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  • Notre Dame du perpétuel secours

    Selon les rubriques de 1960, les messes « in aliquibus locis », qui étaient autrefois réservées aux lieux où les autorités les permettaient, peuvent être célébrées partout. Or le 27 juin la fête « en certains lieux » de Notre Dame du perpétuel secours ne vient en occurrence avec aucune fête du calendrier.

    Notre Dame du perpétuel secours, c’est d’abord une icône, dont on trouvera le résumé de l’histoire ici.

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    Cette icône crétoise de la fin du XVe siècle est peut-être la première des icônes dites Notre Dame de la Passion. Elle est fondée sur celle de la Vierge Hogiditria, « qui montre le chemin » : elle tient Jésus sur son bras gauche, et en regardant le spectateur elle montre Jésus de son bras droit : c’est lui le chemin. (C'est l'icône traditionnellement attribuée à saint Luc.)

    Ici, Jésus tient la main de sa mère, et au lieu d’être de face il regarde en arrière. Ce qu’il voit lui a fait peur et il a couru vers sa mère, si vite qu’il en perd une sandale (ce qui fait partie du canon de l’icône). Cela nous parle en fait de Gethsémani. Jésus est confronté à sa Passion. Car les archanges, qui sont simplement en gloire dans les icônes Hogiditria, présentent ici à Jésus les instruments de sa Passion. Michel, à gauche, tient l’urne de vinaigre, le roseau et la lance. Gabriel, à droite, porte la croix et les clous.

    Marie regarde le spectateur, comme toujours, pour lui dire que ce que montre l’icône le concerne. Ici, nous sommes appelés à entrer dans la contemplation de la Passion. Et la sandale n’est pas anecdotique : on enlevait sa sandale pour exercer son droit de rachat (voir Ruth 4). Et c’est bien ce que Jésus est venu faire : racheter les hommes. Le droit de rachat s’exerçait sur le plus proche : nous sommes tous les plus proches du Verbe qui s’est fait homme.

    La main de Marie reste ouverte : nous aussi nous pouvons accourir vers elle, car chez elle est le perpétuel secours.

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  • "Nous ne voulons pas de l’euro"

    Andrej Babis, favori des élections législatives tchèques prévues en octobre, a déclaré à l'agence Bloomberg : « Pas d'euro. Je ne veux pas de l'euro. Nous ne voulons pas de l'euro ici. » Homme d'affaires, millionnaire et candidat du parti libéral ANO («Oui» en tchèque), il consdière que la couronne tchèque permet d'isoler le pays de la crise financière qui touche l'Union européenne : « Tout le monde sait que [l'euro] est en faillite », et « il s'agit de notre souveraineté ». « Je veux une couronne tchèque ainsi qu'une banque centrale indépendante. »

    Et alors que la Commission européenne vient de lancer une procédure contre la Pologne, la Hongrie et la Tchéquie pour refus d’accueil de « réfugiés », Andrej Babis déclare :

    « S'il advient un jour qu'il y ait plus de musulmans que de Belges à Bruxelles, c'est leur problème », mais « ils ne nous diront pas qui peut vivre chez nous ».

  • UK

    Theresa May a fini par conclure un accord avec le parti unioniste d’Irlande du Nord : les dix députés du parti lui garantissent d’avoir la majorité absolue, et en échange elle s’engage à accroître les subventions pour les hôpitaux, les écoles et les routes en Irlande du Nord.

    J’avoue que je n’ai toujours pas compris en quoi Theresa May était « fragilisée » au point de ne pas pouvoir gouverner et de ne pas pouvoir négocier le Brexit si elle n’avait pas la majorité absolue. Dans la plupart des pays démocratiques les gouvernements ont une majorité relative, et le plus souvent fondée sur une coalition de circonstance, et les commentateurs ne tiennent pas ce genre de propos. Je comprends encore moins, si c’était possible, l’engagement du chef des travaillistes à former un gouvernement si Theresa May démissionnait, ce qu’elle aurait dû faire après sa défaite, disent-il. Une défaite qui lui donne une centaine de députés de plus qu’aux travaillistes : comment les travaillistes formeraient-ils un gouvernement solide avec une minorité de députés ? Si quelqu’un peut m’expliquer ces mystères britanniques, je suis preneur.

