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Eglise - Page 5

  • En Ecosse

    L’Ecosse est en proie à une nouvelle vague anticatholique. Cette fois ce n’est plus le calvinisme (aujourd’hui moribond) qui en est la cause, mais l’idéologie de l’inclusion, qui exclut ceux qui ne sont pas assez inclusifs. En attendant la charia.

    fr_morris_810_500_75_s_c1.jpgLe P. Mark Morris a été viré de son poste d’aumônier de l’Université calédonienne de Glasgow pour avoir organisé un rosaire de réparation de la gay pride. Non pas à l’université, mais… dans sa paroisse.

    Le P. Morris est curé de la paroisse du Cœur Immaculée de Marie de Balornock. Il avait annoncé sur internet un rosaire dans son église « en réparation de la grave offense à Dieu qu’est la gay pride de Glasgow ». Rosaire qui a eu lieu effectivement lundi dernier. Les médias s’en sont immédiatement fait l’écho, sur le thème : comment peut-on être assez borné pour critiquer la gay pride ? et soulignant que le pire est que le P. Morris est l'aumônier de telle université…

    Jeudi, la direction de l’université a fait part au P. Morris de sa « vive déception », ajoutant qu’il ne serait plus l’aumônier catholique à la prochaine rentrée.

    La « communauté catholique » de l’université a publié un texte de « plein soutien et solidarité » envers le prêtre qui depuis des années s’occupe des étudiants catholiques « avec joie, dignité, et avec le sourire ». Ils ajoutent : « Il est proprement aberrant qu’un prêtre catholique soit renvoyé de son poste d’aumônier catholique pour avoir simplement réaffirmé l’enseignement de la foi catholique. » Et ils accusent les dirigeants de l’université d’avoir « une conception très déformée de l’égalité et de la diversité » puisqu’ils « ne permettent absolument aucune diversité d’opinion » sur la gay pride de Glasgow.

    *

    Le précédent incident universitaire en date avait été quand le City of Glasgow College avait interdit à son aumônier catholique, le P. Antony Connelly, de célébrer la messe du jeudi de l’Ascension. La messe avait pourtant été approuvée, dans un premier temps, par l’autorité idéologique du « college », à savoir le département pour l’égalité, la diversité et l’inclusion (EDI). Mais, deux jours avant, l’EDI fit savoir par courriel qu’il n’y avait « pas de politique appropriée au sein de l’établissement » permettant un tel projet. C’est ce qui fut dit aussi à l’aumônier, de vive voix, lors de la réunion organisée avec le secrétariat et l’EDI. « J’ai voulu savoir ce que cela voulait dire, mais je n’ai pas eu de réponse », dit l’aumônier. Puis il a commenté : « Je ne suggère pas une seconde que cette décision soit personnelle ou anti-catholique. Cependant, la laïcité a été institutionnalisée à un point tel que la religion peut être exclue ou que l'on tente de la domestiquer. C’est ici un excellent exemple de cela. L'EDI vise à faire en sorte que le collège soit un phare d'équité, de diversité et d'égalité, indépendamment de la race, du sexe, des capacités, de la religion et des croyances. Le jeudi de l'Ascension est une fête d'obligation pour les catholiques, et c’est un besoin qui n'est pas satisfait. Il me semble que le collège est heureux d'avoir un service d'aumônerie et de belles pages sur l'égalité, la diversité et l'inclusion sur son site web, mais qu’il est réticent à ce que cela sorte du cyberespace et vienne dans la réalité de la vie religieuse des gens. »

    *

    On note aussi que le 13 juillet un prêtre catholique, le chanoine Tom White, a été agressé lors d’un défilé de l’Ordre d’Orange. Alors qu’il sortait de son église, il a été copieusement insulté, on lui a craché dessus, on l’a menacé avec un bâton. Cela nous ramène a priori aux vieilles traditions anti-papistes. Sauf que cela faisait des années qu’il n’y avait pas eu d’incident de ce genre.

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    Au fait, vous savez comment s’appelle le ministre de la Justice d’Ecosse ?

