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Culture de mort - Page 5

  • En Croatie

    La Cour constitutionnelle de Croatie a rejeté jeudi une demande de révision de la loi autorisant l'avortement.

    C’est juste après l’indépendance du pays, en 1991, que Ruzica Cavar, qui venait de fonder le Mouvement croate pour la vie et la famille, avait déposé un recours contre la loi yougoslave de 1978 légalisant l’avortement (jusqu’à la dixième semaine).

    En mai dernier, donc… 25 ans plus tard, la Cour constitutionnelle a annoncé que le juge chargé de l’examen constitutionnel de cette loi avait terminé son travail et que la Cour allait pouvoir examiner la question…

    Et jeudi, le président de la Cour constitutionnelle a donc rejeté la demande de révision.

    Il a expliqué que retirer à une femme le droit de décider de sa grossesse serait une « ingérence dans son droit constitutionnel à l’intimité ». Sic. Il n’a pas précisé si le fait que la femme n’a pas le droit de tuer son mari ne serait pas également une ingérence dans son droit à l’intimité…

    Ce n’est pas à la Cour constitutionnelle de décider quand commence la vie humaine », déclare Miroslav Separovic. Toutefois, la Cour ordonne au Parlement de préparer une nouvelle loi, qui devra trouver, dit son président, un équilibre entre le droit des femmes à la vie privée et la protection de la vie à naître. Un équilibre entre le droit de tuer et la protection de celui qu’on a le droit de tuer…

    Cela dit, Miroslav Separovic précise : « La nouvelle loi devra définir des mesures d’éducation et de prévention qui permettront de faire que l’avortement soit en pratique plutôt une exception. Nous pensons que cela est un jugement rationnel, équilibré et juste. »

    Le nombre d’avortements a été divisé par 10 en Croatie depuis l’indépendance (de 40.000 à 4.000 par an), grâce au travail de l’Eglise catholique et des associations pro-vie. La proportion de médecins qui ne veulent pas pratiquer d’avortement varie de 66% dans la capitale à 95% à Split.

    L’actuel gouvernement croate, soupçonné d’être contre l’avortement, est sous la pression d’un lobby de la culture de mort et LGBT d’autant plus agressif qu’il est groupusculaire, mais appuyé par toute la culture de mort qui règne dans les institutions de l’UE et à l’ONU. Le 25 février, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Davor Ivo Stier, qui participait à la session du Comité des droits de l’homme de l’ONU à Genève, s’est exclamé : « Je rejette absolument les allégations selon lesquelles le gouvernement changera la loi sur l’avortement. » Parce que les médias évoquaient un projet de document du ministère des Affaires étrangères indiquant comme priorités la liberté religieuse et la protection de la famille, et spécifiant : « la Croatie remarque que l’expression “santé et droits sexuels et reproductifs” n’a pas une définition uniforme au plan international, y compris au niveau de l’UE. En ce sens, le Croatie interprète l’expression d’une façon qui n’inclut pas l’avortement. » Les partisans de la culture de mort soulignent que Ladislav Ilicic a été récemment embauché comme conseiller dans ce ministère : Ladislav Ilicic fut l’un des principaux promoteurs de l’initiative populaire qui avait recueilli 750.000 signatures pour un référendum définissant le mariage naturel dans la Constitution, et il est le président de l’association La voix des enfants. (Il est aussi violoniste à l'Orchestre symphonique de la radio-télévision nationale et à l'Orchestre de chambre de Varazdin...)

  • « She decides »

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    Il y a là quelques ministres (de la culture de mort), quelques représentants d’ONG (avortueuses) et l’assassin en chef, le directeur général de la Fédération internationale du planning familial.

    Ils sont très fiers d’eux parce qu’ils viennent de réunir 181 millions d’euros pour contrer le décret de Donald Trump interdisant le financement américain d’organisations internationales qui pratiquent l’avortement.

    C’est l’initiative « She decides » lancée par Lilianne Ploumen, ministre néerlandais du Commerce international, de la Coopération pour le Développement, pour défendre au niveau mondial les « droits sexuels et reproductifs ».

    « C’est le plus beau jour de ma vie », a déclaré la Danoise Ulla Tørnæs, ministre la Coopération pour le développement (la 2e à gauche sur la photo), ce 2 mars, à l’ouverture de la conférence, organisée par le gouvernement belge à Bruxelles et à laquelle ont participé « les représentants de 50 pays et d’une multitude d’organisations et ONG », selon Euractiv qui publie un article aussi bavard et creux qu’enthousiaste. Toutefois ils ne sont qu’une petite vingtaine sur la photo…

    La Finlande et la Suède ont promis 20 millions d’euros pour tuer les enfants dans le tiers monde, les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark et la Norvège en ont promis 10. La représentante de la Commission européenne était très frustrée de ne pouvoir rien donner que ses encouragements, l’avortement n’étant pas de sa compétence. Je ne sais pas comment on arrive à 181, mais on peut constater à quel point est caricatural ce financement de pays tous du nord de l’Europe pour tuer des enfants de l’hémisphère sud. C’était tellement visible que le directeur général de la Fédération internationale du planning familial a cru bon de préciser, sous les applaudissements des participants : « Ce n’est pas une initiative du Nord [pour le Sud]. Quand il s’agit de l’avenir des jeunes, il n’y a ni Nord ni Sud »…

    Car bien sûr on parle de l’avenir des enfants, de l’égalité des chances, du droit à la « reproduction », selon le principe orwellien qui est au cœur de ce genre d’initiative (la guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force).

