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Culture de mort - Page 4

  • En Slovaquie

    La Marche pour la vie de Bratislava n’a eu aucun effet sur le Parlement slovaque, acquis comme tant d’autres (mais pourtant pas chez le grand voisin polonais) à la culture de mort : les quatre propositions de loi qui visaient à restreindre un peu l’avortement ont toutes été rejetées (l’une d’elles à une voix près : celle qui prévoyait d’aider les femmes à mener une grossesse secrète en vue d’adoption).

  • En Slovaquie

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    "L'amour contre la discrimination des tout-petits"

    Quelque 50.000 personnes ont participé hier à une Marche pour la Vie à Bratislava. C’est une grosse mobilisation à l’échelle de la Slovaquie (même si la précédente avait été encore plus nombreuse). A noter que la Marche était organisée par la conférence épiscopale, et que l’archevêque de Bratislava, Mgr Stanislav Zvolenský, a prononcé une allocution avant le départ.

    Les manifestants protestaient contre la législation actuelle qui date de l’époque communiste (l’avortement est permis pendant 12 semaines) et qu’aucun grand parti ne veut modifier, d’autant que le nombre d’avortements a régulièrement baissé pour s’établir à 6.000 en 2018.

    Toutefois il y a actuellement quatre propositions de loi devant les députés : restreindre le délai à huit semaines, à six semaines, interdire l’avortement « sans raisons sérieuses », permettre aux femmes enceintes de 21 semaines de prendre un « congé maladie » qui leur permette de donner naissance secrètement à un enfant en vue de l’adoption.

    Les manifestants demandaient aussi aux autorités de protéger le statut du mariage entre l’homme et la femme, « lien irremplaçable et sans alternative sociale », d’améliorer la politique familiale, et de manifester leur désaccord avec « les documents d’organisations internationales qui interfèrent en Slovaquie avec les valeurs constitutionnelles du mariage, de la famille, de l’égalité entre les hommes et les femmes, et le droit des parents d’élever leurs enfants ».

    On notera que la Marche était également organisée par Kanet, qui s’est donné ouvertement pour mission, notamment, de permettre aux organismes de l’Eglise de mieux profiter des fonds structurels de l’UE…

    D’autre part, il y avait les 6 et 7 septembre le pèlerinage annuel à la « Coline mariale » de Levoča, non loin des frontières hongroise et polonaise. On considère que quelque 400.000 personnes sont venues sur les deux jours, et l’affluence du samedi a surpris les organisateurs, comme les prêtres présents qui étaient assaillis pour les confessions. Il y a eu aussi davantage de personnes venant à pied, donc effectuant un véritable pèlerinage.

    (Le pèlerinage était présidé cette année par le cardinal Stanisław Ryłko, qui fut ordonné prêtre par Mgr Karol Wojtyła puis évêque par Jean-Paul II, organisateur des JMJ, secrétaire puis président du Conseil pontifical pour les laïcs, jusqu’à ce que François supprime le dicastère et l’envoie au placard. Un beau et prestigieux placard, mais placard quand même : il est archiprêtre de la basilique Sainte Marie Majeure.)

  • En Equateur

    Les députés équatoriens n’ont pas adopté hier une proposition de loi qui visait à dépénaliser l’avortement en cas de viol, inceste, insémination non consentie, ou malformation du fœtus. Il y a eu 65 voix pour, 59 contre et 6 abstentions, mais il fallait 70 voix, la majorité absolue, pour que le texte soit adopté. Fragile refus, puisqu’il suffirait que 5 des 6 abstentionnistes changent d’avis pour la loi soit votée… Dans un pays qu’on nous dit « conservateur », à « 80% catholique », où les évêques s’étaient engagés…

    Quelques dizaines de partisans de la culture de mort se sont affrontés à la police dans les rues de Quito à la suite du vote.

    (En Equateur l’avortement est autorisé en cas de viol d’une handicapée mentale, ou lorsque la vie de la mère est en danger.)

  • L’avorteur

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    Women's Health. Keep abortion legal.

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    Le Dr Ulrich Klopfer est mort le 3 septembre, à l’âge de 75 ans. Il était connu comme l’un des plus grands avorteurs des Etats-Unis. Il avait commencé dès l’arrêt Roe contre Wade, en 1973. Il exerçait dans sa clinique « Le Pavillon des femmes », à South Bend dans l’Indiana, et il avait ouvert deux autres cliniques de « santé des femmes ». En 2016 sa licence de tuer avait été supprimée après une inspection en 2014 qui avait relevé 27 infractions. Une autre inspection en releva d’autres en 2015. Lors du procès de 2016 il fut reconnu coupable de cinq chefs d’inculpation sur les neuf qui lui étaient reprochés. Il ne donnait d’analgésiques qu’aux femmes qui pouvaient les payer en extra, ou aux jeunes de moins de 16 ans. On lui reprocha d’avoir pratiqué des avortements sur des filles de moins de 14 ans sans l’avoir signalé en temps voulu. « Ce n’est qu’une affaire de paperasse », répliqua Klopfer, ajoutant de lui-même, par bravade, qu’il avait aussi avorté une fille de 10 ans mise enceinte par son oncle, et que personne n’en avait rien su parce que les parents de la fille ne voulaient pas que ça se sache.

    Lorsque la famille s’est rendue dans la propriété du médecin, à Joliet (Illinois), elle a découvert des cadavres de fœtus. La police a été alertée et en a trouvé 2.246. Sic.

