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Culture de mort - Page 2

  • Chronique des cinglés

    A Omaha, Nebraska, une femme de 61 ans a mis au monde sa petite fille, fabriquée (dans une clinique méthodiste…) par le sperme de son fils et l’ovule de la sœur de son « gendre ».

    Matthew Eledge et Elliot Dougherty, qui sont « mariés », voulaient un enfant. La sœur d’Elliot voulait bien donner un ovule, et la mère de Matthew voulait bien faire la mère porteuse.

    L’opération a coûté 40.000 $. Mais on a économisé le prix de la mère porteuse : entre 25.000 et 35.000 $.

    La mère grand-mère est devenue une militante de la lutte contre la « discrimination » dont sont victimes les hommes qui veulent un enfant avec un autre homme. En effet ils sont obligés d’avoir recours à une mère porteuse, ce qui est considéré comme un « don d’utérus » et cela n’est couvert par aucune assurance. Tout doit être payé plein pot et s’il y a des problèmes nécessitant une hospitalisation les « parents » peuvent se retrouver sur la paille. C’est trop injuste. Tout le monde doit avoir le droit de se fabriquer un enfant gratuitement…

  • 5 millions de dollars pour la vie

    Le gouvernement américain avait annoncé que les fonds du « Titre X », destiné à la planification familiale, ne devait plus financer l’avortement. Jeudi, il a annoncé que le groupe Obria allait recevoir 1,7 million de dollars par an pendant trois ans pour étendre ses services dans quatre comtés de Californie au profit des plus modestes. (Et le Planning familial a fait savoir que quatre de ses filiales ne reçoivent plus d’argent public.)

    Obria est un réseau de cliniques pro-vie (actuellement 8 filiales exploitant 21 cliniques dans six Etats, plus 11 cliniques mobiles) dont l’objectif avoué et affirmé est de supplanter à terme le Planning familial. Il a été fondé par Kathleen Eaton Bravo, militante pro-vie, lauréate du prix cardinal John O’Connor en 2012.

    Les services d’Obria incluent le conseil et les tests de grossesse, les échographies et soins prénataux, l'éducation à la prévention des risques sexuels et à la santé, des références pour l’adoption, le soutien post-avortement, le dépistage du sida et du cancer. Les cliniques délivrent également la pilule qui bloque l’effet de la pilule abortive. Les deux cliniques du groupe qui délivrent des contraceptifs ne recevront pas de subventions.

  • En Géorgie (Etats-Unis)

    Les députés de Géorgie ont adopté hier en seconde lecture, par 92 voix contre 78, le projet de loi interdisant l’avortement dès que le battement de cœur du fœtus est perceptible. Le Sénat l’avait voté par 34 voix contre 18 il y a une semaine. C’est le troisième Etat à adopter un tel texte depuis le début de l’année.

    Les pressions avaient été très fortes sur les parlementaires et sur le gouverneur Brian Kemp. Non seulement dans l’Etat, mais depuis… Hollywood. Car la Géorgie est le troisième Etat en matière de tournage de films, et Hollywood menaçait de ne plus y tourner, faisant perdre à l’Etat des milliards de dollars (2,7 l’an dernier).

    Alyssa Milano s’était déchaînée, comme en témoignage son compte Twitter, et elle a fait signer une lettre au gouverneur par 40 vedettes du cinéma : « Nous étions heureux d’apporter des milliards de dollars pour soutenir les écoles, les terrains de sport et les communautés, mais nous pouvons pas, en bonne conscience, continuer de recommander que notre industrie reste en Géorgie si ce projet devient une loi. »

    On remarque l’inversion totale de la morale : on aurait mauvaise conscience de travailler dans un Etat où l’on limite l’assassinat des enfants à naître.

    Le puissant syndicat des scénaristes (Writers Guild of America) s’est mis de la partie, exigeant des parlementaires qu’ils ne votent pas cette loi qu’il « condamne », et du gouverneur qu’il oppose son veto si par malheur elle était votée. Car cette loi ferait de la Géorgie « un endroit inhospitalier (sic) pour ceux qui travaillent dans l’industrie du film et de la télévision », et donc ils n’y viendraient plus : « Tel est le coût potentiel d’une flagrante attaque contre le droit de toute femme d’avoir le contrôle de son propre corps ». Avec toujours le mensonge qui fait du fœtus le corps de la femme.

    Mais les parlementaires ont voté la loi. Et l’ont transmise au gouverneur. Lequel a aussitôt tweeté :

    La Géorgie attache de l’importance à la vie. Nous défendons les innocents et parlons au nom de ceux qui ne peuvent pas parler pour eux-mêmes. L’action courageuse des législateurs réaffirme nos priorités et qui nous sommes en tant qu’État. Je remercie ces législateurs pour leurs qualités de dirigeants et salue leur indéniable courage.

