Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Culture de mort - Page 4

  • Ubu en Corée (du Sud)

    En Corée du Sud, l’avortement est théoriquement interdit sauf en cas de viol, d’inceste ou de risque grave pour la santé de la mère. Dans les faits la Corée du Sud est un des pays où l’avortement est une pratique courante. Il y a au moins 500.000 avortements par an (pour 51 millions d’habitants), mais comme ils sont clandestins on ne peut pas avoir de chiffre exact. Certains avancent les chiffres de 700.000 à 800.000. Une femme sur cinq dit y avoir déjà eu recours au moins une fois.

    L’an dernier, une pétition « à la Maison Bleue » (sur le site du palais présidentiel), pour abolir la loi interdisant l’avortement, a réuni 235.000 signatures. Donc au-delà du seuil des 200.000 signatures qui oblige le gouvernement à traiter de la question. Le gouvernement a demandé à la Cour constitutionnelle de statuer. C’était le 25 mai dernier, le même jour que le référendum irlandais. Mais on attend toujours la réponse de la Cour constitutionnelle.

    En attendant, le ministère de la Santé vient de « durcir » la loi. L’avortement est qualifié d'« action médicale immorale », et le médecin qui la pratique peut être suspendu pour un mois même sans condamnation pénale.

    A vrai dire on ne voit pas ce que ça change, dans un pays où l’avortement est une industrie. A moins que certains médecins comprennent tout à coup que c’est immoral ?

    En tout cas l’organisation des obstétriciens et gynécologues a réagi par… une grève des avortements. Parce que, explique la vice-présidente de l’association, ce qui est immoral c’est d’obliger des femmes jeunes ou pauvres à donner naissance à un enfant…

  • "Droit essentiel"

    Le centre hospitalier de La Flèche ne pratiquant plus d’assassinats dans le ventre des mères depuis le début de l’année, la sénatrice socialiste locale, Nadine Grelet-Certenais, a jugé « intolérable que les femmes ne puissent pas exercer leur droit essentiel parce que des médecins, au mépris de l’accès aux soins, font valoir des réticences d’ordre personnel ou éthique ».

    Maintenant c’est carrément un droit essentiel…

    Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a promis « un retour à la normale pour septembre ». Car ce qui est normal est qu’on puisse tuer les bébés où on veut et quand on veut.

    Toutefois, on remarquera la réaction du Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France. Il souligne que « la réalisation de l’avortement n’est pas un acte de soins ordinaire » et qu’elle « nécessite des médecins à qui la loi reconnaît le droit d’avoir une liberté de conscience ». Et le syndicat juge « intolérable » que cette liberté ne soit pas reconnue par la sénatrice.

    Les gynécologues, ajoute le Dr de Rochambeau, président du syndicat, s’inquiètent des récentes remises en question de la clause de conscience spécifique liée à l’avortement, au cours des discussions sur la loi Santé de 2016, et début 2017, quand le Haut Conseil à l'égalité a aussi réclamé sa suppression. Or pour le Dr de Rochambeau, qui regrette la disparition du délai de réflexion obligatoire et la suppression de la notion de détresse, « retirer la clause de conscience dans le cadre de l’IVG, c’est contraindre les médecins à en faire ». Il ajoute qu’« on ne peut pas forcer [un médecin] à supprimer la vie ».

  • L’euthanasie en Australie

    La proposition de loi qui devait permettre aux territoires de légiférer sur l’euthanasie a été rejetée au Sénat par 36 voix contre 34.

    Deux voix d’écart. Celles de deux sénateurs qui s’étaient prononcés en faveur du texte et qui ont changé d’avis…

  • La dictature des invertis

    Le 9 janvier dernier, la Cour interaméricaine des droits de l'Homme avait exhorté les Etats de la région à modifier leur législation afin de reconnaître le mariage entre personnes du même sexe.

