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Culture de mort - Page 5

  • Une bonne nouvelle

    On apprend qu’il n’y a plus d’avortements au centre hospitalier de La Flèche (Sarthe) depuis le début de l’année.

    Il y avait cinq gynécologues, l’un d’eux est parti à la retraite, sur les quatre restants trois font jouer la clause de conscience, et la réorganisation du service ne permet pas au quatrième de tuer les bébés.

    Je savais que c’était ainsi dans de nombreux hôpitaux italiens, mais je n’aurais pas imaginé qu’il pût en être de même dans un hôpital français, avec l’avortement comme « droit fondamental » de la femme et le Planning familial toujours à l’affût du moindre manquement à l’observation de ce « droit ».

    40 ans après la loi Veil, et après 40 ans de propagande effrénée de la culture de mort, l’avortement ne va donc toujours pas de soi pour les gynécologues… qui n’ont pourtant vécu que dans le temps du règne de l’« IVG légal » puis « droit de la femme ». La loi morale naturelle fait de la résistance dans les consciences…

    Addendum

    Hum... En fait ce sont des musulmans (voir le premier commentaire)... Donc c'est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle...

  • En Irlande

    Le P. James Larkin était l'un des deux prêtres de la paroisse Notre Dame de la Médaille miraculeuse de Clonskeagh, dans la proche banlieue sud de Dublin. Le vendredi 13 juillet, au cours de la messe, il a appris aux paroissiens qu’il venait de se faire virer. Il a lu la lettre de l’archevêque, Mgr Diarmuid Martin, disant qu’il était « enchanté de lui annoncer sa nomination comme chapelain des religieuses de Lorette », prenant effet… le lendemain samedi 14 juillet. Nomination excluant explicitement tout acte sacerdotal en la paroisse de Clonskeagh après la messe du 13 juillet.

    Le P. James Larkin a juste ajouté qu’il trouvait ce traitement « injuste ». Les paroissiens présents l’ont longuement applaudi debout.

    Le site Church Militant, qui relate l’affaire, a contacté le presbytère, où l’on s’interdit tout commentaire, sinon que le P. Larkin était « un prêtre d’avant Vatican II » (qui disait exclusivement la messe de Paul VI et ne baptisait qu'à la messe du premier dimanche du mois…). A l’archidiocèse, on répond que le P. Larkin est simplement « à la retraite » et reste un prêtre reconnu par le diocèse. Chez les religieuses de Lorette, on ne répond rien.

    Pour les paroissiens, il est évident que le diocèse punit ainsi le P. Larkin pour ses positions pro-vie, et pour avoir dit dans une homélie que ceux qui avaient voté oui au référendum sur l’avortement devaient se confesser car ils avaient commis un péché grave.

    Mgr Diarmuid Martin, qui avait refusé de prendre position lors du référendum sur le « mariage » entre personnes du même sexe, et qui est resté silencieux lors du référendum sur l’avortement, fait le ménage avant la « Rencontre mondiale des familles », qu’il préside, pour recevoir dignement François, et son invité vedette le jésuite LGBT James Martin, dont le livre, a-t-il souligné, a reçu le soutien de trois cardinaux américains dont celui du cardinal Farrell, préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie…

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    L’église de Clonskeagh, construite dans les années 60, est moche, comme la plupart des églises irlandaises (la mosaïque du chœur est toutefois de bon aloi), et la liturgie y est sans doute aussi moche que dans la plupart des églises irlandaises. Sauf en ce 7 novembre 2014 où elle fut discrètement célébrée selon le missel de 1962, en soirée devant une poignée de fidèles.

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    N.B. On sait que les Anglais ont détruit ou volé toutes les églises médiévales irlandaises (autrement plus efficaces que les talibans dans la destruction des chefs-dœuvre). On sait aussi que la persécution anglaise faisait qu’on ne pouvait célébrer la messe que de façon clandestine et furtive. Ce n’est toutefois pas une raison suffisante pour avoir ensuite construit des églises laides et avoir complètement négligé la liturgie. En revanche cela explique certainement, au moins en partie, le naufrage de l’Irlande qui fut héroïquement catholique.

    N.B. 2 - A l'autre bout de la rue il y a la plus grande mosquée d'Irlande (avec coupole et haut minaret), qui est aussi le "Centre culturel islamique d'Irlande", siège du Conseil européen de la fatwa, l'organisation fanatiquement islamiste de Youssef al-Qaradawi. Il est significatif que la carte Google indique la mosquée mais pas l'église.

