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Culture de mort - Page 2

  • Régression

    L’Association Médicale Mondiale (AMM) vient d'adopter un nouveau document sur l’IMG ou « avortement thérapeutique » lors de son assemblée générale à Reykjavik, qui amende la Déclaration d’Oslo d’août 1970 et constitue « une véritable régression dans le respect des droits des médecins et des enfants à naître », souligne Gregor Puppinck : toute référence à l’« enfant à naître » a été supprimée, on n’y parle plus de la santé ou de la vie de l’enfant mais seulement de celles de sa mère, le devoir des médecins de « maintenir le plus grand respect pour la vie humaine dès la conception » a aussi disparu. Si le droit à l’objection de conscience demeure, il est considérablement restreint puisqu’il est désormais assorti d’une obligation de renvoi vers un « collègue qualifié » et de collaboration avec les institutions dans le but de garantir un accès sans faille à l’IMG pour toutes les femmes.

  • L’avortement en Australie

    Le parlement de l’Etat du Queensland a voté hier la légalisation de l’avortement. Le meurtre de l’enfant à naître est désormais libre jusqu’à 22 semaines, et au-delà sur indication médicale.

    En fait cela met fin à une situation très hypocrite : l’avortement était théoriquement interdit (sauf cas particuliers) mais il se pratiquait ouvertement dans les cliniques privées.

    Le texte édicte aussi qu’il est interdit de manifester dans un rayon de 150 mètres autour des avortoirs.

    Il reste 4 Etats australiens où l’avortement est interdit sauf exceptions diverses et diversement étendues.

  • En Norvège

    La Cour suprême de Norvège a donné raison hier à un médecin polonais, Katarzyna Jachimowicz, qui refusait d’implanter des stérilets et avait été licenciée pour cela.

    La Cour suprême déclare qu’un médecin a le droit de refuser des procédures médicales contre sa conscience, et que Katarzyna Jachimowicz a droit à une compensation de 260.000 € pour avoir perdu son travail.

  • Dans les îles catholiques…

    La nouvelle loi sur l’embryon à Malte, votée en juin dernier, est entrée en vigueur le 1er octobre.

    Elle stipule que toute personne de plus de 18 ans a le droit de demander une fécondation in vitro.

    Ce qui légalise donc la « PMA pour toutes » (notamment pour les lesbiennes qui peuvent se « marier » depuis l’an dernier), et même en théorie pour tous, puisqu’une personne de plus de 18 ans peut être un homme.

    Mais pour cela il faut légaliser la GPA. Ce qui était inclus au départ dans le projet de loi, mais fera l’objet d’une loi ultérieure.

    La nouvelle loi permet également la congélation des embryons et le don de gamètes.

    L’avortement demeure interdit…

  • "Ville en faveur de la vie"

    scontornato.jpgLe 4 octobre dernier, le conseil municipal de Vérone a adopté, par 21 voix contre 6, une motion pro-vie qui avait été présentée le 29 juillet par le conseiller Alberto Zelger de la Ligue (photo) pour marquer le 40e anniversaire de la loi sur l’avortement. La motion avait été approuvée par le maire de centre droit et par le chef du groupe parti démocrate (qui risque l’exclusion).

    Le conseil municipal de Vérone a donc décidé :

    1. d’inscrire dans le prochain budget un « financement généreux » du projet Gemma, initiative d’adoption prénatale lancée en 1994 en Italie pour dissuader les futures mères en difficulté de recourir à l’avortement en leur proposant une aide économique pour toute la durée de la grossesse et la première année de vie de l’enfant.
    2. De promouvoir le projet régional « Berceaux secrets » en milieu hospitalier permettant aux femmes d’accoucher dans l’anonymat et de ne pas reconnaître l’enfant à la naissance.
    3. De proclamer officiellement Vérone « ville en faveur de la vie » (città a favore della vita).
  • La suite logique…

    Des chercheurs australiens de l’université de Melbourne publient dans le Journal of Medical Ethics, revue internationale de bioéthique, un article intitulé : Avortement après la naissance : pourquoi le bébé devrait-il vivre ?