    Humza Yousaf. De parents pakistanais. Il s’est d’abord fait connaître comme porte-parole de l’organisation islamiste Islamic Relief, puis il a été assistant parlementaire du premier député musulman, puis il a été, à 25 ans, le plus jeune député « écossais »… et indépendantiste ; il a prêté serment de ministre en ourdou, vêtu d’un haut de costume traditionnel pakistanais avec un kilt et un tartan sur l’épaule…

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    On appréciera particulièrement le sourire ravi de l’homme à gauche, le beau-père, devant l’invasion. Enfin, l'ex-beau-père, parce que depuis lors la sémillante militante du parti national écossais a été répudiée...

  • En Irlande

    Le P. James Larkin était l'un des deux prêtres de la paroisse Notre Dame de la Médaille miraculeuse de Clonskeagh, dans la proche banlieue sud de Dublin. Le vendredi 13 juillet, au cours de la messe, il a appris aux paroissiens qu’il venait de se faire virer. Il a lu la lettre de l’archevêque, Mgr Diarmuid Martin, disant qu’il était « enchanté de lui annoncer sa nomination comme chapelain des religieuses de Lorette », prenant effet… le lendemain samedi 14 juillet. Nomination excluant explicitement tout acte sacerdotal en la paroisse de Clonskeagh après la messe du 13 juillet.

    Le P. James Larkin a juste ajouté qu’il trouvait ce traitement « injuste ». Les paroissiens présents l’ont longuement applaudi debout.

    Le site Church Militant, qui relate l’affaire, a contacté le presbytère, où l’on s’interdit tout commentaire, sinon que le P. Larkin était « un prêtre d’avant Vatican II » (qui disait exclusivement la messe de Paul VI et ne baptisait qu'à la messe du premier dimanche du mois…). A l’archidiocèse, on répond que le P. Larkin est simplement « à la retraite » et reste un prêtre reconnu par le diocèse. Chez les religieuses de Lorette, on ne répond rien.

    Pour les paroissiens, il est évident que le diocèse punit ainsi le P. Larkin pour ses positions pro-vie, et pour avoir dit dans une homélie que ceux qui avaient voté oui au référendum sur l’avortement devaient se confesser car ils avaient commis un péché grave.

    Mgr Diarmuid Martin, qui avait refusé de prendre position lors du référendum sur le « mariage » entre personnes du même sexe, et qui est resté silencieux lors du référendum sur l’avortement, fait le ménage avant la « Rencontre mondiale des familles », qu’il préside, pour recevoir dignement François, et son invité vedette le jésuite LGBT James Martin, dont le livre, a-t-il souligné, a reçu le soutien de trois cardinaux américains dont celui du cardinal Farrell, préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie…

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    L’église de Clonskeagh, construite dans les années 60, est moche, comme la plupart des églises irlandaises (la mosaïque du chœur est toutefois de bon aloi), et la liturgie y est sans doute aussi moche que dans la plupart des églises irlandaises. Sauf en ce 7 novembre 2014 où elle fut discrètement célébrée selon le missel de 1962, en soirée devant une poignée de fidèles.

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    N.B. On sait que les Anglais ont détruit ou volé toutes les églises médiévales irlandaises (autrement plus efficaces que les talibans dans la destruction des chefs-dœuvre). On sait aussi que la persécution anglaise faisait qu’on ne pouvait célébrer la messe que de façon clandestine et furtive. Ce n’est toutefois pas une raison suffisante pour avoir ensuite construit des églises laides et avoir complètement négligé la liturgie. En revanche cela explique certainement, au moins en partie, le naufrage de l’Irlande qui fut héroïquement catholique.

    N.B. 2 - A l'autre bout de la rue il y a la plus grande mosquée d'Irlande (avec coupole et haut minaret), qui est aussi le "Centre culturel islamique d'Irlande", siège du Conseil européen de la fatwa, l'organisation fanatiquement islamiste de Youssef al-Qaradawi. Il est significatif que la carte Google indique la mosquée mais pas l'église.

  • Urbanisme

    Quelque 40 personnes ont fait irruption mardi en fin de matinée dans l’église de Liangwang, dans les faubourgs de Jinan, capitale de la province de Shangong, en Chine, et ont fait sortir les trois gardiennes qui s’y trouvaient, après avoir détruit leurs téléphones portables. Puis une trentaine d’autres personnes sont arrivées avec des bulldozers et des pioches et ont entièrement démoli l’édifice et tout ce qui s’y trouvait.

