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Culture de mort - Page 3

  • Au Mississippi

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    Le gouverneur du Mississippi, Phil Bryant, a signé hier la loi qui interdit l’avortement après 15 semaines de gestation, avec pour seules exceptions le cas d’un fœtus ayant des problèmes de santé « incompatibles avec la vie » à la naissance, ou si l’une des « fonctions corporelles majeures » de la femme est menacée. Ce qui fait de cet Etat celui qui a la législation la plus restrictive des Etats-Unis.

    Le texte avait été approuvé par 76 députés contre 34 et 35 sénateurs contre 14.

    En signant le texte, le gouverneur a dit : « Nous allons probablement être attaqués en justice dans une demi-heure environ. »

    De fait, dans l’heure qui a suivi, l’unique avortoir de l’Etat a annoncé qu’il lançait une procédure judiciaire pour faire annuler cette loi qui contrevient aux jugements fédéraux conformes à la jurisprudence de la Cour suprême (qui est qu’on ne peut pas restreindre l’avortement en dessous du seuil de viabilité du fœtus, à savoir 20 semaines environ).

  • En Grèce

     

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    Il y a encore des pays de l’Union européenne où la liberté d’expression n’est pas un vain mot. Par exemple la Grèce, où un évêque poursuivi pour homophobie par 8 militants LGBT a été relaxé.

    Mgr Ambroise, évêque de Kalavryta en Achaïe, en décembre 2015, avait écrit sur son blog à propos de la discussion de la loi sur le Pacs local :

    Crachez leur dessus ! Rabaissez-les ! Votez contre eux ! Ils ne sont pas humains ! Ce sont des monstres de la nature ! Mentalement et spirituellement malades ! Ce sont des malades mentaux !

    Le moins qu’on puisse dire est que le propos est violent, et, il faut le dire, pas très catholique… Chez nous la condamnation serait sévère.

    Au tribunal d’Aigion, Mgr Ambroise a été relaxé des charges d’incitation publique à la violence et abus de fonctions ecclésiastiques. Les juges ont suivi le procureur qui avait souligné que le propos s’adressait non aux invertis mais aux députés, et considéré qu’il n’y avait pas d’appel à la violence. L’évêque avait insisté sur le fait que son appel à cracher sur les invertis était « métaphorique » (en grec !) – il demandait aux députés de rejeter le texte - et que tout le monde l’avait compris puisque personne ne l’a pris au mot.

    D’autre part les maires de Kalavryta et de Aigion ont témoigné du travail social spectaculaire de l’évêque dans les deux villes, où l’aide est fournie sans aucune discrimination.

    Mgr Ambroise est coutumier de propos « incorrects ». L’année suivante, il avait dénoncé le blasphème d’une affiche de la « gay pride » de Thessalonique qui montrait un crucifix avec à la place de l’inscription « I.N.R.I. » le drapeau arc-en-ciel. Il disait :

    Les dévots et les adeptes du rapport intime rugueux, connu sous le nom de Gays, nous provoquent encore une fois ! Ils organisent encore une fête des homosexuels à Thessalonique, à savoir une fête de l’anormalité et du déshonneur, la 5e de ce type, annoncé comme un «fête de fierté» !!

    En d'autres termes, ce genre de gens éthiquement anormaux du point de vue du christianisme, qui sont dans le prolongement de ceux qui vivaient autrefois à Sodome et Gomorrhe, nous défient et s’exhibent devant nous avec fierté, et comme ils disent, ils vont célébrer leur passion ! Mais ce n’est pas de la fierté, comme ils le prétendent, c’est être impudique et scandaleux ! Malheureusement, l'impudeur est aujourd'hui “à la mode” !!!! Dans quelques années, à la façon dont les choses se passent, les gens normaux et physiologiques courront se cacher tandis que les anormaux nous doubleront et auront le contrôle, avec leur orgueil odieux.

    En 2014 il avait dénoncé la loi dite antiraciste :

    Avec la nouvelle loi qui entre en application, ceux qui parleront de la patrie et de patriotisme risqueront la prison. Un prêtre qui parlerait en chaire contre les Témoins de Jéhovah ou d’autres religions peut être déclaré raciste et emprisonné. Bientôt nous deviendrons des étrangers dans notre patrie. Je ne sais pas si je vivrai assez pour voir cela, mais vos enfants seront sûrement esclaves des musulmans. La Grèce est en train de disparaître, la foi est en train de disparaître… Gardez la flamme de la patrie et de la foi.