    Ils demandent la légalisation de l’avortement post-natal (sic, ne dites plus infanticide), si le bébé est handicapé ou si son existence menace le bien-être de la famille.

    Avec cet argument finalement imparable : il n’y a pas de différence morale entre un fœtus et un nouveau-né.

    C’est la suite logique… Mais si l’on continue sur la logique, on trouve aussi ici la raison pour laquelle l’avortement finira par être de nouveau interdit : il n’y a pas de différence entre un fœtus et un bébé.

  • Un message présidentiel

    Celui du président des Etats-Unis, pour le mois de sensibilisation à la trisomie 21.

    Pendant le mois de sensibilisation au syndrome de Down, Melania et moi-même célébrons la vie de plus de 250 000 Américains atteints de trisomie 21 et de tous ceux dans le monde atteints de cette maladie.

    (…)

    Tout le monde est doté par son Créateur de dignité et du droit à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur. Malgré des mythes et des stigmates persistants, même au sein de la communauté médicale, notre nation adhère fermement à la vérité indéniable selon laquelle un diagnostic de trisomie 21 est une opportunité d’embrasser les dons de Dieu. Je défends la vie – dans toutes ses belles manifestations – et moi-même et mon gouvernement continuerons à condamner les préjugés et la discrimination que subissent trop souvent les Américains atteints de trisomie 21.

    Au cours de ce mois, nous nous engageons à continuer de créer des opportunités et à soutenir les hommes, les femmes et les enfants extraordinaires atteints de trisomie 21. Chaque jour, ils nous inspirent à vivre avec amour, joie et appréciation pour notre monde et ceux qui en font un lieu de vie unique et spécial. La vie est précieuse et il est de notre devoir moral de la protéger et de la défendre.

    Texte ici.

    Traduction intégrale ici.

    Ce message est du 1er octobre. Le même jour, les Instituts américains de la Santé (qui dépendent du ministère de la Santé) annonçaient un financement supplémentaire de 22,2 millions de dollars pour renforcer le soutien à la recherche sur la trisomie 21, ce qui portera le total à 59 millions de dollars pour 2018.

  • Avortement : mythes… et illusions

    Une association polonaise pro-vie, Ordo Iuris, a établi un « classement international à la lumière de la protection de la vie humaine pendant sa phase de développement prénatal », nous dit un article de Réinformation.TV. Un classement qui renverse des mythes, nous dit-on. Le premier étant celui d’une Pologne qui aurait une législation très restrictive en matière d’avortement : le pays n’arrive qu’en 127e position, finalement pas si loin de la France, 164e.

    On comprend parfaitement l’intention d’Ordo Iuris, d’autant mieux que c’est une association qui se fonde sur le plan de la loi, comme son nom l’indique, et dont l’action s’inscrit dans le combat en cours pour l’interdiction de l’avortement eugénique en Pologne.

    Mais les conclusions (ici en polonais) relèvent d’une illusion d’optique. Le classement est sans doute inattaquable sur le plan strictement légal, mais il ignore superbement que dans la majorité des Etats du monde la loi n’a que peu d’importance, et qu’il y a loin de la loi à la réalité de la « protection de la vie ».

    Ainsi le Maroc est-il beaucoup mieux classé que la Pologne (71e), alors qu’on y pratique à l’évidence, et ouvertement, infiniment plus d’avortements. D’ailleurs l’avortement y est « légal » en ce sens que la femme qui va se faire avorter signe un papier attestant qu’elle est en état d’hémorragie suite à une fausse couche spontanée…

    Il en est de même par exemple pour la Corée du Sud, où l’avortement est théoriquement interdit mais pratiqué à grande échelle dans les hôpitaux, même si le gouvernement vient de rappeler qu’il est interdit. Dans ce pays 1 femme sur 5 affirme avoir déjà avorté.