    En conséquence de quoi, la Cour suprême du Costa Rica a déclaré inconstitutionnelle, mercredi soir, l'interdiction du mariage entre partenaires de même sexe, et demande au Parlement de modifier la loi d'ici 18 mois.

    Le président du Costa-Rica se félicite de cette décision.

    Le lobby LGBT râle, parce que c’est « une aberration juridique » de reconnaître que l’interdiction est anticonstitutionnelle et de permettre qu’elle puisse se poursuivre pendant 18 mois…

  • Pas de Pakistanais chrétiens en Irlande

    Les consulats irlandais au Pakistan ont rejeté toutes les demandes de visas de personnes qui souhaitaient se rendre à la Rencontre mondiale des familles. Il s’agissait de quelque 10.000 familles, dont 600 de l’archidiocèse de Karachi, et même celles qui avaient une lettre de recommandation du cardinal Coutts, archevêque de Karachi, ont vu leur demande rejetée.

    Le gouvernement irlandais craint que nombre de ces Pakistanais profitent de leur visa pour rester ensuite en Irlande.

    Ce qui ne manque pas de piquant, quand on sait que le Premier ministre est à moitié indien et que le Pakistan n’est qu’une scission de l’Inde. Mais tous les Indo-pakistanais (les Asiatiques, comme on dit dans les îles britanniques) ne peuvent pas être Premiers ministres d’Irlande…

    Cela dit, il vaut sans doute mieux que les catholiques pakistanais ne viennent pas en Irlande, même s’ils n’ont pas l’intention de rester. Il est inutile qu’ils découvrent un pays catholique qui a instauré le mariage des sodomites (dont l’icône est le Premier ministre) et va légaliser l’avortement, et qu’ils participent à une rencontre des familles dont un des principaux invités est un jésuite promoteur des droits LGBT dans l’Eglise…

    *

    N.B. - Je ne sais pas pourquoi j’ai écrit plusieurs fois que Leo Varadkar était à moitié pakistanais. Vérification faite son père vient de Bombay et est hindou.

  • En Argentine

    Finalement les sénateurs argentins ont tout de même rejeté, hier, le projet de loi légalisant l’avortement, qui avait été approuvé par les députés en juin. Par 38 voix contre 31 et deux abstentions.

    Pour les partisans de la culture de mort, cela veut dire que dans quelques années il passera.

    On notera le tweet écœurant d’Eric Ciotti, député de droite pure et dure à chacune des ses nombreuses apparitions à la télévision :

    Alors que le Sénat argentin a rejeté la légalisation de l'avortement, pensées à #SimoneVeil qui avait eu le courage il y a 44 ans de se battre comme personne pour faire avancer les droits des femmes. Cette niçoise d'exception restera à jamais un exemple pour l'humanité.

     

    Addendum

    Un député de la majorité a lancé dès hier l’idée d’un référendum, en se référant à l’exemple irlandais. Le Premier ministre Marcos Peña, favorable à l’avortement, a rejeté cette proposition, s’en tenant à la voie du débat parlementaire qui avait été choisie. Le président Mauricio Macri, qui est opposé à l’avortement mais avait lancé le processus, a salué la qualité du débat parlementaire et a dit qu’il se poursuivrait, pour travailler à ce que « toutes les femmes aient la possibilité de choisir et de planifier leur vie », notamment par un plan d’éducation sexuelle à l’école…

  • Au Chili

    « Si le projet de loi sur l'avortement dit libre passe, le président s'y opposera totalement et utilisera tous les moyens constitutionnels, comme il l'a déjà dit, pour empêcher que cela devienne une loi », a déclaré Andres Chadwick, ministre de l'Intérieur au Chili.

    En août 2017, après deux ans de négociations, les assemblées législatives du Chili avaient approuvé une loi dépénalisant partiellement l’avortement, le rendant possible en cas de viol, en cas de danger pour la mère ou en cas de fœtus non viable. Mais lorsque le conservateur Sebastian Piñera est revenu à la présidence en mars 2018 après quatre années de gouvernement socialiste, il a immédiatement autorisé les cliniques privées à ne pas pratiquer d’avortements pour objection de conscience.

