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Eglise - Page 5

  • La dérive de l’Inde

    Ce devait être au tour de l’Inde d’organiser les Journées asiatiques de la Jeunesse en 2021 (déclinaison orientale des JMJ, depuis 1999). Mais la conférence épiscopale indienne indique qu’elle doit y renoncer.

    On comprend à demi-mot que l’ambiance antichrétienne, aggravée par le nouveau gouvernement, rend désormais périlleuse toute initiative de ce genre (ces JAJ avaient été organisées en Inde en 2003).

    Mgr Nazarene Soosai, évêque de Kottar et responsable de la commission pour la jeunesse de la conférence épiscopale indienne, explique :

    « Notre pays a été chargé d’organiser la Journée asiatique de la jeunesse, un grand événement qui soutient la jeunesse en haut lieu, est au cours duquel les jeunes peuvent faire part de leur vision des choses, de leurs idées et de leurs inquiétudes. Malheureusement, nous ne pourrons finalement pas leur donner cette opportunité. Après avoir échangé avec les autorités, nous avons décidé qu’il valait mieux annuler l’événement, étant donné que les circonstances actuelles ne nous permettent pas d’organiser cette journée au mieux. Nous avions espéré un changement de gouvernement en 2019, mais cela n’a finalement pas eu lieu, et la situation actuelle ne se présente pas au mieux non plus. »

    Le père Chetan Machado, secrétaire du conseil pour la jeunesse de la conférence des évêques déclare quant à lui :

    « Cet événement a dû être annulé pour plusieurs raisons. La principale concernant les demandes de visa provenant de jeunes pèlerins venant des pays voisins. Il est regrettable que notre pays perde une opportunité de montrer l’unité et la diversité que nous aimons, mais la situation actuelle ne nous permet pas d’organiser la Journée asiatique de la jeunesse. L’Inde traverse actuellement une période difficile. Les hôtes venant des pays voisins auront du mal à obtenir un visa, et même s’ils l’obtiennent, leurs mouvements seront interdits de participer à l’événement. »

  • "De la naissance ?"

    Dans le message de François pour la XXVIIIe Journée Mondiale du Malade :

    « La vie doit être accueillie, protégée, respectée et servie, de la naissance à la mort : c’est à la fois une exigence tant de la raison que de la foi en Dieu auteur de la vie. »

    Si la vie ne doit être respectée qu’à partir de la naissance, cela veut dire que l’avortement est légitime. Et légitime jusqu’à la naissance.

    Puisqu’il n’y a plus de textes latins officiels qui fassent foi, on ne sait pas si c’est vraiment ce que le pape a voulu dire. Dans le pire des cas c’est son message. Dans le moins pire, mais presque aussi horrible, c’est ce que pensent les traducteurs francophones du Saint Siège.

  • Un nouveau diocèse…

    … en Egypte :

    « Sa Béatitude le Patriarche Ibrahim Sedrak, avec le consentement des évêques du synode de l’Eglise patriarcale d’Alexandrie des Coptes, et après avoir consulté le Siège apostolique, a érigé selon la norme du canon 85 CCEO l’éparchie d’Abou Qirqas, avec un territoire démembré de l’éparchie de Minya. »

    L’Eglise copte catholique étant toute petite, il est intéressant de voir qu’elle paraît néanmoins se développer. On remarque que Abou Qirqas n’est guère qu’à une vingtaine de kilomètres de Minya, mais c’est une ville de 400.000 habitants.

  • Ils sont toujours aussi odieux

    Je veux parler des évêques, hélas. Pour obéir à la dictature LGBT, ils ont modifié les actes de baptême, afin qu’il ne soit plus fait mention de paternité et de maternité.

    Cela n’a rien d’étonnant, hélas, dans l’Eglise bergoglienne. Mais ce n’est pas tout. Cette révérence au monde n’est pas suffisante. Il faut y ajouter une petite saloperie contre l’Eglise d’avant la « miséricorde » bergoglienne. Mgr de Metz-Noblat, évêque de Langres et président du conseil pour les questions canoniques, écrit que le nouveau formulaire « s’intéresse principalement à la personne baptisée, faisant « le simple constat de sa situation familiale, sans porter sur celle-ci un jugement moral ».

    C’est odieux. Il est bien évident que l’Eglise n’a jamais porté le moindre jugement moral, dans les actes de baptême, sur les parents du baptisé.

