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  • L’entourloupe

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Selon le président de la République, il n’y aurait que cinq chapitres des négociations de l’UE avec la Turquie qui poseraient problème, car elles ne seraient compatibles qu’avec l’adhésion, tandis que trente autres chapitres seraient compatibles avec un simple statut d’association. Voilà pourquoi, selon lui, on peut continuer les négociations.

    C’est une invention, et une entourloupe.

    Comme cela a été maintes et maintes fois répété par les institutions européennes, ces négociations ont pour but l’adhésion de la Turquie , et rien d’autre.

    Rappelons que pendant la campagne électorale Nicolas Sarkozy affirmait qu’il suspendrait « toutes les négociations » car, martelait-il, «  la Turquie n’a pas sa place en Europe ».

  • L’opium afghan : toujours plus

    L’Afghanistan était déjà, et de très loin, le premier producteur mondial d’opium, donc d’héroïne. Mais il bat un nouveau record. La production a augmenté de 34% cette année. Elle a doublé en deux ans, constate l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

    L’opium afghan représente désormais 93% de la production mondiale, contre 92% l’an dernier.

    « L’étendue des terres affectées à la culture du pavot est maintenant plus importante que le total cumulé de celles affectées à la production de coca en Amérique latine. Aucun autre pays n’a produit de narcotiques à une échelle aussi mortelle depuis la Chine au XIXe siècle », relève l’ONUDC.

    Les talibans au pouvoir avaient interdit la culture de l’opium et avaient pris les moyens de faire respecter l’interdiction. Aujourd’hui ce sont eux qui l’encouragent, pour financer leur guerre...

  • Fanny Ardant : une famille porte plainte

    Un avocat italien, Me Piero Mazzola, fils d’une victime de Renato Curcio, porte plainte contre Fanny Ardant au nom de sa mère et de ses frères et sœurs.

    Renato Curcio, le fondateur des Brigades rouges, un « héros » selon Fanny Ardant, avait été condamné à 16 ans de prison notamment pour avoir revendiqué la responsabilité morale de deux meurtres, dont celui du père de Me Mazzola.

    Fanny Ardant a ensuite demandé pardon en disant qu’elle ne savait pas... « Dire pardon ne lui a rien coûté alors que ma mère a payé le prix fort par beaucoup de douleur », dit Me Mazzola. « La terre de Vénétie est imbibée du sang de ceux qu’elle considère comme animés par la passion. »

  • Eli Eli lamma sabachtani

    Le magazine américain Time publie des extraits d’un livre à paraître, révélant des lettres de la bienheureuse Mère Teresa, dans lesquelles la religieuse évoque la nuit de la foi dans laquelle elle a été plongée, ce qui donne sur le plan médiatique qu’elle « doutait de l’existence de Dieu »...

    Dans plus de 40 lettres rédigées au cours de 66 années, elle évoque "l'obscurité", la "solitude" et la "torture" qu'elle traverse :

    « Pour moi, le silence et le vide sont si importants que je regarde et ne vois pas, que j'écoute et n'entends pas... » « Où est ma foi – tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité – mon Dieu – que cette souffrance inconnue est douloureuse – je n'ai pas la foi. » « S'il y a un Dieu – s'il vous plaît pardonnez-moi – quand j'essaie de me tourner vers le Paradis – il y a un tel vide coupable... » « J'appelle, je m'agrippe, j'en veux – et il n'y a personne pour répondre – personne à qui m'accrocher, non, personne – seule. » « Si Dieu n'existe pas – il ne peut pas y avoir d'âme – s'il n'y a pas d'âme alors Jésus – toi non plus tu n'existes pas. » « Si un jour, je deviens une Sainte – je serai sûrement celle des “ténèbres“, je serai continuellement absente du Paradis. »

    Le Père Brian Kolodiejchuk, qui a compilé les lettres et édite le livre (il est membre de la congrégation des Missionnaires de la Charité fondée par Mère Teresa), a confié au magazine : « Je n'ai jamais lu la vie d'un saint où le saint vivait dans une obscurité spirituelle si intense. Personne ne savait qu'elle était aussi tourmentée. »

    Peut-être que « personne » (?) ne le savait. Peut-être que le P. Kolodiejchuk n’a jamais lu dans la vie d’un saint une obscurité spirituelle si intense. Mère Teresa n’est pourtant ni la première ni la dernière à faire cette expérience, et de nombreux saints en ont témoigné en termes semblables. Ce qui est impressionnant ici est d’une part qu’il s’agit d’une religieuse très active et médiatique qui ne laissait rien paraître de ses tourments intérieurs, d’autre part que l’épreuve fut pour elle, semble-t-il, extrêmement longue (ou répétée).