    En octobre dernier, appuyé par son clergé unanime, il avait fait sonner les cloches de toutes les églises de son diocèse, à midi, pendant une semaine, pour protester contre une loi qui permet de changer de genre plus facilement. C’est un « fait satanique » qui conduira à « la destruction de la cohésion sociale et à la nécrose spirituelle de l’homme », avait-il dit, tandis que tous les prêtres signaient un texte disant:

    C'est une inspiration scandaleuse de changer de genre en quelques minutes, par une simple déclaration, si contraire au don de Dieu aux personnes. Qui a une « dysphorie de genre » est un malade mental.

  • Aux Philippines

    Le Parlement philippin espère boucler la loi sur le divorce « avant Pâques ». Sic. La conférence des évêques a publié une déclaration affirmant l’opposition résolue de l’Eglise, présentée par son président, Mgr Romulo Valles, archevêque de Davao, dont les propos, pour n’être que de bon sens, sont dans la situation actuelle très remarquables.

    « Dans un contexte où le divorce est présenté comme une option facile, les mariages et les familles sont voués à se dissoudre plus facilement », souligne-t-il. Les évêques demandent aux législateurs « qu'ils considèrent la possibilité que le divorce, bien qu'il puisse en effet fournir des recours juridiques rapides pour certains "mariages ratés", pourrait finir par détruire même les mariages qui auraient pu être sauvés par le dialogue ou l'intervention de la famille, des amis, de pasteurs et de conseillers. Même les couples dont le mariage est apparemment réussi regardent souvent en arrière et se rappellent les innombrables défis qui auraient presque amené leur relation à un point de rupture s'ils n'avaient pas appris à transcender les blessures personnelles par la compréhension et le pardon. » « Plus d'enfants grandiront désorientés et privés des soins de leurs deux parents», dit-il encore.

    L’une des grandes associations catholiques, Couples pour le Christ, a également publié une déclaration disant notamment : « Le mariage, bien que régi par les lois civiles et religieuses, ne provient ni de l'Église ni de l'État, mais de Dieu. Par conséquent, ni l'Église ni l'État ne peut modifier la définition intrinsèque du mariage, avec son indissolubilité. »

  • Dans l’Ohio

    Un juge fédéral de Cincinnati a suspendu la loi de l’Etat qui interdit l’avortement des fœtus trisomiques (loi signée par le gouverneur John Kasich le 22 décembre dernier ; un an avant il avait signé la loi interdisant l'avortement après 30 semaines).

    Le juge Timothy Black avait été saisi par les avortueurs de l’Ohio. Dans un texte de 22 pages, il explique que la loi viole un arrêt de la Cour suprême disant qu’un Etat ne peut pas empêcher une femme de prendre la décision d’avorter avant que le fœtus soit viable. Et à l’avocat du gouvernement de l’Etat qui faisait valoir que la nouvelle loi est contre les discriminations et protège les trisomiques, il a répondu que « l'intérêt de l'État pour la vie potentielle - vu comme anti-discrimination ou non - ne devient pas contraignant avant la viabilité ». Et Timothy Black insiste : « L'Etat ne peut pas dicter les facteurs qu'une femme est autorisée à prendre en considération pour faire son choix. La tentative de l'Etat de faire des exceptions à un droit catégorique là où il n’en existe pas échoue en matière de droit. »

    Bref, l’avortement est un droit catégorique qui ne souffre aucune exception au moins tant que le fœtus n’est pas viable…

    Timothy Black a été nommé par Barack Obama. Il s’était fait connaître notamment en 2013 en obligeant l’Etat de l’Ohio à reconnaître le « mariage » d’invertis (dans un autre Etat) sur les certificats de décès (alors que la constitution de l’Ohio définit le mariage comme l’union entre un homme et une femme). Il s’agissait de la rocambolesque histoire de Jim Obergefell et John Arthur, qui s’étaient « mariés » dans un avion dans le Maryland avant que le second meure de la maladie de Charcot. Le cas Obergefell contre Kasich était l’un de ceux qui ont conduit la Cour suprême à imposer le « mariage » des invertis sur tout le territoire américain.