    Or la Corée du Sud est 106e au classement, en réalité à peu près au même niveau que la Pologne. Mais la Pologne est plus loin parce que dans ce pays il n’y aurait pas de restriction à l’avortement en cas de danger pour la santé physique ou mentale de la mère. Mais la considération de la législation est absurde si on ne la couple pas avec d’autres statistiques, et d’abord avec celles du nombre d’avortements. Car il y a moins de 2.000 avortements légaux en Pologne, dont la moitié en raison du risque pour la mère (la moitié pour eugénisme, presque tous pour trisomie). Alors que, avec une législation un peu plus restrictive, il y a des centaines de milliers d’avortements en Corée du Sud, avortements certes « illégaux » mais en milieu hospitalier comme s’ils étaient légaux.

    Autrement dit la situation réelle de « la protection de la vie humaine pendant sa phase de développement prénatal » est que la Pologne est l’un des pays les plus sûrs du monde, bien plus sûr que nombre de pays du tiers monde ou d’îlots du Pacifique où l’avortement est interdit mais où les mères meurent de faim ou de maladie avant de mettre leur enfant au monde… ou en couches. Car cela aussi c'est une réalité.

    D’autre part il y a un triste gag dans ce classement. Le Vatican (sic) est 8: après les 7 pays qui interdisent totalement l’avortement. Parce que, nous dit-on en note, le code pénal italien s’impose au Vatican. Or selon la loi italienne l’avortement est autorisé jusqu’au 90e jour de grossesse. Ce qui met l’Italie au 184e rang dans le classement. Et pourquoi le « Vatican » n’est-il pas lui aussi au 184e rang ? Parce que l’auteur d’un avortement au Vatican (?) encourt l’excommunication…

  • Le Salon Beige poursuivi par… La Croix !

    La Croix traîne le Salon Beige devant la justice parce qu’il avait osé critiquer l’article qui saluait le résultat du référendum irlandais sur l’avortement. Guillaume de Thieulloy :

    Si je comprends bien l’assignation, je suis accusé d’avoir traité de nazis les rédacteurs de La Croix. Il suffit de lire, même distraitement, la pétition comme l’article pour constater qu’il n’en est évidemment rien. J’ai dit – et je ne vois pas comment faire autrement – que les présupposés de l’éditorial d’Isabelle de Gaulmyn étaient analogues à ceux de l’eugénisme national-socialiste, puisqu’elle écrivait en substance que certaines vies valaient plus que d’autres d’être vécues. J’ai dit aussi qu’avec l’espèce de soumission au diktat de la démocratie totalitaire que manifestait cet éditorial, je voyais mal comment combattre les lois de Nuremberg.

    Je l’ai effectivement dit. Et je le maintiens. (Lire la suite)

  • Ethique sans morale…

    Le docteur Jean-Marie Faroudja, président de la section éthique et déontologie du Conseil national de l’Ordre des médecins, déclare que l’Ordre ne s’opposera pas à l’ouverture de la PMA aux paires de lesbiennes et aux femmes célibataires. Parce que « le rôle des médecins est d’apaiser les souffrances, qu’elles soient physiques ou psychologiques. Or, le désir d’enfant est une souffrance ». Donc il est licite d’utiliser toute technique susceptible de mettre fin à cette souffrance. Il explique même à La Croix qu’« il n’est pas dans notre rôle de dire ce qui est bien ou ce qui est mal. L’Ordre des médecins n’est pas une instance moralisatrice. » Pour l’Ordre des médecins, l’éthique n’a donc rien à voir avec la morale…

    L’Académie de Médecine, dans sa contribution envoyée au CCNE au Printemps, a pourtant souligné que « l’assistance médicale à la procréation avec donneur prive volontairement l’enfant de la relation structurante avec deux adultes de sexe différent ».