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Culture de mort - Page 4

  • Paul Ehrlich au Vatican

    L’Académie pontificale des sciences et l’Académie pontificale des sciences sociales organise au Vatican, du 27 février au 1er mars, un colloque intitulé « L’extinction biologique ». Sic. Parmi les invités, Paul Ehrlich, l’homme du concept de surpopulation de la planète et de son remède : la contraception et l’avortement.

    « On nous aurait dit cela il y a deux ou trois ans, personne n’y aurait cru, tous auraient ri », écrit Anne Dolhein qui apporte des renseignements précis sur le personnage.

    Lifesitenews nous donne une citation du dernier livre de Paul Ehrlich, Hope on earth, a conversation :

    Ainsi, vous avez des « craignant Dieu » qui tentent de maintenir leurs positions rigides, en particulier en essayant de contrôler la vie des femmes. Je considère que leur opposition rigide à quelque chose de si fondamental, si essentiel pour l'avenir de la vie sur Terre, que le contrôle de la reproduction, est aussi contraire à l’éthique que toute offense majeure à l'environnement, ou tout acte terroriste.

    Ça ne vous rappelle pas quelqu’un ?

  • Délire d’entrave

    Le Sénat a adopté hier en nouvelle lecture la version du texte sur le « délit d’entrave à l’IVG » qu’il avait réécrit en première lecture.

    Texte donc toujours incompatible avec celui qu’a voté l’Assemblée nationale. Laquelle aura le dernier mot. En attendant, espérons-le, que cette loi ouvertement liberticide soit déclarée anticonstitutionnelle, puisqu’elle l’est de façon évidente (c'est pourquoi les socialistes du Sénat l'avaient assez habilement maquillée).

  • Eh oui

    Le 9 février dernier, le Parlement fédéral belge a voté une proposition de loi visant à « permettre la reconnaissance de la filiation paternelle hors mariage dès le début de la grossesse ». Ainsi, « la reconnaissance d’un enfant conçu peut avoir lieu à tout moment de la grossesse sur la base d’une attestation de grossesse réalisée par un médecin ou par une sage-femme ».

    Evidemment, ce que l’on remarque tout de suite est l’emploi du mot « enfant », quand il s’agit d’un fœtus, et même d’un embryon, puisque le texte s’applique « dès le début de la grossesse ».

    Quant au ministre de la Justice, il prévoit de supprimer le délai légal de « reconnaissance d’un enfant mort-né », actuellement fixé à six mois de grossesse… Donc on pourrait reconnaître des « enfants morts-nés » au stade de l’embryon…

    La chose n’est pas passée inaperçue des lobbies de la culture de mort, et le Conseil des Femmes Francophones de Belgique (CCFB) hurle que ces « tentatives de donner un statut à l’embryon et au fœtus » sont des « attaques de plus en plus directes » à l’avortement.

    D’autant plus directes qu’elles sont semble-t-il involontaires, dans ce pays où l’avortement est aussi tabou que chez nous.

    Cela révèle surtout l’immense hypocrisie de celles qui prétendent faire ce qu’elles veulent de leur corps, et de ceux qui ne voient dans l’embryon qu’un amas de cellules.

    Car quand il s’agit, par exemple, de lutter contre le tabac, tout à coup la femme porte un enfant…

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  • Tistou transgenre

    Les 3, 5 et 10 mars, l’Opéra de Rouen propose Tistou les pouces verts, un « conte lyrique » en un acte d’Henri Sauguet, sur un livret de Jean-Luc Tardieu d’après le livre de Maurice Druon.

