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Culture de mort - Page 4

  • L’avortement en Argentine ?

    Un projet de loi sur l’avortement (libre jusqu’à 14 semaines) a été adopté hier par les députés argentins par 129 voix contre 125. L’événement a été salué comme en Irlande par des cris de victoire et des pleurs de joie…

    Le texte doit toutefois maintenant aller au Sénat, où il n’est pas du tout assuré de passer.

    Mais l’ancienne présidente Cristina Kirchner, avec les autres sénateurs de son groupe, met tout son poids dans la balance. Alors qu’elle et son mari avaient toujours rejeté l’idée même d’un simple débat au Parlement sur cette question, elle annonce qu’elle et ses amis voteront le projet de loi, car, souligne un sénateur, il répond « à une demande de la société qui s'est exprimée massivement à travers des Collectifs de femmes »…

  • Jusqu’à la lie

    En août prochain aura lieu à Dublin, capitale du seul pays au monde qui ait légalisé l’avortement par référendum, la 9e Rencontre mondiale des familles. « Amoris laetitia est le thème directeur des trois jours du congrès pastoral et de tous les sujets choisis ».

    Il y aura évidemment le pape, et quelque 200 orateurs. Dans le programme, deux seulement sont nommés : le cardinal Tagle, et… le Père James Martin, le célèbre militant LGBT du clergé américain (et consulteur de la salle de presse du Vatican par la grâce de François).

    Sur Twitter, le Père Martin se dit « ravi d’accepter l’invitation du Vatican et de l’archidiocèse de Dublin » à parler « sur le sujet : comment l’Eglise peut accueillir les familles qui ont des membres LGBT ». Cela « envoie un message puissant de la part du Vatican envers les catholiques LGBT, leurs parents et leurs familles : vous lui appartenez et vous êtes les bienvenus ». Mon allocution aura pour titre : “Faire bon accueil et montrer du respect dans nos paroisses aux gens LGBT+ et leurs familles”. »

    L’archevêque de Dublin, Mgr Diarmuid Martin, président de la Rencontre, a rappelé que le livre du P. James Martin a reçu l’approbation de trois cardinaux américains, dont le cardinal Kevin Farrell, préfet du Dicastère pout les laïcs, la famille et la vie.

  • Irlande du Nord

    Les uns et les autres attendaient avec espoir ou appréhension ce qu’allait décider la Cour suprême du Royaume Uni, saisie par la Commission des droits de l'Homme d'Irlande du Nord, suite au référendum d’Irlande. L’avortement va être désormais quasiment totalement libre dans les îles britanniques, sauf en Irlande du Nord où il est quasiment totalement interdit : La Cour suprême devait dire si l'interdiction de l’avortement même en cas de viol, d'inceste ou de malformation grave du fœtus était compatible avec la Convention européenne des droits de l'Homme.

    Raté. La Cour suprême a jugé que la Commission des droits de l'Homme n’était pas habilitée à engager une procédure de cette nature.

    Une majorité des juges a toutefois tenu à dire que si la Commission avait été compétente, ils auraient jugé la législation nord-irlandaise incompatible avec la Convention européenne des droits de l'Homme en cas de viol, d'inceste et d'anomalie mortelle du fœtus, mais pas en cas d'anomalie grave.

    Il est vraisemblable que la Cour suprême ait voulu aussi (voire d’abord) éviter de plonger le Royaume-Uni dans une crise politique majeure, sachant que le gouvernement n’est majoritaire que grâce aux députés protestants d’Irlande du nord qui sont tout aussi farouchement pro-vie que pro-Brexit… et au moment où précisément le problème de la frontière de l'Irlande du Nord avec l'UE paraît insoluble.

  • Eglise invertie

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    Un « pèlerinage » pour les invertis, seuls ou en couple, et leurs familles et amis. Avec l’évêque.

    Pèlerinage avec la présence de Monseigneur Blaquart et l’intervention de Jean Michel Dunand, prieur de la communion Bethanie. Il se déroulera à Saint Jean de Braye une marche le long de la Loire, temps de réflexions, discussions sur le thème, pique nique dans le Parc des Longues Allées, puis intervention de Jean Michel Dunand et échanges avec Monseigneur Blaquart.

    Une célébration eucharistique à la chapelle Saint François conclura dans la prière cette journée de cheminement avec le Christ.

    C’est organisé par « Réflexion et partage (homosexualité et foi chrétienne) » qui milite ouvertement, sur le site même du diocèse, pour que l’Eglise reconnaisse enfin les relations sexuelles entre personnes de même sexe.

    On remarquera l’immonde référence aux « pèlerins d’Emmaüs ». Dessin à l’appui. Comme si le Christ avait en quelque sorte béni leur union sur le chemin… Le chapitre 19 de la Genèse est pourtant clair sur le genre de bénédiction que ces gens-là peuvent attendre. Et l’évêque d’Orléans aura sa part.

  • Sans langue de bois

    Lorenzo Fontana, le nouveau ministre italien de la Famille, à peine nommé, a dit clairement ce qu’il pensait de… la famille.

    « Les familles arc-en-ciel n'existent pas dans la loi italienne », a-t-il dit au Corriere della Sera.

    La veille, il avait déjà dit que « les familles sont celles qui sont naturelles, où un enfant doit avoir un père et une mère », et que « la famille naturelle est attaquée » par les militants LGBT qui « veulent nous dominer et effacer notre peuple ».

    Et il a souligné aussi qu’en tant que catholique il donnerait des moyens à tous les organismes qui « tentent de dissuader les femmes d’avorter », car « l’avortement est la première cause de féminicide au monde ».

