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Culture de mort - Page 3

  • Pas mon Eglise

  • Anarchie abortive

    Le gouvernement britannique a annoncé hier que le service national de santé allait désormais financer les avortements en Angleterre de femmes venant d’Irlande du Nord.

    Comme l’avortement est interdit en Irlande du Nord, les femmes qui veulent avorter viennent en Angleterre. Mais elles devaient payer l’acte et le séjour, alors que c’était gratuit pour les femmes résidant en Angleterre.

    Or, le 15 juin dernier, la Cour suprême du Royaume-Uni a décidé que les femmes d’Irlande du Nord ne pouvaient pas réclamer l’accès gratuit à l’avortement en Angleterre, confirmant un jugement en première instance puis en appel. La Cour suprême soulignait que le gouvernement avait eu raison de refuser le financement de l’avortement, compte tenu de la décision démocratique de l’Irlande du Nord.

    Or c’est le même gouvernement, deux semaines plus tard, qui prend la décision inverse, et contredit la Cour suprême…

    Il semble que cette décision est prise pour apaiser les remous suscités par l’alliance des conservateurs avec les unionistes d’Irlande du Nord (très hostiles à l’avortement) permettant à Theresa May de conserver sa majorité absolue. Les unionistes vont apprécier…

    Addendum 4 juillet

    Le Pays de Galles et l'Ecosse annoncent que l'avortement est désormais gratuit également sur leurs territoires pour les femmes d'Irlande du Nord.

  • Record de vitesse au Bundestag

    La proposition de loi sur le « droit de se marier pour les personnes de même sexe » a été mise à l’ordre du jour du Bundestag à 8h ce matin.

    A 8h05 la loi était présentée aux députés.

    A 8h58 commençait le vote.

    A 9h03, la proposition de loi était adoptée, par 393 voix contre 226 et 4 abstentions.

    (Selon les médias allemands, Angela Merkel a voté contre la loi à laquelle elle ne s'opposait plus...)

  • Ça c’est urgent

    Lundi soir, Angela Merkel a dit que finalement elle était favorable au « mariage gay » (pour s’assurer sa réélection). Ce mercredi, une proposition de loi a été votée en commission, et elle sera inscrite à l’ordre du jour vendredi et immédiatement adoptée par les députés, au dernier jour de la session parlementaire.

    Au moins c’est rapide, la démocratie LGBT.

  • Bien sûr

    Edouard Philippe était explicitement et résolument opposé à la « PMA pour toutes ».

    Donc il va demander aux parlementaires de voter la légalisation de la « PMA pour toutes ».

    « Notre objectif est bien de traduire d'un point de vue législatif l'avis du Comité consultatif national d'éthique », a déclaré le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner à l'issue du Conseil des ministres.

  • Ça bouge

    Il n’aura pas fallu longtemps pour que la nomination de Neil Gorsuch à la Cour suprême des Etats-Unis commence à porter ses fruits.

    Lundi, la Cour suprême a pris une décision qui « détruit le mur de séparation de l’Eglise et de l’Etat », selon les laïcistes ; et qui pourrait ouvrir la voie au chèque scolaire, se félicitent les défenseurs de la liberté scolaire et de la liberté religieuse.

    L’affaire est aussi simple que triviale. Mais elle est de celles qui peuvent conduire en effet à une révolution.

    La paroisse luthérienne de la Trinité, à Columbia dans le Missouri, avait demandé une subvention de l’Etat pour refaire le sol de la modeste aire de jeux de son « centre scolaire » (école maternelle, garderie, catéchismes) au titre de la sécurité des enfants. La paroisse était cinquième sur la liste de 44 demandeurs, mais la subvention lui fut refusée, pour le seul motif qu’il s’agit d’une « église » et que la Constitution de l’Etat interdit toute subvention à des organismes religieux. La paroisse contre-attaqua en faisant valoir que la décision de l’Etat était discriminatoire et contraire à la liberté religieuse garantie par le premier amendement. De fil en aiguille l’affaire est donc arrivée jusqu’à la Cour suprême.

    L’importance de l’arrêt est qu’il rend quasiment inopérant le fameux « amendement Blaine ». Du nom de James Blaine, qui tenta en 1875 de faire adopter un amendement à la Constitution des Etats-Unis interdisant les subventions publiques pour tout projet religieux. Le texte fut voté par 180 députés contre 7, mais échoua à obtenir les deux tiers des votes des sénateurs. Dans les années qui suivirent, une grande majorité d’Etats (dont le Missouri) inclurent l’amendement Blaine (ou un texte similaire) dans leur Constitution.

