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Eglise - Page 5

  • Chute d’un pape

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    Non, ce n’est pas celui de Rome, mais celui de Bose, la célèbre communauté œcuménique de 90 « moines » et « moniales » catholiques et protestants (etc.) qui attire des milliers de visiteurs, et qui avait pourtant toute la sympathie, explicite, de François.

    Il s’agit donc d’Enzo Bianchi, fondateur de Bose, star mondiale de l’œcuménisme, auteur de multiples ouvrages et maître à penser de milliers de personnes. Le 13 mai dernier, le secrétaire d’Etat du Vatican a fait savoir à la communauté que son fondateur ainsi que trois autres membres historiques devaient aller vivre ailleurs. Le « monastère » a publié hier sur son site internet un texte faisant état de cette décision restée secrète, prise après une visite diligentée par Rome, pour des raisons concernant « l’exercice de l’autorité » par le fondateur. Ce qui est curieux, puisque Enzo Bianchi a abandonné la direction de la communauté en 2017…

    Dans le texte de la communauté il est très clair que ce sont les membres qui ont demandé à Rome l’expulsion de Bianchi et des trois autres. Et ils le publient parce qu’il ne se passe rien… Et que dans ses tout derniers tweets Enzo Bianchi condamnait des « rumeurs malveillantes véhiculées par ceux qui ne nous aiment pas », qualifiait l’inspection de « visite de routine » dont il « remerciait beaucoup le Saint-Père », et disait aussi : « Maudit soit celui pour qui la vérité doit être dite sans penser à la charité fraternelle. »

    En 2014, François avait nommé Enzo Bianchi consulteur du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, et en 2018 il avait publié une lettre à Enzo Bianchi à l’occasion du 50e anniversaire de sa communauté qui représente « une présence féconde dans l’Eglise et dans la société ».

  • Le Conseil d’Etat ordonne la levée de l’interdiction du culte

    Le juge des référés du Conseil d’Etat « juge que l’interdiction générale et absolue [de rassemblements dans les lieux de culte] présente un caractère disproportionné au regard de l’objectif de préservation de la santé publique et constitue ainsi, eu égard au caractère essentiel de cette composante de la liberté de culte, une atteinte grave et manifestement illégale à cette dernière. En conséquence, il enjoint au Premier ministre de modifier, dans un délai de huit jours, le décret du 11 mai 2020 en prenant les mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu applicables en ce début de déconfinement, pour encadrer les rassemblements et réunions dans les établissements de culte. »

    Macron, Philippe et Castaner sont donc coupables d’une dérive laïciste tellement manifeste que même le Conseil d’Etat de la République laïciste est contraint de le constater.

    On ne peut que saluer ce jugement. Même si en fait il ne change pas grand-chose, puisque le déconfinement des églises était programmé pour la Pentecôte.

    C’est aussi, bien sûr, une claque aux évêques qui n’avaient rien demandé (quand ils n’avaient pas devancé les mesures laïcistes) : ce sont les associations « tradi » (FSSP, FSPX, FSVF, Agrif, Civitas…) qui avaient saisi le Conseil d’Etat.

  • Très important

    Voici un « Appel pour l’Eglise et pour le monde » publié hier et signé dans un premier temps par 12 évêques dont trois cardinaux. Tout est important dans ce texte et c’est pourquoi je le reproduis intégralement bien qu’on puisse le lire ailleurs. Parfois on peut encore être fier d’être catholique… (Mais en espérant que beaucoup d’autres évêques se manifestent…)

    En ce temps de très grave crise, nous, Pasteurs de l’Église Catholique, en vertu de notre mandat, considérons comme notre devoir sacré de lancer un Appel à nos Confrères dans l’Épiscopat, au Clergé, aux Religieux, au Peuple de Dieu et à tous les hommes de bonne volonté. Cet Appel est également signé par des intellectuels, des médecins, des avocats, des journalistes et des professionnels, qui en partagent le contenu. Il est ouvert à la signature de ceux qui voudront en partager le contenu.

    Les faits ont montré que, sous prétexte de l’épidémie de Covid-19, en bien des cas les droits inaliénables des citoyens ont été violés, en limitant d’une manière disproportionnée et injustifiée leurs libertés fondamentales, y compris l’exercice de la liberté de culte, d’expression et de mouvement. La santé publique ne doit pas et ne peut pas devenir une excuse pour bafouer les droits de millions de personnes dans le monde, et encore moins pour exonérer l’autorité civile de son devoir d’agir avec sagesse pour le bien commun; cela est d’autant plus vrai que les doutes croissent quant à l’effective contagiosité, à la dangerosité et à la résistance du virus: de nombreuses voix faisant autorité dans le monde de la science et de la médecine confirment que l’alarmisme à propos du Covid-19 amplifié par les médias ne semble absolument pas justifié.