    Puis :

    Nos efforts pour protéger la vie ne s'arrêtent pas là. Nous devons travailler pour faciliter le processus d’adoption, trouver des foyers aimants pour ceux qui ont besoin de familles d’accueil, protéger les personnes âgées et vulnérables. Ensemble, nous veillerons à ce que tous les Géorgiens soient en sécurité et aient la possibilité de vivre, de grandir, d'apprendre et de prospérer.

  • Renforcement de la "politique de Mexico"

    Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a annoncé aujourd’hui un renforcement de la « politique de Mexico ».

    En 2017, Donald Trump avait rétabli la « politique de Mexico » (décidée par Reagan lors d’une conférence internationale à Mexico), interdisant de donner des fonds fédéraux américains aux ONG étrangères qui pratiquent l’avortement ou font de la propagande pour l’avortement.

    Mike Pompeo annonce que désormais il n’y aura plus non plus de fonds alloués aux organisations qui ne s’occupent pas d’avortement mais financent des organisations qui elles en pratiquent : « Les dollars des contribuables américains ne seront pas utilisés pour assurer l’avortement. »

    Naturellement, la culture de mort hurle de nouveau en accusant le gouvernement Trump de faire reculer la lutte contre les maladies et de laisser mourir les femmes à cause d’avortements non pris en charge. Pompeo a immédiatement répondu que « c’est simplement faux ».

    Mais CNN cite le directeur d’un centre médical de Nairobi, qui se plaint que la décision américaine « affecte les autres maladies contagieuses comme la tuberculose, la malaria, le sida : on ne peut pas séparer certaines de ces maladies des soins de santé reproductive ».

    De la façon dont l’article de CNN est rédigé, on doit comprendre que la grossesse est une maladie contagieuse, qu’on peut guérir grâce aux soins de santé reproductive (tant il est vrai que cette expression poudre aux yeux désigne l’avortement).

    Mais ce n’est pas vrai qu’on ne puisse pas séparer les activités. Il est évidemment très facile de séparer les « soins de santé reproductive » (dits aussi de « Planning familial ») des « autres » maladies. Et d’ailleurs c’est déjà ce qui s’est produit en nombre de pays (dont le Kenya) depuis le rétablissement de la « politique de Mexico ».

    Ce qui est tout de même ahurissant c’est de voir des médecins qui se désolent de ne plus pouvoir tuer des bébés…

  • Aux Etats-Unis

    Le Mississippi se bat vraiment en permanence, de façon méritoire, pour la vie des enfants à naître. Le résultat est déjà qu’il n’y a plus qu’un seul avortoir dans l’Etat. L’an dernier avait été votée et promulguée une loi interdisant les avortements après 15 semaines de grossesse. Loi immédiatement suspendue par un juge, puis annulée en novembre dernier par le même juge, comme violant « sans équivoque » le droit constitutionnel des femmes de tuer leurs bébés.

    Le Mississippi est immédiatement revenu à la charge. Avec une loi « battement de cœur » qui interdit les avortements dès qu’on peut détecter le battement de cœur du fœtus. Elle a été votée par les députés le 11 mars par 78 voix contre 37, et par les sénateurs le 19 par 34 contre 15.

    Le lieutenant-gouverneur Tate Reeves, qui est le président du Sénat, a twitté :

    Au Mississippi, nous valorisons la vie. Nous défendons l'innocent à naître. Aujourd'hui, le projet de loi “Battement de cœur” a été définitivement adopté au Sénat et nous avons envoyé un message. Les gens qui poussent à l'avortement illimité ne gagneront pas. Nous ferons le nécessaire et nous protégerons nos enfants.

    Le gouverneur Phil Bryant a retwitté le message puis a ajouté :

    Merci aux législateurs du Mississippi pour la protection de l’enfant à naître, pour avoir adopté le projet de loi “Battement de cœur” et l’envoyer à mon bureau pour signature. J’ai hâte de le signer très vite.

    Le Centre pour les droits reproductifs a annoncé qu’il contesterait cette loi devant la justice. Réponse de Phil Bryant :

    Nous aurons tous à répondre un jour devant le Bon Dieu. Je dirai alors : « Je me suis battu pour la vie des bébés innocents, même sous la menace d’une action en justice.

    Au moment où j’écris, Phil Bryant vient de signer la loi.

