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Culture de mort - Page 2

  • Parfaire le génocide des trisomiques

    Au Royaume-Uni, selon le rapport annuel du ministère de la Santé (sic) sur les statistiques de l’avortement, il y a eu en 2016 190.406 assassinats d’enfants à naître, dont 3.208 pour anomalie fœtale, dont 706 pour une trisomie 21.

    Depuis 2010, les avortements pour trisomie ont augmenté de 46%. « Grâce » à la mise sur le marché du dépistage prénatal non invasif de la trisomie 21, un test « plus performant ».

    La prochaine étape sera l’intégration de ce test dans la politique de dépistage prénatal.

    Tuez-les tous.

  • En voilà un autre

    Parmi les nouveaux membres de l’Académie pontificale pour la vie mort il y a aussi le P. Maurizio Chiodi, professeur à la faculté de théologie de Milan. Il soutient le projet de loi italien légalisant le « suicide assisté » et même carrément l’euthanasie « dans certains cas ».

    Il considère, comme le projet de loi, et comme aujourd’hui la loi française, que l’alimentation et l’hydratation artificielle du patient sont des « soins » qu’on peut arrêter comme les autres soins.

  • La nouvelle Académie pontificale "pour la vie"

    François avait viré en bloc les 132 membres de l’Académie pontificale pour la vie. Il vient d’en nommer 45, dont 17 nouveaux. Dont trois non chrétiens, et le « théologien » Maurizio Chiodi, ouvert à un « discernement » sur la contraception, la fécondation in vitro, les orientations sexuelles, le gender, l’euthanasie passive et le suicide assisté…

    Parmi ceux qui ne sont pas reconduits, comme on s’en doute, figurent ceux qui étaient le plus fidèles à ce que voulaient Jean-Paul II et le professeur Lejeune (dont le grand ami de Joseph Ratzinger Robert Spaemann).

    Voir le détail par Sandro Magister.

    Life Site constate pour sa part la présence dans les 45 d’un anglican, Nigel Biggar, professeur à Oxford, pour qui l’avortement doit être permis dans les 18 semaines après la conception, parce qu’il n’y a pas encore d’activité cérébrale, donc de forme de conscience…

  • L’ENFANT à naître

    « Oui, monsieur le Procureur, tuer un enfant à naître est un homicide ! Justice pour Julie ! »

    Tel est l’intitulé de la pétition de Cécile Carré, qui relance ainsi, aussi opportunément que tragiquement, le débat sur le statut du fœtus.

    Le 2 juin dernier, à Saint-Quentin, une voiture percute la sienne côté conducteur. Cécile est enceinte de 5 mois. Une échographie montre que l’enfant qu’elle porte est mort, du fait de l’accident.

    Un certificat de décès a été établi au nom de l’enfant Julie, dont le nom figurera sur le livret de famille. Un enfant qui n’existe pas pour la justice, puisque, par une incohérence typique de la culture de mort, la jurisprudence ne reconnaît pas l’homicide sur un fœtus.

    Il y avait eu un cas analogue en 1995, à Metz. Le tribunal avait condamné le chauffard pour homicide involontaire sur un fœtus. La cour d’appel avait infirmé le jugement, et en 2001 la Cour de cassation, dans un arrêt qui désormais allait faire jurisprudence, donnait raison à la cour d’appel, car le fœtus n’est pas une personne humaine. (Il va de soi que le fœtus ne peut pas être une personne humaine pour la justice française, car les avortements seraient autant d’homicides… volontaires.)

    Même scénario à Tarbes, en 2014. Comme à Metz, on a parlé de la « mère inconsolable » et de son « enfant mort », et le tribunal a condamné le chauffard pour homicide involontaire. Le prévenu lui-même reconnaissait avoir tué un enfant. Mais le parquet fit appel, et le jugement fut infirmé. Il n’était plus besoin d’aller en cassation.

    Et dans l’affaire de Saint-Quentin, la mère sait d’emblée que le chauffard ne pourra être poursuivi que pour coups et blessures sur elle-même. Mais elle ne l’accepte pas, et elle a lancé une pétition qui a recueilli plus de 7.000 signatures en quatre jours.

