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  • Napoléon et Haussmann

    Donald Trump racontant sa visite des Invalides, devant le tombeau de Napoléon :

    « Napoléon a plutôt mal fini. Alors j'ai demandé au président, qu'en est-il de Napoléon ? Il a dit: "Non, non, non. Ce qu'il a fait était incroyable. Il a redessiné Paris. Le quadrillage des rues, la manière dont elles sont agencées, vous voyez, en rayons. Il a fait tant de choses et bien plus encore. »

    TRUMP: Well, Napoleon finished a little bit bad. But I asked that. So I asked the president, so what about Napoleon? He said: “No, no, no. What he did was incredible. He designed Paris. The street grid, the way they work, you know, the spokes. He did so many things even beyond.

    Il n’est pas absolument impossible que Trump n’ait pas remarqué que Macron était passé subrepticement de Napoléon Ier à Napoléon III. C’est toutefois hautement invraisemblable vu la question posée, et le lieu.

    Et l’on sait déjà que pour Macron Villeurbanne est dans la banlieue de Lille et que la Guyane est une île…

    C’est dans le script de la même interview du New York Times qu’il y a cet échange sur Macron :

    Trump – C’est un type génial. Intelligent. Fort. Il adore me tenir la main.

    Haberman – J’avais remarqué.

    Trump – Les gens ne se rendent pas compte qu’il adore me tenir la main. Et c’est bien, du reste...

    Trump – Je veux dire : vraiment. C’est quelqu’un de très bien. Et un type solide, mais, vous voyez, il faut qu’il le soit. Je pense qu’il va être un formidable président de la France. Mais il adore vraiment me tenir la main…

    TRUMP: He’s a great guy. Smart. Strong. Loves holding my hand.

    HABERMAN: I’ve noticed.

    TRUMP: People don’t realize he loves holding my hand. And that’s good, as far as that goes.

    TRUMP: I mean, really. He’s a very good person. And a tough guy, but look, he has to be. I think he is going to be a terrific president of France. But he does love holding my hand.

  • En Chine

    Le directeur de l’Administration d’Etat pour les Affaires religieuses, Wang Zuon, a publié une déclaration par laquelle il rappelle que les membres du parti communiste ne doivent pas avoir de religion :

    « Les membres du Parti ne doivent pas avoir de croyances religieuses, c’est pour tous les membres une ligne blanche à ne pas franchir. » Au contraire, ils doivent être « fermement athées marxistes, obéir aux règles du Parti et adhérer à la foi du Parti » (sic), parce qu’ils « ne leur est pas permis de chercher des valeurs et des croyances dans la religion ».

    Il ajoute que ceux qui ont des croyances religieuses doivent les abandonner et que ceux qui résistent seront punis. Il précise qu’il est interdit d’être impliqué dans quoi que ce soit de religieux sous prétexte de développement économique ou de diversification culturelle.

    Il est assez curieux de voir que ce genre de déclaration est récurrente en Chine. La dernière en date, de même haut niveau, date de 2014. Et entre temps les sous-fifres répètent le refrain. Il faut croire qu’il y a vraiment un problème au sein du parti communiste, et que les responsables n’arrivent pas à empêcher le retour de la religion…

    Le Global Times (journal chinois en anglais), qui reproduit l’avertissement de Wang Zuoan, donne aussi le commentaire de Zhu Weigun, président de la Commission pour les affaires ethniques et religieuses de la Conférence consultative politique du peuple chinois (sic) : « Il est important que Wang rappelle constamment aux membres du Parti de ne pas avoir de croyances religieuses. Certains, qui prétendent être des savants, soutiennent les croyances religieuses dans le Parti, ce qui sape les valeurs du Parti fondées sur le matérialisme dialectique. »

    Et comme d’habitude le directeur des Affaires religieuses souligne que les religions qui subsistent en Chine doivent être « sinisées » (ce qui implique non seulement qu’elles ne soient pas en relation avec l’étranger mais qu’elles participent à la construction du socialisme), et il fustige les « forces étrangères qui utilisent la religion pour infiltrer la Chine » et mener des « activités religieuses illégales » qui « menacent la sécurité nationale et la stabilité sociale »…

  • Sainte Marie Madeleine

    Stichères des vêpres de la liturgie byzantine, par l’archimandrite Spyridon Skordilis, monastère de la Très Sainte Mère de Dieu de Magouladès, Corfou.