    Screenshot_2019-03-21 Phil Bryant ( PhilBryantMS) Twitter.png

    Une loi similaire a été votée en mai 2018 dans l’Iowa, et la semaine dernière dans le Kentucki. Toutes deux bloquées par les juges. D’autres Etats ont décidé de suivre. Leurs auteurs ne font pas mystère de leur volonté de renverser à terme et le plus vite possible la jurisprudence Roe contre Wade, en faisant remonter les lois contestées devant la Cour suprême. Inlassablement.

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    L’unique avortoir du Mississippi. Avec ses sémillantes « clinic escorts » qui prennent en charge les femmes qui veulent avorter pour leur faire éviter les militants de la vie qui sont en permanence devant la porte…

  • Grain de sable

    La Fondation Jérôme Lejeune a réussi à faire annuler par la Cour administrative d’appel de Versailles deux autorisations de recherche sur l’embryon humain accordées par l’Agence de biomédecine (AMB).

    L’une était pour la mise en œuvre d’un protocole de recherche sur l’embryon humain, autorisation accordée par l’ABM en 2015 au CHU de Marseille. La Fondation Lejeune a demandé l’annulation du protocole au motif notamment que la recherche était dénuée de pertinence scientifique. La Cour a considéré que les pièces du dossier n’établissent pas, sans études préalables sur la souris, le caractère indispensable de l’utilisation d’embryons humains aux fins d’atteindre les objectifs de recherche en cause.

    L’autre était l’autorisation en 2015 également d’un protocole de recherche sur les cellules souches embryonnaires. L’annulation de ce protocole a été demandée au motif notamment que l’ABM n’avait pas évalué, préalablement à l’autorisation, les garanties de sécurité, qualité et traçabilité des embryons et CSEh ainsi que les conditions matérielles de réalisation de la recherche en application de l’article R 2151-2 du code de la santé publique. La Cour a estimé que l’autorisation de l’ABM avait été prise en méconnaissance des dispositions de l’article R 2151-2 du code de la santé publique.

    C’est ce que nous dit Gènéthique, et l’arrêt n’est pas en ligne. Mais l’article R 2151-2 du code de la santé publique dit simplement que la conception in vitro d'embryon ou la constitution par clonage d'embryon humain à des fins de recherche est interdite. Cela veut-il dire que l’autorisation avait été donnée à une recherche sur des embryons conçus pour cela ?

    Plusieurs autres recours du même type sont devant la justice.

  • Offensive allemande

    Le cardinal Reinhard Marx a tenu une conférence de presse hier à l’issue de l’assemblée de printemps de la Conférence des évêques d’Allemagne. Il a déclaré que les évêques avaient traité des problèmes « systémiques » liés à la crise des abus sexuels, ce qui « n’a pas été discuté à Rome » lors du récent sommet sur la question. « Nous sommes la seule Eglise locale à affronter cette question maintenant », a-t-il dit.

    Il a été décidé de lancer un « processus synodal » avec trois forums de discussion : un sur le célibat sacerdotal, un sur la morale sexuelle, un sur les questions de pouvoir et de participation. Ce processus sera entrepris avec le Comité central des « catholiques » allemands. Les premiers résultats seront présentés en septembre.

    Ces résultats sont d’ores et déjà connus, bien sûr. Le cardinal Marx a indiqué que la majorité des évêques pensent qu’un « changement est nécessaire » en ce qui concerne la morale sexuelle de l’Eglise. Au terme du processus une lettre sera envoyée à Rome afin d’introduire ces thèmes dans l’Eglise universelle. Il a rappelé que les évêques allemands avaient déjà pris une telle initiative en 1970, mais qu’ils n’avaient reçu aucune réponse : à l’époque, certaines choses ne pouvaient même pas être discutées ouvertement, « parce qu’on pouvait avoir des problèmes avec Rome, mais ce temps est maintenant révolu ».

    Le cardinal Marx s’est particulièrement félicité de l’intervention devant les évêques du professeur Eberhard Schockenhoff et en a conclu qu’il « est nécessaire de discuter du Catéchisme ».

    Selon Eberhard Schockenhoff, professeur de théologie de Fribourg :

    — La sexualité et la luxure doivent être considérées dans leurs caractéristiques positives comme aidant les gens à « assumer leur identité », et donc considérées comme une « fin en soi », sans référence à la procréation, car « la sexualité détermine toute l'existence de l'homme ».

    — Tout en affirmant « la fin sociale de la sexualité et son importance pour la préservation de la société humaine par la procréation », il convient néanmoins d'accepter la contraception artificielle : « la planification familiale, même à l'aide de moyens de contraception artificiels, ne constitue pas un acte contre la vie (selon ce qu’insinuent des condamnations magistérielles), mais est plutôt au service de la vie. »

    — La masturbation « peut signifier une gestion responsable de sa sexualité propre ».

