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Culture de mort - Page 4

  • En Virginie-Occidentale

    Les députés de Virginie-Occidentale ont adopté hier par 75 voix contre 25 (dont 9 démocrates) un amendement constitutionnel intitulé « Pas de droit constitutionnel à l’avortement », ainsi libellé : « Rien dans cette Constitution ne garantit ou ne protège un droit à l'avortement ou ne requiert le financement de l'avortement. »

    Le texte a déjà été adopté par les sénateurs de l’Etat, le 9 février, par 25 voix contre 9.

    Voté par plus des deux tiers des élus, il n'a pas besoin de l'approbation du gouverneur, et sera soumis à référendum le 6 novembre, lors des élections de mi-mandat.

    Cette procédure va de pair avec un projet de loi qui a été déposé en même temps, qui vise à interdire le financement de l’avortement par fonds publics (Medicaid), dès que la mesure ne pourra plus être attaquée sur le plan constitutionnel. (Car en 1993 la Cour suprême de l’Etat avait annulé la loi interdisant le financement de l’avortement par Medicaid.)

    Depuis un an il n’y a plus qu’un seul avortoir en Virginie-Occidentale.

  • Les médecins de la mort

    Il passe en ce moment à la télévision une publicité de l’Ordre des médecins, version courte de celle de 2015. Avec le slogan final : « Médecins, notre engagement c’est pour la vie ». Au cours du spot est dite la phrase du serment d’Hippocrate où le médecin affirme à propos de ses patients : « Je ne tromperai jamais leur confiance. » Cette publicité me fait bondir chaque fois que je la vois.

    Votre engagement pour la vie, quand vous massacrez tous les jours ?

    Vous ne trompez pas la confiance du fœtus, du plus faible d’entre nous, quand vous l’assassinez ?

    Et comme si cela ne suffisait pas, maintenant c’est l’euthanasie. La loi Leonetti est déjà caduque, il faut une vraie loi de vraie euthanasie, bien saignante, pour tuer les malades et les vieux. Pas moins de 156 députés ont signé une tribune, publiée le 28 février dans Le Monde, demandant une telle loi. La tribune émane de Jean-Louis Touraine, médecin franc-maçon militant de la culture de mort, auteur d’une des propositions de loi qui reviennent régulièrement sur le bureau de l’Assemblée nationale.

    C’est le même Jean-Louis Touraine qui a été chargé d’une mission sur le prélèvement d’organes. Car les deux choses sont étroitement liées. Le militant de l’euthanasie Jean-Louis Touraine est professeur de médecine au département de transplantation de l'université Claude Bernard de Lyon, et président de l’association France Transplant. Il faut euthanasier parce qu’on a besoin d’organes.

    Lors d’une conférence à l’Académie royale de Médecine de Belgique le 20 février dernier, le professeur Jean-Bernard Otte a précisément évoqué le sujet. Jean-Bernard Otte, spécialiste des greffes de foie, est membre du comité d’éthique (sic) des cliniques Saint-Luc (sic). Il a fait savoir que depuis 2005 les organes d’une quarantaine de personnes euthanasiées avaient été prélevés, « offerts spontanément » par les patients. Mais bien sûr il faut aller plus loin : l’euthanasie est « une source potentielle d’organes de plus en plus importante ». Et il a exposé « l'interrogation du comité d’éthique de Saint-Luc quant à la possibilité, pour les médecins, d’évoquer eux-mêmes, à leurs patients, la possibilité de donner leurs organes, dès lors que ces patients auraient vu leur demande d'euthanasie validée ».

    Mais ce n’est encore qu’une étape. Dans l’assistance un médecin a dit qu’il fallait envisager d’« extraire les organes du patient à euthanasier avant sa mort, sous anesthésie générale ».

    En effet, le gros problème du prélèvement d’organes, c’est qu’il doit être réalisé juste après la mort (dont on a changé la définition pour cette raison même), sur un corps dit mort qu’on maintient en survie. Le médecin belge a trouvé la solution : prélever avant la mort, tuer le patient en lui arrachant ses organes. Là on a tout le temps…

    Tandis que de l’autre côté on va vers la dépénalisation du « néonaticide », ou « avortement après la naissance »…

  • Echec au genre

    La Bulgarie et la Slovaquie ont annoncé qu’elles ne ratifieront pas la Convention du Conseil de l’Europe « sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique », qui fait un dogme de l’idéologie du genre et de son enseignement à l'école.

    C’est d’autant plus remarquable que la Bulgarie assure en ce moment la présidence tournante de l’UE.

    La résolution du Parlement européen qui approuvait la décision du Conseil européen de ratifier ce texte au nom de l’UE (qui l’a signé en juin 2017) est donc nulle et non avenue, comme la décision du Conseil, puisqu’il aurait fallu l’unanimité des Etats membres.