  • En République dominicaine

    Le 31 mai dernier, les sénateurs de la République dominicaine ont rejeté les demandes du gouvernement de dépénaliser l’avortement dans certains cas et ont ratifié de nouveau le Code pénal dans les mêmes termes qu’en décembre dernier.

    C’est à la suite de ce vote de décembre que le gouvernement avait demandé aux parlementaires de modifier le Code en dépénalisant l’avortement quand la grossesse met en danger la vie de la mère, quand elle résulte d'un viol ou d'un inceste, et quand le fœtus n'a aucune chance de survie.

    La commission nommée par les sénateurs a recommandé de rejeter cette proposition, ce qu’ils ont fait par 27 voix sur les 29 présents.

    Les évêques ont félicité les sénateurs par un long communiqué où ils soulignent notamment qu’ils sont conscients des énormes pressions internationales qu’ils ont subies (OMS, ONU, Amnesty…), et des critiques virulentes qui s’abattent sur eux, « mais l’histoire les récompensera, parce qu’ils ont défendu ceux qui sont sans voix, et ont démontré que la grandeur de notre nation s’exprime dans la protection des plus faibles ».

    Le Code pénal doit encore passer une dernière fois devant les députés.

  • On va de l’avant…

    Malgré les deux synodes, la clique de François n’a pas réussi à imposer le « mariage gay » dans l’Eglise. Mais on fait comme si… Exemple en Belgique, à Berlare, près de Dendermonde, où Peggy Baeyens (46 ans) et Kelly Bockstale (35 ans) ont échangé leurs consentements et les alliances devant l’autel, avec le baiser rituel, et la bénédiction du P. Maarten Pijnacker.

    Lequel a déclaré :

    « Cela a pu se faire parce que c'était une action de grâce, pas un vrai mariage à l'église. C'est une action de grâce. Le couple remercie Dieu parce qu'elles se sont trouvées, et lui demande sa bénédiction. Qu'est-ce que vous pouvez avoir contre cela ? »

    Sic. Une action de grâce et une bénédiction pour une relation contre nature.

  • Sans vergogne

    Le lobby a exhumé un débat dans lequel Olivier Serva, aujourd’hui candidat macroniste aux législatives, se prononçait contre le « mariage pour tous » et rappelait, en tant que chrétien, que les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont une abomination dans la Bible :

    « Pour moi être tolérant ce n'est pas accepter l'intolérable. Pour le chrétien que je suis, et je lis la Bible, le Deutéronome, il est écrit que quand un homme couche avec un homme ou une femme couchant avec une femme, c'est une abomination. (…) Evidemment que c'est un pêché, la Bible le dit ! (…) Il n'est pas question qu'en catimini quelques lobbies parisiens influent sur les députés (…) pour faire passer une loi que nous ne voulons pas. »

    Pour que Olivier Serra puisse toujours être candidat, il fallait bien entendu qu’il se répande en excuses et qu’il renie ses propos. C’est chose faite :

    « Je me suis exprimé en 2012 en tant que simple citoyen dans le cadre d’un débat contradictoire relatif à l'adoption de la loi sur le “Mariage pour tous”. Je m’excuse auprès des personnes que j’ai pu blesser pour cette prise de parole outrancière et je retire ces propos qui ne correspondent pas à mes convictions. C'était une faute. »

    Un siège de député vaut bien une apostasie.

    Du moins en ce monde…

  • Encore un coup du lobby

    « Etienne Cardiles s'est marié à titre posthume, mardi soir à la mairie du XIVe arrondissement de Paris, avec Xavier Jugelé, le policier assassiné sur les Champs Élysées le 20 avril dernier, dont il était le compagnon. »

    Wikipedia sur le mariage posthume :

    Pour pouvoir être célébré, ce mariage exceptionnel (car contraire à plusieurs principes des conditions de forme du mariage, comme la comparution personnelle des époux lors de la célébration du mariage devant l'officier de l'état civil, et qu'il s'agit avant tout du mariage d'un vivant et d'un mort) doit être autorisé par le Président de la République pour des motifs graves (comme la grossesse de l'épouse survivante) et la preuve que la personne décédée avait l’intention de se marier.