  • Au Costa Rica

    C’est en signant une « norme technique » que le président du Costa Rica, Carlos Alvarado Quesada, a légalisé l’avortement « thérapeutique ».

    En 1970 avait été votée une loi dépénalisant l’avortement en cas de « danger pour la vie ou la santé de la mère » et qu’aucune alternative n’est possible. Mais comme il n’y avait jamais eu de décret d’application, elle était restée lettre morte.

    Jusqu’à ce 12 décembre 2019. Et ce n’est évidemment pas un hasard si le président a signé la « norme technique » le jour de la fête de Notre Dame de Guadalupe… Comme une provocation diabolique.

    La conférence épiscopale a publié un long communiqué qui commence ainsi :

    « En tant que Pasteurs de l’Eglise et citoyens du Costa Rica, nous basant sur la Parole de Dieu et sur le Magistère de l’Eglise, nous sommes profondément attristés et réitérons notre rejet et notre indignation face à la signature par le Président de la République, Carlos Alvarado Quesada, du Décret portant norme technique pour “la procédure médicale prévue à l’article 121 du Code pénal” intervenue le 12 décembre, jour où nous célébrions Notre-Dame de Guadalupe. » Ainsi « l’Etat n’accomplit pas son devoir de garantir le droit à la vie à tout être humain, depuis sa conception, comme cela est prévu par notre Constitution et par notre système juridique ».

    Les évêques énoncent ensuite huit points de réflexion, et ils concluent qu’un chrétien ne peut jamais se conformer à une loi immorale en soi, ni promouvoir des normes favorables à l’avortement ou à l’euthanasie, invitant « à élever la voix au nom de ceux qui ne peuvent le faire eux-mêmes, à défendre les délaissés qui sont dans le ventre de leur mère, pour préserver la culture de la vie, qui nous a toujours caractérisé comme pays pacifique et solidaire, en particulier auprès des plus nécessiteux de notre société ».

  • Le destructeur

    Comment François détruit la vie religieuse. Une étude importante : ici.

  • Martyrs

    Le pape a autorisé mercredi la Congrégation pour les causes des saints à promulguer plusieurs décrets. On note la reconnaissance du martyre de

    - Angelo Marina Álvarez et ses 19 compagnons dominicains, tués en haine de la foi pendant la guerre civile espagnole ;

    - Giovanni Aguilar Donis et ses 4 compagnons dominicains, tués en haine de la foi pendant la guerre civile espagnole ;

    - Isabella Sánchez Romero, moniale dominicaine tuée en haine de la foi pendant la guerre civile espagnole.

  • Cardinal Zen

    Extraits d’une interview du cardinal Joseph Zen à un magazine en ligne de Taïwan.

    François n’a que peu de respect pour ses prédécesseurs.  Il fait table rase de tout ce qui a été fait par Jean-Paul II et par le Pape Benoît.  Et naturellement, pour faire bonne contenance, on dit tout le temps : « En continuité avec… » mais c’est une insulte.  Une insulte.  Il n’y a pas de continuité.

    En 2010, Parolin et Dias se sont mis d’accord avec les Chinois sur un avant-projet.  Alors, tout le monde a commencé à s’exclamer : « Oh, maintenant un accord arrive, il arrive, il arrive ».  Et tout d’un coup, plus rien. Je n’ai pas de preuve, mais je crois que c’est le Pape Benoît qui a dit non.  Il ne pouvait pas signer cet accord.  Et je pense que l’accord actuel qui a été signé doit être exactement le même, celui que le Pape Benoît a refusé de signer.

    (…)

    Il y a trois choses.  Un accord secret, tellement secret qu’on ne peut rien dire.  On ne sait pas ce qu’il contient.  Ensuite la réhabilitation de sept évêques excommuniés.  C’est incroyable, tout bonnement incroyable.  Mais le dernier acte est encore plus incroyable : la mise à mort de l’Église clandestine.

    (…)

    Maintenant, ils ont achevé leur travail.  Le 28 juin, le Saint-Siège a publié un document – le Saint Siège ! Aucun document ne provient directement du Saint-Siège mais toujours d’un dicastère en particulier, avec les signatures.  Là, il n’y avait aucun dicastère mentionné et aucune signature…  Du Saint-Siège.  Incroyable.  Quelqu’un n’ose pas prendre ses responsabilités.