    Or il s’agissait d’une église de l’Eglise officielle, dûment enregistrée en 2006.

    Le prétexte est comme d’habitude que le nouveau plan d’urbanisme impose la destruction de l’église.

    Alors qu’elle ne se trouve pas dans la zone de construction du nouveau quartier.

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  • Les collabos de l’invasion

    « L’Eglise catholique en Suède est une Eglise de migrants. Nombre d’entre nous proviennent d’autres pays et certains d’entre nous d’autres dénominations. En tant que chrétiens, nous sommes tous pèlerins sur le chemin du Royaume céleste de Dieu. Si nous sommes véritablement conscients de cette grâce, nous serons également en mesure d’être plus ouverts et accueillants envers ces migrants que Dieu nous a envoyés. Nous avons notre véritable patrie dans les cieux. Le Royaume de Dieu est notre véritable patrie. Ici-bas, nous sommes tous des hôtes, des pèlerins, des migrants. Nous ne nous appartenons pas. Nous avons la même vocation : être témoins de Jésus ici et maintenant. »

    Propos du cardinal Anders Arborelius, évêque de Stockholm, « responsable de la section migrations de la Commission CCEE de la Pastorale sociale », à l’ouverture de la Rencontre annuelle des évêques et délégués responsables de la Pastorale des migrants des Conférences épiscopales d’Europe.

    On remarquera qu’il ne parle pas de pastorale des migrants mais de pastorale des catholiques qui doivent accueillir les « migrants ». Cela dit, ça correspond au thème de la rencontre : « Un mouvement d’humanité : le flux des migrants et des nouvelles. Le dialogue et la communication pour une culture de la rencontre ». On réfléchit à comment faire pour améliorer la propagande médiatique en faveur de la tsunamigration (islamique).

    Les anges des nations et leurs saints patrons sont donc au chômage, par décret de la hiérarchie catholique (une partie du moins, car on ne voit rien de tel en Pologne ou en Hongrie…).

    Si Mgr Arborelius croit ainsi éloigner les catholiques des populistes, il se met le doigt dans l’œil (comme on va le voir en Suède aux prochaines élections, et comme on vient de le voir en Italie où le pape tient ce discours quasiment tous les jours).

    Et s’il croit ainsi attirer de nouveaux catholiques, il se met le doigt dans l’œil plus encore, et c’est le plus grave : il y a certainement des gens qui se disent que si c’est cela la doctrine catholique il faut aller voir ailleurs.

    Or ce n’est pas cela la doctrine catholique. L’Eglise a toujours prêché l’amour de la patrie. De la patrie terrestre, de la patrie charnelle. Quand le Christ dit qu’un prophète n’est pas honoré dans sa patrie, c’est bien qu’il a une patrie, qui n’est pas le ciel et qui n’est pas une fausse patrie. Le Verbe s’est incarné dans toutes les réalités charnelles. Il était de Nazareth mais il avait élu domicile à Capharnaum qui était devenu sa ville, l’évangéliste dit bien : sa ville.

  • Ils sont partout…

    Le chapitre général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP), réuni du 3 au 18 juillet 2018 au Séminaire International Notre-Dame de Guadalupe, Denton, USA, a élu hier l’abbé Andrzej Komorowski comme supérieur général pour six ans.

    Andrzej Komorowski est un prêtre polonais né en 1975, ordonné prêtre en juin 2006 par le Cardinal Jorge Medina Estévez. Il était assistant du supérieur général l’abbé John Berg depuis 2012.

    Signe des temps… Quand Andrzej Komorowski était gamin j’allais assez souvent en Pologne. Personne n’évoquait alors seulement l’éventualité qu’un prêtre polonais puisse dire la messe traditionnelle… Mais aujourd’hui on voit même un fils de Premier ministre dire une première messe dans l’église de la FSSP de Cracovie, et un Polonais devenir carrément chef de la FSSP…

    Vive la Pologne.

  • Saint Charbel

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    Une nouvelle statue géante de saint Charbel est érigée au Liban, cette fois sur les hauteurs de Hammana, dans le Haut-Metn. Elle est placée dans une zone qui donne sur les villages environnants et Beyrouth. Elle sera visible de l’autoroute nationale reliant l’est à l’ouest du pays, reliant également le Liban au réseau autoroutier du Proche-Orient qui arrive jusqu’en Arabie Saoudite.