    Nous avons des raisons de croire – sur la base des données officielles relatives à l’incidence de l’épidémie, et sur celle du nombre de décès – qu’il existe des pouvoirs fort intéressés à créer la panique parmi la population dans le seul but d’imposer de façon permanente des formes de limitation inacceptables de la liberté, de contrôle des personnes, de suivi de leurs mouvements. Ces formes de limitions liberticides sont un prélude inquiétant à la création d’un Gouvernement Mondial hors de tout contrôle.

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  • Le dauphin

    Je n’avais pas fait attention au « rescrit » de François concernant le cardinal Tagle. Je viens d’y aller voir de plus près. Donc, le « Souverain Pontife » a décidé le 14 avril, avec effet au 1er mai, en dérogation de deux articles du code de droit canonique, de « coopter » le cardinal Tagle « dans l’ordre des évêques » et de l’« équiparer » aux cardinaux titulaires des évêchés suburbicaires, sans lui donner de titre puisqu’aucun évêché suburbicaire n’est disponible.

    En bref il s’agit d’un hochet accordé par le pape à son favori (oui, le pape qui disait qu’il n’était pas un prince de la Renaissance…), qui pour être virtuel n’en est pas moins une nouvelle confirmation que Luis Antonio Tagle est le dauphin quasi officiel de François.

    C’est lui, là, en janvier dernier, dans ses nouvelles fonctions de préfet de congrégation romaine (je n’ai aucun goût pour les costumes d’apparat, je n’ai même jamais eu de cravate, mais là, j’aimerais qu’on nous rende les princes de la Renaissance…) :

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  • Rendons hommage

    « Les autorités musulmanes ont-elles-mêmes dès le début du confinement décidé de garder les mosquées fermées jusqu’à la fin du ramadan. Donc elles ont pris leurs responsabilités et je voudrais vraiment rendre hommage aux autorités musulmanes de France pour cela, parce que c’était pour elles extrêmement coûteux, au moins autant que pour nous de renoncer au culte pendant la Semaine Sainte par exemple, mais eux ont choisi d’aller plus loin que ce qui était demandé par les services gouvernementaux c’est-à-dire de fermer vraiment les mosquées. Il faut que les autorités de l’Etat prennent en compte cette responsabilité des (…) musulmans en France. Après, s’il faut aider les musulmans (…) en acceptant de ne reprendre que tous ensemble pourquoi pas. Mais de toute façon le ramadan se finit le 25 mai. »

    Le propos est de Mgr de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France. Comme on l’avait déjà remarqué, c’est l’expression d’une parfaite dhimmitude. Mais cette dhimmitude, qui n’est pas contrainte de s’exprimer aujourd’hui de façon aussi servile, s’accompagne en outre d’un horrible blasphème. D’une part il est absurde de faire un parallèle entre l’idéologie totalitaire islamique et la religion catholique, mais surtout c’est une apostasie de prétendre que l’absence de prêches dans les mosquées (et de prières qu’on peut faire chez soi) est au moins aussi « coûteux » que l’absence des célébrations de la Semaine Sainte. Le président de la conférence des évêques de France ne croit donc pas à la réalité du mystère pascal, et il ne croit pas en l’eucharistie. Dont acte.

    (Les points de suspension entre parenthèses remplacent des mots que je n’ai pas réussi à comprendre.)

  • Inquiétant

    Le 7 mars dernier – et on ne l’apprend que maintenant grâce à Rorate Caeli (ce devait donc rester confidentiel), la Congrégation pour la doctrine de la foi a envoyé un questionnaire à tous les évêques sur l’application du motu proprio Summorum Pontificum, à la demande de François.

    Comme il est évident que François ne veut pas que la messe traditionnelle se développe (euphémisme), le questionnaire est envoyé de façon à voir comment restreindre la liberté de célébrer la messe traditionnelle. Le questionnaire n’est pas sans faire penser à un autre, ancien, qui avait permis à la quasi-totalité des évêques de répondre que personne dans leurs diocèses ne souhaitait l’ancienne messe, hormis quelques rares vieux grincheux opposants patentés au Concile… On voit que le nouveau questionnaire permet la même réponse, ou y incite.

    1- Quelle est la situation dans votre diocèse en ce qui concerne la forme extraordinaire du rite romain?

    2- Si la forme extraordinaire y est pratiquée, répond-elle à un véritable besoin pastoral ou est-elle promue par un seul prêtre ?

    3- Selon vous, quels sont les aspects positifs et négatifs de l’usage de la forme extraordinaire ?

    4- Les normes et conditions établies par Summorum Pontificum sont-elles respectées ?

    5- Vous semble-t-il que dans votre diocèse, la forme ordinaire a adopté des éléments de la forme extraordinaire ?

    6- Pour la célébration de la messe, utilisez-vous le Missel promulgué par le pape Jean XXIII en 1962 ?

    7- Outre la célébration de la messe dans la forme extraordinaire, existe-t-il d’autres célébrations (par exemples baptême, confirmation, mariage, pénitence, onction des malades, ordinations, office divin, Triduum pascal, funérailles) selon les livres liturgiques d’avant le Concile Vatican II ?