    On constate que la Grèce, la Tchéquie, la Lituanie, la Lettonie, la Hongrie, la Croatie, mais aussi la Grèce, l’Irlande et même le Luxembourg (et le Royaume-Uni), n’ont toujours pas ratifié ce texte de 2011 qu’on peut donc désormais jeter à la poubelle.

    Hors UE, on se souvient que le Parlement ukrainien l’avait rejeté, refusant les « droits LGBT ».

  • L’Irlande vers l’avortement

    Le ministre irlandais de la Santé (sic) a annoncé que le projet de loi organisant le référendum sur l’avortement sera rendu public le 6 mars. Le même jour sera rendu public le projet de loi qui sera soumis au vote du Parlement si les Irlandais abrogent le 8e amendement de la Constitution.

    Bien sûr il n’y a pas de projet de loi prévu pour le cas où les Irlandais voteraient contre l’abrogation de l’amendement qui protège la vie…

    Le référendum pourrait avoir lieu le 25 mai.

  • Raté !

    Cela fait un an qu’a été promulguée la loi liberticide contre le délit numérique d’« entrave à IVG ». L’idée était de fermer les sites internet qui osent conseiller aux femmes enceintes de garder leur bébé.

    Mais voilà. La mère Rossignol qui avait fait voter la loi par d’indignes parlementaires doit reconnaître que « le texte est difficile car il est contraint par les principes généraux sur la liberté d’expression ».

    Cela veut dire qu’on n’a trouvé aucun site qu’on puisse faire condamner sans condamner le principe même de la liberté d’expression, or (regrets) on n’est pas encore dans un Etat totalitaire...

    Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé : les sites qui veulent aider les femmes en difficulté à garder leur enfant sont la cible régulière de faux témoignages et d’appels cherchant à les piéger…

    Le seul résultat tangible est que le site gouvernemental de propagande pour l’avortement est en tête des recherches sur Google, puisque le gouvernement a les moyens d’y arriver. Mais ce n’était pas la peine de faire une loi pour ça…

  • Dans l’Ohio

    Le lobby américain laïcard de la culture de mort ACLU (Union américaine pour les libertés civiles) intente une action en justice contre l’Etat de l’Ohio pour faire annuler la loi, entérinée par le gouverneur le 22 décembre dernier, interdisant les avortements de fœtus porteurs de trisomie 21.

    On s’y attendait. C’est fait.

    La plainte est déposée auprès de la cour fédérale du district sud de l’Ohio, au nom des avortoirs de l’Etat, dont bien sûr le Planning familial.

    Le résultat est incertain. Une loi similaire votée dans l’Indiana en 2016 a été bloquée par un juge fédéral. Mais celle du Dakota du Nord, entrée en vigueur en 2013, n’a pas été contestée (il faut dire aussi que c’est un Etat où il ne subsiste qu’un seul avortoir).

  • L’euthanasie macronienne

    Mardi dernier avait lieu à l’Elysée le premier des trois dîners organisés par Emmanuel Macron dans le cadre de la révision des lois de bioéthique : sur l’euthanasie, sur la PMA, sur l’intelligence artificielle.

    Extraits du récit de La Vie :

    Comme le Président l’avait promis lors de ses vœux aux autorités religieuses, les cultes aussi ont eu leur place. Le président de la Fédération protestante de France François Clavairoly, le président du Conseil Français du culte musulman (CFCM) Ahmet Ogras, ainsi que le grand rabbin Haïm Korsia étaient présents. Pour l’Église catholique, c’est finalement Michel Aupetit qui a participé. L’archevêque de Paris remplaçait Georges Pontier, président de la conférence des évêques, initialement invité. En revanche, aucun représentant de la franc-maçonnerie n’avait été convié… 

    « Cela m’inquiète, assure Philippe Foussier, grand maître du Grand Orient de France. Les cultes sont en décalage avec les aspirations profondes de la société, il y a un risque de radicalisation du débat sur ces sujets sensibles, convier les cultes en priorité c’est prendre le risque d’un débat qui monte en tension. » Et de déplorer « une grande confusion entre le temporel et le spirituel, un retour à l’esprit concordataire. » Si Philippe Foussier n’a pas reçu de bristol, plusieurs convives partageant la même ligne étaient présents comme l’un de ses amis, le député LREM et président du groupe d’études sur la fin de vie à l’Assemblée Jean-Louis Touraine, franc-maçon assumé. Il était placé à côté du Président et choyé : Emmanuel Macron l’a immédiatement tutoyé et a échangé avec lui quelques clins d’œil complices. Assis à la gauche de la ministre Agnès Buzyn dînait le militant pro-euthanasie Jean-Luc Romero, président de l’association pour le droit à mourir dans la dignité. 