    Bien entendu, tous les tenants de la culture de mort sont furieux. Mais on n’a pas apprécié non plus du côté du M5S, où l’on rappelle sèchement que la question des unions entre personnes de même sexe ne figure pas dans le programme de gouvernement élaboré avec la Ligue.

    Matteo Salvini a habilement donné raison à tout le monde :

    « En tant que père, je suis soucieux qu'un enfant grandisse entre un père et une mère, mais la question n'est pas au programme du gouvernement. »

    En tout cas les pro-vie savent qu’ils ont un allié, et qui ne se cache pas.

  • Vendeur de mort

    Ludwig Minelli, le fondateur de l’entreprise de « suicide assisté » Dignitas, était accusé de gagner trop d’argent avec son petit commerce et de verser des salaires disproportionnés. Car en Suisse le « suicide assisté » est autorisé à condition de n’avoir aucun « mobile égoïste ». Le procès était l’occasion de définir « à partir de quel montant on peut considérer qu’un honoraire s’apparente à un mobile égoïste », et de « déterminer si le fonctionnement de Dignitas est conforme à la loi ».

    Mais le juge a considéré que les montants du financement des différentes activités de l’organisation étaient « acceptables », et les salaires de MInelli « pas excessifs au regard de sa fonction de chef ». Quant à l’Allemande qui a donné 100.000 francs pour son euthanasie, « rien ne permet de prouver que Ludwig Minelli ait agi en vue d’obtenir ce don ». En conclusion : « Ce n’est pas à l’accusé de démontrer qu’il a agi par altruisme (sic), c’est à l’accusation de prouver qu’il était poussé par des mobiles égoïstes prédominants ».

    Minelli était donc poursuivi à tort, et l’Etat va rembourser les 135.000 francs de ses frais d’avocat, et lui donner 500 francs à titre de réparation…

  • Greffes

    Au Royaume Uni, les premières greffes d’utérus de donneuses vivantes devraient être pratiquées d’ici la fin de l’année 2018, a annoncé Richard Smith, gynécologue au Queen Charlotte's et au Chelsea Hospital de Londres. En 2015, 10 transplantations ont été autorisées à partir d’utérus provenant de « donneuses décédées dont le cœur battait encore ».

    On appréciera la rare précision du propos. Oui, les greffes se font avec des organes de gens qui sont légalement morts mais dont le cœur bat encore…

  • Ville de honte

    La Ville de Paris aura pour la première fois un char à la Marche des Fiertés à la fin du mois dans la capitale, a décidé le Conseil de Paris. Sur proposition du groupe écologiste…

    Ce sera le 30 juin. Les trois jours précédents, l'Hôtel de Ville accueillera la Conférence internationale de l'European Gay Police Association (EGPA).

    La capitale accueille également l'événement sportif des Gay Games en août.

  • Coup double

    La Cour suprême des Etats-Unis a pris hier deux décisions allant dans le bon sens.

    En ce qui concerne l’adolescente mexicaine entrée illégalement sur le territoire américain pour se faire avorter, la Cour a annulé l’arrêt de la cour d’appel fédérale qui lui permettait d’avorter. Cet arrêt était du 24 octobre. La jeune fille avait avorté le lendemain matin, ce qui avait court-circuité l’action du ministère de la Justice. (La décision de la Cour suprême est « per Curiam », donc anonyme et a priori unanime.)

    Dans l’interminable procès du pâtissier qui en 2012 avait refusé de confectionner un gâteau pour une paire d’invertis militants, la Cour suprême donne raison au pâtissier, et c’est une grosse surprise, par 7 voix contre 2. C’est le juge Kennedy, dont on ne sait jamais de quel côté il va pencher, qui s’est exprimé au nom de la majorité. Il a souligné que la loi et la Constitution peuvent, et en certains cas doivent, protéger les personnes et les couples gays dans l’exercice de leurs droits civils », mais que « les objections religieuses et philosophiques au mariage gay sont des opinions protégées (« protected views ») et en certains cas des formes d’expression protégées ». Or la Commission des droits civiques a fait preuve d’hostilité envers les convictions du boulanger en le condamnant et en lui demandant de suivre une formation contre les discriminations. Quant à savoir si une entreprise commerciale peut ou non refuser de servir des gays, la Cour suprême dit qu’il faut attendre « une élaboration ultérieure ».

    Ce second arrêt est d’une grande importance. Les militants LGBT se sont aussitôt inquiétés de son impact sur les législations en cours dans plusieurs Etats pour permettre aux agences d’adoption de refuser aux paires d’invertis d’adopter des enfants…

  • Une Charte des droits de l’enfant inguérissable

    Suite à l’affaire Alfie Evans, l’hôpital pédiatrique du Bambino Gesù de Rome (dépendant du Vatican), a élaboré une « Charte des droits de l’enfant inguérissable » et a organisé lundi un séminaire réunissant médecins, chercheurs, bioéthiciens, politiques italiens et prêtres pour la promouvoir dans le but de mettre en place un « réseau international » d’établissements qui s’engageraient à la respecter.

    La Charte proposée vise à garantir les droits des enfants sans possibilité de guérison, qui conservent le droit de bénéficier des soins de base – alimentation et hydratation – y compris en phase terminale. Elle comprend dix points, dont :

    • l’importance de l’ « alliance thérapeutique » entre la famille du patient et le médecin, avec une « pleine participation » dans le parcours de soins,
    • le droit à un « second avis » et un approfondissement du diagnostic,
    • Le droit de choisir la structure de santé de son choix, y compris dans un autre pays,
    • l’accès aux soins expérimentaux et palliatifs,
    • le droit à un accompagnement psychologique et spirituel.