  • Médecins de la mort

    Tandis que des médecins tuent des fœtus de sept mois au nom de l’IMG, d’autres médecins (voire les mêmes) font tout ce qu’ils peuvent pour sauver des prématurés de sept mois.

    De même, tandis que des médecins font des massages cardiaques pour sauver des vies, d’autres médecins (voire les mêmes) arrêtent le cœur de patients pour prélever leurs organes de façon optimale.

    Les Journées de l’Agence de la biomédecine ont eu lieu les 18 et 19 mai derniers à Paris. L’un des colloques portait sur le prélèvement d’organes selon le « programme Maastricht III », qui consiste à provoquer l’arrêt cardiaque du patient en supprimant les soins afin de prélever des organes dès le dernier battement.

    Cela se fait en France depuis 2014, aujourd’hui sur 9 sites. Et cette technique permet naturellement de prélever davantage d’organes, et de meilleure qualité, puisqu’on sait exactement quand on va tuer le donneur et que donc tout sera prêt à la seconde même…

    Il est sidérant de voir des médecins parler de tout cela comme s’il s’agissait de techniques parfaitement neutres. Mais le comble de la perversion est quand ils examinent l’une des conditions de « Maastricht III » : l’agonie ne doit pas avoir duré plus de trois heures. Il faut donc raccourcir l’agonie, et faire qu’elle se passe dans les meilleures conditions pour le patient afin que ses organes ne souffrent pas…

  • « Propagande »

    Les (deux) évêques de Malte ont récemment défrayé la chronique en endossant de façon spectaculaire l’interprétation d’Amoris Laetitia qui reconnaît, conformément à ce que veut François, la légitimité de l’adultère permanent si les « époux » sont « en paix avec Dieu »…

    Nouveau scandale maltais : les évêques dénoncent fermement un texte de catholiques qui, à l’approche des élections, demandent de ne pas voter pour ceux qui veulent légaliser les unions entre personnes de même sexe.

    Le texte, signé par une association intitulée « Catholiques maltais unis pour la foi », a été publié par le journal Malta Today. Quoique assurément dépourvu de toute onction ecclésiastique, c’est-à-dire de toute révérence à l’idéologie dominante, il n’est pas excessif et il est en plein accord avec la doctrine catholique d’avant François, notamment celle de saint Jean-Paul II qui est cité.

    Mais tout cela a changé. François avait concocté deux synodes pour que l’Eglise reconnaisse les unions entre personnes de même sexe et le « remariage » des divorcés. Il a réussi, au prix d’incroyables contorsions, à faire passer le deuxième point. Il n’a pas réussi à faire passer le premier, mais dans la pratique on doit faire comme si c’était le cas (et comme François et ses évêques affidés en donnent l’exemple). Donc il est insupportable que des gens qui se disent catholiques demandent de ne pas voter pour des candidats qui veulent légaliser Sodome :

    « L’archidiocèse de Malte déclare de façon catégorique que, tout en respectant le droit à la liberté d’expression de toute personne ou de toute autre entité (sic), il n’est en aucune manière impliqué dans la propagande (sic) des Catholiques Maltais Unis pour la Foi. L’archidiocèse de Malte transmet l’enseignement de l’Eglise sans avoir recours à tout autre nom (sic), et encourage chacun à remplir son devoir le 3 juin de façon responsable, comme souligné par les évêques de Malte et de Gozo dans leur lettre pastorale pour les élections législatives de 2017. »

    Lettre pastorale qui est l’insipide baratin habituel des évêques, où l’on trouve toutefois la demande du respect de la vie de la conception à la mort naturelle, mais aussi et surtout, de façon appuyée, le respect de l’autre…

    Les évêques de Malte sont d’autant plus énervés que ce sont les mêmes catholiques, bien sûr, qui ont contesté haut et fort leur acceptation de l’adultère permanent dans la paix de Dieu…