    Comme il est d’usage depuis hélas fort longtemps maintenant, le conte est détourné, et on le « relit » à la lumière des idéologies, à savoir le marxisme-léninisme, qui n’a jamais quitté la scène, et maintenant l’idéologie du genre. Donc, forcément, le petit garçon Tistou est une fille déguisée en garçon par ses parents qui sont d’horribles bourgeois « rigides » et Tistou ne réussit pas à l’école « parce que cette dernière n’est qu’un instrument de propagande servant à formater les esprits et à perpétuer l’ordre établi et ses iniquités ». Puis Tistou « découvre les inégalités, les mécanismes d’oppression, les injustices de cet ordre social en apparence parfait, cautionné et entretenu par la classe dirigeante »… « Cette prise de conscience est cruciale dans la formation de Tistou car elle ouvre la voie au questionnement de l’ordre établi et à une volonté d’émancipation par rapport au système totalitaire qui régit les rapports sociaux. Le message humaniste, écologiste et pacifiste que porte Tistou ne cesse d’être actuel. »

    Cette relecture grotesque est ignoble en ce sens qu’elle porte atteinte à la mémoire de Maurice Druon, et du cher Henri Sauguet qui fut longtemps président, et président actif, d’Una Voce.

    En dehors de cela, ce ne serait que d’une affligeante banalité… s’il ne s’agissait pas d’un opéra pour enfants. Et que les écoles, y compris catholiques, vont y envoyer les enfants. Pour un bourrage de crâne des pires idéologies. « Dès 6 ans »… 

    On remarquera aussi qu’il faut lire la notice du metteur en scène pour découvrir la perversité du spectacle. Dans le programme de la saison, Tistou est présenté normalement :

    Teinté d’humour et de poésie, cet opéra d’Henri Sauguet raconte les aventures d’un petit garçon qui pose un regard neuf sur la vie. Parce qu’il s’endort à l’école, Tistou suit les leçons de Monsieur Moustache, le jardinier de ses parents, et découvre qu’il a un don, celui de faire pousser des fleurs. Une aventure à vivre en famille !

    Le double langage est patent. C’est celui du père du mensonge.

  • "Interruption de grossesse" ?!!!

    Propos de François hier après l’Angélus, à l’occasion de la Journée de la Vie en Italie :

    Faisons avancer la culture de la vie en réponse à la logique du déchet et au déclin démographique. Soyons proches et ensemble prions pour les enfants qui sont en danger d’interruption de grossesse, ainsi que pour les personnes qui sont en fin de la vie – toute vie est sacrée! – afin que personne ne soit laissé seul et que l’amour défende le sens de la vie.

    La culture de la vie, c’est seulement une réponse à la "culture du déchet" et au "déclin démographique" ? Dans une société sans déclin démographique, on peut avoir une culture de mort ? Peut-être bien, puisqu’ensuite François parle d’enfants qui sont « en danger d’interruption de grossesse ». François utilise et reprend à son compte le langage mensonger de la culture de mort. Où alors il faut qu’il nous explique comment on reprend une grossesse qui a été interrompue…

    Petit rappel, saint Jean-Paul II dans Evangelium vitae (58) :

    L'acceptation de l'avortement dans les mentalités, dans les mœurs et dans la loi elle-même est un signe éloquent d'une crise très dangereuse du sens moral, qui devient toujours plus incapable de distinguer entre le bien et le mal, même lorsque le droit fondamental à la vie est en jeu. Devant une situation aussi grave, le courage de regarder la vérité en face et d'appeler les choses par leur nom est plus que jamais nécessaire, sans céder à des compromis par facilité ou à la tentation de s'abuser soi-même. A ce propos, le reproche du Prophète retentit de manière catégorique: « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres » (Is 5, 20). Précisément dans le cas de l'avortement, on observe le développement d'une terminologie ambiguë, comme celle d'« interruption de grossesse », qui tend à en cacher la véritable nature et à en atténuer la gravité dans l'opinion publique. Ce phénomène linguistique est sans doute lui-même le symptôme d'un malaise éprouvé par les consciences. Mais aucune parole ne réussit à changer la réalité des choses: l'avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d'un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance.