    Μύρα προσεκόμισας Χριστῷ, τεθειμένω μνήματι, καὶ τοῖς νεκροῖς τὴν ἀνάστασιν, πᾶσιν ἐμπνέοντι, καὶ ἰδοῦσα τοῦτον, πρώτη προσεκύνησας, Μαρία θεοφόρε δακρύουσα. Διὸ ἱκέτευε, δωρηθῆναι ταῖς ψυχαῖς ἡμῶν, τὴν εἰρήνην, καὶ τὸ μέγα ἔλεος.

    Tu préparas des onguents pour le Christ déposé au tombeau, pour celui qui insuffle la résurrection à tous les morts; et, l'ayant vu la première, théophore Marie, tu te prosternas devant lui en pleurant. Prie-le d'accorder à nos âmes la paix et la grâce du salut.

    Σταυρῷ καθηλούμενον Χριστόν, καθορῶσα ἔκλαιες, Μαγδαληνὴ καὶ ἐκραύγαζες· Τὶ τὸ ὁρώμενον, ἡ ζωὴ πῶς θνῄσκει, καὶ ἡ κτίσις βλέπουσα κλονεῖται, καὶ φωστῆρες σκοτίζονται; Διὸ ἱκέτευε, δωρηθῆναι ταῖς ψυχαῖς ἡμῶν, τὴν εἰρήνην, καὶ τὸ μέγα ἔλεος.

    Voyant le Christ mis en croix, Madeleine, tu pleurais, t'écriant: «Quelle est cette vision, et comment peut mourir notre Vie? A cette vue la création est ébranlée et les astres sont obscurcis.» Prie donc le Christ d'accorder à nos âmes la paix et la grâce du salut.

    Ἐπλήσθης συνέσεως πολλῆς, ἀληθοῦς τε γνώσεως, ἐν τῷ συνεῖναι τῷ κτίσαντι, Μαρία ἔνδοξε, καὶ αὐτοῦ τὰ πάθη, καὶ τὴν συγκατάβασιν, ἐκήρυξας λαοῖς παναοίδιμε. Διὸ ἱκέτευε, δωρηθῆναι ταῖς ψυχαῖς ἡμῶν, τὴν εἰρήνην, καὶ τὸ μέγα ἔλεος.

    En compagnie du Créateur, illustre Marie, tu fus comblée d'intelligence et de véritable savoir et tu prêchas aux peuples, Toute-digne de nos chants, sa passion, sa condescendance envers nous. Prie-le d'accorder à nos âmes la paix et la grâce du salut.

  • Gag

    Les gouvernements belge et grec ont trouvé un accord pour reprendre l’application de la Convention de Dublin (aujourd’hui Règlement Dublin III) qui prévoit que les demandes d’asile sont traitées par le premier pays où le demandeur a été enregistré. En bref la Belgique va pouvoir renvoyer en Grèce les milliers ou dizaines de milliers de « migrants » qui sont passés par là.

    Euh… En fait l’accord concerne deux cas.

    Ah oui, mais il va faire jurisprudence. Et alors la Belgique va pouvoir renvoyer en Grèce... six autres clandestins.

    Mais oui ! Huit en tout. 8 !

    Qui a dit qu’on ne faisait rien contre l’immigration clandestine ?

  • En Egypte

    Des centaines de coptes se sont rassemblés spontanément hier devant le commissariat de police du district de Manshiet Nasser, au Caire, pour manifester leur colère après la nouvelle de la mort d’un copte qui y était retenu en garde à vue.

    Jamal Kamal Aweidah avait 40 ans et travaillait dans la délivrance des permis de conduire. Il avait été arrêté le 19 juillet après avoir été dénoncé pour fraude et corruption liées à son activité professionnelle.

    Les policiers ont tenté de faire passer la mort pour un suicide, mais pour les coptes Jamal a été torturé à mort. Une autopsie a été ordonnée.

    En décembre dernier, des agents de police avait été inculpés pour avoir torturé à mort un copte catholique.

    On voit cela aussi au Pakistan. Sauf qu’il n’y a ni autopsie ni mise en cause des policiers.

  • La contraception n’empêche pas l’avortement

    On le sait depuis toujours malgré le négationnisme officiel, mais une étude du British Pregnancy Advisory Service le confirme : plus de la moitié des femmes qui se font avorter sont sous contraceptif. 24,1% sous contraception hormonale, 27,1% non hormonale (contraceptif, stérilet). Etude réalisée sur 40.000 femmes.

    En fait la contraception accroît le nombre d’avortements, puisque les femmes se croient « protégées ».