    Euobserver croit pouvoir préciser qu’on aboutit à 181 millions en ajoutant les… 50 millions d’un « donateur américain anonyme », le concours du Canada, et de la… Fondation Bill et Melinda Gates.

    Euobserver précise également que la France et le Royaume Uni ont assisté à la conférence mais n’ont rien promis, et que « de nombreux grands pays, comme l’Allemagne, n’avaient pas envoyé de représentant ».

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  • Les Pays-Bas contre l’Afrique

    Les fanatiques néerlandais de la culture de mort n’ont finalement trouvé en Europe que la Belgique, le Danemark et la Suède pour leur opération de levée de fonds au profit des organisations internationales avortueuses afin de contrer les effets du décret de Donald Trump.

    Ces quatre gouvernements organisent une conférence « She Decides » demain à Bruxelles. Un scandale supplémentaire est que l’Union européenne sera représentée, alors qu’elle n’a aucune compétence en la matière.

    Objanu.jpgDans une vidéo (en anglais) intitulée « La dictature du donneur riche », Obianuju Ekeocha, présidente de Culture de la vie Africaine, s’insurge contre cette initiative :

    De nombreux pays occidentaux, dont le Canada et les Pays-Bas, ont décidé de se rassembler pour lever des fonds. Ces fonds ne sont pas destinés à une aide alimentaire en Afrique. Ces fonds ne sont pas destinés à l’eau en Afrique. Ces fonds ne sont pas destinés aux Africains pour qu’ils en fassent ce qu’ils veulent. Non. Ils se rassemblent pour lever des millions de dollars pour ce qu’ils appellent l’avortement sans risque. Ce qui est en fait le plus décourageant, c'est que ces pays occidentaux n'ont même pas songé à demander aux Africains ce qu'ils veulent !

    Rappelant que la grande majorité des Africains sont contre l’avortement, elle ajoute :

    Ce que nous demandons, c’est votre aide pour les accouchements sans risque des bébés africains !

    *

    Obianuju Ekeocha, catholique nigériane, est une militante de choc contre l’avortement. Dans ses discours aux Américains, elle fait notamment un remarquable parallèle avec l’esclavage. Si vous trouvez que l’esclavage c’est mal, l’avortement c’est bien pire, puisque c’est un meurtre. L’esclavage aussi a été légal, et il y avait les « pro-choix », ils n’étaient pas forcément personnellement et idéologiquement pour l’esclavage, mais puisque le voisin prospérait grâce à ses esclaves, il fallait bien en avoir aussi. L’esclavage c’était commode, comme l’avortement. Et c’était une industrie qui faisait gagner des milliards de dollars, comme l’avortement. Les deux pratiques ont comme point commun de déshumaniser leurs victimes et de profiter d’une légalité inhumaine. Un jour l’histoire dira que nous étions la génération où l’on tuait les enfants dans les hôpitaux. Il y aura un musée où l’on verra, sous le logo du Planning familial, les portraits des jeunes, jolies et souriantes assistantes qui conduisaient les enfants à la mort. Il faut se dresser maintenant et faire quelque chose pour mettre fin à cet holocauste, à ce génocide. (Résumé d’un compte rendu de Lifesitenews).

  • On relance

    « L’histoire poignante du DJ italien tétraplégique venu se suicider en Suisse », comme dit Le Temps, a fait la une de la presse italienne.

    Fabiano Antoniani, 39 ans, « symbole en Italie de la lutte pour la mort volontaire », tétraplégique après un accident de voiture, est allé se faire tuer en Suisse puisque c’est interdit en Italie.

    Et, selon la formule habituelle, le débat sur l’euthanasie est relancé en Italie. Et l’on sort les sondages montrant que la majorité de la population y est favorable.

    Et L’Eglise ?

    Quoi, l’Eglise ?

    Qui suis-je pour juger ?

  • Ça coince

    La loi canadienne sur l’euthanasie, dite « aide médicale à mourir », est entrée en vigueur en juin dernier. Mais l’Association Médicale Canadienne découvre que son application ne passe pas aussi facilement que prévu. Dans l’Ontorio, 137 médecins étaient inscrits comme volontaires. or 24 d’entre eux ont demandé leur retrait de la liste, et une trentaine d’autres « ont placé leurs noms en indisponibilité » parce qu’ils ont besoin d’une « période de réflexion ».