    8- Le motu proprio Summorum Pontificum a-t-il eu une influence sur la vie des séminaires (le séminaire du diocèse) et d’autres maisons de formation ?

    9- Treize ans après le motu proprio Summorum Pontificum, quel est votre avis sur la forme extraordinaire du rite romain ?

    (Traduction Riposte catholique)

  • Un évêque

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    Mgr Peter Baldacchino, évêque de Las Cruces (Nouveau-Mexique), qui a défrayé la chronique en organisant sur le parking de la cathédrale des offices « drive » du Triduum (photo), a décidé de lever l’interdiction des messes publiques. Très mécontent que dans la dernière mise à jour des consignes de sécurité le gouverneur ait enlevé les églises des « services essentiels », il déclare :

    « S'il est vrai que nous devons prendre toutes les précautions raisonnables pour réduire la propagation du coronavirus, il est également vrai que nous offrons le plus important “service essentiel” à notre peuple. »

    Les prêtres sont donc incités à célébrer les sacrements, particulièrement la messe, tout en respectant les consignes de l’Etat (ce qui ne permet pas plus de 4 participants à la messe dans une église, mais on peut la célébrer sur un parking ou dans un cimetière...).

  • En Biélorussie

    La messe de Pâques à la cathédrale du Saint Nom de Marie, à Minsk, par Mgr Tadeusz Kondrusiewicz (ancien archevêque de Moscou), pour la petite minorité catholique d’origine polonaise (5%).

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    C’est quoi, dites-vous ? Ah oui : une dictature. C’est affreux…

  • Il remet ça…

    François annonce la création d’une nouvelle commission d’étude sur le diaconat féminin… parce que les conclusions de la première commission n’étaient « pas claires », avait-il dit à la clôture du synode sur l’Amazonie.

    Ce pape est comme l’UE qui refait voter les peuples jusqu’à ce qu’ils disent oui…

    La commission est donc composée de personnalités nouvelles. Parmi elles le Pr. Manfred Hauke, qui avant même la création de la première commission avait rappelé très clairement qu’il n’y a jamais eu de femmes diacres, au sens du diaconat ordonné, et que c’est une donnée historique incontestable, et qu’on ne peut pas ordonner des femmes diacres. Et que « ce serait un anachronisme que d’instituer, à nouveau, aujourd’hui, les diaconesses de l’Eglise primitive », qui « ne prêchaient pas, ne baptisaient pas et ne faisaient aucun service à l’autel ».

    Comme il y a peu de chances que Manfred Hauke change d’avis (particulièrement sur les données historiques, que François veut réviser…), il faudra nommer une troisième commission… A moins que le pape l’ait nommé pour émettre l’opinion minoritaire. Mais on sait aussi que la Française (l’une des 5 femmes) de la commission, Anne-Marie Pelletier (qui aime pourtant prêcher…) n’y est pas favorable non plus…

  • Pendant ce temps-là…

    Le P. Huang Jintong, curé de Saiqi, diocèse de « Mindong » (Fujian) a été arrêté le 3 avril par la police et envoyé en un lieu inconnu. Quelques heures plus tard, Mgr Vincent Guo Xijin, évêque auxiliaire de Mindong, a reçu un appel de la police lui demandant de préparer des vêtements pour le P. Huang parce qu’il ne reviendrait pas avant un mois.

    Le P. Huang est l’un des 20 prêtres du diocèse qui refusent toujours d’intégrer l’Eglise officielle.

    Ces derniers mois, au moins six églises paroissiales ont été fermées dans ce diocèse parce le curé refusait d’intégrer l’Eglise dite « indépendante » (naguère « patriotique »). Celle du P. Huang est la plus importante avec 5.000 fidèles.

    Mgr Guo est l’ancien évêque catholique du diocèse. François l’a obligé à devenir évêque auxiliaire de l’évêque officiel Mgr Zhan Silu, devenu catholique subito par la grâce de l’accord secret. Mgr Guo a accepté cette injustice mais a refusé néanmoins de signer son appartenance à l’Eglise officielle et il n’est donc pas reconnu comme évêque auxiliaire par le pouvoir communiste. Le 15 janvier dernier il a reçu un ordre d’expulsion de son évêché. Mais pour éviter les remous l’ordre a été retiré. Toutefois l’eau, l’électricité et le gaz sont toujours coupés. Tous les jours, Mgr Guo descend du 5e étage où il réside pour aller prendre de l’eau à un robinet extérieur. Et il ne manque jamais de bénir ceux qui le surveillent par la caméra qui enregistre tous ses déplacements.

    Il est curieux que les agences catholiques parlent du « diocèse de Mindong ». Le nom catholique est « diocèse de Funing » (de la baie de Funing, à Xiapu). Le nom de Mindong (qui n’est pas une ville mais une désignation ethnico-linguistique) vient des autorités communistes et désigne l’un des trois diocèses officiels créés par redécoupage des six anciens diocèses catholiques.