    Celle de Faraya fait 27 mètres de haut. Celle-ci 16 mètres. Elle sera inaugurée le dimanche 22 juillet sous la présidence du patriarche maronite le cardinal Béchara Raï.

  • Bien dit

    Si les évêques ivoiriens ont déjà vigoureusement levé la voix pour dire non au projet de loi sur la “santé sexuelle et reproductive”, qui a pour but fondamental la dépénalisation de l’avortement et la procréation médicalement assistée, que le gouvernement ivoirien veut faire adopter, il convient de souligner combien de fois il est malheureux de voir nos chefs d’Etats africain, au nom d’une certaine mondialisation, s’ériger de plus en plus en véritables protagonistes de la culture de mort que veulent nous imposer obligatoirement les multinationales et les lobbies.

    C’est vraiment triste pour l’Afrique. Nos famines, nos sécheresses, nos épidémies (Ebola, cholera), nos rebellions, nos guerres fratricides, nos terroristes, n’ont-ils pas assez endeuillé notre continent pour que nos dirigeants politiques qui devraient travailler au bien-être de tous amplifient cette culture de mort par l’adoption de lois favorisant l’un des crimes les plus horribles de l’histoire humaine, que je nomme ici, l’avortement ? Il faut le dire avec force, l’avortement est un crime. Légaliser l’avortement, c’est légaliser un crime.

    Pour la Côte-d’Ivoire, ce projet de loi est une véritable régression morale et juridique. De manière morale, tout enfant dans l’espace culturel africain est un don précieux de Dieu. Il est porteur d’une espérance forte en des lendemains meilleurs. C’est pourquoi malgré la pauvreté des familles on ne refuse jamais d’accueillir un enfant même s’il en est le quinzième ou le vingtième.

    Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines, à l’agence Fides.

  • Sur la route de Madison

    Le 30 juin dernier, l’abbé Peter Lee, ordonné prêtre (diocésain) la veille par Mgr Robert Morlino, évêque de Madison, a célébré sa première messe dans l’une des 9 églises du diocèse dédiées à la liturgie traditionnelle : Sainte-Marie de Pine Bluff, dans la grande banlieue ouest de Madison.

    Particularité, il s’agissait d’une « missa coram episcopo » : l'évêque récite les prières au pied de l'autel avec le célébrant, en dialogue avec les autres ministres (première photo) ; l'évêque lit le propre (Introit, Graduel, Alléluia, Offertoire, Communion) ainsi que le Gloria au trône, sur un deuxième missel ; du trône l'évêque bénit l'encens, qui est ensuite apporté au célébrant à l'autel ; l'évêque donne les bénédictions au sous-diacre et au diacre respectivement après l'épître et avant l'évangile ; à l'offertoire, le sous-diacre se tourne vers le trône et demande à l'évêque de bénir l'eau à ajouter au vin ; l'évêque s'agenouille au centre du sanctuaire pour la consécration, donc le sous-diacre se déplace du côté de l'épître (troisième photo) ; et l'évêque donne la bénédiction finale.

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    Mgr Morlino est dans le collimateur du lobby LGBTQI+ pour avoir demandé à ses prêtres, en octobre dernier, que lors des funérailles d’une personne vivant officiellement ou de façon notoire avec une personne de même sexe, le survivant n’ait aucun rôle dans la cérémonie, pour éviter « scandale ou confusion ».

    Le lobby a aussitôt lancé une pétition pour demander à François de limoger cet évêque de haine et de mépris qui fait le contraire de ce que demande notre bon pape. La pétition a obtenu sa 20.000e signature ce matin même.

    Le National Catholic Reporter, qui prenait bien sûr fait et cause, et longuement, pour les pétitionnaires, soulignait que Mgr Morlino était coupable de bien d’autres méfaits :

    Auparavant, Morlino, qui est arrivé à Madison en 2003, a exhorté ses prêtres a célébrer la messe en latin en tournant le dos à l’assemblée et face à l’est, comme cela se faisait habituellement avant les réformes liturgiques du Concile Vatican II (1962-65). Il a déconseillé de communier debout, une pratique courante dans la plupart des diocèses américains, et il a interdit la distribution du vin eucharistique à la messe, déclarant que cette pratique devait être suspendue jusqu’à un renouveau du respect liturgique.