    La ministre de la Femme et de l'Egalité des sexes, Isabel Pla, a déclaré: « Dans une démocratie, il n'est pas question de veto : le gouvernement du président Sebastian Piñera a un positionnement sur cette question qui n’a pas changé, dont les Chiliens ont eu connaissance, qu'ils continueront à connaître, et qui sera toujours le même : c'est la défense de la vie. »

  • Vendre son âme…

    Les Irlandais tiennent à rester à la pointe du progrès en ce qui concerne la subversion de la loi naturelle. Dernière nouvelle en date : les évêques acceptent désormais que leur service de conseil en mariage, Accord, accueille des invertis mâles et femelles pour les préparer au… mariage, ou pour les rabibocher en cas de problème…

    Et cela, bien sûr, pour une histoire de fric. Vous ne pouvez pas servir Dieu et Mammon, eh bien les évêques irlandais ont choisi de servir Sodome - et Mammon.

    Suite au référendum sur le soi-disant mariage entre personnes de même sexe, le gouvernement de l’inverti pakistanais Varadkar avait prévenu, via l’organisme ad hoc, Tulsa (l’Agence de l’enfant et de la famille), qu’il n’y aurait plus de subventions pour les organismes qui pratiqueraient des discriminations selon l’orientation sexuelle. Dans le collimateur, Accord, qui est non seulement l’organisme des évêques, mais celui qui reçoit, et de très loin, le plus de subventions, puisqu’il est, et de très loin, le plus important, avec ses 58 bureaux dans le pays.

    Or on apprend par le Times (de Londres...) que les évêques ont discrètement fait savoir à Tulsa que Accord « fournira des services de conseil indépendamment de l’orientation sexuelle et se conformera à l’agrément ».

  • Insidieusement

    Titre :

    Pyrénées : l'ourson sauvé est finalement décédé

    Non. L’ourson est mort. Il n’est pas décédé. Le verbe décéder est un mot de la langue administrative et juridique. On le trouve déjà beaucoup trop souvent dans les articles évoquant la mort d’une personne, parce qu’on n’ose plus parler de la « mort ». Le disparu s’en est allé…

    Mais si c’est abusif de l’employer dans le langage courant pour parler d’une personne morte, c’est proprement illégitime de l’employer à propos d’un animal.

    On voit là l’influence insidieuse, qui s’installe, de l’idéologie vegan et antispéciste qui fait partie du négationnisme actuel de l’humanité.

  • Un appel du cardinal Dolan

    Le cardinal Timothy Dolan, président de la commission des activités pro-vie de la Conférence des évêques des Etats-Unis (et archevêque de New York), a publié le communiqué suivant :

    Dès que le juge de la Cour suprême Anthony Kennedy a annoncé sa retraite, les groupes pro-avortement ont commencé à faire pression sur le Sénat américain pour rejeter tout candidat qui ne promettrait pas de soutenir Roe contre Wade. Quoique la conférence des évêques des Etats-Unis ne soutienne aucune nomination présidentielle ni ne s’y oppose, nous pouvons et devons exprimer de graves inquiétudes au sujet d'un processus de confirmation qui est grossièrement déformé par la tentative de soumettre les candidats à une mise à l’épreuve quant au soutien à Roe contre Wade.

    Chaque vendredi, du 3 août au 28 septembre 2018, j'exhorte toutes les personnes de bonne volonté à se joindre à moi pour prier afin que ce changement à la Cour suprême américaine rapproche notre nation du jour où chaque être humain sera protégé par la loi et accueilli dans la vie. Le réseau Call to Prayer de l'USCCB fera connaître des prières et un matériel pédagogique et une invitation à jeûner les vendredis à cette intention.

    Que Notre-Dame de Guadalupe intercède pour la guérison de notre nation et de notre peuple après des décennies d'avortement à la demande.