    — « Les actes homosexuels réalisent des valeurs positives significatives, dans la mesure où ils peuvent être une expression d'amitié, de loyauté, de fidélité et d'assistance dans la vie."

    — Alors que le mariage monogame est « le meilleur cadre biographique et institutionnel» en matière de sexualité humaine, si une relation de couple non marié est orientée vers la durée et l'exclusivité on peut considérer la vie sexuelle de tels couples « de manière positive », tant qu'ils « ne nuisent à personne ».

    — Les relations homosexuelles doivent être « acceptées sans condition » et ces activités sexuelles ne doivent pas être « moralement exclues ».

    — L'Église doit « accepter avec un langage approbateur qu'il existe des personnes qui ne peuvent pas s'identifier entièrement comme appartenant au sexe masculin ou féminin ».

    Si l’Eglise doit « conserver la conception du mariage comme un partenariat de vie affectif et intégral entre un homme et une femme », elle doit s'assurer que « les personnes homosexuelles et intersexuelles ainsi que les personnes transgenres ne soient pas injustement discriminées » (l‘injuste discrimination commençant par un langage non approbateur...).

  • Le scandale

    « Nous devons faire scandale et être prêt à arrêter la pratique des IVG pour nous faire entendre. » C’est le syndicat des gynécologues lui-même qui le dit, en menaçant d’une grève des avortements pour se « faire entendre » du gouvernement.

    De fait le propos a fait scandale. Un énorme scandale. Car il est tout simplement impensable d’imaginer qu’on puisse envisager d’arrêter de tuer des bébés. (En France.)

    La menace a donc « enflammé les réseaux sociaux », dit-on. Et les autorités ont réagi comme un seul homme. Pour s’en tenir aux principales, Agnès Buzyn, a dénoncé le « caractère inadmissible de ces menaces qui vont à l’encontre du respect inconditionnel du droit à l’IVG garanti dans notre pays ». Et l’Ordre des médecins a déclaré sans honte que c’était « totalement contraire à la déontologie médicale ». Sic. Menacer de ne pas tuer de bébés est totalement contraire à la déontologie médicale. Foi d’Hippocrate…

  • Un procès à suivre

    Lu sur Gènéthique :

    En Alabama, un juge autorise un homme à attaquer en justice une clinique d’avortement, pour le compte de son fœtus. Cette décision du juge, une première, repose sur la loi de l’ « identité individuelle », qui reconnaît des droits légaux aux enfants à naître. Dans son décret, le juge Frank Barger reconnaît explicitement que le bébé qui a été avorté est une personne à part entière et permet à son père, Ryan Magers, de nommer le fœtus en tant que co-plaignant dans son procès pour « décès injustifié ». La mère avait avorté en 2017, à six semaines de grossesse, malgré les « supplications à plusieurs reprises » de son petit ami pour mener la grossesse à terme.

    Le procès attaque non seulement la clinique d’avortement, l’Alabama Women’s Center for Reproductive Alternatives, mais aussi le groupe pharmaceutique qui a fabriqué la pilule donnée à la mère, « une pilule conçue pour tuer les enfants à naître ».

    Les défenseurs de l’avortement sont inquiets de cette décision qui pourrait ébranler la légalité de l’IVG. Ils redoutent ces cas qui « rongent le cadre autorisant l'avortement en essayant de protéger la vie fœtale et en établissant une équivalence morale entre le fœtus et le nouveau-né », y voyant de « dangereux précédents » qui « gagnent du terrain ». « Si les fœtus sont reconnus comme ayant des droits égaux à ceux des femmes qui les portent, cela ouvrira un champ de mines légal et éthique », bouleversant l’accès à l’IVG et la contraception.

    Pour Dalton Johnson, le propriétaire et directeur de la clinique accusée par le procès, il s’agit d’une affaire « sans précédent ».

  • Involontaire…

    Michel Cardotte avait étouffé sa femme avec un oreiller. Il vient d’être condamné pour… homicide involontaire par un tribunal de Montréal.

    L’année précédente, la demande d’« aide médicale à mourir » avait été refusée au motif que sa femme atteinte depuis 9 ans de la maladie d’Alzheimer ne pouvait pas donner consciemment son accord et n’était pas en fin de vie.

    Bref, le meurtre est un homicide involontaire quand il remplace une euthanasie refusée…

    La durée de la peine sera décidée à l’issue de plaidoiries qui auront lieu en mars. On souligne déjà qu’il n’existe pas de peine minimale pour un homicide involontaire.