    L’amendement Blaine était clairement anticatholique : il visait en fait à interdire toute subvention aux écoles confessionnelles, lesquelles étaient alors presque toutes catholiques. Il était donc largement soutenu par les protestants. Ironie de l’histoire, l’Eglise catholique s’étant organisée en fonction de la situation, l’amendement frappe aujourd’hui surtout les protestants…

    L’Etat du Missouri citait explicitement son « amendement Blaine » pour refuser sa subvention. En donnant tort à l’Etat du Missouri, la Cour suprême rend donc l’amendement implicitement anticonstitutionnel. Et détruit d’abord son principe.

    L’arrêt a été pris par 7 voix contre 2. (Les deux sont Sonia Sotomayor nommée par Barack Obama, et la furie Ruth Bader Ginsburg.)

    Mais les sept ne sont pas complètement d’accord entre eux. Le juge John Roberts a tenu à préciser que s’il y avait eu clairement violation de la liberté religieuse dans la décision de refuser la subvention pour la seule raison que c’était une paroisse, cela n’implique pas que l’Etat doive donner des subventions à une activité religieuse. C’est l’usage de la subvention qui compte : il s’agissait de refaire un sol, ce qui n’est pas en soi religieux. Financer la réparation d’un lieu à statut religieux n’implique pas de financer l’usage religieux de ce lieu.

    Mais les juges Clarence Thomas et Neil Gorscuch ont chacun rédigé une note contestant cette interprétation.

    La plus importante est celle du nouveau juge nommé par Donald Trump. Neil Gorsuch affirme que la distinction faite par le juge Roberts entre statut religieux et usage religieux n’est pas pertinente sur le plan constitutionnel, il souligne qu’autrement l’arrêt pourrait être interprété de façon erronée comme permettant la seule réfection des sols des aires de jeux ou autres équipement ayant un lien avec la sécurité des enfants. Or, affirme-t-il : « Les principes généraux, ici, ne permettent pas la discrimination en matière de pratique religieuse – que ce soit sur une aire de jeux ou ailleurs. »

    Les partisans des libertés scolaires saluent une grande victoire. Car l’amendement Blaine est toujours brandi comme argument massue contre le chèque scolaire : un Etat ne peut pas donner d’argent pour l’école que choisiraient les parents, puisque si l’école est confessionnelle l’Etat subventionnerait un organisme religieux…

    Mais aujourd’hui l’amendement Blaine a sérieusement du plomb dans l’aile. (Et le ministre de l'Education, Betsy DeVos, est favorable au chèque scolaire.)

    Affaire à suivre…

    *

    Le gouverneur du Missouri, Eric Greitens, a salué la décision de la Cour suprême comme « une grande victoire pour le peuple des croyants ».

    Eric Greitens a quant à lui convoqué une session spéciale du parlement de l’Etat, à la demande de sénateurs pro-vie, pour que soit votée une loi qui réduise à néant l’ordonnance prise par la ville de Saint-Louis. Une ordonnance qui interdit toute discrimination des personnes à raison de leurs « décisions en matière de santé reproductive ou de grossesse » : ordonnance qui ferait de la plus grande ville de l’Etat un « sanctuaire de l’avortement » où les institutions y compris religieuses pourraient être obligées d’embaucher des militants de l’avortement. Une maison maternelle catholique et les écoles catholiques de l’archidiocèse ont immédiatement intenté une action en justice contre cette ordonnance.

    La loi en discussion, déjà votée en première lecture par les députés et les sénateurs, et qui devait être définitivement votée d’ici le 10 juillet et aussitôt signée par le gouverneur, édicte le contraire de l’ordonnance. Elle comporte aussi toute une série de mesures pro-vie. Notamment un dispositif de protection des 71 centres d’aide aux femmes enceintes, régulièrement attaqués en justice par les fanatiques de l’avortement sur le mode de notre dernière loi contre l’« entrave à IVG ». Et une nouvelle réglementation – et surveillance - sera imposée à l’unique avortoir de l’Etat, permettant de le fermer à la moindre illégalité…

  • Ethique…

    Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) vient de rendre un avis favorable à l'ouverture de la Procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes.