  • Homofolies

    Le cardinal Reinhard Marx, dans une interview à l’Augsburger Allgemeine à propos de la légalisation du « mariage » entre personnes du même sexe en Allemagne, déclare que l’Eglise devrait faire acte de repentance pour ne pas s’être opposée dans le passé aux lois qui réprimaient les actes homosexuels. Il faut se rappeler, dit-il, « que l’Eglise n’a pas été exactement pionnière pour ce qui est des droits des homosexuels. Nous devons exprimer nos regrets de n’avoir rien fait pour empêcher que les homosexuels soient persécutés. La loi (allemande contre l’homoxualité) n’a été abolie qu’en 1994, et nous, l’Eglise, nous ne nous en étions pas préoccupé ».

    Et ensuite il revient à la charge : « L’histoire de l’homosexualité dans nos sociétés est exécrable parce que nous avons fait beaucoup pour les marginaliser, et en tant qu’Eglise et en tant que société « nous devons dire : pardon, pardon ».

    Et d’ajouter que jusque « très récemment » l’Eglise catholique était « très négative envers les personnes gays, c’était un scandale, et terrible ».

  • La Bonino à l’église

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    Emma Bonino sera le 26 juillet prochain (fête de sainte Anne) à l’église de Ronco di Cossato. Euh, non, ce n’est pas pour se confesser de ses milliers de crimes, c’est pour faire l’apologie de l'invasion migratoire, dans le cadre de la campagne « J’étais étranger, l’humanité qui fait le bien », soutenue par son grand ami François.

    Comme le souligne Marco Tosatti :

    On suppose que maintenant, après avoir aidé à priver ce pays d'un nombre énorme d'êtres humains, elle pourra - à l'église – faire pression en faveur du sympathique programme de remplacement ethnique en Italie.

    La « grande Italienne » Emma Bonino (comme dit François), qui se vante d’avoir pratiqué elle-même plus de 10.000 avortements, explique sans la moindre ironie qu’il faut accueillir un grand nombre d’immigrés en raison de la faible natalité du pays…

  • Une lettre de Viktor Orban

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    A Son Excellence Beata Szydło
    Président du Conseil des Ministres de la République de Pologne
    Varsovie

    Chère Madame le Premier ministre !

    N'étant pas surpris, après ce qui s'est déjà produit par le passé, mais néanmoins choqué, j'apprends que la Pologne a été à nouveau insultée et attaquée par la Commission Européenne.

    Ce cas met en évidence un vieux problème. La Commission Européenne issue des dernières élections, sous la direction de Jean-Claude Junker, s'est éloignée du rôle qui lui est assigné par le Traité de l'Union Européenne. Selon le Traité, la Commission est le gardien et le défenseur du Traité et par conséquent, elle n'est pas un organe politique et ne peut pas diriger son travail vers des solutions politiques. Le Traité prévoit que cette tâche est de la compétence d'un organe composé des présidents et des Premiers ministres des pays membres - Le Conseil de l'Union européenne.

    Au nom du gouvernement hongrois, je désire vous assurer, Madame, que la campagne de la Commission Européenne contre la Pologne est profondément contraire aux idées sur lesquelles la Hongrie est fondée, et qui devraient aussi être à la base de l'Union Européenne. Par votre intermédiaire, je souhaite une nouvelle fois assurer la Pologne de l’amitié, de la sympathie et de la solidarité de la Hongrie.

    Budapest, le 20 juillet 2017

    Avec l'expression de mon respect,

    Viktor Orban

    Cette lettre fait suite à la conférence de presse de Frans Timmermans, mercredi, à l’issue de la réunion de la Commission européenne sur la Pologne. Les commissaires ont reporté à la semaine prochaine leur éventuelle décision de sévir contre la Pologne. Mais dans sa conférence de presse, le vice-président de la Commission Frans Timmermmans a une fois de plus tonné contre les lois polonaises qui menacent l’Etat de droit, et « aboliraient ce qui reste de l’indépendance de la justice » dans ce pays si elles devaient être définitivement adoptées et appliquées. « Nous sommes maintenant très près d’activer l’article 7 » du traité européen, a-t-il ajouté, soulignant que cela entraîne la suspension du droit de vote de l’Etat puni au sein du Conseil européen. Il pensait ainsi faire pression sur les députés polonais qui s’apprêtaient à voter la « pire » des lois dont parle Timmermans. Jeudi, les députés polonais ont adopté cette loi, par laquelle c’est le gouvernement qui est habilité à nommer les juges de la Cour suprême (en s’assurant d’un large consensus au Parlement) – ce qui se fait dans de nombreux pays, dont celui de M. Timmermans, comme le lui a fait remarquer une journaliste polonaise.

    Ce même jeudi, Viktor Orban a donc envoyé une lettre de soutien au gouvernement polonais. Par cette lettre, Viktor Orban rappelle en fait (une fois de plus, mais cette fois de façon spectaculaire) que la Hongrie ne votera pas la mise en œuvre de l’article 7.