    Nul ne sait pourquoi il avait conservé ces fœtus, dans sa propriété qui se trouve à plus de 160 km de sa clinique de South Bend.

    La culture de mort rend fou.

  • Deux avortoirs de moins

    Suite à la nouvelle réglementation qui interdit aux cliniques participant à un programme fédéral d’aide de pratiquer des avortements et impose une « séparation financière et physique claire » entre les services de planification familiale et les « services d'avortement », le Planning familial américain ferme deux de ses avortoirs de l’Ohio. Mais il en reste encore cinq.

  • Effet Trump

    Le Bureau des droits civiques du ministère américain dénonce la violation du droit à l’objection de conscience d’une infirmière qui a été obligée de participer à un avortement, et intime l’ordre à l’hôpital visé, le CHU du Vermont, de prendre des mesures dans les 30 jours pour respecter la loi, faute de quoi il ne recevra plus de subventions. La notification du Bureau des droits civiques est très sévère, soulignant que l’hôpital a refusé de collaborer à l’enquête, laquelle a conclu à « une grave discrimination ». Le directeur du Bureau, Roger Sevenrino, déclare qu’avant l’élection de Donald Trump il recevait en moyenne 1,25 plainte de ce type par an, « maintenant elles se comptent par centaines ».

    Il ajoute : « Forcer le personnel médical à contribuer à la mort d’un être humain lui inflige un préjudice moral qui est non seulement inutile et injuste, mais le fait en violation d’une loi fédérale existant de longue date. »

  • Pressions

    EUobserver publie un podcast intitulé Bianca’s story. Présenté ainsi : « Les femmes en Roumanie ont le droit légal à l’avortement depuis 1990. Mais beaucoup de celles qui cherchent un soin se retrouvent dans un piège kafkaïen. » Et encore : « Le travail réalisé par la journaliste d’investigations Lina Vdvîi à Bucarest montre comment les élus et les prêtres, et même les médecins, cherchent à interdire aux femmes leur droit à choisir. »

    Leur droit à choisir la mort de l’enfant. On connaît. Mais il y a maintenant aussi l’avortement présenté comme un « soin de santé ». Je vais me faire soigner : je vais tuer mon bébé. Toute femme a le droit aux « soins ».

    Et ce qui est insupportable est bien sûr que certains osent mettre en doute ce droit au soin qui tue.

    Et ce n’est pas propre à la Roumanie, ajoute EUobserver. C’est la même chose en Croatie, et même en Italie. Or « le monde compte de plus en plus sur les Européens pour donner l’exemple en matière de droits civils et d'égalité des sexes. Alors, comment cela peut-il encore se passer ? »

    C’est bien sûr parce qu’il n’y a pas assez d’Europe.

    Et l’on nous rappelle cette anomalie que « les soins de santé maternelle » (sic) et l’avortement ne sont pas explicitement mentionnés dans le traité européen. Voilà pourquoi il y a ces disparités…

    En bref, l’histoire de Bianca vise à faire pression de nouveau pour que la culture de mort soit explicitement une politique européenne garantie par le traité et obligatoire dans tous les Etats membres.

    C’est pourquoi EUobserver, notamment, mène une campagne permanente pour le « droit à l’avortement » (et les « droits LGBT »). Le podcast précédent, le 21 juillet, était intitulé « Abortion wars », les guerres de l’avortement : « Les pressions exercées sur les femmes pour qu’elles évitent de mettre fin à une grossesse non désirée s’intensifient dans des pays comme la Croatie, la Pologne et la Roumanie. » Il faut que l’UE réagisse…

  • Chimères nippones

    Le ministère japonais des Sciences et de l’Education (sic) a donné mardi à Hiromitsu Nakauchi, spécialiste des cellules souches à l’université de Tokyo (et aussi à Stanford) l’autorisation de créer des embryons hybrides homme-animal. Depuis mars dernier il était déjà permis au Japon de créer des « chimères », mais ces embryons devaient être détruits sous 14 jours, parce que, au-delà, ça poserait des problèmes éthiques. Sic.

    Il faut croire que deux mois plus tard les problèmes éthiques ont disparu… En fait Hiromitsu Nakauchi a convaincu le gouvernement que la création de chimères est parfaitement « éthique » dans la mesure où il s’agit de créer des organes « humains » pour la transplantation, puisqu’il n’y a pas assez de donneurs…

    Dans un premier temps il va cultiver des cellules souches humaines sur des embryons de rats et souris, puis il demandera l'autorisation de poursuivre ses expérimentations sur des cochons et des moutons qui produiront des organes « humains »…

  • La puberté n’est pas une maladie

    Le conseil régional du Frioul-Vénétie julienne a approuvé le 17 juillet une motion demandant au gouvernement italien d’interdire la prescription de substances qui empêchent le développement sexuel normal des adolescents (sous prétexte de « traitement de réassignation sexuelle pour les enfants souffrant de non-conformité de genre »).

    La motion souligne que « la puberté n’est pas une maladie » et qu’on ne doit donc pas l’empêcher par une chirurgie ou une médication aux effets irréversibles. Elle cite un document du Collège américain de pédiatrie indiquant que 98% des mineurs dépassent leur soi-disant « dysphorie de genre » après une puberté naturelle. (Lequel Collège dénonce le mythe du "transgendérisme", car on ne peut tout simplement pas changer de sexe.)