    Bien sûr l’accord avec les unionistes est sévèrement critiqué, y compris chez les conservateurs. Non pas parce ce parti est férocement, ignoblement et racistement anticatholique, bien sûr. Mais parce que ces fondamentalistes protestants sont contre l’avortement, contre le « mariage gay », voire même contre la théorie anthropique du réchauffement climatique. Un triple blasphème pour la pensée unique : on ne s’allie pas avec ces gens-là…

  • Tout et son contraire

    Le ministre de l’Agriculture annonçait ce matin que la France allait revenir sur l’interdiction du pesticide tueur d’abeilles parce qu’elle n’est pas conforme aux directives européennes.

    Je n’en fus tellement pas surpris que sur le moment je n’ai même pas relevé cette information. Le programme de Macron est un programme qui vise à débloquer les entreprises et à faire plaisir aux maîtres de l’UE. Donc il est logique que le ministre de l’Agriculture annonce une mesure directement contraire à l’agriculture mais en phase avec les intérêts des producteurs de pesticides et avec les diktats de Bruxelles. De même je n’avais pas relevé l’annonce par le ministre de la « Santé » que pas moins de 11 poisons allaient être obligatoirement injectés aux enfants : là encore, il s’agit simplement de permettre aux laboratoires, qui ont financé la campagne, de récupérer la mise et de travailler sans entraves…

    Or, surprise, voilà le Nicolas Hulot qui se dresse et qui affirme qu’il s’oppose au retour du pesticide qui tue les abeilles, parce qu’on a absolument besoin des abeilles et patin et couffin.

    Arbitrage immédiat du Premier ministre : il n’y aura pas de retour du pesticide. On ne badine pas avec le pape de l’écologie quand il nous fait l’honneur d’être macroniste.

    Le Premier ministre étant le même Edouard Philippe qui avait voté contre la loi interdisant ledit pesticide. Pas dans une vie antérieure : c’était le 24 mars 2015…

    Dommage que Nicolas Hulot se fiche complètement de l’écologie humaine : il aurait pu aussi tuer dans l’œuf le projet de 11 vaccins obligatoires.

  • Le psautier d’Aliénor d’Aquitaine

    Je découvre par Fdesouche que le psautier d’Aliénor d’Aquitaine a été mis en ligne par la Bibliothèque nationale des Pays-Bas, où il se trouve.

    Les tableaux du début, qui illustrent les travaux des champs (au fil du calendrier) puis la vie du Christ, sont plutôt décevants (je trouve le dessin fade et mou). Le plus beau travail est sans doute celui de la calligraphie des psaumes, avec chaque première lettre de verset en or, et la lettrine initiale… qui est souvent incongrue (mais ce n’est pas inhabituel).

    Une page du psautier :

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    La lettrine de "Domine" du psaume 8 (Seigneur notre Dieu, que ton nom est admirable sur toute la terre) :

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    La lettrine du psaume 97 :

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  • Provocation turque

    Vendredi dernier 23 juin, un imam a récité des passages du Coran depuis l’intérieur de Sainte-Sophie, et cela a été intégralement retransmis par la télévision.

    Depuis 2012 des « prières » sont récitées devant Sainte-Sophie, le 29 mai (date anniversaire de la prise de Constantinople), par ceux qui réclament que l’ancienne basilique redevienne une mosquée.

    Mais c’est la première fois depuis 1935 (quand Attaturk avait fait de la mosquée un musée) que le Coran y est récité.

