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Eglise - Page 5

  • Démolition

    François a supprimé hier l’Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille, dont le premier président avait été le cardinal Caffara, et l’a remplacé par un « Institut théologique Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille ».

    Le motu proprio qui l’annonce est daté du 8 septembre, deux jours après la mort du cardinal Caffara. La page est donc tournée. Exit l’enseignement de Jean-Paul II, le nouvel institut s’inscrira explicitement dans la foulée d’Amoris laetitia, dans un sens sociologique, écologique, etc. D’où la mention des « sciences » profanes, primordiales pour la nouvelle « pastorale » qui s’adresse à « toutes les familles sans distinction » qui sont tout simplement « la famille ».

    Voir l’article de Jeanne Smits.

  • Aux Philippines

    Le père Teresito Suganob, vicaire général de Marawi (précisément vicaire de la préfecture apostolique territoriale) a été libéré grâce à l’offensive de l’armée philippine.

    Le P. Suganob avait été enlevé le 24 mai par le groupe Maute (qui a fait allégeance à l'Etat islamique), lors de l’assaut mené pour prendre le contrôle de la ville à grande majorité musulmane. C’était en la fête de Marie auxiliatrice et le P. Suganob a été enlevé à la cathédrale pendant l’office, avec plusieurs fidèles. Puis la cathédrale a été incendiée. Elle a été reprise par les soldats philippins le 25 août.

    Dans la nuit du 16 au 17 septembre, le P. Suganob a pu échapper aux islamistes à la faveur des combats entre l’armée et les islamistes pour le contrôle d’une mosquée du centre ville, place forte de Maute.

    La mosquée a été reprise, et l’armée est en voie de contrôler toute la ville. Il resterait environ 80 jihadistes, avec de nombreux otages. La ville est en ruine après les combats et les bombardements. Les quelque 200.000 habitants ont dû chercher refuge ailleurs. Au 14 septembre, les combats avaient fait 860 morts dont 660 dans les rangs des terroristes et 147 dans ceux des militaires.

  • Mondanités

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    Les Églises chrétiennes en France (sic) lancent un «Label Église verte», ce samedi 16 septembre 2017 à Paris, pour favoriser la « conversion écologique » des paroisses et communautés locales, dans un esprit œcuménique.

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  • Eglise catholique…

    Deux titres de LifesiteNews l’un après l’autre :

    Le pape aux nouveaux évêques : le ”discernement“ veut dire éviter les réponses “rigides” aux questions morales.

    Le cardinal Burke : le “discernement” ne décide pas de ce qui est bien ou mal.

    (Premier titre de la « newsletter » : « Le pape a béni notre union », affirme la femme du président colombien divorcé et remarié.)

  • Charité euthanasique

    Suite à la mise en demeure de Rome, relayée par le supérieur général de leur ordre, de cesser de pratiquer l’euthanasie, les « Frères de la Charité » (sic) en Belgique ont tenu une conférence de presse ce matin pour déclarer que leur organisation ne reviendrait pas « sur sa décision, prise en mars dernier, d’autoriser la pratique de l’euthanasie au sein de la quinzaine d’établissements psychiatriques placés sous sa responsabilité ». Cette décision est « conforme à la doctrine de l’Eglise catholique » parce que l’organisation prend « en compte le changement et les évolutions au sein de la société »…

  • Le Père Tom libéré

    Le Père Tom Uzhunnali, prêtre syro-malabar qui avait été enlevé en 2016 à Aden (Yémen), a été libéré. Il était imberbe, on le retrouve avec une grande barbe blanche…

    Le Père Tom, salésien, était aumônier d’un orphelinat de la congrégation de Mère Teresa, qui avait été attaqué le 4 mars 2006. Quatre religieuses et douze autres personnes avaient été tuées. L'attaque avait été attribuée à al-Qaida, qui avait démenti.

    Selon les déclarations de Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique d’Arabie du Sud, cette libération a été principalement obtenue par le sultan d’Oman, qui a déjà réussi à faire libérer d’autres otages d’al-Qaida.

    Le Père Tom est originaire de Ramapuram, village proche de Pala, siège de son évêché syro-malabar. Son oncle avait été le fondateur de la mission catholique à Aden.

    Des rumeurs tristement fantaisistes (mais dans un premier temps attestées par le porte-parole de l’Eglise syro-malabar) affirmaient qu’il avait été crucifié le vendredi saint 2016.

    Le voici aujourd'hui à Oman :

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    Avant on le connaissait comme cela :

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  • L’Eglise de François

    Le philosophe Josef Seifert, ami de Jean-Paul II et de Benoît XVI, co-fondateur de l’Académie internationale de philosophie sise au Liechtenstein, titulaire de la chaire de phénoménologie réaliste Dietrich von Hildebrand de l’IAP-IFES (Institut de philosophie Edith Stein de l’Académie internationale de philosophie) à Grenade, a été viré par l’archevêque de Grenade, Mgr Javier Martínez Fernández.

    Josef Seifert avait été nommé par Jean-Paul II membre à vie de l’Académie pontificale pour la vie. François l’avait viré fin 2016 comme tous les membres de cette institution, et il ne l’a pas repris dans la très nouvelle Académie pontificale qui n’est plus que nominalement pour la vie.