    Noëlle Châtelet, dont la présence avait été suggérée à Emmanuel Macron par Jean-Louis Touraine, a longuement témoigné sur le cas de sa mère qui avait choisi de se suicider. Présente aussi, Christiane Vienne, ministre wallonne de la santé de 2004 à 2007 fit part de son expérience sur l’aide active à mourir dans son pays.

    Michel Aupetit en est resté à son expérience de médecin, de ce qu’il a pu observer des soins palliatifs, insuffisamment développés, pour faire valoir le point de vue de l’Église catholique. Pourtant ce n'est pas l'archevêque de Paris mais le Grand rabbin de France qui a mis les pieds dans le tartare mi-cuit de langoustines aux agrumes, le filet de daurade au curry et la douceur citron praliné. Haïm Korsia est monté au créneau en rappelant son opposition totale à l’euthanasie : « Toute l'éthique médicale est basée sur le refus absolu de ce qui s'est passé dans les camps de la mort et plus particulièrement à Auschwitz. » En évoquant le code de Nüremberg, il a rappelé le contexte historique et les fondements qui sous-tendent l’appréciation de l’éthique médicale d’aujourd’hui. Et il n’a pas hésité à lâcher le mot « assassinat », feignant un lapsus, mais provoquant des remous indignés autour des verres de Corton grand cru 1999.

  • Titres…

    Les quatre titres de la newsletter de LifeSite reçue ce jour :

    • Des preuves montrent que le pape François est au premier chef responsable de l’occultation des abus sexuels au Chili.

    • Cardinal Zen : « Une Eglise schismatique avec la bénédiction du pape, ce sera horrible. »

    • Un membre de la nouvelle Académie du Vatican pour la vie appelle à l’avortement dans certains cas de viol et de handicap.

    • James Martin : « Les gens prennent la Bible hors contexte sur l’homosexualité. »

  • GPA et nationalité

    Le 20 août 2013, le ministre de l’Intérieur avait rejeté la demande de naturalisation d’un Russe qui avait eu recours dans son pays d’origine à la gestation pour le compte d’autrui. Cet homme a contesté cette décision devant le juge administratif qui a rejeté sa demande, en première instance, puis en appel.

    La cour administrative d’appel de Nantes a répondu par l’affirmative à la question de savoir si une demande de naturalisation peut être refusée au motif que le demandeur avait eu recours à la GPA à l’étranger. Le motif est que le recours à la GPA méconnaît un principe essentiel du droit français : l’indisponibilité du corps humain, de sorte que Les conventions de GPA sont interdites en France et sont sanctionnées pénalement.

    « Pour refuser à M. E... l’acquisition de la nationalité française, le ministre chargé des naturalisations a pu, dans son large pouvoir d’appréciation et compte tenu des dispositions du code civil et du code pénal prohibant le recours à la gestation pour autrui, prendre en compte, sans commettre d’erreur de droit, ni d’erreur manifeste d'appréciation, le fait que le postulant avait eu recours dans son pays d’origine à la gestation pour le compte d’autrui ; que la circonstance que cette procédure serait autorisée dans le pays d’origine du postulant est sans incidence à cet égard. »

    Réjouissons-nous vite avant que ça change…

    (Dalloz, via Gènéthique)

  • Un exemple à suivre

    Une contribuable de Nantes avait saisi le tribunal administratif de Nantes pour que soit invalidée la subvention de 22.000€ allouée par le conseil municipal au lobby LGBT local.

    J’avoue que je n’en aurais même pas eu l’idée, en pensant que la justice ne peut que balayer une telle demande tellement contraire au vivre ensemble et à la nécessaire lutte contre les discriminations à laquelle participent les militants LGBT, etc., etc., sans compter leur valeureuse lutte contre le sida, etc., etc.

    Mais la dame de Nantes, parmi les griefs généraux et balayables qu’elle mettait en avant, soulignait in fine que l’association en question « apporte son soutien à la gestation pour autrui, pratique illicite pénalement sanctionnée ».

    Le tribunal n’a pu que constater le fait. Or la justice ne peut pas avaliser une subvention publique à un organisme qui promeut ouvertement et concrètement des actions illégales… Par conséquent le tribunal administratif a annulé la subvention « sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête ». (Texte intégral sur Breizh Info.)

    Naturellement, la ville de Nantes fait appel, au nom du respect des « principes de la liberté d’association et de la liberté d’expression ».

    Mais il est donc possible d’agir. Et il serait excellent que partout il y ait un contribuable qui saisisse le tribunal administratif contre ce lobby, après avoir vérifié qu’il fait bien la promotion de la GPA.