    (…)

    À présent, le dernier acte est tout bonnement incroyable. Le document [que le pouvoir communiste chinois demande aux prêtres de signer] dit : « Pour exercer votre ministère publiquement, vous devez vous enregistrer auprès du gouvernement. »  Et ensuite vous devez signer.  Signer quelque chose qui vous engage à soutenir l’Église indépendante.  […]  Ce document contient quelque chose contre notre orthodoxie mais ils sont encouragés à signer.  On ne se ment plus seulement à soi-même.  On ne ment plus seulement aux communistes.  C’est au monde entier qu’on ment.  On ment aux fidèles.  Signer ce document, ce n’est pas signer une simple déclaration.  Quand vous signez, vous acceptez de devenir un membre de cette église qui est sous domination du parti communiste.  C’est terrible, vraiment terrible.

    Récemment, j’ai appris que le Saint-Père, dans un vol de retour (je ne me souviens plus d’où) a déclaré : « Bien sûr, je ne voudrais pas assister à un schisme.  Mais je n’ai pas peur d’un schisme. »  Et moi je vais lui répondre : « Vous être en train d’encourager un schisme.  Vous êtes en train de légitimer les schismatiques en Chine. »  C’est incroyable.

  • Priorités

    « L’amour de la patrie doit être plus grand que l’amour de l’Eglise, et la loi du pays est au-dessus du droit canon. »

    Le propos est de Mgr Jean Fang Xingyao, « évêque de Liny », président de l’Association patriotique des catholiques chinois (l’Eglise officielle) et vice-président de la « conférence des évêques de Chine ».

    Mgr Fang Xingyao participait le 26 novembre à Pékin à une réunion de la « Conférence politique consultative du peuple chinois » (CPCPC) sur les religions, dont le but était de développer « un système idéologique religieux avec des caractéristiques chinoises conforme aux exigences de l’époque », conformément à la sinisation voulue par le président XI Jining.

    Son propos est cité dans un long compte rendu de la réunion, sur le site de la CPCPC, parmi ceux des représentants des autres religions reconnues, qui ont tous exalté le « patriotisme », à savoir l’alignement total (et obligatoire) sur la doctrine du parti et la pensée du président XI Jining.

    Cherchant à en savoir un peu plus sur cet « évêque », je suis tombé sur un texte du diocèse de Liège annonçant la visite, en juillet dernier, d’une délégation de « cinq évêques catholiques chinois » « présidée par Mgr John Fang Xingyao, évêque du diocèse de Lin yi (Shan dong), président de l’association des catholiques chinois, et par Mgr Joseph Shen Bin, évêque du diocèse de Hai men (Jiang su) et vice-président de la Conférence épiscopale de Chine, qui compte 98 évêques ». Il était précisé notamment que « les évêques célébreront la messe présidée par Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, au sanctuaire de Cornillon ».

    Pas la moindre allusion au fait que ni l’Association patriotique ni la conférence des évêques ne sont reconnues par Rome, ni que Mgr Fang Xingyao n’est toujours pas reconnu comme évêque catholique par Rome. L’évêque de Liège a donc célébré la messe avec des schismatiques. Et sans le dire aux fidèles.

  • Puisque le pape a donné l’exemple

    Screenshot_2019-12-02 Inaugurata ad Albenga «Mater Matuta», la statua della storia dell’Agricoltura - La Stampa.png

    Screenshot_2019-12-02 Tutto pronto per l'inaugurazione di Mater Matuta, il monumento dedicato alla storia dell’agricoltura [...].png

    Samedi, le chanoine Ivo Raimondo, vicaire général du diocèse d’Albenga-Imperia, en Ialie, a béni une effigie de la déesse Mater Matuta, la déesse mère de l’aurore dans la mythologie romaine, réalisée par les élèves de deux classes de l'institut de scénographie de l'école d'art Giordano Bruno (sic).

    Nous sommes donc bel et bien revenus au temps où les prophètes d’Israël tempêtaient contre le culte des idoles. Et au temps où saint Paul mettait en garde les fidèles contre l’idolâtrie. Avec cette différence que ce sont aujourd’hui les autorités de l’Eglise qui se livrent à la bénédiction des simulacres.

    Et c’est un cadeau de plus aux sectes protestantes qui remplacent peu à peu l’Eglise catholique en de nombreux endroits (en Amazonie, par exemple…) en soulignant que les catholiques ne cachent même plus leur idolâtrie…