    Mais l’affaire n’est pas terminée. Le président de Droit à la Vie de l’Ohio a déclaré : « Heureusement, nous avons le procureur général pro-vie Mike DeWine, qui défendra avec force notre loi afin de protéger les besoins particuliers de notre communauté : ce n'est pas la fin, ce n'est que le début. »

    « Alors que nous examinons cette décision pour déterminer notre action à venir, le bureau du procureur général de l'Ohio continuera à défendre avec vigueur la loi de l'Ohio », a déclaré le porte-parole du procureur général.

  • La Schiappa

    Je n’avais pas l’intention d’évoquer le discours sans surprise de Marlène Schiappa devant la commission de la condition de la femme à l’ONU. Elle a évidemment dénoncé les pays qui entravent le « droit à l’avortement » et le « populisme » qui menace les droits des femmes.

    Mais Gènéthique a remarqué que dans ce discours la Schiappa a annoncé que la France allait contribuer à hauteur « de 10 millions d’euros supplémentaires en faveur de l’initiative "She decides" pour les droits sexuels et reproductifs ».

    ("She decides" – c’est la femme qui décide de tuer son enfant ou pas - est l’initiative qu’avait lancée Liliane Ploumen pour contrer la décision de Donald Trump d’interdire le financement des ONG internationales pourvoyeuses d’avortements. Depuis lors Liliane Ploumen est devenue commandeur de l’ordre de saint Grégoire le Grand de par la grâce de François.)

    10 millions d’euros supplémentaires ? Lors du lancement de l’initiative, il y a un an, la France n’avait rien promis. C’est donc subrepticement que de l’argent des contribuables a été donné aux avortueurs du tiers monde. Et on leur donne donc 10 millions de plus…

  • Sursaut irlandais

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    Je n’avais pas guère porté attention à la manifestation irlandaise contre l’avortement, samedi dernier, ayant aperçu qu’il y avait eu « quelques milliers » de participants, puis « au moins 10.000 » selon les agences.

    Comme on le voit sur la photo, The Independant reconnaît 100.000 participants. Or ce journal ne peut être suspecté de sympathies pro-vie…

    Il se trouve que 100.000 personnes dans la rue à Dublin pour appeler à dire non au référendum, c’est véritablement énorme.

    Du reste, dans le reportage publié par Life Site, les organisateurs n’en reviennent pas eux-mêmes.

    La porte-parole de la campagne « Sauvez le huitième » (amendement), Niamh Uí Bhriain, a déclaré que la proposition du gouvernement a « réveillé un géant endormi » et que maintenant on attendait une « vague de volontaires » pour mener une grande campagne pour le non. Elle a ajouté : « Ces chiffres énormes sont un soulèvement du peuple contre les médias et les élites politiques et contre la puissante industrie internationale de l'avortement qui a versé des millions de dollars dans une campagne contre nos lois pro-vie. L'Irlande est à un moment décisif de son histoire, et nous demandons aux gens de rejeter l'industrie de l'avortement et d'exiger une meilleure réponse pour les mères et les bébés. »

    Il y avait là des médecins, dont Maire Neasta Nic Gearailt qui a brandi un bon de 100 euros qu’elle allait envoyer à Catherine Noone, la sénatrice présidente de la commission sur l’avortement, pour qu'elle se paie des lunettes, parce qu'elle a déclaré qu’elle n’avait pas pu trouver un seul médecin favorable au maintien du 8e amendement.

    Parmi les orateurs il y avait Charlotte (Charlie) Fien, la trisomique devenue célèbre après son allocution devant la commission des droits de l’homme de l’ONU en mars 2017.

  • En Allemagne

    Aussi curieux que ça paraisse, le premier heurt entre les partenaires de la nouvelle grande coalition allemande (qui est la même que l’ancienne) concerne… l’avortement.

    En effet, le SPD n’a rien trouvé de plus urgent que de déposer subrepticement au Bundestag une proposition de loi abrogeant l’article 218a du Code pénal qui interdit la publicité pour l’avortement. La réaction est plutôt vive à la CDU. Elisabeth Winkelmeier-Becker, porte-parole du groupe, a parlé d’un « début sans confiance » de la coalition : « Je ne pensais pas que le nouveau chef du groupe, Andrea Nahles, mettrait d’abord son nom sous une motion visant à réduire la protection de l’enfant à naître. »

    Naturellement les Verts et la Gauche appuient la proposition du SPD.

    Cette initiative vient de la condamnation fin novembre d’une femme médecin, Kristina Hänel, qui se présente elle-même comme « docteur de l’avortement », à 6.000 € d’amende pour publicité pour l’avortement sur le site internet de son cabinet. Elle a alors monté une pétition contre l’article 218a, qui a recueilli plus de 150.000 signatures et qui a été remise au Bundestag.