  • Horrible

    Lu dans le bulletin « L’entente catholique de Bretagne » (1 rue Charles Le Goffic, 22000 Saint-Brieuc), à propos du nouveau nom du collège de Lamballe qui est en train d’être reconstruit :

    Alain Cadec, le président (LR) du Conseil départemental (…) propose le nom de Marie-Madeleine Dienesch (1914-1998), agrégée de lettres, résistante à Libération-Nord, puis députée de Loudéac-Lamballe de 1947 à 1981, et l’une des rares femmes secrétaires d’Etat avant 1974. Les laïcards contre-attaquent en arguant qu’elle défendait plus l’enseignement libre que l’enseignement public, puis ils trouvent a faute suprême : elle était hostile à la liberté de l’avortement, elle a même présidé l’association Laissez-les vivre ; c’est ce qu’affirmait une pétition qui recueille plusieurs centaines de signatures (en fait elle a présidé une fois une assemblée de l’association). Alain Cadec renonce donc à son idée, et déclare que le nouveau collège s’appellera « Simone Veil ». Chacun s’incline.

  • Brett Kavanaugh

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    Donald Trump a nommé Brett Kavanaugh juge à la Cour suprême, en remplacement d’Anthony Kennedy qui a pris sa retraite.

    Brett Kavanaugh est un catholique pratiquant. Il n’a jamais défrayé la chronique pour des propos non conformes à la culture de mort, mais il est notable qu'en 2003 le Sénat a bloqué pendant trois ans sa nomination par George W. Bush comme juge d’appel à Washington, considérant qu’il était trop conservateur.

    Il s’est toutefois distingué tout récemment dans l’affaire de l’immigrée clandestine mexicaine qui n’était venue aux Etats-Unis que pour se faire avorter. Il est vraisemblable que cela a joué dans sa nomination, car dans cette affaire le gouvernement de Donald Trump a été contré par la justice avant que la Cour suprême finisse par lui donner raison. Or le juge Kavanaugh s’était joint en première instance à l’opinion dissidente en déclarant que la décision (permettant à la jeune fille de quitter le centre de rétention pour se faire avorter) était « fondée en dernier ressort sur un principe constitutionnel aussi novateur que faux : un nouveau droit pour les mineurs immigrants illégaux détenus par le gouvernement américain d'obtenir un avortement immédiat sur demande ».

    Il lui reste aujourd’hui à passer l’épreuve du Sénat…

    N.B. Selon le New York Times, le pivot de la Cour suprême, qui était le juge Kennedy (qui penchait du mauvais côté plus souvent qu'à son tour) sera désormais John Roberts, qui est "beaucoup plus conservateur" (a far more ideological conservative).

  • Bien dit

    Si les évêques ivoiriens ont déjà vigoureusement levé la voix pour dire non au projet de loi sur la “santé sexuelle et reproductive”, qui a pour but fondamental la dépénalisation de l’avortement et la procréation médicalement assistée, que le gouvernement ivoirien veut faire adopter, il convient de souligner combien de fois il est malheureux de voir nos chefs d’Etats africain, au nom d’une certaine mondialisation, s’ériger de plus en plus en véritables protagonistes de la culture de mort que veulent nous imposer obligatoirement les multinationales et les lobbies.

    C’est vraiment triste pour l’Afrique. Nos famines, nos sécheresses, nos épidémies (Ebola, cholera), nos rebellions, nos guerres fratricides, nos terroristes, n’ont-ils pas assez endeuillé notre continent pour que nos dirigeants politiques qui devraient travailler au bien-être de tous amplifient cette culture de mort par l’adoption de lois favorisant l’un des crimes les plus horribles de l’histoire humaine, que je nomme ici, l’avortement ? Il faut le dire avec force, l’avortement est un crime. Légaliser l’avortement, c’est légaliser un crime.

    Pour la Côte-d’Ivoire, ce projet de loi est une véritable régression morale et juridique. De manière morale, tout enfant dans l’espace culturel africain est un don précieux de Dieu. Il est porteur d’une espérance forte en des lendemains meilleurs. C’est pourquoi malgré la pauvreté des familles on ne refuse jamais d’accueillir un enfant même s’il en est le quinzième ou le vingtième.

    Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines, à l’agence Fides.

  • Tiens, ça coince…

    Voilà que des féministes commencent à se rendre compte des conséquences pratiques de l’idéologie du genre, et se disent que finalement elles ne veulent pas de la loi de reconnaissance du genre qui devrait être adoptée bientôt… Et même elles disent que la loi doit tenir compte des différences biologiques entre hommes et femmes. Si, si, tel quel !

    Le parc de Hampstead Heath propose trois bassins : un mixte, un réservé aux hommes, et un réservé aux femmes.

    Bien sûr, des « transgenres » s’invitent dans le bassin réservé aux femmes. Mais ça ne plaît pas aux militantes féministes :

    « Leur présence change l’atmosphère. L’étang des femmes est un endroit où les femmes viennent nager avec leurs filles dans un environnement sans hommes. Elles doivent pouvoir se baigner seins nus sans se trouver aux prises avec une personne dotée d’un pénis. »

    « Nous sommes particulièrement attentives au respect des droits des personnes transgenres. Mais la loi doit aussi tenir compte des différences biologiques entre les hommes et les femmes et leur droit de bénéficier d’espaces séparés garantissant leur dignité, leur intimité et leur sécurité. »

    Comment l’esprit vient aux filles…

  • Excellente nouvelle

    La Cour suprême des Etats-Unis annonce que le juge Anthony Kennedy prend sa retraite, et que le processus de remplacement débute immédiatement.