    On ajoutera que Mgr Morlino a fait d’un séminaire à l’agonie un séminaire florissant, ce qui est, selon François, le signe d’un dysfonctionnement dans le diocèse.

    On voit bien François virer Mgr Morlino au moindre prétexte. Sinon il a 71 ans et sera donc remplacé le 31 décembre 2021 le jour de ses 75 ans.

  • Crève-cœur

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    Cri d’alarme lancé du Père Rami Asakrieh OFM, de la Custodie de Terre Sainte, curé de la paroisse Sainte Catherine de Bethléem :

    « Le nombre des familles catholiques à Bethléem se réduit. Aujourd’hui, notre paroisse compte seulement 1.479 familles palestiniennes. Les chrétiens constituent 17% de la population de la ville alors que par le passé, ils étaient 90%. »

    La diminution vertigineuse de la présence chrétienne à Bethléem est liée surtout à l’exode des jeunes chrétiens. Nous tentons pour notre part, dit le curé, de freiner l’émigration en cherchant à fournir une aide à de nombreuses situations de besoin. Mais l’actuelle situation politique et économique de la ville, entourée par les colonies israéliennes, voit se multiplier le cas de fidèles au chômage, déprimés et noyés sous les dettes. A cela s’ajoute le fait que « nombreuses sont les organisations qui demandent des ressources financières au nom de Bethléem mais aucun de nos paroissiens ne reçoit un centime provenant de ces organisations ».

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  • Résistance à Paderborn

    L’archevêque de Paderborn, Hans-Josef Becker, est l’un de ceux qui viennent d’autoriser officiellement les prêtres à donner la communion aux conjoints protestants de fidèles catholiques.

    Un groupe de prêtres du diocèse, qui a constitué dès février l’association Communio veritatis pour lutter contre cette dérive, qualifie cette décision d’inacceptable.

    Ils rappellent que pour recevoir la sainte communion il faut être pleinement membre de l’Eglise catholique et être en état de grâce (Compendium du Catéchisme de l’Eglise catholique, 291). En outre Jean-Paul II, dans Ecclesia de Eucharistia, a souligné que quiconque nie une des vérités de foi sur l’eucharistie rend la communion illégitime. Or, rappellent ces prêtres, « cela fait partie de l’essence du protestantisme de ne pas partager la pleine foi catholique en la sainte Eucharistie ».

    En ce qui concerne le fameux canon 844 §4, le groupe reprend les explications du cardinal Brandmüller et souligne : « Aucun évêque diocésain ne peut déclarer que la situation dans un mariage mixte est une situation d'urgence grave qui rende possible l'intercommunion. » Car il s’agit de « situations extrêmes, comme la guerre, la déportation ou les catastrophes naturelles ».

    Ils soulignent encore que selon ce canon un chrétien non catholique peut recevoir une aide sacramentelle d’un prêtre catholique à condition qu’il ne puisse pas trouver de ministre de sa propre Eglise. Or en Allemagne il y a partout des églises protestantes. Mais cette précision du droit canonique montre que cette disposition vise uniquement les orthodoxes du Proche-Orient, comme l’indique clairement le paragraphe précédent (§3) : des chrétiens qui ont la même foi en l’eucharistie et qui se trouvent privés de prêtre du fait de circonstances spéciales (et comme cela ressort également de ce que disait Jean-Paul II dans le passage cité de Ecclesia de Eucharistia).

    Communio veritatis comptait au départ une dizaine de prêtres. Il s’est renforcé depuis, sans qu’on sache de combien. Ils sont menés par le Père Frank Unterhalt, de Brilon. Ce prêtre avait déjà fait parler de lui, l’an dernier, en invitant au centre paroissial un responsable de l’AfD, Malte Kaufmann, sur le thème « Une politique chrétienne est-elle possible ? ». Certains paroissiens s’étaient plaints auprès de l’archevêché, et le vicaire général avait répondu que les évêques avaient condamné plusieurs fois l’AfD et que les fidèles devaient manifester leur opposition. La conférence avait dû se dérouler sous la protection de la police (parce que bien sûr les antifas ne s’éteint pas fait prier pour intervenir). A noter que le curé doyen avait pris publiquement la défense du P. Unterhalt.

    Le canon 844 :

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