    En fait, la CDU se dit prête à modifier l’article 218a pour distinguer la « publicité » de l’« information »… Mais toute la gauche réclame l’abrogation pure et simple de l’article.

    Le cardinal Marx a donné en quelques mots la position de l’Eglise (mais oui, quand même…) : « L’avortement est illégal, la publicité est hors de question. »

    (En effet l’article 218 du Code pénal interdit l’avortement… mais il n’est pas pénalisé si la femme le demande après avoir obtenu un certificat d’un centre de "conseil" spécialisé.)

  • Promesse immonde

    Si vous votez pour abroger le 8e amendement de la Constitution qui interdit l’avortement, la contraception deviendra gratuite…

    C’est ce que le gouvernement irlandais promet aux citoyens…

  • L’avortement dans l’île de Man

    Le 30 janvier dernier, les députés de l’île de Man (la « Chambre des clefs » : Kiare as Feed) ont adopté à l’unanimité des 22 voix en seconde lecture une proposition de loi qui permet explicitement l’avortement jusqu’à 14 semaines et implicitement jusqu’à la naissance. Actuellement l’avortement n’est autorisé que si c’est nécessaire pour préserver la vie de la mère, s’il y a risque d’infirmité grave et permanente pour l’enfant ou si le foetus n’est pas viable.

    Le texte fait désormais l’objet d’un examen détaillé et devrait être voté dans le courant du mois. Il ira alors au « Conseil législatif » de 11 membres (Yn Choonseil Slattyssaghle, la chambre haute), qui peut apporter des amendements.

    Si elle est adoptée en l’état, la loi sera la plus permissive des îles britanniques, et l’une des plus permissives du monde.

    Des 94 églises de l’île, deux seulement se sont engagées contre la loi. Ni l’une ni l’autre n’est catholique.

    C’est que le « doyen » de l’Eglise catholique dans l’île de Man, Mgr John Devine, curé de trois des six paroisses (et 7 clochers) catholiques, ne s’y oppose pas. Sa bête noire, ce sont les organisations pro-vie, qu’il refuse non seulement de soutenir mais même de recevoir.

    Le journal de Man, Isle of Man Examiner, a publié sa lettre au chef du gouvernement, où il disait notamment, après avoir fait part de sa « préoccupation » sans dire à quel propos :

    Les personnes qui avortent ne sont pas des assassins et ne sont pas de mauvaises personnes, de même que les hommes politiques qui proposent des changements à la législation sur l'avortement ne sont pas de mauvaises personnes mais des individus qui cherchent à faire ce qui est juste.

    Certaines des situations envisagées dans la proposition de loi présentent un véritable dilemme moral : mettre en balance la vie de la mère contre la vie de l'enfant. Mais aucune de ces décisions n'est facile.

    Et d’ajouter que « chaque avortement est un acte de désespoir »…

    Puis il s’en prend aux militants pro-vie, qui lui donnent l’impression d’être une « lunatic fringe » (une bande de cinglés, d'extrémistes), et il poursuit :

    Les tentatives de choquer les gens dans la rue avec du matériel explicite [des photographies de fœtus avortés] non seulement renforcent cette impression, mais permettent aussi à ceux avec qui nous cherchons un débat raisonné et compatissant de rejeter nos préoccupations légitimes et authentiques.

    In fine :

    L'Eglise catholique souhaite soutenir ceux qui se retrouvent à envisager un avortement, quelle que soit la décision qu'ils prennent.

    Sic.

    Monsignore par la grâce de Rome, « chanoine œcuménique de la cathédrale [anglicane] de Liverpool », John Devine a été fait officier de l’ordre de l’empire britannique par le prince Charles en 2011 :

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  • Au Mississipi

    Les sénateurs du Mississipi ont adopté hier par 35 voix contre 14 une loi qui interdit l’avortement après 15 semaines. Le texte doit retourner devant les députés (qui l’avaient adopté par 79 voix contre 31 le mois dernier) parce que les sénateurs ont supprimé un article. Le gouverneur Tate Reeves est ouvertement favorable à cette loi, qui fera du Mississipi l’Etat le moins permissif en matière d’avortement. L’unique avortoir de l’Etat a déjà annoncé qu’il la contesterait en justice.