi naturelle (ce que Jean Madiran appelait l’hérésie du XXe siècle…) et dans la perte de la foi. Ce texte montre d’une part un Joseph Ratzinger intellectuellement toujours aussi brillant, et surtout un pape émérite qui ne prend pas de gants pour dénoncer explicitement les dérives dans l’Eglise. On remarque aussi son insistance à demander qu’on ne cède pas à la tentation de créer une nouvelle Eglise, car, comme il le dit, ça a déjà été fait et ça conduit forcément à l’échec.

    Addendum

    L’ignoble calomnie d’un sinistre petit bonhomme (dans La Croix, bien sûr) :

    « Au Vatican, (…) on rappelle aussi qu’il s’agit là de « réflexions qui n’ont aucune valeur magistérielle ». Certains vont toutefois jusqu’à mettre en doute la paternité d’un texte dans lequel ils ne reconnaissent pas la plume habituelle de l’ancien pape qui, à 92 ans la semaine prochaine, leur apparaît plus que jamais sous la coupe de son entourage. »

    Alors qu'on reconnaît au premier coup d'œil le style et la manière de Joseph Ratzinger.

    Mais on a compris que ce qui défrise La Croix est que dans ce texte "le pape émérite semble prendre le contre-pied du pape François sur la question des abus sexuels"...