    Mais tant qu’il y aura des chrétiens il y aura des hommes pour dire comme leur maître dans l’absolue déréliction de la Croix  : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné. » Lui qui était Dieu était abandonné de Dieu parce que Dieu mourait sur la Croix. Il faut passer par la mort de Dieu en soi pour entrer dans le Royaume.

    « Viens, sois ma lumière » est le titre de ce livre où la nuit de la foi tient tant de place. Car c’est cette nuit qui est lumière.

  • Sarkozy et la Turquie : nouveau recul

    L’essentiel du discours de Nicolas Sarkozy devant la conférence des ambassadeurs, qui avait été annoncé comme important, tient en quelques mots :

    « La construction de l’Europe reste pour la France une priorité absolue. »

    « Je souhaite que d’ici la fin de l’année soit créé par les 27 un comité de dix à douze sages pour réfléchir à une question : quelle Europe en 2020-2030 et pour quelles missions ? Si cette réflexion est lancée par les 27, la France ne s’opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de négociation entre l’Union et la Turquie soient ouverts à condition qu’ils soient compatibles avec les deux visions possibles de l’avenir de leurs relations : soit l’adhésion, soit l’association. La seconde formule est celle que j’ai prônée pendant toute ma campagne électorale. Je n’ai pas changé d’avis. »

    Il a précisé qu’il a proposé à Erdogan de traiter des trente chapitres « compatibles avec l’association » et de « voir pour la suite » pour les cinq qui « ne sont compatibles qu’avec l’adhésion ». Une solution qui, dit-il, « ne trahit pas le souhait des Français » et en même temps « permet à la Turquie d’avoir une espérance ». Sic.

    Rappelons que pendant la campagne Nicolas Sarkozy avait affirmé qu’il suspendrait « toutes les négociations » (http://www.youtube.com/watch?v=kPB4Eln8kCI).

    D'autre part, Nicolas Sarkozy a rendu un hommage appuyé à Bernard Kouchner, avec qui il « travaille en totale confiance ».

     

    Addendum. Naturellement, la Commission européenne a "salué" la "contribution" de Nicolas Sarkozy "à ce débat en cours", et la présidence portugaise de l'Union a déclaré qu'elle allait "prendre en compte" cette "proposition novatrice".

  • Irak : l’exode sans fin des chrétiens

    Des dizaines de familles de chrétiens irakiens qui avaient dû fuir Bagdad et s’étaient réfugiées au Kurdistan, près de la frontière turque, doivent fuir de nouveau, en raison de l’escalade militaire dans la région. Les Turcs ont déjà bombardé et menacent d’entrer sur le territoire irakien pour lutter contre le PKK qui y a installé ses bases arrières. La Turquie et l’Irak ont signé au début du mois un accord de coopération contre les rebelles kurdes de Turquie installés en Irak, mais le gouvernement irakien n’a évidemment pas les moyens de persuader les Kurdes irakiens (qui sont en fait indépendants) de lutter contre le PKK. Et le président irakien Talabani, qui est l’un des deux grands chefs kurdes, est muet sur la question. Il est vrai qu’il est le chef de l’autre partie du Kurdistan, du côté de l’Iran. Quant à l'autre chef kurde, Barzani, celui de la partie frontalière avec la Turquie, il est le président du Kurdistan autonome...

  • Irak : une télévision d’Etat islamique

    La télévision d’Etat irakienne, Al Iraqiya, va lancer le mois prochain une chaîne islamique, Al Furkan (c’est le titre de la 25e sourate, dont le premier verset dit que le Coran est le Livre de discernement). Elle diffusera d’abord six heures par jour, puis 24 heures sur 24, la récitation du Coran.