  • C’est bien lui

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    En voyant cette photo j’ai cru – vraiment – à un montage. Je me disais qu’on ne pouvait pas livrer aux gens, et d’abord aux fidèles, une photo où le pape a à ce point une sale gueule, et portant un machin inidentifiable et inqualifiable sans doute trouvé à la Foirfouille de Hong Kong. Ce qui me confortait dans cette opinion d’un montage anti-catholique était que la photo paraissait détourée, sortie de son contexte.

    Vérification faite elle est entièrement authentique. Elle a été prise à Saint-Jean de Latran, le 18 juin, soi-disant jour de la Fête Dieu en Italie. Ce jour de glorification de l’Eucharistie, du Dieu avec nous dans l’hostie, où François, par une inspiration toute spéciale, a centré son allocution de l’Angélus sur les réfugiés qu’il faut aider et pour lesquels il faut prier surtout ceux qui ont perdu la vie sur les routes ou en mer, sur la journée mondiale du réfugié qui doit être une source d’inspiration pour ouvrir les portes et construire des ponts…

    Voici donc une photo prise au même endroit et à peu près au même moment (mais l’expression de François est moins pire…).

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    Et une autre qui est gratinée elle aussi. (A ne pas montrer aux enfants.)

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    A titre de comparaison, tant pour l'expression que pour la férule, on verra ici et .

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  • Saints Jean et Paul

    On sait que le culte des saints Jean et Paul, derniers martyrs de Julien l’Apostat en 362, a été immédiat. Leur messe et leur office sont manifestement antiques. En témoigne par exemple la simplicité et la grandeur toute romaine des antiennes du jour :

    Paulus et Joánnes dixérunt Juliáno : Nos unum Deum cólimus, qui fecit cælum et terram.

    Paul et Jean dirent à Julien : Nous n’adorons qu’un Dieu, qui a fait le ciel et la terre.

    Paulus et Joánnes dixérunt Terentiáno : Si tuus dóminus est Juliánus, habéto pacem cum illo : nobis álius non est, nisi Dóminus Jesus Christus.

    Paul et Jean dirent à Térentianus : Si Julien est ton Seigneur, conserve la paix avec lui ; pour nous, nous n’avons point d’autre Seigneur que Jésus-Christ.

    Joánnes et Paulus, agnoscéntes tyránnidem Juliáni, facultátes suas paupéribus erogáre cœpérunt.

    Jean et Paul, connaissant la tyrannie de Julien, commencèrent à distribuer leurs biens aux pauvres.

    Joánnes et Paulus dixérunt ad Gallicánum : Fac votum Deo cæli, et eris victor mélius quam fuísti.

    Jean et Paul dirent à Gallican : Fais un vœu au Dieu du ciel, et tu sera plus heureusement vainqueur que tu ne l’as été.

    L’antienne de Magnificat est particulièrement remarquable. Elle cite d’abord Apocalypse 11,4 et 6, et ajoute que si ces martyrs ont le pouvoir de fermer et d’ouvrir le ciel c’est que leurs langues sont devenues les clefs du ciel.

    Isti sunt duæ olívæ, et duo candelábra lucéntia ante Dóminum ; habent potestátem cláudere cælum núbibus et aperíre portas eius, quia linguæ eórum claves cæli factæ sunt.

    Ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers qui luisent devant le Seigneur ; ils ont le pouvoir de fermer le ciel en le couvrant de nuages, et d’en ouvrir les portes, car leurs langues sont devenues comme les clefs du ciel.

    Leurs langues sont devenues comme les clefs du ciel. Saint Bernard reprend cette expression dans un sermon de la Pentecôte, en parlant des langues des apôtres. Ce qui en effet leur convient encore davantage. C’est que cette antienne était justement devenue aussi un répons du « commun de deux apôtres », donc fatalement des apôtres Pierre et Paul, notamment chez les cisterciens (mais aussi dans le bréviaire romain avant qu’il perde son 9e répons), avec comme verset

    Isti sunt duo filii splendoris qui assistunt dominatori universae terrae.