    Pour déclencher la procédure de l’article 7, il faut déjà une majorité des quatre cinquièmes. Et si l’on en parle tant depuis longtemps sans qu’il ne se passe rien (notamment contre la Hongrie, mais il y a plusieurs années contre l’Autriche), c’est que jusqu’à maintenant il était impossible de réunir une majorité des quatre cinquièmes contre un Etat membre. Quand bien même la Commission réussirait à convaincre assez de gouvernements que la Pologne met en place une effroyable dictature, la deuxième phase de la procédure de l’article 7 est impossible à mettre en œuvre : il y faut l’unanimité des Etats membres. Viktor Orban vient de rappeler que ce n’est pas la peine d’y songer…

    • Un grand merci à Bertrand pour la lettre et sa traduction.

    Addendum

    Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto souligne dans un communiqué (pour les commissaires qui ne voudraient pas comprendre) :

    « Nous sommes aux côtés de la Pologne et nous demandons à la Commission européenne de ne pas outrepasser son autorité. »

    Addendum 2

    Viktor Orban, samedi 22, dans un discours retransmis par la télévision :

    "L'offensive inquisitoriale contre la Pologne ne réussira jamais parce que la Hongrie utilisera tous les moyens légaux dans l'Union européenne pour montrer sa solidarité avec les Polonais"

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  • Sainte Praxède

    Depuis 1960 la fête de sainte Praxède a été supplantée par celle de saint Laurent de Brindes, proclamé docteur de l’Eglise par Jean XXIII. Saint Laurent de Brindes eut aussi une part très importante dans une victoire contre l’invasion musulmane en 1611 (ici et ).

    Sainte Praxède était la sœur de sainte Pudentienne. Leur aïeul était le sénateur Pudens (de la gens Cornelia, l’une des plus importantes familles de l’empire), qui avait accueilli saint Pierre à Rome, et elles avaient fait des palais de la famille des églises et des baptistères. Le pape Pie Ier y officiait, dans les années 140-150. Pudentienne mourut martyre lors de la persécution d’Antonin, dans sa maison, où s’élève aujourd’hui la basilique qui porte son nom.

    Praxède continua d’accueillir les chrétiens et de les aider. Lors de la persécution de l’empereur « philosophe » Marc Aurèle, de nombreux chrétiens furent arrêtés chez elle et massacrés, sans doute au lieu où s’élève aujourd’hui la basilique qui porte son nom. Elle continua à s’occuper des chrétiens. « Elle cachait ceux-ci dans sa demeure, exhortait ceux-là à la constance dans la foi, ensevelissait les corps des autres. A ceux qui étaient enfermés dans les cachots, elle apportait tout le nécessaire. Incapable de supporter davantage la vue des terribles persécutions des chrétiens, elle supplia le Seigneur, si telle était sa volonté, de l’arracher à cette vallée d’épreuves. Dieu exauça sa demande et l’appela, le 21 juillet, à recevoir au ciel la récompense de sa piété. On déposa son corps dans le sépulcre de son père et de sa sœur, au cimetière de Priscille » (Bréviaire).

    Au IXe siècle, le pape Pascal Ier fit transférer les corps de très nombreux martyrs des catacombes, dont celui de sainte Praxède.

    « Il existe encore une copie de l’inscription de Paschal Ier, avec le nom de tous les martyrs extraits par lui des cimetières suburbains et déposés dans la basilique de Sainte-Praxède. Ce sont d’abord les Pontifes de la crypte papale du cimetière de Callixte, et ceux du cimetière de Priscille ; viennent ensuite les martyrs des voies Cornelia, Tiburtine, Appienne, Latine, lesquels semblent s’être donné rendez-vous en ce lieu de l’Esquilin où s’élevaient jadis les demeures des Pudens chrétiens. L’inscription ne mentionne rien moins que deux mille trois cents corps de saints, dont la plus grande partie repose encore dans l’hypogée sous l’abside de l’édifice, qui est devenu dès lors un des plus vénérables sanctuaires de Rome chrétienne. » (Cardinal Schuster)

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    Mosaïque de l’abside de Sainte-Praxède. On y voit les deux saintes amenées au Christ par saint Paul et saint Pierre (très reconnaissables), avec d’un côté le pape Pascal (au nimbe carré parce que la mosaïque est faite de son vivant) et de l’autre côté saint Zénon auquel est consacré la chapelle de la nef droite (dont les murs et le plafond sont recouverts de mosaïques, et où est conservé ce qui serait un morceau de la colonne de la flagellation).