    En donnant légalement la mort, ces médecins ont éprouvé un « stress émotionnel », voire la « crainte d’être poursuivis » ! En bref ils « ont trouvé l’expérience trop difficile pour accorder cette assistance à nouveau », car « l’acte est trop pénible »…

  • Manu militari

    Le bateau des avortueuses de Women on waves avait accosté au Guatemala le 22 février. Le bateau fut immédiatement placé en « détention », et son équipage enfermé à bord. Dès le 24 la justice rendait une décision d’expulsion des eaux territoriales. Les furies de la culture de mort firent appel de cette décision, puis demandèrent une « protection légale temporaire ». Mais comme l’ambiance était très fortement en leur défaveur, dès le lendemain 25 elles prirent la décision de partir. Ce qu’elles firent le 26, sous escorte militaire…

  • A hurler

    Mgr Vincenzo Paglia, dont on ne peut pas écrire sans frémir qu’il est président de l’Académie pontificale pour la vie et chancelier de l’Institut pontifical Jean-Paul II pour la famille, était invité du parti radical italien (libertaire européiste) à l’occasion de la publication de l’autobiographie posthume de Marco Pannella.

    Marco Pannella, qui a été pendant des décennies l’une des deux grandes figures du petit parti radical (l’autre est Emma Bonino, et tous deux amis du pape actuel), était un militant acharné de la culture de mort sous toutes ses formes.

    Extraits de l’allocution de Paglia :

    «Marco était un homme de grande spiritualité», «sa disparition est une grande perte pour notre pays», «un homme spirituel qui a combattu et espéré contre toute espérance, comme dit saint Paul», «une histoire pour la défense de la dignité de tous», «un précieux trésor à préserver», «un homme qui peut aller dans les profondeurs et sait nous aider à espérer», «inspirateur d'une vie plus belle pour le monde, qui a besoin d'hommes qui sachent parler comme lui»…

    Sur Vincenzo Paglia, qui a été un homme clef des deux synodes pour imposer la communion aux adultères, rappel de ses propos d’avant le synode :

    Le coup de poignard de Mgr Paglia.

    Mgr Paglia en remet une couche.

    Mgr Paglia en rajoute.

    La deuxième note date du 11 février 2013. J’ajoutais : « Et Benoît XVI qui s’en va… Mon Dieu, faites que le prochain pape ne soit pas un ami de Mgr Paglia… » Mais le nouveau pape est précisément un ami de Paglia…

  • Guatemala !

    Les fanatiques de l’avortement Women on waves avaient décidé de monter une opération au Guatemala. Elles devaient faire accoster leur bateau dans un port privé où il resterait quelques jours avant de rejoindre les eaux internationales où seraient distribuées des pilules abortives aux femmes qui souhaitent tuer leur bébé.

    Mais l’armée guatémaltèque a carrément arraisonné le bateau et mis en prison plusieurs membres de l’équipage…

    On notera à quel point l’article du Figaro est favorable à la culture de mort.

  • Hôpital recrute tueurs

    Puisque la grande majorité des médecins italiens refusent de pratiquer des avortements, l’hôpital Saint-Camille de Rome, l’un des plus importants de la capitale italienne, a lancé un appel de candidatures en spécifiant qu’il voulait deux gynécologues « pour l’application de la loi 194/1978 – interruption volontaire de grossesse ». Deux avortueurs qui s’engagent à ne pas faire jouer la clause de conscience pendant six mois…

    En France cet hôpital n’aurait reçu que des éloges. Mais en Italie ça coince. Le ministre de la Santé, Beatrice Lorenzin, qui avait déjà jugé discriminatoire qu’on puisse exiger de médecins qu’il soient non objecteurs, a souligné que cette sélection « n’est pas prévue dans la loi », puisque la loi sur l’avortement stipule précisément le droit à l’objection de conscience. Ce que la conférence épiscopale a également souligné, sans aller plus loin…

  • Catholic Teachers…

    Le 25 janvier dernier, l’Alliance féminine canadienne pour l’action internationale a envoyé au Premier ministre Justin Trudeau une lettre pour lui demander de « mettre en œuvre pleinement et sans délai les recommandations de la Commission des Nations Unies sur l’élimination des discrimination envers les femmes ».

    Dans ces recommandations qui couvrent « un vaste éventail de questions cruciales pour la promotion des femmes » figure en bonne place « l’accès à l’avortement ».

    Parmi les organisations qui apportent leur soutien à cette initiative, on trouve nommément l’Association des enseignants catholiques de l’Ontario (45.000 membres). Et parmi les personnalités, la présidente de cette association, Ann Hawkins.

    Il n’y a eu aucune réaction de la hiérarchie catholique.

    Il est vrai que l’association a déjà apporté son soutien à la Marche des Femmes pour l’avortement et a fait campagne pour des candidats pro-avortement, participe à la gay pride de Toronto et a appuyé le programme d’éducation sexuelle de la province, qui fait la promotion des relations contre nature…