    Certains se demandent la différence entre morale et éthique. Nous avons ici une réponse. Pour la morale naturelle ou chrétienne, la procréation est l’affaire d’un papa et d’une maman. Pour l’éthique, c’est l’affaire d’un médecin qui implante un embryon dans un organisme humain de sexe féminin, lequel produira éventuellement un enfant dont le papa sera toujours un spermatozoïde.

  • Image du suicide

    La vidéo suivante ne vous fera pas perdre de temps : elle dure 15 secondes. Et elle est une illustration du suicide de nos sociétés. Elle est produite par les services de santé de l’Ontario (Canada), donc financée par les contribuables. Avant de la regarder il convient aussi de savoir que le taux d’enfants par femme est tombé (depuis longtemps) à 1,5 dans cet Etat.

    Bref, les enfants sont insupportables : il ne faut pas en avoir. Et pour cela l’Etat va vous aider : allez sur notre site et sur la rubrique « Options en matière de soins de santé ». Car la contraception et l’avortement (permis jusqu’à la naissance au Canada) sont des soins de santé : si vous ne voulez pas être malade d’avoir un enfant insupportable.

    Ce qui est également ignoble, et devrait faire condamner l’Etat de l’Ontario pour discrimination, est que l’enfant est particulièrement insupportable parce qu’il est roux. Les statistiques montrent que les roux sont les plus maltraités dans les cours d’école. Dans la propagande de l’Ontario aussi…

    (Source: LifeSiteNews)

  • Délire

    La soi-disant « Eglise d’Angleterre » va inventer une liturgie pour rebaptiser les « transgenres ».

    C’est une croyance fondamentale de l’Eglise que le baptême ne peut être reçu qu’une fois, dit le secrétaire général du synode, William Nye. Toutefois, on peut trouver une façon de rebaptiser un homme qui devient femme et vice-versa. Il suffit de faire une liturgie de « bienvenue » au cours de laquelle le transgenre peut « réaffirmer ses vœux baptismaux » sous son nouveau nom.

    William Nye va présenter le mois prochain à la réunion semestrielle du synode ce projet qui « répond à un besoin pastoral ».

    Pour beaucoup de pasteurs anglicans le temps est en effet venu d’affirmer l’idéologie du genre (dont je découvre que c’est l’idéologie officielle de Wikipedia – en anglais, en français). Le « prêtre » transgenre “Rachel” Mann (curé d’une paroisse de Manchester et chanoine de la cathédrale) explique : « Les personnes trans ressentent puissamment le besoin d’être reconnues dans le nom qu’elles ont choisi : cette liturgie est une avancée bienvenue pour soutenir les personnes trans. »

  • Trump

    La résolution annuelle et rituelle du conseil des droits de l’homme de l’ONU contre les « violences faites aux femmes » a été adoptée hier comme d’habitude « par consensus », sans vote.

    Il y a bien sûr un paragraphe sur la « santé sexuelle et reproductive » (des femmes, pas des truies, semble-t-il) énumérant les droits à des « méthodes modernes et efficaces de contraception », de contraception d’urgence, et à un « avortement sûr lorsque la loi nationale permet ce service » (sic). Ce qui à vrai dire ne permet guère la « reproduction »… Quant à prétendre que l’avortement combat les violences faites aux femmes…

    Il y a eu toutefois une différence de taille par rapport à l’adoption de la dernière résolution.

    L’an dernier, les Etats-Unis d’Obama, qui ne faisaient pas partie du conseil des droits de l’homme, avaient néanmoins bruyamment appuyé la résolution. (Il n’y avait guère eu que le représentant du Paraguay pour dire que le conseil des droits de l’homme ne pouvait pas condamner la peine de mort et dans le même mouvement soutenir un acte dont le résultat est de même la disparition d’une vie humaine.)

    Cette année, le représentant du gouvernement américain, Jason Mack, a rappelé que les textes de référence en la matière, notamment celui de la conférence de Pékin en 1995, n’avait pas retenu l’avortement comme un droit des femmes (grâce à Jean-Paul II et à son efficace « envoyée spéciale » Mary-Ann Glendon – que George W. Bush nommera ambassadeur près le Saint-Siège début 2008, mais devra démissionner lors de l’arrivée d’Obama un an plus tard).

    Jason Mack a souligné :

    « Nous ne reconnaissons pas l’avortement comme une méthode de planning familial, et nous ne soutenons pas l’avortement dans nos programmes d'assistance à la santé en matière de procréation. »

    Les Etats-Unis se sont donc officiellement « dissociés du consensus sur la paragraphe opérationnel 9d. »