    Mgr Javier Martínez Fernández, qui est un adepte avéré de la révolution « pastorale » de François, avait déjà suspendu le professeur Seifert l’an dernier, après la publication de sa première analyse critique d’Amoris laetitia. On peut constater sur le site de l’IFES que les nombreuses contributions de Josef Seifert s’arrêtent fin 2016. Mais cela ne suffisait pas. Le 31 août dernier, l’archevêque a publié une déclaration indiquant que le professeur Seifert était éjecté, à cause de son nouveau texte sur Amoris laetitia. Un texte important, qu’il serait bon de traduire en français, où Josef Seifert explique de façon rigoureuse comment une simple phrase de l’exhortation apostolique devient une « bombe atomique » qui détruira tout l’enseignement moral de l’Eglise (voir ce résumé par Jeanne Smits).

    Cet article, dit l’archevêque, « endommage la communion de l’Eglise, brouille la foi des fidèles et sème la méfiance envers le successeur de Pierre et, en fin de compte, ne sert pas la vérité de la foi, mais plutôt les intérêts du monde ». Sic, resic, et reresic : le seul fait de prétendre que défendre la doctrine traditionnelle du mariage « sert les intérêts du monde » montre le degré de folie furieuse des hiérarques bergogliens.

    L’archevêque précise que si Seifert avait déjà été démis de ses tâches d’enseignant l’an dernier, après sa « première lecture critique » de l’exhortation, il est désormais licencié de l’Académie internationale de philosophie elle-même. (Il veut dire de son établissement à Grenade, vraisemblablement, à moins que Mgr Fernández ait aussi juridiction sur le Liechtenstein…)

  • Le cardinal Caffarra

    Il est bon de lire la dernière lettre envoyée par le cardinal Caffarra à François. A propos d'Amoris laetitia, naturellement.

    Extrait :

    Bien que le Préfet de la Doctrine de la foi ait à plusieurs reprises déclaré que la doctrine de l’Eglise n’a pas changé, plusieurs déclarations d’évêques individuels, de cardinaux et même de conférences épiscopales ont eu lieu et elles approuvent ce que le magistère de l’Eglise n’a jamais approuvé. Non seulement l’accès à la Sainte Eucharistie de ceux qui vivent objectivement et publiquement dans une situation de péché grave et entendent y demeurer, mais également une conception de la conscience morale contraire à la Tradition de l’Eglise.

    Dans son télégramme de condoléances, François rend hommage « avec affection » à ce « cher frère dans l’épiscopat, qui a servi avec joie l’Evangile et a aimé intensément l’Eglise »…

  • Ils s’en vont

    Le cardinal Carlo Caffarra est mort. Il avait 79 ans. Le cardinal Meisner est mort il y a un mois. Il avait 83 ans.

    Il ne reste donc plus que deux des cardinaux des Dubia : le cardinal Burke et le cardinal Brandmüller. Ce dernier a 88 ans.

    Et l’on ne voit pas venir de relève.

    Comme si l’histoire devait donner raison à François…

    A moins qu’ils ne soient plus efficaces depuis là-haut…

  • Le pataquès de Lahore

    « Nous désapprouvons l’utilisation politique de la chaire sacrée par la fille de l’ancien Premier ministre. Cela a blessé les sentiments des chrétiens non seulement au Pakistan mais à travers le monde. Nous présentons officiellement nos excuses pour ce qui s’est passé. »

    Telle est la déclaration de Mgr Sebastian Francis Shaw, archevêque de Lahore, suite à l’énorme polémique déclenchée chez les chrétiens du Pakistan par la visite de Maryam Nawaz à la cathédrale du Sacré-Cœur de Lahore en pleine campagne électorale.

    Le 1er septembre, Maryam Nawaz est arrivée à la cathédrale accompagnée de l’évêque anglican, d’un ministre fédéral et d’un ministre provincial (chrétiens), au milieu de mesures de sécurité exceptionnelles. Maryam Nawaz est la fille de Nawaz Sharif, chef de la « Ligue musulmane du Pakistan (N) » (N comme Nawaz), qui a été destitué de son poste de Premier ministre après les révélations des « Panama Papers », et elle a été adoubée par son père comme son héritière politique. Des élections anticipées auront lieu le 17 septembre.

    En chaire, devant les caméras de télévision, Maryam Nawaz a défendu son père, a appelé à voter pour lui et pour son parti et a vertement critiqué, nommément, ses rivaux, dont Imran Khan et Pervez Musharraf.

    La réaction a été immédiate chez les chrétiens, avec demande de démission de Mgr Shaw qui prend parti dans une campagne électorale.

    Mgr Shaw dit qu’il a été trompé par Maryam Nawaz, car celle-ci avait dit qu’elle voulait seulement demander la prière des chrétiens pour sa mère qui est hospitalisée en Angleterre pour un cancer. Il avait été prévu, dit l’archevêque, qu’elle mentionne ses 11 ans de scolarité au couvent de Jésus et Marie de Lahore, les études de son père au lycée Saint-Antoine, et qu’elle demande des prières pour sa mère.

    Mais le fait est que Mgr Shaw avait présenté Maryam Nawaz en disant, après avoir évoqué ses prières pour sa mère : « Que Dieu vous donne le succès, votre élection changera le cours de ce pays. L’axe économique Chine-Pakistan (CPEC, faisant partie de l’initiative chinoise « Une ceinture, une route ») stimulera l’économie et étendra davantage encore ce réseau »…