  • L’Arkansas pro-vie

    Le gouverneur de l’Arkansas, Asa Hutchinson, a signé mercredi une loi votée par les deux chambres, qui interdit l’avortement par démembrement (officiellement appelé « par dilatation et évacuation », pour ne pas choquer…). Ce n’est que le 7e Etat à interdire cette horreur (mais dans deux d’entre eux elle est attaquée en justice et donc bloquée). L’avortement par démembrement pourra être puni d’une amende pouvant aller jusqu’à 10.000 $ ou six mois de prison.

    L’avortement devient ainsi de facto impossible après 14 semaines.

    La quasi totalité des médias hurle contre cette loi qui viole la liberté des femmes en leur interdisant la méthode d’avortement la plus sûre, et le Planning familial souligne que cette méthode est la plus utilisée au troisième trimestre de grossesse « aux Etats-Unis et dans le monde ». Fantasme d’avortueurs : il y a très peu de pays où les avortements tardifs soient permis (hors raison médicale).

    Et les hurlements redoublent parce que la même loi permet aussi au conjoint de poursuivre le fournisseur d’avortement pour obtenir des dommages civils ou pour une injonction à empêcher l’avortement. Comme le texte ne stipule pas d’exceptions (viol ou inceste), de nombreux médias titrent sans vergogne que la loi permet aux violeurs de poursuivre leurs victimes…

    Et c’est quand même Trump qui a été élu… D’où sans doute ce regain de fureur devenant pathologique. Ou plutôt diabolique.

  • Négationnisme LGBT

    L’Association des médecins britanniques a distribué aux personnels des institutions médicales un "guide" dressant une liste d’expressions qui ne doivent plus être employées.

    Ainsi on ne doit plus parler de « futures mères », parce que cela peut offenser les personnes transgenre et intersexuées. Explication : « Une grande majorité des personnes enceintes ou qui accouchent s’identifient comme femmes. Nous pouvons inclure les hommes intersexués et transgenre qui peuvent devenir enceints, en disant “personnes enceintes” au lieu de “futures mères”. » (En anglais : « pregnant people », qui est neutre.)

    De même, il ne faut plus écrire « né homme » ou « née femme » en parlant de personnes transsexuelles, parce que ces expressions « sont réductrices et simplifient à l’excès une question complexe ».

    Et l’on ne doit même plus dire « biologiquement homme ou femme », mais « déclaré homme ou femme ».

    Il faut éviter le mot « mankind » (les hommes en général, l’humanité), parce que « ce n’est pas une bonne pratique » d’employer un mot masculin.

    Il faut supprimer la mention « nom de famille ». Car bien sûr c’est la famille qu’il faut supprimer.

    L’introduction du livret ose dire :

    Ce guide promeut les bonnes pratiques par l’utilisation d’un langage qui montre du respect et de la sensibilité envers tout le monde. Le choix de mots appropriés est une contribution importante à la célébration de la diversité.

  • Sans limites

    « Une fois qu’on a passé les bornes il n’y plus de limites. » A priori le mot d’Alphonse Allais est drôle parce que c’est une tautologie. Il peut pourtant avoir un sens sérieux. Voire tragique. C’est le cas avec tout ce qui concerne la culture de mort. Chaque fois qu’on enlève une borne on ouvre en fait les vannes à un déluge de transgressions. Les Pays-Bas en donnent régulièrement des exemples avec l’euthanasie. La dernière affaire en date est particulièrement effroyable.

    Un médecin va passer en justice pour avoir réalisé une « euthanasie » contre la volonté de sa patiente. Autrement dit il l’a purement et simplement assassinée. Mais la commission régionale chargée du contrôle de la légalité des euthanasies demande au tribunal de ne pas condamner ce médecin, mais de « confirmer qu’un médecin agissant de bonne foi ne peut être poursuivi s’il euthanasie une personne atteinte de démence ».

    De fait la personne en question était atteinte de « démence ». Elle montrait des signes de « peur » et de « colère ». Le médecin a conclu qu’elle « souffrait de façon intolérable », mais qu’elle n’était plus en mesure « d’exprimer son souhait d’euthanasie ». Donc il l’a exprimé à sa place, tout en reconnaissant que cette personne avait dit plusieurs fois, les jours précédant sa mise à mort : « Je ne veux pas mourir ».