    Ceux-ci sont les deux fils de la splendeur qui assistent le Dominateur de toute la terre.

    Ici il s’agit d’une citation de Zacharie 4, texte qui est évidemment (il s’agit des deux oliviers de part et d’autre du candélabre) la source de l’Apocalypse. C’est de cette citation dont Guerric d’Igny (très remarquable disciple de saint Bernard) fait tout un sermon pour la fête des saints Pierre et Paul. Au lieu des « fils de la splendeur » on voit aussi les « fils de la clarté », les « fils de l’huile » (comme dans la Vulgate, ce qui renvoie aux oliviers), les « fils de la graisse » (c’est-à-dire de la prospérité résultant de la bénédiction divine). Guerric d’Igny en reprend deux versions, ou plutôt avait les deux dans sa Bible : les « fils de l’huile de splendeur ».

    Voici le répons dans l’antiphonaire cistercien de Salzinnes (Namur), qui date de 1455 :

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  • 3e dimanche après la Pentecôte

    Offertoire

    Sperent in te omnes, qui novérunt nomen tuum, Dómine : quóniam non derelínquis quæréntes te : psállite Dómino, qui hábitat in Sion : quóniam non est oblítus oratiónem páuperum.

    C’est en vous que se confient tous ceux qui ont connu votre nom, Seigneur, car vous n’abandonnez point ceux qui vous cherchent. Chantez le Seigneur qui habite en Sion, car il n’a pas oublié la prière des pauvres.

    On remarquera le travail accompli par le compositeur sur le texte, pour n’en garder que ce qui l’intéressait. Voici le texte complet du psaume 9, 11-13 selon le « psautier romain » qui est ici utilisé :

    et sperent in te omnes qui noverunt nomen tuum
    quoniam non derelinques quaerentes te Domine
    psallite Domino qui habitat in Sion
    adnuntiate inter gentes mirabilia ejus
    quoniam requirens sanguinem eorum memoratus est
    et non est oblitus orationem pauperum.

    Le compositeur n’a conservé que ce qui concerne spécifiquement la prière de ceux qui cherchent Dieu et qui connaissent son nom. Et pour réaliser ce qui est peut-être le plus beau dans sa mélodie, il a fait passer « Domine » de la fin du deuxième stique à la fin du premier, afin d’obtenir « nomen tuum Domine », avec l’affirmation de la majesté divine sur « nomen tuum », immédiatement suivie de la vénération (habituelle) sur « Domine ».

    On voit aussi que le motif qui lance la mélodie (sur Sperent) se retrouve identique sur nomen, quaerentes, psallite, et par allusion en d’autres endroits (dont les trois premières notes sur non derelinquis).


    podcast

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  • Image du suicide

    La vidéo suivante ne vous fera pas perdre de temps : elle dure 15 secondes. Et elle est une illustration du suicide de nos sociétés. Elle est produite par les services de santé de l’Ontario (Canada), donc financée par les contribuables. Avant de la regarder il convient aussi de savoir que le taux d’enfants par femme est tombé (depuis longtemps) à 1,5 dans cet Etat.

    Bref, les enfants sont insupportables : il ne faut pas en avoir. Et pour cela l’Etat va vous aider : allez sur notre site et sur la rubrique « Options en matière de soins de santé ». Car la contraception et l’avortement (permis jusqu’à la naissance au Canada) sont des soins de santé : si vous ne voulez pas être malade d’avoir un enfant insupportable.

    Ce qui est également ignoble, et devrait faire condamner l’Etat de l’Ontario pour discrimination, est que l’enfant est particulièrement insupportable parce qu’il est roux. Les statistiques montrent que les roux sont les plus maltraités dans les cours d’école. Dans la propagande de l’Ontario aussi…

    (Source: LifeSiteNews)