    Les juges à la Cour suprême sont nommés à vie et rien ni personne ne peut les obliger à partir, quel que soit leur âge ou leur état de santé.

    Le retrait d’Anthony Kennedy est donc une surprise, au moins pour ceux qui ne sont pas des familiers de l’institution. Et c’est une excellente surprise.

    « Une bonne nouvelle pour Trump », titre Le Monde. C’est surtout une très très très bonne nouvelle pour tous ceux qui défendent la vie et la loi naturelle. Car le juge Kennedy, théoriquement « conservateur », avait en fait un pied dans les deux camps et faisait pencher la balance dans un sens ou dans l’autre, et trop souvent dans le mauvais (jusqu’à ces derniers mois en tout cas).

    Donald Trump va donc pouvoir nommer un nouveau juge, ce qui va donner à la Cour suprême une majorité stable de juges respectueux de la loi naturelle.

  • Avec des fleurs…

    La Cour suprême des Etats-Unis a annulé hier le jugement par lequel avait été condamné un fleuriste qui avait refusé de réaliser le décor floral pour un soi-disant « mariage » entre deux personnes de même sexe. Elle renvoie l’affaire devant la Cour suprême de l’Etat de Washington (où les faits se sont déroulés), qui devra la réexaminer « à la lumière de l’arrêt Masterpiece Cakeshop contre la Commission des droits civiques du Colorado », arrêt par lequel la Cour suprême, le 4 juin dernier, avait donné raison, par 7 voix contre 2, à un pâtissier qui avait été condamné pour avoir refusé de confectionner le gâteau de « mariage » « gay ».

    Il est manifeste que cette succession de jugements – étonnants, tout de même, dans le contexte actuel - contre la dictature LGBT et contre la culture de mort (avortement dans l’Arkansas) - est un effet Trump, alors qu’il n’y a pas (encore) de majorité nette à la Cour suprême pour la défense de la vie et de la loi naturelle.

    ADDENDUM

    Aujourd’hui, la Cour suprême a donné raison aux militants pro-vie de Californie. Cet Etat avait imposé aux centres d’accueil pour femmes enceintes gérés par des pro-vie d’informer les femmes qu’elles pouvaient avorter à bas prix dans d’autres centres, subventionnés. Les militants pro-vie avaient porté plainte contre cette obligation violant leur liberté de conscience garantie par la Constitution. La Cour suprême leur a donc donné raison, par 5 contre 4. Une décision qui aura des répercussions dans bien d’autres Etats.

    D’autre part, en épilogue d’une longue bataille judiciaire, la Cour suprême a validé (par 5 contre 4) le décret de Donald Trump interdisant le territoire américain de façon permanente aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans.

  • Evêques d’Argentine

    Suite au vote par les députés d’un projet de loi légalisant l’avortement, la commission exécutive de la conférence épiscopale d’Argentine a publié un texte qui est un invraisemblable salmigondis, au lieu de rappeler l’évidence du « crime abominable » (pour ceux qui l’auraient oublié, c’est une expression de Vatican II…) et de condamner clairement le vote. Ceux qui sont condamnés sont les militants pro-vie parce qu’ils ne sont pas assez dans le nécessaire dialogue, et le texte se termine par une évocation de la Sainte Vierge qui elle aussi, comme tant de femmes qui veulent avorter, « a connu l’incertitude d’une grossesse inattendue ». Sic.

    Lire l’analyse de Jeanne Smits.

  • Une acharnée de la culture de mort

    resized_272427-main-v00-11_14-23395_t728.JPGElle s’appelle Kristine G. Baker. Elle est juge fédérale dans l’Arkansas, nommée par Obama. Lundi, elle a bloqué la loi de cet Etat qui interdisait de fait l’avortement médicamenteux (et conduisait à la fermeture du dernier avortoir de l’Etat).

    Or la Cour suprême a rejeté à l’unanimité, le 29 mai, la demande du Planning familial d’invalider cette loi. Au départ c’est Kristine G. Baker qui avait bloqué la loi, et avait été désavouée en appel.

    Comment peut-elle oser prendre une décision contraire à celle de la Cour suprême ? C’est que la loi a été votée en 2016 et que depuis lors les circonstances ont changé. Sic…

    C’est toujours Kristine G. Baker qui avait bloqué quatre lois de restriction de l’avortement, l’an dernier. Y compris la loi qui interdisait l’avortement tardif par démembrement du fœtus, et même la loi qui interdisait l’avortement selon le sexe du bébé ! C’était le 29 juillet, quelques heures après que la cour d’appel eut annulé le jugement qu’elle vient de réitérer alors qu’elle a été désavouée par la Cour suprême…

    Elle est aussi, évidemment, une militante des « droits » LGBT. En 2014 elle avait invalidé la loi de l’Arkansas interdisant le « mariage » entre personnes du même sexe.

    Et pourtant elle est mariée à un homme et ils ont quatre enfants…