    Sic.

  • Le juge Neil Gorsuch

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    La mise en scène de la nomination de Neil Gorsuch comme nouveau membre de la Cour suprême a montré que cette nomination était vraiment d’une grande importance pour Donald Trump, comme il l’avait dit pendant sa campagne. Il y eut d’abord le tweet de lundi : « J’ai fait mon choix. » Hier, il faisait venir deux juges à la Maison Blanche, pour que le suspense continue. Puis il publiait un tweet incitant les Américains à regarder la télévision à 20h : « Sur le point d’annoncer une décision très importante à 20h. » Et à 20h il annonçait en direct sur Facebook, retransmise par les principales chaînes de télévision, la nomination du juge Gorsuch :

    « Quand le juge Scalia est mort soudainement en février, j’ai fait la promesse au peuple américain de trouver le vraiment meilleur juge du pays pour la Cour suprême. Je suis un homme de parole. Je fais ce que je dis, ce que le peuple américain attend de Washington depuis très très longtemps. »

    La nomination de Neil Gorsuch est très intelligente. Juge d’appel du « 10e circuit » (Colorado, Kansas, Oklahoma, Utah, Wyoming, Nouveau-Mexique), il n’a jamais eu affaire à une question liée à l’avortement et il n’a jamais défrayé la chronique avec une déclaration sur l’avortement. Ce qui devrait faciliter le vote du Sénat. Mais il est connu comme « conservateur » donc pro-vie, et il était de la même mouvance que le juge Scalia, « textualiste et originaliste », comme disent les Américains, à savoir partisan d’interpréter la Constitution telle qu’elle est écrite et selon les intentions dans lesquelles elle a été écrite. la veuve du juge Scalia était à la Maison Blanche pour la nomination de Neil Gorsuch, et celui-ci a raconté qu’il a appris la mort du juge alors qu’il faisait du ski, et qu’il a terminé sa descente « en aveugle » tellement il pleurait.

    En tant que juge d’appel, Neil Gorsuch s’est opposé deux fois à l’Obamacare. Il a contribué à un jugement en faveur de la chaîne de magasins Hobby Lobby qui refusait de vendre des contraceptifs. Il a pris une position dissidente dans le jugement qui avait condamné les Petites Sœurs des Pauvres à une amende pour refus d’appliquer l’Obamacare en matière de contraception. Il a également pris une position dissidente dans le jugement qui avait bloqué la décision de l’Utah de ne plus financer le Planning familial.

    Intelligent aussi de la part de Donald Trump de nommer un juge de 49 ans, le plus jeune de la Cour suprême. « Un juge de la Cour suprême peut être actif durant 50 ans et ses décisions peuvent avoir des conséquences pendant un siècle, voire davantage », a-t-il dit. Ce qui supposerait que Neil Gorsuch vive 100 ans, pourquoi pas… Mais le fait est que, sauf accident de santé, le nouveau juge sera actif pendant plusieurs décennies, et que c’est évidemment important.

    On notera que Neil Gorsuch a terminé ses études à Oxford, où il a eu comme professeur et directeur de thèse John Finis, philosophe du droit, converti au catholicisme, thomiste, et dont on dit qu’il eut une influence sur l’encyclique Veritatis splendor de Jean-Paul II. Neil Gorsuch a fait de sa thèse un livre publié en 2006 par l’université de Princeton : L’avenir du suicide assisté et de l’euthanasie, où il explique les raisons de s’opposer à l’un et à l’autre en se basant uniquement sur la loi naturelle.

    Neil Gorsuch est épiscopalien (pratiquant). Curieusement, il sera le seul membre protestant de la Cour suprême, qui compte actuellement trois israélites et cinq catholiques (pas forcément pratiquants).

  • "L'esprit de la loi Veil"

    Tweet de « O. Ribadeau Dumas, Prêtre catholique, Secrétaire Général et Porte Parole de la Conférence des Evêques de France » :