  • Sarkozy : « Je me fous des Bretons ! »

    On parle beaucoup du livre de Yasmina Reza sur la campagne électorale de Nicolas Sarkozy. Le Télégramme en a sorti une jolie phrase : « Je me fous des Bretons ! »

    C’était le 1er mai. Dans l’entre-deux tours, le candidat voulait rendre hommage « à la France qui travaille, même le 1er mai ». Il s’était donc rendu au CROSS Corsen, à Plouarzel. (Les CROSS sont les Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage. Il y en a 15. Celui de Plouarzel, à la Pointe du Corsen, gère les côtes, du Mont Saint-Michel à la Pointe de Penmarc’h. Il surveille par radar le trafic des quelque 200 bateaux qui passent chaque jour devant Ouessant.)

    Les guetteurs du Cross Corsen sont honorés de cette visite. Mais hors caméras et micros, Nicolas Sarkozy s’en prend avec virulence à son directeur de campagne : « Qu’est-ce qu’on va foutre dans un centre opérationnel sinistre à regarder un radar ? Qui a eu cette idée de demeuré ?... Je me fous des Bretons. Je vais être au milieu de dix connards en train de regarder une carte ! (...) Derniers jours de campagne dans une salle à voir une carte ! Grand sens politique vraiment !... ».

    Le Télégramme souligne que ces propos « tombent assez mal au lendemain des obsèques de Bernard Jobard, à Plouescat. Son épouse appréciera sans doute particulièrement. »

  • Kouchner démission !

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Bernard Kouchner s’excuse pour avoir « interféré » dans les affaires irakiennes, en se prononçant pour le remplacement du Premier ministre irakien.

    Mais il n’a pas seulement interféré. Il s’agit d’une ingérence caractérisée, non seulement dans les affaires irakiennes, mais aussi dans les affaires américaines.

    Bernard Kouchner s’est comporté, non en ministre français des Affaires étrangères, mais en politicien américain participant au débat qui agite les Américains sur la politique menée par leur vassal irakien.

    Bernard Kouchner ne doit pas seulement s’excuser. Il doit démissionner.

  • C’est Kouchner qui doit être remplacé

    Ahurissant. Dans une interview sur le site internet de Newsweek, Bernard Kouchner déclare qu’il a dit à Condoleezza Rice que le Premier ministre irakien, Nouri Al Maliki, « doit être remplacé ». Et il ajoute qu’il doit être remplacé par Adel Abdel Mahdi, qui est « quelqu’un de remarquable », etc. Voilà ce que fait Bernard Kouchner de la démocratie et de la souveraineté des Etats...

    Naturellement, Nouri al Maliki a exigé des excuses de la France. Et ce matin, Bernard Kouchner a présenté ses excuses. Il a déclaré sur RTL : « Si le Premier ministre veut que je m’excuse pour avoir interféré dans les affaires irakiennes de façon aussi directe, je le fais volontiers. »

    Mais il n’a pas seulement « interféré », comme le souligne Jean-Marie Le Pen dans un communiqué : « Il s’agit d’une ingérence caractérisée, non seulement dans les affaires irakiennes, mais aussi dans les affaires américaines. Bernard Kouchner s’est comporté, non en ministre français des Affaires étrangères, mais en politicien américain participant au débat qui agite les Américains sur la politique menée par leur vassal irakien. »

    On sait bien que Maliki a été mis en place par les Américains dans leur sanglant protectorat irakien, et qu’ils peuvent donc parler ouvertement de son remplacement. Mais le fait que Bernard Kouchner, représentant la France, entre dans ce jeu, est proprement insupportable. Cela en dit long aussi sur ce qu’il pense de la démocratie et de la souveraineté des Etats.

    En attendant de savoir ce que les Américains veulent faire de Maliki, c’est Kouchner qui doit être remplacé, comme le demande Jean-Marie Le Pen : « Bernard Kouchner ne doit pas seulement s’excuser. Il doit démissionner »

    Si Nicolas Sarkozy était un président de la République française digne de ce nom, il le limogerait immédiatement.

    Le problème est que Sarkozy est sur la même ligne, américaine, que son ministre...